| | | Généraux et amiraux soviétiques moins connus | |
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Yeoman 35 Colonel


Nombre de messages: 527 Age: 23 Localisation: Sur le chemin de la 2e DB à Paris Date d'inscription: 09/03/2009
 | Sujet: Généraux et amiraux soviétiques moins connus Lun 03 Aoû 2009, 6:37 pm | |
| RODION IAKOVLEVITCH MALINOVSKI (1898 Odessa - 1967 Moscou) Il travaille dès l'âge de 13 ans dans une ferme puis dans une mercerie, mais il se passionne alors pour l'histoire militaire. Engagé dans l'armée du Tsar en 1915, il sert au 256e Régiment (64e DI) et reçoit la Croix de Saint-Georges du 4e degré à l'issue des combats de Kalvari. Ensuite il se retrouve incorporé au sein de la 1re Brigade du Corps Expéditionnaire Russe en France qui se retrouve en juin 1916 dans la région de Reims et dans le secteur de Sillery. C'est sur un lit d'hôpital qu'il apprend la Révolution d'Octobre. Après la dissolution des unités russes en France, il s'engage dans la Légion Etrangère, sert à la 1re DIM, se bat en Picardie et est décoré de la Croix de Guerre. En 1919, il rentre en Russie par Vladivostok et s'enrôle dans le 240e Régiment de la 27e DI près d'Omsk et participe à divers combats contre les Blancs. Malheureusement, il est terrassé par le typhus exanthématique et doit se faire soigner à l'hôpital. A sa sortie, il est envoyé à l'école de préparation des jeunes cadres. En 1920, il commande un détachement de mitrailleurs du 246e RI à Nijne-Oudinsk avant de devenir chef de bataillon. Il entre au parti communiste en 1926, puis à l'Académie Frounze en 1927. De 1930 à 1937, il occupe successivement un poste de chef d'état-major au 67e Régiment de la 10e DC et un poste au nord-caucase. De 1937 à mai 1938, il sert en Espagne. A son retour, il est nommé directeur de la chaire d'enseignement du service d'EM à l'Académie Frounze. Le 15 juin 1941, promu général, il prend la tête du XLVIIIe CA dans le secteur de Beliets. Aux ordres de Tcherevitchenko, il rompt l'encercement près de Nikolaïev. Peu après, il est commandant de la VIe Armée. Nommé général-lieutenant, il commande le Front Sud en décembre 1941. En janvier 1942, il passe à la contre-offensive dans la région de Barvenkovo-Lozovaïa et s'empare d'une tête de pont sur la rive droite du Nord-Donets. Au cours de l'été 1942, ils devient adjoint au chef du Front du Nord-Caucase. Puis, durant la bataille de Stalingrad, il dirige lors de l'Opération Uranus la IIe Armée de la Garde. Celle-ci, avec la LIe Armée et la Ve Armée de Choc, défait le groupement Manstein qui tentait de rompre l'encerclement de la 6. Armee de Paulus. En février 1943, il prend le commandement du Front Sud-Ouest qui libère Novotcherkassk, Rostov-sur-le-Don et le Bassin du Donets. Du 10 au 14 octobre, il mène avec succès l'opération de Zaporojie, où est exécuté un assaut de nuit. Le groupement adverse de Melitopol est battu et les GU allemands de Crimée sont isolées. Malinovski est alors promu général d'armée car, grâce à lui, la situation stratégique au sud de l'Ukraine est modifiée en faveur des Soviétiques. Le Front Sud-Ouest devient le IIIe Front d'Ukraine en octobre 1943 et remporte un grand succès en "Ukraine de la rive droite" (du Dniepr) en libérant Nikopol et Krivoï Rog, en liaison avec le IVe Front d'Ukraine. Malinovski force alors le Boug Méridional, reconquiert Nikolaïev le 28 mars 1944 et Odessa sa ville natale, le 10 avril. Dans la foulée, le Dniestr est franchi et la Moldavie se retrouve menacée par la déferlante soviétique. Au printemps 1944, il dirige le IIe Front d'Ukraine. En août, de concert avec le général Fedor Tolboukhine, il exécute une des plus remarquables actions de la guerre à l'Est en enlevant au quasiment de vive force la