La Seconde Guerre Mondiale

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mai juin 40

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Catalina
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MessageSujet: Re: mai juin 40   Sam 31 Mai 2008, 3:15 pm

Jean-Louis a écrit:
Il a été l'auteur d'une proposition étonnante : une fusion franco-britannique, ou les deux Etats n'en auraient plus formés qu'un seul, du moins sur un modèle fédéral : Armée, politique étrangère commune. Cette proposition avait pour avantage d'assurer les anglais que la Flotte Française ne serait pas saisies par les allemands et pouvait permettre d'éviter un armistice ou une capitulation unilatérale française. Reynaud à été sur le point de signer cette proposition anglaise, mais il a démissioné avant.


Ce n'est pas Churchill qui est à l'origine de cette proposition mais Georges Monnet, ministre du blocus dans le gouvernement Reynaud, qui se trouvait à Londres avec De Gaulle. Cette proposition n'avait aucune chance d'être accepté en l'état par le conseil des ministres.
_________________
Le secret de la tactique c est dix contre un et par derriére!!! Tout le reste n est que littérature.
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Gltpier
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MessageSujet: Re: mai juin 40   Sam 31 Mai 2008, 5:03 pm

"Ce dernier manquait de force de caractére"

Bonjour,

Une réaction sur le manque caractère de Paul Reynaud...

Je ne suis pas un parent de Paul Reynaud ni meme un defenseur mais il faut reconnaitre qu'il a mené la guerre de facon admirable et fut a deux doigt de réussir si les militaires (Weygnand & Pétain) n'avaient pas été contre lui...

Si Paul Reynaud manquait de caractère d'accord, mais que dire d'un Philippe Pétain ??? Lui, a baissé le pantalon, reynaud non.

Il ne manque pas de caractère lui ? Il propose de capituler puis quelques mois plus tard serre la main du vainqueur ? Comment avoir put penser que le malheur de la France serait atténué. Nous connaissons la fin de l'histoire, mais dans les faits : Churchill soutient la France !!! Elle n'est pas seule (cf. De Gaulle bien sur) Certe, la France a perdu la bataille mais elle reste forte : la marine est intacte quantitativement parlant... "Le déménagement" aurait pu se faire dans de bonnes conditions...

Vraiment, il ne manquait pas grand chose... maleureu gri

Amitiés

Pier
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MessageSujet: Re: mai juin 40   Sam 31 Mai 2008, 6:48 pm

En ce qui concerne Pétain, j'approuve entièrement ! Cet "ennemi" de la compromission des militaires avec les politiciens, d'après ses écrit d'avant guerre (et ce qui l'a fâché avec De Gaulle d'ailleurs )......une fois installé au "pouvoir", a tout fait pour rester à ce poste de faire-valoir, et j'imagine difficilement qu'il n'était pas conscient de n'être qu'un jouet dans les mains de l'occupant.
En instaurant ce régime sans même un nom autre qu"Etat Français", au motif qu'il "faisait don de sa personne à la France" est une vaste blague ! Je suis belge, l'armée belge à capitulé et le roi Léopold III, prenant à la lettre son rôle constitutionnel de Chef des armées se rend aux allemands ! Décision funeste qui provoqueras presqu'une guerre civile en Belgique après la guerre. Mais le gouvernement s'est exilé à Londres, mon pays étaient donc soumis, dans son entièreté au régime de l'occupation militaire, que Pétain prétendait vouloir éviter, tout au moins, à la zone dite libre. Les faits ont démontrés que le traitement d'un Etat sous régime d'occupation militaire ou un régime collaborateur, ne changeaient que peu de choses pour les habitants de ces deux pays. La zone libre étant soumise à un rackett économique tout aussi dur que la Belgique occuppée ! Disons aussi que Pétain était un homme du siècle précédent, né en 1856, sous Napoléon III, ayant fait carrière dans une armée, celle d'avant et de 14-18, encore très noyautée de royalistes, et avait des conceptions datant de son époque, franchement dépassée.
Quand à Paul Raynaud, auquel les belges ne pardonnent pas sa condamnation de notre armée, disant qu'elle capitulait en rase campagne et était une des cause des malheurs de la France, alors que nos dernières troupes se faisait tailler en pièces pour conserver La Panne et protéger comme elle l'a pu, le déroulement de l'opération Dynamo, c'est indigne d'un homme d'etat et ressemble plus à l'attitude du politicien dépassé par la situation qui cherche un bouc émissaire pour se dédouanner. Mais pour rester à peu près objectif, il n'y avait personne d'autres qui aurait pu empêcher la fin des combats, ni Raynaud, ni qui que ce soit d'opposé à l'armistice. Dans ces cas la, les militaires peuvent faire leurs devoirs jusqu'au bout, et même au dela, ce qui fût démontré mainte fois par l'Armée française au cours de la campagne, si les politiques n'ont plus la volonté de résister, il ne restait que la dissidence, Charles de Gaulle l'a incarnée. Depuis, j'espère qu'on enseigne dans les Ecoles Mllitaires la différence entre autorités légales et autorités légitimes
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roger15
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MessageSujet: Re: mai juin 40   Sam 31 Mai 2008, 8:16 pm

