La Seconde Guerre Mondiale

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 Le Grand capital américain responsable de la guerre ?

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tietie007
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MessageSujet: Re: Le Grand capital américain responsable de la guerre ?   Sam 01 Sep 2007, 2:50 pm

Autre référence pour appuyer le fait que la majorité des élites américaines étaient en faveur d'une politique pro-fasciste et anti-soviétique, l'historien communiste est-allemand Horn Rüdiger ...Il est clair que ce "scientifique" a eu facilement accès aux archives américaines et qu'il fut d'une objectivité à toute épreuve !!
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MessageSujet: Re: Le Grand capital américain responsable de la guerre ?   Sam 01 Sep 2007, 3:17 pm

Toute la méthode Pauwels dans sa splendeur :

p.56

"Londres et Paris continuèrent à espérer que Hitler se tourne vers l'URSS, et ils se préparèrent même à l'assister le cas échéant. Durant l'hivers 1939-1940, les gouvernements et les états-majors français et britanniques élaborèrent toutes sortes de stratégies, non dans le but d'attaquer l'allemagne, pays avec lequel ils étaient officiellement en guerre, mais pour attaquer l'URSS, telle, par exemple, ce projet d'offensive visant les champs pétrolifères de Bakou"

Moreau d'anthologie de désinformation par omission ...les plans pour le bombardement de Bakou ont bien existé, mais ...à cause de la guerre finno-soviétique dont Pauwels ne dit mot !! Procédé négationniste par excellence, stigmatiser la conséquence en oubliant la cause !
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MessageSujet: Re: Le Grand capital américain responsable de la guerre ?   Jeu 06 Sep 2007, 4:48 pm

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MessageSujet: Re: Le Grand capital américain responsable de la guerre ?   Ven 11 Jan 2008, 4:31 pm

Autre élément qui ruine encore la thèse d'un gouvernement américain pro-fasciste et soviétophobe, est le fait que les américains aient averti les soviétiques de l'imminence de l'attaque allemande, en mars 1941, comme le précise David E.Murphy, dans son livre Ce que Staline savait, Stock 2005.
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MessageSujet: Re: Le Grand capital américain responsable de la guerre ?   Ven 18 Jan 2008, 11:49 am

Continuons l'analyse de l'impérialisme américain, dans l'entre-deux-guerres. Je m'appuie toujours sur l'excellent livre de Yves-Henri Nouailhat, Les États-Unis et le monde, de 1898 à nos jours, Armand Colin 1997, acheté chez un bouquiniste à Aix en Provence.

Dès 1921, les américains, sous l'influence des nombreux groupes pacifistes, vont enclencher un processus visant à limiter les armements voire à désarmer.
La Conférence de Washington, de novembre 1921 à Février 1922, réunit les 5 grandes puissances navales. Le
résultat est l'arrêt de la construction des cuirassés (navire de plus de 10 000 tonnes) pendant 10 ans, et l'établissement de quotas fixant l'importance des flottes (1 = 100 000 tonnes) :
- 5 pour les USA et l'Angleterre.
- 3 pour le Japon
- 1,75 pour la France et l'Italie.
Il
est à noter que les anglais ne sont pas mécontents de cette égalité, puisque les américains s'apprêtaient à sortir des navires ultra-modernes, reléguant leurs vieux cuirassés à la ferraille.
Il est à noter que 70 navires sont désarmés par les trois grandes puissances navales.

Après la signature du traité, le secrétaire d'état Hughes, très optimiste, déclarera :

"Ce traité met fin, absolument fin, à la course aux armements navals."

Mais comme cet accord ne concernait que les navires supérieurs à 10 000 tonnes, le secrétaire d'Etat Frank Kellogg, décide d'initier une nouvelle Conférence, à Genève, de juin à août 1927, pour arriver à accord de limitation plus complet. C'est un échec. Les Français et les Italiens ne sont pas venus, et les anglais n'ont pas accepté les propositions de limitation américaine.

De janvier à avril 1930, une 3eme Conférence aura lieu, à Londres, sous l'égide du président Hoover, qui prolongera le Naval Holliday,
pour les cuirassés, jusqu'en 1936, et qui redéfinira les quotas pour les destroyers et les croiseurs de moins de 10 000 tonnes. Mais les Français et les Italiens n'acceptent l'accord !

En février 1932, Hoover décide de faire participer son pays à la Conférence du désarmement de la SDN, à Genève. Il
proposera même un plan pour réduire d’un tiers les forces navales, en cuirassés, croiseurs et destroyers, ainsi que la suppression totale des porte-avions, des sous-marins, des avions, de l’artillerie lourde, des tanks et des gaz de combat
. Proposition qui ne sera évidemment pas retenue par les autres puissances !