Roumanie qui bascule immédiatement dans le camp soviétique. Les 10 et 12 septembre, Malinovski et Tolboukhine sont promus Maréchaux de l'Union Soviétique. Après la libération de la Roumanie, Malinovski chasse les Allemands de Transylvanie et de la rive gauche de la Tisza, en portant l'offensive vers Debrecen. Toujours en coopération avec Tolboukhine, il mène à bien les opérations de siège et d'assaut qui amènent aux prises de Budapest et de Vienne. Les deux cités sont prises aux prix de combats des plus féroces, en particulier à Budapest où malgré des pertes très élevées, les forces soviétiques anéantissent littéralement les défenseurs Hongrois et Allemands de la Wehrmacht et de la Waffen-SS. En août 1945, son GU est déplacé en Extrême-Orient pour la conquête de la Mandchourie. En coopération avec Vassilevski et Meretskov, Malinovski joue un rôle majeur dans la défaite de l'Armée du Kwangtung. Pour ses qualités de statège lors de cette campagne, sa carrière est consacrée du fait que Staline l'élève à la dignité de "Héros de l'Union Soviétique". Après la guerre, il commande successivement les troupes d'occupation en Hongrie et les forces soviétiques d'Extrême-Orient. En 1956, il devient vice-ministre de la défense et commandant des forces terrestres. En 1957, Nikita S. Khrouchtchev le nomme ministre de la défense. Le général Malinovski meurt en 1967 et est inhumé dans le mur du Kremlin. Son nom est donné à l'Académie Militaire des Troupes Blindées. Il était titulaire de douze décorations soviétiques et de distinctions étrangères comme la plaque de grand-officier de la Légion d'Honneur.
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|  | | Yeoman 35 Colonel


Nombre de messages: 527 Age: 23 Localisation: Sur le chemin de la 2e DB à Paris Date d'inscription: 09/03/2009
 | Sujet: Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus Lun 03 Aoû 2009, 7:04 pm | |
| KIRILL AFANASIEVITCH MERETSKOV (1897 Nazarievo - 1968)
Fils de paysan, il travaille à partir de 1910 à Moscou comme ajusteur, tout en suivant des cours du soir et le dimanche. En 1917, il devient membre du Parti Bolchévique et entre dans la Garde Rouge pour combattre les koulaks et les Gardes Blancs. Il est blessé en 1918 dans la région de Kazan, mais est admis peu après à l'Académie de l'EMG pour toutefois retourner au combat pendant certaines périodes. Après la Guerre Russo-Polonaise, il peut retourner à son stage en octobre 1921. Il sert surtout dans les états-majors pour prendre en 1924, la direction du service de mobilisation de la Région Militaire de Moscou. En 1931 il commande la 14e DI puis l'état-major de la RM de Moscou, puis celui de la RM de Moscou l'année suivante aux ordres d'I.P. Ouborevitch. Il prend une large part à l'élaboration de l'Instruction pour le combat profond et son consacre alors avec ardeur à la préparation militaire des troupes. Nommé au début de 1935 chef d'état-major de l'Armée Autonome du Drapeau Rouge d'Extrême Orient, sous les ordres de V.K. Blücher, il est rappelé à l'été 1936 pour être envoyé en Espagne en qualité de conseiller militaire de l'EMG Républicain, sous le nom de Petrovitch, puis auprès du président de la junte de défense. Il est l'un des artisans de la vistoire de Guadalajara sur des unités italiennes et franquistes. Dès juin, il devient l'adjoint de Boris M. Chapochnikov, chef de l'EMG ; en septembre 1938 il dirige la RM de la Volga puis celle de Leningrad. Durant la Guerre d'Hiver contre le Finlande, il est à la tête de la VIIe Armée et participe à la rupture de la Ligne Mannerheim, ce qui lui vaut le titre de "Héros de l'Union Soviétique" et en juin 1940, obtient le grade de génral d'armée. Adjoint du Narkom ( Narodnyi Kommissariat ; Commissariat Populaire) à la