Bonjour à toutes, et bonjour à tous, Smile

Voici un document intéressant sur les minutes qui ont précédé le funeste Conseil des Ministres du dimanche 16 mai 1940 à 22 heures à l'issue duquel Paul Reynaud a remis la démission de son gouvernement, remplacé par Philippe Pétain.

Les deux chambres parlementaires françaises étaient certes en sommeil, mais leurs deux Présidents, Jules Jeanneney pour le Sénat, et Edouard Herriot pour la Chambre des Députés, étaient omniprésents à la préfecture de Bordeaux en ces jours décisifs de la mi-juin 1940 autour d'Albert Lebrun, le Président de la République, et de Paul Reynaud, le Président du Conseil.

Jules Jeanneney, le Président du Sénat, a évoqué dans son "Journal Politique - septembre 1939 -juillet 1942" retrouvé et publié par son petit-fils, Jean-Noël Jeanneney, en 1972 à la librairie Armand Colin, cette journée dramatique du dimanche 16 juin 1940 qui occupe pas moins de cinq pages de ce "journal" !…

En voici un extrait :

« 19H30 : Herriot dîne avec nous et mon fils Noël. Nous avons été convoqués pour 21 heures par Lebrun, rue Vital-Carle. Nous nous y rendons ensemble.

Paul Reynaud s'y trouve. Il expose qu'à la dernière réunion du Conseil des Ministres, l'idée d'interroger l'Allemagne sur ses conditions d'armistice, sinon de paix, a pris corps. Une fraction importante du Cabinet, les militaires en tête, en sont partisans chaleureux. Parmi les civils, Pomaret, Ybarnégaray, Chautemps sont les plus empressés à suivre. Bien que la décision n'ait pas été prise, elle risque de prévaloir. Elle n'a pas été mise aux voix. Au Conseil, en effet, une préoccupation dominante est de ne jamais faire apparaître les désaccords. On parle sans fin, puis on omet sans relâche de conclure. Lebrun s'en dit consterné, mais omet de réagir (sait-il que ce serait son devoir ?). Reynaud rappelle que, cédant au courant, il avait engagé conversation avec Churchill sur les moyens d'envisager honorablement une paix séparée, au cas où on y serait acculé. La formule qu'il avait présentée d'abord n'avait pu être accueillie. Churchill vient d'en soumettre une nouvelle (mise en commun intégrale des ressources). Reynaud va la soumettre au Conseil. Si elle n'est pas acceptée et si le Conseil estime que l'on doit, au moins à titre de renseignement, consulter les Allemands sur leurs intentions, il ne consentira pas à se charger de cette mission, car elle contredit tout ce qu'il a fait et dit jusqu'ici. Il se retirera. Il ne met pas en doute que, lorsque l'Allemagne aurait fait connaître ses conditions, il s'ensuivrait contre elle une telle réprobation dans le pays que la volonté de résistance s'en trouverait rétablie chez les hésitants. Il lui paraît "tactique" de subir cette interrogation, si le Conseil en est d'avis. Mais il répète avec force qu'il s'interdit cela quant à lui. C'est un "abcès à crever" peut-être. Mais l'opération, ce n'est pas lui qui la fera. Non et non !

Herriot et moi, nous nous trouvons, cette fois encore d'accord. Nous formulons l'espoir que le Conseil renoncera à interroger l'Allemagne et s'emploiera uniquement à renforcer la collaboration anglaise. Nous admettons de même et sans hésitation, que si le Conseil est d'un autre sentiment, Paul Reynaud ne pourra assurément que démissionner.

J'insiste auprès de Reynaud. Il doit faire l'effort maximum pour arrêter le Conseil sur la pente mauvaise. Qu'il se garde de croire que ce puisse être une bonne tactique que de pressentir l'Allemagne. Ce serait détendre inévitablement le ressort de la résistance et - j'insiste sur ce mot - "couper le jarret au pays". Gare. Je l'en conjure…

Un Conseil des Ministres doit être tenu à 22 heures dans la salle même où notre entretien s'est poursuivi. Cette heure approche. Il faut conclure. Lebrun demande : « Si le Conseil impose la consultation et que, comme il se conçoit, Reynaud la refuse… qui ? » Herriot et moi répondons ensemble : « Reynaud ». Lebrun dit : « Reynaud, oui… Mais si ce n'est pas possible… Pétain ? (et d'un geste désolé et las) Pétain ! ». Lebrun ajoute : « Pétain a dit ouvertement : J'ai mon cabinet là, dans ma poche, tout prêt. » Les apparences sont en effet pour cela. On s'est beaucoup agité autour du Maréchal ces jours derniers…

Quant à nous, Herriot et moi, nous nous en tenons à : « Reynaud » - et sortons.