Enfin, en ce qui concerne les forces terrestres, l'armée américaine passera de 228 000 hommes en 1920, à 119 000 en 1927.
L'aviation restera à l'état embryonnaire puisque les demandes du brigadier-général Mitchell pour forger une véritable armée aérienne seront refusées.

Conclusion ? On ne peut pas dire que les capitalistes américains aient poussé à la guerre ...
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MessageSujet: Re: Le Grand capital américain responsable de la guerre ?   Mar 22 Jan 2008, 7:17 pm

Certains "pauwelistes" arguent de l'influence de Henry Ford sur Hitler pour démontrer la culpabilité du grand capital américain dans l'émergence du nazisme. Mais Henry Ford incarnait-il vraiment l'établishment américain ? Je suis tombé sur un article d'André Kaspi, Henry Ford, le roi de l'automobile, in L'Histoire n°36, septembre 1990, p 34-46 qui précise la personnalité du grand patron américain. La Conclusion est de moi.

1) Une origine rurale qui l'influencera toute sa vie.

Henry Ford est né le 20 juillet 1863 à Dearborn, dans le Michigan, dans une famille de petit fermier. Peu doué à l'école, il n'est pas, non plus, attiré par les travaux des champs. C'est la mécanique qui le passionnera très vite, et il ira faire son apprentissage à Détroit. Plus tard, engagé par Edison, il bricolera ses moteurs qui donneront sa fameuse Ford T, qui sortira le 1er octobre 1908.
Ford sera influencé toute sa vie par ses origines rurales, se méfiant des banquiers, de Wall Street, de la Haute Société et des bureaucrates de Washington. Il sera marqué par la baisse des prix agricoles, à la fin du XIXe sicèle, qui va toucher de plein fouet les paysans américains qui haïront l'oligarchie de la côte Est.
Ford se méfie tellement des banquiers qu'il ne proposera pas de crédit pour l'achat de ses Ford T, et cela, jusque dans les années 20, ce dont profiteront ses concurrents pour lui tailler des croupières !

2) Un patron social qui s'opposera aux syndicats !

Henry Ford lorsqu'il lance sa Ford T, en 1908, qui connaîtra un succès fulgurant, passant de la production de 32 000 véhicules en 1910 à 750 000 en 1916 et de 22 % de part du marché de l'automobile en 1912, à plus de 61 % en 1921, va avoir la réputation d'un patron social, au début de son aventure. En effet, il paie très bien ses ouvriers qui seront, d'ailleurs, ses meilleurs clients ! Il est d'ailleurs un patron assez paternaliste qui essaie d'améliorer la vie de tous les jours de ses ouvriers.

Mais après le krach de 1929, le vieil homme se montre férocement hostile aux syndicats et les salaires des ouvriers vont devenir inférieurs à ceux pratiqués par General Motors et Chrysler.
Son service d’ordre recrute dans le milieu et cogne dur. Le 7 mars 1932, un groupuscule de syndicalistes communistes se heurte au service d’ordre de la Ford, soutenu par la police de Dearborn. L’un des leaders et trois de ses compagnons sont abattus par une rafale de mitrailleuse. Lorsque la loi de 1933, dite National Industrial Recovery Act autorise les syndicats, Ford fait la sourde oreille.
En 1935, une nouvelle loi, proposée par le sénateur Robert Wagner, est votée par le Congrès et remplace le NIRA. Un Bureau National a pour mission de veiller aux relations entre les employés et leurs patrons, de pourchasser les pratiques injustes, d’aider à la mise en place de représentations syndicales. Les ouvriers de l’automobile saisissent l’occasion pour tenter d’imposer à Ford la présence d’un syndicat. Peine perdue ! Le 26 mai 1937, les leaders du mouvement sont passés à tabac par le service d’ordre. Henry Ford va résister jusqu’en juin 1941, jour où il signe une convention collective avec l’United Automobile Workers. Une grande victoire pour le syndicalisme américain contre celui qui fut, jadis, l’entrepreneur du peuple.

3) La tentation du politique : du pacifisme à l'antisémitisme !

a) Des convictions pacifistes.