défense, il se consacre à inspecter les régions frontières et les troupes qui y sont stationnées. Représentant de la Stavka sur le Front de Carélie, il commande successivement les VIIe et IVe Armées. Le 9 décembre 1941 il reprend Tivkhine. Le 17 il est placé à la tête du nouveau Front de Volkhov, dissous le 23 avril 1942 mais reformé le 8 juin. Il mène vainement l'opération de Siniavino dès le 27 août et la renouvelle à partir du 26 septembre mais sans succès. La levée du blocus de Leningrad par voie terrestre n'est obtenue que le 18 janvier 1943. Le 20 janviet 1944, Meretskov libère Novgorod et le 22, opère dans la région de Mga contre la 18. Armee l'obligeant à renoncer à toute action sur Leningrad. Nommé par la suite chef du Front de Carélie et conservant son état-major, il attaque le 21 juin le groupement finnois "Olonets" avec le concours des flotilles des lacs Ladoga et Onega. Grâce à une percée importante, l'ancienne capitale est libérée de toute menace à la fois par le nord et par le nord-est. Le 14 octobre, la XIVe Armée de Meretskov, en liaison avec la Flotte du Nord, occupe Petsamo et Kirkenes le 25. Conséquence, les bases maritimes de Norvège septentrionale doivent être abandonnées par les Allemands. Nommé maréchal le 26 octobre 1944, Meretskov commande ensuite le Ier Front d'Extrême Orient qui joue un rôle capital dans la campagne de Mandchourie. La guerre terminée, Kirill Meretskov se consacre au commandement de régions militaires et à l'enseignement dans des cours centraux d'infanterie et de tactique avant de s'occuper des établissements supérieurs d'enseignement militaire. Il fait aussi partie de la commission centrale de révision lors du XXIe Congrès et du comité central de la république carélo-finnoise. Il siège aussi au Soviet Suprême. Il meurt en 1968 et est inhumé dans le mur du Kremlin. Il est lui aussi titulaire de nombreuses décorations soviétiques et étrangères. A la veille de sa mort il avait rédigé un ouvrage poilitique intitulé Au service du Peuple.
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|  | | Kirill_GV001 Adjudant

Nombre de messages: 78 Age: 15 Localisation: Dans ma Zemlianka d'un bled perdu de Picardie... Date d'inscription: 18/07/2009
 | Sujet: Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus Lun 03 Aoû 2009, 7:09 pm | |
| Ca c'est bien utile comme biographie, surtout pour des passionnés du front de l'Est comme moi. C'est sûr qu'au vu des innombrables Fronts, Armées, Corps... soviétiques de la SGM, il reste toujours des généraux à découvrir. Mais n'est-ce pas R odion Malinovski? |
|  | | Yeoman 35 Colonel


Nombre de messages: 527 Age: 23 Localisation: Sur le chemin de la 2e DB à Paris Date d'inscription: 09/03/2009
 | Sujet: Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus Lun 03 Aoû 2009, 8:22 pm | |
| PAVEL SEMENOVITCH RYBALKO (1894 Région de Kharkov - 1948 Moscou) Né dans une humble famille, il étudie à l'école primaire avant de travailler dans une rafinerie de sucre jusqu'au début de la Grande Guerre. Versé dans l'infanterie du Tsar, il combat sur le front de Galicie où il est blessé. A l'issue de la Révolution d'Octobre, il s'engage dans la Garde Rouge et pendant la guerre civile il est successivement commissaire politique au sein d'une formation de partisans combattant les Allemands en Ukraine puis officier politique sur le front du Turkestan où il contribue à l'établissement du gouvernement soviétique dans la région de Bashkir. En 1920, il est versé dans la 1re Division de Cavalerie où il sert avec les futurs maréchaux Timochenko et Boudiennyi. A la fin de la Guerre Civile, il prend le commandement du 61e RC avec lequel il acquiert une solide expérience des opérations mobiles. Conscient, malgré son expérience