1. La distribution se faisait à la mairie par délégation de l'administration du ravitaillement. Dans les villes les appels se faisaient par rue et par ordre alphabétique
2. Chaque personne était munie d'une carte qui lui donnait droit à une feuille de coupons.
3. Par décision ministérielle et préfectorale, les coupons donnaient droit mensuellement à la délivrance de tickets.
4. Le préfet prenait régulièrement des arrêtés précisant la valeur du ticket pour le mois. Il décidait de la répartition et des livraisons des magasins de détail (aujourd'hui poisson pour le 1er au 5ème arrondissement, distribution de rutabaga pour le 20ème etc...)
5. Ensuite il fallait faire la queue, avoir ou ne pas avoir la ration correspondant à la valeur officielle du ticket.
6. Au bout d'un certain temps le ticket était dévalorisé
7. Les détaillants collectaient les tickets, les remettaient au grossiste qui devait les remettre au ministère (via les organisations de producteur)
Attention : tout n'est pas rationné. Les légumes frais sont en vente libres de même que les fruits. Sont rationnés en plus des aliments : le tissu, les chaussure, le tabac, les pneus de vélo, les métaux non ferreux (paiement d'un impôt en nature, échange contre du vin etc...), le charbon, l'électricité (quota à ne pas dépasser sous peine d'amende et de coupure du compteur), les bouteilles (délivrance si seulement rendu d'une ancienne)...
Le chauffage était aussi rationné par des dates de cessation de chauffage, par la fermeture des piscines chauffées, par des interdictions...