Ca commence a devenir récurent cette déformation partisane de l'Histoire genre : "les survivants auraient été exterminés". Génaralwolf a soulevé un lièvre en relatant des écrits de Paul Carrel. Catalina a tout dit quand il décrit le personnage. Ce genre d'écrit a pour but de semer le doute et de faire oublier (s'imaginent leurs auteurs) les exactions qui ont été commises un peu partout par une soi-disant troupe, soi-disant d'élite.
Si, Rommel parle un peu d'Halfaya. Dans son tome II de La guerre sans haine.
Pages 105 et 106, au chapitre la retraite par les cols : "une énorme colonne (allemande) de 50 à 60 km. Il avait déjà été ordonné d'établir des barrages de DCA (par lui ou l'un des ses subordonnés) dans cette zone. Pendant la nuit, les bombardiers ennemis (RAF) attaquent sans interruption la ligne Sollum-Halfaya".
Page 111 : "le 11 novembre, au cours de la poursuite (de l'AK par la 8° Armée britannique), l'adversaire parvint malheureusement a écraser un bataillon de la Pistoia et 3 batteries d'artillerie allemande sur la position d'Halfaya (1)"
(1) c'est en renvoi, une note du général Bayerlein.
S'il s'était produit ce que laisse sous-entendre alias Paul Carrel, Rommel et Bayerlein n'auraient pas manqué de l'écrire.
Au sujet du boody frog, cela pourrait-être abordé avant, dans un autre sujet. C' est vrai, mais il faut remettre cette expression dans son contexte exact. Je sais que cela ne fera pas plaisir à tout le monde mais puisque le sujet est abordé j'y répond sans ambages.
Ces affaires ont pour seule origine le comportement de certains marins de l'escadre "ambigüe" d' Alexandrie. Rappel l'escadre d'Alexandrie n'était pas FNFL (je viens d'expliquer dans d' autres sujets qu'il n'était pas facile de rejoindre la France Libre). Ils touchaient de l'Etat Français la paie doublée dite : "solde en mer" plus le "complément de solde TOE", solde de théâtre extérieur. Les Britanniques ne souhaitant pas les voir intégrer les forces ennemies, l' Angleterre leur versait un complément de solde les dissuadant de rejoindre Toulon ou la Flotte italienne. Cette flotte neutralisée, tout le monde y trouvait son compte, surtout ces marins. N'étant pas de bois, ils avaient des sorties autorisées de quartiers libres et permissions en Egypte.
Au début, les FFL avaient bien tenté de les rallier à leur cause. L'argent aidant, ainsi que les menaces habituelles, les ralliements étaient faibles. Les bagarres ont commencé à partir du moment où "ceux d'Alexandrie" ont su que les FFL avaient des soldes normales. Les provocations étaient souvent les mêmes.
""" Un mataf vichyste un peu éméché jetait dédaigneusement une liasse de billet sur un comptoir regardait les FFL en faisant des réflexions désobligeantes . "vous pouvez pas en faire autant" et c'était parti : bagarre générale""" - Les bagarres étaient devenues habituelles, plus tard, les "matafs" éméchés s'en prirent même aux britanniques ; lorsque la rade d'Alexandrie était en bordée, la MP sortait ses effectifs. Malgré cela, il n'y avait pas de haine. Il arrivait qu'un marin isolé discutait avec des FFL. C'était source de renseignements. Rien n'avait changé, c'était toujours aussi difficile de quitter la Royale pour les FNFL, le système s'était affiné, les menaces et représailles étaient parfaitement au point. A bord, tout le monde se méfiait de tout le monde car personne ne savait qui étaient les vichystes, Un corvettard se méfiait même d'un simple quartier-maître, et une chose était sûre, s'ils étaient peu nombreux, ils avaient noyauté tout le système.