de combat, de son manque de formation en tant qu'officier, il se plonge de façon autodidacte dans l'étude des sciences militaires. Affecté à Moscou en 1924, il est sélectionné deux ans plus tard pour suivre le cours des officiers supérieurs de l'Armée Rouge (devenue plus tard Académie Frounze). Après avoir obtenu son diplôme, il est nommé conseiller militaire auprès de l'armée mongole. Puis, il commande un régiment de cavalerie cosaque pendant trois ans. Il est affecté à la toute nouvelle Académie Frounze où il se distingue par sa soif de connaissance et son érudition, ce qui est rare chez les officiers soviétiques de l'époque. Après avoir obtenu son diplôme avec distinction, il travaille à la réorganisation de l'armée blindée soviétique en s'appuyant sur les théories de Fuller et von Kleist. Rybalko échappe aux purges staliniennes du fait qu'à ce moment là, il occupe un poste à Varsovie où il sympathise avec les Polonais. En 1940, il devient professeur de tactique à l'école des chars de Kazan. Mais lors de l'opération "Barbarossa", il est pour le moins laissé sur le banc de touche. C'est son ancien ami Eremenko qui l'aide à obtenir en mai 1942, le commandement adjoint de la IIIe Armée Blindée qui fait partie de la réserve du haut commandement. Très vite, Rybalko est conscient des carences des forces blindées : absence de coopération interarmes, peu d'intérêt porté à l'artillerie, chaos logisitque, erreurs dans la conception du char de combat comme arme. Finalement, à la suite d'une décision de Staline, il prend le commandement de la IIIe Armée Blindée. Après avoir réorganisé son unité à la fin de 1942, Rybalko participe aux opérations du front de Voronej du début de 1943 jusqu'au 25 février. Il apprend beaucoup lors de la contre-attaque victorieuse de von Manstein sur Kharkov et réussit, à différents moments, à enrayer l'avance allemande, utilisant des groupes mobiles (à l'image des Kampfgruppen) selon les besoins. A la fin de février 1943, il obtient le grade de lieutenant-général et reçoit l'ordre de Souvorov 1re classe. Après avoir réorganisé son unité décimée et épuisée par les précédents combats (qui devient IIIe Armée Blindée de la Garde en mai), Rybalko participe à la bataille de Koursk sous le commandement de Konstantin K. Rokossovski (Front du Centre). Il s'y distingue malgré les sempiternels défauts de logistique. A la fin de 1943, il participe de manière décisive à l'offensive en Ukraine pour libérer Kiev. Il réalise une manoeuvre modèle, de nuit et sur un terrain difficile, sur deux axes, utilisant le silence radio et la surprise pour masquer son avance.Après avoir franchi un énorme champ de mines, il parvient à établir une tête de pont sur la rive occidentale du Dniepr et à reconquérir Kiev le 6 novembre. Tout au long des premiers mois de 1944, Rybalko prend part aux opérations de reconquête de l'Ukraine. Sa IIIe ABG joue alors un rôle important comme groupe mobile, perçant le front allemand et réalisant des avancées profondes en territoire ennemi. Le point culminant de ces combats est la prise de Lvov le 27 juillet 1944. En janvier 1945, Rybalko participe à la grande opération de conquête de la Silésie. Le premier jour de l'opération, il perce le front allemand et établit une tête de pont sur l'Oder. Sa formation participe ensuite aux sanglants combats pour Berlin au sein du Ier Front d'Ukraine d'Ivan S. Koniev. La dernière opération à laquelle participe la IIIe ABG est la conquête de Prague, modèle d'opération mobile en terrain difficile. A la fin de 1945, Rybalko est promu maréchal. Il a été deux fois élevé à la dignité de Héros de l'Union Soviétique. Il meurt naturellement en 1948 alors qu'il travaillait sur la refondation de l'Arme Blindée Soviétique.