Le déclenchement de la Grande Guerre l’a bouleversé. Pour lui, tout soldat est un « meurtrier ». La guerre résulte pour lui des intrigues des banquiers et des marchands de canons. Wall Street mène l’horrible complot. Pour arrêter le carnage, Henry Ford décide de lancer une campagne d’opinion qui devait incite les belligérants à rétablir la paix.
Après avoir rencontré Wilson, Ford embarque, le 4 décembre 1915, sur l’Oscar II, « le bateau de la paix ». Son but, répète-t-il, est de « renvoyer chez eux avant Noël les hommes qui combattent dans les tranchées".
Mais naissent et s’amplifient, et, arrivé à Oslo le 18 décembre, Ford quitte ses compagnons et retournent aux USA.
En 1918, il se présentera pour le poste de sénateur fédéral du Michigan, sur 500 000 suffrages exprimés, il sera battu par 4 400 voix.

b) La dérive antisémite.

En novembre 1918, Henry Ford a acheté un hebdomadaire, le Dearborn International. Parmi les causes à défendre, la SDN, les méfaits de la propriété absentéiste (?), les logements décents, la nationalisation du téléphone, du télégraphe, des chemins de fer, la prohibition des boissons alcoolisées, les droits des femmes, la méfiance à l’encontre des banquiers.
Le 22 mai 1920, L’Independent commence la publication de 91 articles sur « Le Juif International : un problème mondial. » Pendant deux ans, le complot des Juifs est inlassablement dénoncé. La source ? Les Protocoles des sages de Sion, faux document fabriqué en Russie, en 1903. Les Juifs sont accusés de corrompre, aux USA, la vie politique, les milieux financiers, les mœurs et de vouloir prendre le pouvoir dans le monde, tantôt sous le masque du capitalisme, tantôt sous celui du bolchevisme.
« En Amérique, nous révèle l’hebdomadaire, la plupart des grosses affaires, les trusts et les banques, les ressources nationales et les principales productions agricoles comme le tabac, le coton et le sucre, sont entre les mains des financiers juifs ou de leurs agents. Les Juifs sont les propriétaires les plus puissants et les plus nombreux du pays. Ils dominent le monde du théâtre. Ils ont la maîtrise absolue des publications (…). Il y a une race, une partie de l’humanité, qui n’a jamais été bien accueillie et a pourtant réussi à s’emparer du pouvoir auquel la race la plus fière des Gentils n’a jamais aspiré. »

Son antisémitisme plonge ses racines dans le mouvement populiste américain des années 1890, avec la crise rurale consécutive à la baisse des produits agricoles, porté par l’hostilité des fermiers à l’oligarchie financière.
La campagne de presse prend fin brutalement en janvier 1922, parce que l’image de marque de Ford en a subi les effets, mais parce que les producteurs de cinéma de Hollywood ont menacé de montrer à l’écran des modèles T qui dérapent ou s’écrasent contre des arbres.
Elle reprend en 1924 pour se terminer devant les tribunaux, trois ans plus tard. Ford fera amende honorable. En une longue lettre il présente ses excuses à la communauté juive. Malgré tout, il restera le porte-parole de l’antisémitisme.
A l’étranger, sa phobie fera des émules. C’est grâce à lui que Les Protocole des Sages de Sion ont eu une large diffusion dans l’Allemagne des années 20. Hitler a lu les articles du Dearborn Independant, a accroché le portait de Ford dans son appartement, et est le seul américain à avoir été cité dans Mein Kampf.

Conclusion.

Henry Ford était-il représentatif de l'établishment américain ? Certainement pas ! Patron paternaliste, marqué par ses origines rurales, l'homme se méfiera toute sa vie des financiers de Wall Street (il refusera la pratique du crédit durant longtemps !) et des bureaucrates de Washington. Peu intéressé par la vie mondaine, menant une vie rangée, son antisémitisme prendra ses racines idéologiques dans le populisme américaine qui naîtra sur les ferments de la crise agricole.
Ford verra dans l'image du juif, le capitaliste et le bolchevique, un être syncrétique et démoniaque qui dirige, en sous-main, l'économie mondiale. Atypique dans le paysage des patrons américains, il se mettra d'ailleurs à dos Hollywood et sera traîné devant les tribunaux pour son antisémtisme. Si peu intégré à l'établishment, qu'il sera battu deux fois à des élections sénatoriales !!
Mais d'après Kaspi, c'est son journal qui diffusera Les Protocoles des sages de Sion qui influencera grandement Adolf Hitler.
Aussi, Henry Ford incarne plutôt un certain populisme américain de l'Amérique profonde plutôt que le capitalisme de Wall Street !
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MessageSujet: Re: Le Grand capital américain responsable de la guerre ?   Dim 24 Fév 2008, 11:49 am

Sur les courants isolationnistes et le neutralisme américain, une bonne analyse de Yves-Henri Nouailhat, dans Les Etats-Unis et le monde, de 1898 à nos jours, Armand Colin, 2000.