La salle qui précède celle du Conseil est pleine de ministres en attente. Je la franchis, à dessein, sans faire plus que serrer quelques mains et monte en voiture, sans attendre Herriot, pour rentrer rue Castejas.
»

Voilà le témoignage de première main du dernier Président du Sénat de la Troisième République.

Roger le Cantalien. Rolling Eyes
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roger15
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MessageSujet: Re: mai juin 40   Dim 01 Juin 2008, 11:32 am

Doublon, désolé. Voir le message suivant.

Un modérateur peut-il effacer ce message-ci ? Merci d'avance.

Roger le Cantalien.


Dernière édition par roger15 le Dim 01 Juin 2008, 12:05 pm, édité 1 fois
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roger15
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MessageSujet: Re: mai juin 40   Dim 01 Juin 2008, 11:37 am

Bonjour à toutes, et bonjour à tous, Smile

Pour verser une pièce supplémentaire aux réactions, à l'époque, suite à la démission de Paul Reynaud le 16 juin 1940, voici ce qu'en a dit le Général de Gaulle dans ses "Mémoires de guerre" :

« Pour ressaisir les rênes, il eut fallu s'arracher au tourbillon, passer en Afrique, tout reprendre à partir de là. M. Paul Reynaud le voyait. Mais cela impliquait des mesures extrêmes : changer le Haut-commandement, renvoyer le maréchal et la moitié de ses ministres, briser avec certaines influences, se résigner à l'occupation totale de la métropole, bref, dans une situation sans précédent, sortir à tous risques du cadre et du processus ordinaire.

M. Paul Reynaud ne crut pas devoir prendre sur lui des décisions aussi exorbitantes de la normale et du calcul. Il essaya d'atteindre le but en manœuvrant. De là, en particulier, il envisagea un examen éventuel des conditions de l'ennemi, pourvu que l'Angleterre donnât son consentement. Sans doute, jugeait-il que ceux-là même qui poussaient à l'armistice reculeraient quand ils en connaîtraient les conditions et qu'alors s'opérerait le regroupement de toutes les valeurs de la guerre et du salut. Mais le drame était trop rude pour que l'on pût composer. Faire la guerre sans ménager rien ou se rendre tout de suite, il n'y avait d'alternative qu'entre ces deux extrémités. Faute, pour M. Paul Reynaud, de s'être tout à fait identifié à la première, il cédait la place à Pétain, qui adoptait complètement la seconde.

Par sa démission, Paul Reynaud a facilité la nomination régulière du maréchal Pétain, et la signature de l'armistice n'avait plus d'obstacle institutionnel.
»

Voir : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2007/11/04/vichy-2-p%C3%A9tain-pr%C3%A9sident-du-conseil-16-juin-1940.html

Roger le Cantalien. Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: mai juin 40   Dim 01 Juin 2008, 12:14 pm

aah, le grand Charles, c'était quelq"un...
clin doeil gri
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MessageSujet: Re: mai juin 40   Dim 01 Juin 2008, 12:49 pm

riderdigeste a écrit:
aah, le grand Charles, c'était quelq"un...
clin doeil gri


C'est probablement le dernier véritable homme d'Etat que la Françe aie connue depuis 1945, les Présidents lui succédant ne représentant qu'eux même et n'ont jamais eu l'envergure ni le courage politique de Charles de Gaulle.
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riderdigeste
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MessageSujet: Re: mai juin 40   Dim 01 Juin 2008, 12:52 pm

de lui, je retiens les conférences de presse, encore que ce soit retrictif
pour un homme politique de son envergure, mais c'était d'mon âge oui gri
en tout cas c'est pas lui qu'on "emballerait" comme ils le font de nos
jours, côté interview...
_________________

Le premier coup fait la moitié du combat.
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MessageSujet: Re: mai juin 40   Dim 01 Juin 2008, 1:50 pm

Tout à fait d'accord avec vous. C'était un chef d'Etat dévoué pour son pays et non seulement pour sa personne (peut-être du a son histoire militaire).
C'était un homme avec un grand charisme qui imposait les volontés de la France.
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mai juin 40

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