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|  | | Yeoman 35 Colonel


Nombre de messages: 527 Age: 23 Localisation: Sur le chemin de la 2e DB à Paris Date d'inscription: 09/03/2009
 | Sujet: Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus Mar 04 Aoû 2009, 9:06 pm | |
| IVAN DANIILOVITCH TCHERNIAKHOVSKI (1906 Ouman - 1945 Prusse Orientale) Juif, il est le fils d'un aiguilleur de voie ferrée. Il fait ses études dans une école de cheminots puis exerce divers métiers. En 1917, il entre dans l'Armée Rouge et suit des cours de l'Ecole d'Infanterie et de l'Ecole d'Artillerie de Kiev jusqu'en 1928, année où il adhère au Parti Communiste. Affecté au 17e Régiment d'Artillerie, il est admis en 1931 à l'Académie Dzerjinski. Puis, il devient ingénieur au sein des troupes blindées et devient commandant adjoint de la 2e DB en juillet 1940. En mars 1941 il commande la 28e DB dans la RM de la Baltique et livre son premier combat à Choulaï aux premières heures de l'opération Barbarossa. Il protège aussi le repli des GU d'infanterie. N'ayant plus aucun char de combat, son unité devient 241e DI en novembre et se bat devant Novgorod. Le 5 mai 1942, il promu major-général et est muté à la Direction principale de l'Arme Blindée. En juillet, il prend la tête du 18e CB à Voronej et confirme ses qualités de meneur d'hommes. Le 25, la Stavka lui confie la 60e Armée ; en janvier 1943 il commande l'opération de Voronej-Kastornoïe et libère la première ville le 25. Dans l'offensive vers Koursk, il reconquiert la cité le 8 février et atteint au début de mars de la ligne Rylsk-Koronevo. Il reçoit alors l'Ordre du Drapeau Rouge pour la troisième fois et celui de Souvorov, puis est nommé lieutenant-général. Au printemps 1943, la 60e Armée rejoint le Front du Centre de Konstantin K. Rokossovski. Aux côtés de la 65e Armée de Batov, les forces de Tcherniakhovski contribuent au succès de la bataille défensive de Koursk. Le 29 août, la 60e Armée rompt le front au sud de Sviesk et progresse de 60 km. Le 30 septembre, elle franchit le Dniepr, ce qui vaut à Tcherniakhovski son second ordre de Souvorov et le titre de Héros de l'Union Soviétique. A la fin de 1943, la 60e Armée est transférée au Ier Front d'Ukraine qui mène les opérations de Korsoun-Chevtchentovski et Rovno-Loutsk, durant lesquelles Tcherniakhovski libère Chepetovka le 11 février 1944. En mars, l'opération Proskourov-Tchernovtsi est exécutée victorieusement par le maréchal Joukov qui propose alors Tcherniakhovski pour le grade de colonel-général. Le 12 avril 1944, sur avis favorable de Vassilevski et d'Antonov, Tcherniakhovski reçoit la direction du IIIe Front de Biélorussie qui doit participer à l'opération Bagration. Il est alors le seul officier juif russe à obtenir un commandement aussi élevé. Pour son action de commandement pendant l'opération, Tcherniakhovski est décoré d'une nouvelle étoile d'or et promu général d'armée. Le 3 octobre 1944, la Stavka lui attribue la tâche d'anéantir le groupement allemand de Tilsit-Insterbourg et de s'emparer de la région de Königsberg. L'action débute le 16 mais la progression est lente dans cette zone très fortifiée et l'assaut décisif ne débute que le 13 janvier 1945. Malheureusement, le 18 janvier, Tcherniakhovski reçoit un éclat d'obus en pleine poitrine et meurt à l'hôpital. Il est remplacé par Vassilevski qui achèvera la mission. Il est considéré comme l'un des plus talentueux généraux de l'Armée Soviétique.
