D'après ce dont je me souviens, ce n'est pas une question, il affirme "Hitler dans un bunker, voilà le vrai Hitler".
C'est un peu exagéré; Hitler fut "fou" toute sa vie, pour avoir mené le monde à ce désastre, mais ses dernières semaines de vie sont tout de même différentes. Il perd toute trace de lucidité -si toutefois on peut dire qu'il en avait auparavant- maniant des troupes inexistantes, etc. Ses crises de folies sont, par contre, plutôt coutumières depuis plusieurs mois, mais le plus notable vient de son physique. Il est en proie à des tremblements incessants, il a notamment du mal à se servir de son bras gauche, il marche dos vouté. Je ne sais pas si ce côté est développé dans
La Chute, mais c'est une des choses sur lesquelles l'auteur de l'article sur la chute d'Hitler et de Mussolini -magazine
2eme guerre mondiale de ce mois ci- insistait beaucoup.
En gros, c'est l'apothéose, le "bouquet final" d'une vie de folie, destinée à disparaître dans les jours qui suivent...
Je trouve que l'on peut comparer le bunker de la chancellerie à l'esprit de Hitler. L'un et l'autre sont coupés du monde, ils protègent tous deux les dernières traces de la folie que fut le national-socialisme, le premier est aussi impénétrable que le dernier, et surtout, les deux sont synonymes de la deuxième guerre mondiale.