L’opinion publique qui s’intéresse peu aux problèmes de politiques étrangères. Des journaux comme le Chicago Tribune, champion de l’isolationnisme, ou la presse du groupe Hearst correspondent bien aux grandes tendances de l’opinion.
Irrité par les dettes de guerre non remboursées, le Congrès vote le Johnson Act, le 13 avril 1934, qui interdit l’émission de tout emprunt en faveur des pays n’ayant pas honoré leurs dettes.
(p.127-130) A partir de 1933, une vague de fond d’isolationnisme déferle sur l’Amérique. C’est ce que Selig Adler appela « The Great Isolationnist Aberration ».
Les causes de ce mouvement sont multiples.

- Sur le plan économique, la grande dépression va recentrer l’intérêt de l’opinion américaine sur la politique intérieure.

- La diffusion d’explications troublantes quant aux raisons de l’entrée en guerre des USA, dans la guerre, en 1917, jette un trouble dans le public. Le livre de Walter Millis, Road to war, paru en 1935, annonce que les anglais auraient influencé les Etats-unis par leur propagande. Et surtout, l’annonce, sans preuves, que les banquiers américains ayant fait d’énormes prêts aux alliés, aient pu influencer le gouvernement par peur de ne pas récupérer leur mise ! D’autres ouvrages comme Merchants of Death de Helmuth C.Englebrecht ou Iron, Blood and Profits, de Georges Seldes, parus tous les deux en 1934, popularisent cette vision d’une guerre déclenchée par le monde de la finance et des marchands d’armes.
(On pourra noter que la société américaine produit ses propres critiques, ce qui n'est pas le cas de tous les systèmes ...et que les conspirationnistes n'ont pas commencé avec Pauwels et Thierry Meyssan ! Dans l'entre-deux-guerres, les thèses américaines accusant les financiers d'avoir provoqué l'entrée en guerre, fleurissent donc aux USA ! Comme disait Illitch, l'histoire nous ressert toujours les mêmes plats !Attenion, je ne nie pas que les américains aient fait de gigantesques profits durant la Première guerre mondiale, mais ce ne sont pas les banquiers qui ont provoqué l'entrée en guerre ...et que je sache, les USA ne sont pas responsables de la folie belliciste européenne !)

A cet égard, la création en février 1934, à la demande du sénateur républicain Gérald Nye, du North Dakota, d’une « commission du Sénat pour étudier l’industrie des munitions » joua un rôle important. Nye et le sénateur Borah, vont alors se faire les champions de l’accusation frappant le monde des affaires !

- Les dettes non remboursées par les pays européens débiteurs des USA.

Pour toutes ces raisons, une immense majorité d’américains souhaite que leur gouvernement évite toute forme d’engagement, déclaré ou implicite, vis-à-vis d’autres nations.

( p130-131) L’apogée de ce courant isolationniste va se concrétiser dans les lois sur la neutralité, qui découlent directement des travaux de la commission Nye.
Après l’attaque de l’Ethiopie par Mussolini, le 3 octobre 1935, l’embargo est proclamé par Roosevelt sur les ventes d’armes et de munitions, bien qu’il n’y ait pas eu de déclaration de guerre. La loi de neutralité votée en 1935, expirait le 1er mars 1936. Aussi, le Congrès vote une deuxième loi de neutralité que Roosevelt signe le 29 février 1936. De plus, elle interdit expressément tout prêt ou crédit aux belligérants. Lors du déclenchement de la guerre d’Espagne, une résolution du Congrès, le 6 janvier 1937, interdit l’exportation des armes et munitions à l’un et l’autre camp.

Etant donné que les deux premières lois de neutralité avaient un caractère transitoire, le Congrès voulut mettre au point un texte définitif. Une troisième loi est donc votée le 1er mai 1937. Elle reprend les dispositions des deux précédents tout en y ajoutant la distinction entre armes et munitions et approvisionnements. Les matières premières peuvent être vendues mais en étant payées cash et que lui-même emporte (carry) sa marchandise ! C’est au Président de décider la clause Cash and Carry.
La clause Cash and Carry est cependant critiquée par ceux qui estiment qu’elle favorise les pays riches. L’historien américain Robert Divine pense que Roosevelt ne s’est pas opposé à cette mesure car elle favorisait en réalité la Grande-Bretagne et la France, qui avaient la suprématie des mers, en cas de guerre avec l’Allemagne et l’Italie. (*Déjà, dès 1937, avec cette clause, Roosevelt prend implicitement parti pour les démocraties occidentales, en cas de conflit avec les puissances fascistes !)