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|  | | Yeoman 35 Colonel


Nombre de messages: 527 Age: 23 Localisation: Sur le chemin de la 2e DB à Paris Date d'inscription: 09/03/2009
 | Sujet: Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus Mar 04 Aoû 2009, 9:33 pm | |
| FEDOR IVANOVITCH TOLBOUKHINE
(1894 Andronika - 1949 Moscou) Fils de paysans, il fait d'abord des études commerciales à Saint-Pétersbourg. Mais quand éclate la Grande Guerre, il doit rejoindre les rangs de l'armée du Tsar et se retrouve incorporé au front nord-ouest en tant que motocycliste. Ensuite, il étudie dans une école d'officiers d'où il ressort enseigne et est versé dans le 2e Régiment de garde-frontières au front sud-ouest. Lieutenant en 1916, il devient capitaine en 1917. Lors de la Révolution de février, il commande le 13e Régiment de garde-frontières dont il est membre du comité. Commissaire politique en août 1918, il participe à la guerre civile et se bat contre les troupes de Ioudenitch, puis pendant la guerre russo-polonaise et au conflit contre la Finlande. Chef d'état-major de la 56e DI à Moscou, il rejoint ensuite l'Académie Frounze jusqu'en 1930. L'année suivante il est candidat membre du Parti Communiste. Chef d'état-major de la RM de Transcaucasie, il est nommé major-général en 1940 puis exerce les mêmes fonctions sur le Front de Crimée. Pendant la bataille de Stalingrad, il est à la tête de la 57e Armée, puis de la 68e Armée au Front Nord-Ouest. A partir du printemps 1943, il dirige successivement le Front Sud, puis les IVe et IIIe Front d'Ukraine. Il se distingue en engageant une attaque dangereuse sur la Mious qui se solde par des pertes très élevées, mais qui a comme vertu de créer une diversionde fixer des forces allemandes qui auraient être davantage utiles dans le secteur de Koursk. Peu après, il commande des offensives couronnées de succès sur la Molotchaïa, le Donbass et la Crimée où il libère Sébastopol le 9 mai 1944. En août 1944, il se distingue pendant l'opération Iassy-Kichinev. Ensuite, il mène avec réussite les foudroyantes opérations de libération de la Bulgarie durant laquelle les troupes bulgares se rangent du côté soviétique, et de la Yougoslavie en liaison avec les partisans de Tito. François Fejtö révèle que la 1re Brigade Prolétarienne Yougoslave a engagé une véritable course à la fois amicale et rivale avec les forces de Tolbouhkine pour se retrouver en premier à Belgrade. Le 12 septembre 1944 il est nommé maréchal et dès novembre 1944, coopère avec Malinovski dans l'opération de la prise de Budapest : la ville est libérée le 13 février 1945 et l'action de Tolboukhine est prépondérante dans la terrible bataille du Lac Balaton (6-15 mars) et dans la prise de Vienne du (16 mars - 15 avril) en liaison avec le IIe Front Ukrainien et les GU bulgares. Au début du mois de mai, Tolboukhine entre en contact avec la IIIth US Army de Patton sut la ligne Linz-Klagenfurt. A la sortie de la guerre, il est président de la commission de contrôle alliée en Bulgarie. De juillet 1945 à janvier 1947, il commande le Groupement Sud des troupes soviétiques puis la RM de Transcaucasie. En février 1946, il est choisi comme débuté suprême. Héros de l'Union Soviétique, il a été décoré deux fois de l'Ordre de Lénine, de trois du Drapeau Rouge, de deux de Souvorov du 1er degré, de celui de Koutouzov du 1er degré, des ordres de l'Etoile Rouge et de la Victoire. Après sa mort, ses cendres son cellées dans le mur du Kremlin. |
|  | | Yeoman 35 Colonel


Nombre de messages: 527 Age: 23 Localisation: Sur le chemin de la 2e DB à Paris Date d'inscription: 09/03/2009
 | Sujet: Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus Mer 05 Aoû 2009, 10:32 am | |
