Bonsoir à tous,
LA SIGNIFICATION DES BATONS NOUEUX DE BOURGOGNE OU CROIX DE BOURGOGNE
Cet emblème devient celui du parti rexiste et des légionnaires wallons.
Je vous reproduis un article paru dans le journal le pays réel du 25 août 1941 qui explique l’origine et la signification de cette croix.
« Etrange retour du destin qui porte aux confins de notre continent le vieil étendard des Ducs d’Occident.
Cette « croix de bourgogne « que nos Légionnaires suivent dans cette croisade est chargée d’un passé lourd de gloire.
Son origine est très ancienne et date de la première race des Ducs dont Philippe de Rouvre, Comte d’Artois, de Bourgogne et Sire de Salins ( 1349-1361 ) fut le dernier représentant.
L’insigne de cette lignée était déjà une croix de Saint-André, de couleur rouge.
Ce n’est que plus tard, sous la deuxième lignée des Ducs, celle qui commence à Jean sans Peur et qui fut la vraie glorieuse et la seule nôtre, que cette croix de Saint-André fut figurée par deux bâtons noueux.
Avec Jean sans Peur, ce fut une branche des Valois qui installa sa suzeraineté sur la plupart de nos provinces. Mais très vite elle fut chez nous et son identification propre se manifesta plus d’une fois par une hostilité marquée envers le Roi de France et ses prétentions.
Philippe le Bon fut le premier prince vraiement de chez nous. Alors qu’à Paris l’on était encore à des conceptions toutes féodales, Philippe le Bon avait déjà inventé l’Etat moderne et populaire. Il était allé plus loin encore et avait accédé à la mentalité impériale, dans le sens auguste que nous avons rendu depuis peu de temps à l’idée de l’Empire.
C’est chez nous, sous le signe de la croix de Bourgogne que naquit cette idée impériale que Charles-Quint, héritier de notre lignée, et Prince entièrement de chez nous, devait porter en Espagne et réaliser de façon grandiose.
Cette idée impériale qui demeure attachée à l’insigne de la maison de Bourgogne, n’a rien de commun avec la mentalité impérialiste anglo-saxonne. L’Empire des Anglos-Saxons, c’est simplement un complexe d’intérêts économiqes, une sorte de consortium d’influences financières, un agglomérat de possessions territoriales qui puissent être exploitées par les métropolitains.
La conception bourguignonne de l’Empire, ce qui fut la grande idée de Philippe le Bon, de Chrales l’Audacieux et de Charles-Quint, avait une allure bien plus humaine et plus idéaliste. Elle s’apparentait directement avec la grandiose acceptation du Saint Empire Romain, mais le modernisait, l’adaptait à de nouvelles circonstances et se retrouve aujourd’hui dans ses valeurs intactes, toujours actuelles, parce qu’éternelle.
Cette conception impériale consiste à transporter dans l’universel, les valeurs immédiates et locales. Elle cherche un rayonnement spirituel bien plus encore qu’une domination matérielle.
Philippe le Bon quid édaignait le titre de Roi, comme on dédaigne une insignifiante vanité, entretenait un faste qui portait le renom de nos provinces jusqu’aux confins du monde.
Il n’avait plus le souci du féodal engagé dans de mesquines querelles de famille, mais bien l souci du peuple, dont il était le gardien et le conducteur. Il fut le premier à distribué des libertés, à demander conseil aux plus humbles de ses sujets afin de se tenir toujours à la portée du sentiment populaire.
Sous la conduite de nos ducs, par une habile et juste ordonnance de la vie sociale, la prospérité fut l’apanage de tous les travailleurs et bien des chroniqueurs ont dit qu’en nos provinces on ne pouvait plus distinguer une femme d’artisan d’une princesse, tant elles étaient l’une et l’autre dignes dans leur maintien et gracieuses dans leurs toilettes.
Dans la coutume, dans la manière de s’habiller, rien de distinguait plus les classes sociales et il y avait dans la même vie du peuple tout entier une unanimité quasi providentielle qui frappait d’étonnement tous les voyageurs étrangers. Sous l’égide de ces Ducs glorieux, qui pourtant n’avaient rien de débonnaire et savaient gouverner avec fermeté à l’encontre de tous quant il le fallait, chacun se sentait libre comme nulle part ailleurs en Occident.
Toutes les contributions des villes et des campagnes qui alimentaient le trésor du Duc étaient librement acceptées et ce faste que déployaient nos princesses n’avait rien d’une spoliation mais n’était, au contraire, que le train de vie d’un peuple laborieux et riche. Une chose remarquable encore, et qui prend à nos yeux une grande importance, c’ets que jamais l’étandard à la Croix de Bourgogne ne servit à des armées de mercenaires. Jamais les Ducs ne firent de levées massives et quand ils entreprenaient des guerres, ce n’était jamais qu’à des volontaires qu’ils faisaient appel, et c’est en hommes libres que nos aïeux combattirent toujours sous ce glorieux emblème. Et leurs troupes étaient si valeureuses qu’elles firent trembler les Rois de France, les Princes Allemands et les Rois d’Angleterre.
En ce moment où chaque peuple d’Europe, si petit soit-il, peut accéder à nouveau à l’idée impériale, c’est à dire à une conscience universelle de son existence, il était particulièrement souhaitable que le glorieux insigne de nos anciens Ducs fût tiré de l’oubli et replacé à la pointe de nos destinées futures. «

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