Dans le
Silence de la Mer de Vercors, voilà comment ça se passe :
-Des sous off viennent autours de la maison du narrateur, inspectent les lieux, s'en vont.
-Quelques jours plus tard, une voiture arrive avec un officier, qui explique qu'il est censé loger ici. Il s'excuse du dérangement, et explique quelques jours après qu'en fait ils cherchaient "le château", que les sous off se sont trompés et ont cru que c'était là, mais que finalement c'est mieux (donc il reste).
Il faut noter que Vercors est résistant et que cette nouvelle parait sous le manteau lors de l'occupation. Elle n'est donc évidemment pas pro allemande en général (je laisse voir la fin pour découvrir pourquoi). Von Ebrennac y est un
bon allemand, mais surtout un francophile, un artiste et un homme sensible qui a été choqué quand sa petite amie allemande a arraché les ailes d'un moustique pour s'amuser. Son comportement n'est donc représentatif que des officiers les plus serviables/gentils/francophiles/polis, et malgré ça, ben il n'empêche qu'il ne demande pas l'autorisation de venir squatter.
Pour ce qui est de sa cohabitation avec le narrateur et sa nièce, il ne se fait pas fournir le repas. Il n'est pas fait mention de si les propriétaires font le ménage dans sa chambre et sa lessive. Il ne les fréquente que parfois, le soir, quand il vient parler dans la cuisine où ils passent la soirée (sans jamais obtenir de réponse, ce qui ne l'énerve pas, mais justement lui est un "gentil").
Il y a aussi la
Bicyclette Bleue, où un officier allemand s'installe dans le petit château de la famille. Il finit par épouser une soeur de l'héroïne, mais je n'ai aucun souvenir de la façon dont il était arrivé et de si la famille devait l'entretenir.