Un représentant démocrate de l’Indiana, Ludlow, va jusqu’à proposer que la déclaration de guerre soit approuvée par un référendum populaire. Ce projet d’amendement faillit obtenir la majorité des deux tiers à la Chambre des représentants en janvier 1938, à 2 voix près !

Conclusion ? Les 3 lois sur la neutralité qui s'échelonnent de 1935 à 1937, qui consacre l'interdiction de vendre des armes et des munitions aux belligérants, conjuguée à l'interdiction de prêt, illustrent bien la volonté des américains de ne pas s'engager dans un conflit européen ! Il n'en reste pas moins que comme le souligne Robert Divine dans son livre, The illusion of neutrality, Franklin D.Roosevelt and the struggle over the Embargo, Chicago, 1962, Roosevelt, notamment par le biais de la clause Cash and Carry, voté dès 1937, favorisait clairement les puissances occidentales, seules capables d'emporter les marchandises américains achetées !
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Charlemagne
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MessageSujet: Re: Le Grand capital américain responsable de la guerre ?   Dim 24 Fév 2008, 12:41 pm

Citation:
La grande dépression mis en évidence les carences du capitalisme et international. Cette situation contrastait avec celle du nouvel Etat bolchevik où, sous la houlette de Staline, l'industrialisation se poursuivait à un rythme soutenu et où il n'y avait ni crise économique, ni chômage de masse. Tout au contraire, durant les années 30, l'URSS connut une véritable révolution industrielle. Un historien américain, John H.Backer, a même comparé ce développement fulgurant de l'économie soviétique au boom économique en Allemagne occidentale après la seconde guerre mondiale, qui fut célébré comme un miracle économique. Dans un premier temps, d'importants sacrifices furent demandés à la population soviétique. Or selon Robert W.Thurston le niveau de vie du peuple soviétique augmenta "lentement mais sûrement" après 1933, et "des progrès tangibles furent réalisés en direction d'un bien être général", cela au moment même où aux USA la situation d'un grand nombre d'américains devenait de plus en plus désespéré".


mouaah... c'est ridicule à un tels point que ça en devient comique...
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MessageSujet: Re: Le Grand capital américain responsable de la guerre ?   Dim 24 Fév 2008, 1:33 pm

Charlemagne a écrit:
Citation:
La grande dépression mis en évidence les carences du capitalisme et international. Cette situation contrastait avec celle du nouvel Etat bolchevik où, sous la houlette de Staline, l'industrialisation se poursuivait à un rythme soutenu et où il n'y avait ni crise économique, ni chômage de masse. Tout au contraire, durant les années 30, l'URSS connut une véritable révolution industrielle. Un historien américain, John H.Backer, a même comparé ce développement fulgurant de l'économie soviétique au boom économique en Allemagne occidentale après la seconde guerre mondiale, qui fut célébré comme un miracle économique. Dans un premier temps, d'importants sacrifices furent demandés à la population soviétique. Or selon Robert W.Thurston le niveau de vie du peuple soviétique augmenta "lentement mais sûrement" après 1933, et "des progrès tangibles furent réalisés en direction d'un bien être général", cela au moment même où aux USA la situation d'un grand nombre d'américains devenait de plus en plus désespéré".


mouaah... c'est ridicule à un tels point que ça en devient comique...


Clair, mais les révisionnistes reviennent en force, aux USA, et même en France ! La haine qu'inspire l'amérique bushienne, se propage dans les études historiques !
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MessageSujet: Re: Le Grand capital américain responsable de la guerre ?   Dim 24 Fév 2008, 8:50 pm

La catastrophe du "Hindenburg" survient quand même parce que l'Allemagne ne peut se fournir en Hélium aux U.S Alors que Lindberg est ouvertement pro nazi ou alors un naîf aussi grand que l'atlantique est large,puisqu'il conseille aux français d'acheter leurs avions militaires en Allemagne. ......Il semblerait que l'opinion publique soit isolationniste et que Roosevelt,comme il l'a expliqué à Amaury de Lagrange lors des démarches pour l'achat d'avions,ne peut aucunement aller à l'encontre de lois votées par la chambre des représentants ou le sénat.Je pense que le monde étatsunisien se trouve partagé en tendances trés diverses et que liberté aidant chacun agisse comme ses opinions lui suggérent....
Maintenant il est vrai que le naufrage du Lusitania en 1915,incriminait la politique de fournitures de munitions à la Grande Bretagne puisqu'il y avait bel et bien un chargement de munitions à bord et on peut comprendre la mise en cause des fournisseurs d'armements
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