| VASSILI DANILOVITCH SOKOLOVSKI (1897 Kozliki - 1968 Moscou) Fils de paysans pauvres, il travaille d'abord dans une tannerie afin d'aider sa famille à subvenir à ses besoins. En 1914, il entre à l'école normale d'instituteurs de Nevel où il se lie avec des étudiants révolutionnaires. Arrêté à la fin de 1916, il est libéré peu de temps après par des ouvriers insurgés et peut ainsi terminer ses études pendant l'année 1918. En février 1918, il se porte volontaire dans l'Armée Rouge et est désigné pour le cours d'instructeurs à Moscou. Il commande une compagnie sur le front est puis remplit les fonctions d'officier adjoint de régiment puis de corps avant de commander un régiment. Détaché en novembre à l'Académie de l'EMG, il effectue de juin à décembre un séjour dans le secteur de Tsaritsyne (que dirige d'une main de fer un certain... Joseph Staline) à l'EM de la 39e DI, puis commande une brigade. De nouveau à l'Académie jusqu'en juin 1920, et envoyé sur le front du Caucase comme chef d'EM de la 32e DI, il achève son stage à l'automne 1921 et part pour le Turkestan. Chef de la section opérationnelle de l'EM du front, puis chef d'EM d'une division au groupement de Ferghana, il prend ensuite la tête de la division. Responsable du groupement et du district de Samarkand, il lutte contre Basmatch. De novembre 1924 à 1930, il exerce des fonctions de chef d'EM d'une division d'infanterie de la RM de Moscou, d'un CA au Nord-Caucase puis en Biélorussie avant de commander la 43e DI. Il adhère au Parti Communiste en 1931. De 1931 à 1935, il est successivement chef d'EM des RM de la Volga, de l'Oural et de Moscou. Lieutenant-général, il est nommé en février 1941, adjoint du chef de l'EMG. En juillet 1941, il est chef d'EM du Front Ouest, aux ordres du maréchal S.K. Timochenko et, le 30, il devient chef d'EM de la direction stratégique ouest pendant la bataille de Smolensk. Le 10 octobre, le général Joukov, responsable du Front Ouest, le garde comme chef d'EM et il participe ainsi à l'élaboration du plan de la contre-offensive devant Moscou. Promu colonel-général en juin 1942, après avoir été détaché à l'EMG et à la direction stratégique ouest, il reprend ses fonctions au Front Ouest qu'il dirige en février 1943. De concert avec le Front de Kalinine, il conduit avec succès l'opération de liquidation de la tête de pont de Rjev-Viazma et progresse de 160 km vers l'ouest. Après la bataille défensive de Koursk, il mène victorieusement l'opération du saillant d'Orel, dite Koutouzov, en liaison avec les Front du Centre et de Briansk. Le 3 août 1943, il reçoit Staline à son PC et dirige l'opération de Smolensk le 7. Nommé général d'armée le 23 août, il libère Smolensk le 25 septembre. La 1ere Division Polonaise "Tadeusz Kosciuszko" participe brillamment à cette opération qui se termine en octobre (bataille de Lenino). Au cours de l'hiver 1943-1944, le Front Ouest exécute des actions partielles et localisées afin de fixer les forces duGroupe d'Armées Centre. En avril 1944, Sokolovski est chef d'EM du 1er Front d'Ukraine que commande à partir du 15 mai I.S. Koniev et dans lequel N.S. Khrouchtchev est membre du Conseil Militaire. Sokolovski prépare l'opération de Lvov-Sandomir, qui aboutit à la libération des deux villes et au forcement de la Vistule au cours de l'été. Pendant l'hiver 1944-1945, il participe à l'opération Vistule-Oder, l'une des plus importantes de la guerre. En avril, il devient l'adjoint du maréchal Joukov à la tête du Ier Front de Biélorussie et prend part à l'opération de Berlin. En 1946, Sokolovski commande le groupement des forces soviétiques en Allemagne. Chef de l'adminisration civile, il est membre de la commission de contrôle quadripartite de Berlin, au sein de laquelle son attitude est intransigeante pendant la crise de 1948-1949. En mars 1949, il devient adjoint au ministre de la Défense et de juillet 1952 à 1960 chef de l'EMG. Mais une grave maladie survenue en 1960 l'oblige à prendre du repos. Il est délégué permanent à partir du XIXe Congrès et candidat membre aux XXIIe et XXIIIe. Il termine finalement à la direction du Soviet suprême par l'Oblast de Volgograd. Après sa mort, il est enterré dans l'enceinte du Kremlin. Vassilevski qui l'appréciait beaucoup a dit de lui : "C'était un chef talentueux, possédant une vaste expérience d'état-major et de commandement ayant une très solide préparation technique." |
|  | | Yeoman 35 Colonel


Nombre de messages: 527 Age: 23 Localisation: Sur le chemin de la 2e DB à Paris Date d'inscription: 09/03/2009
 | Sujet: Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus Mer 05 Aoû 2009, 11:46 am | |
| IVAN KRISTOFOREVITCH BAGRAMIAN (1897 Elisabethpol - 1982 Moscou) Arménien, fils de cheminot, il fréquente en 1907 l'Ecole Technique des Chemins de Fer d'Elisabethpol pui celle de Tiflis en Géorgie. En 1915, il travaille quelques mois sur les voies ferrées mais s'engage dans l'Armée du Tsar et est versé comme soldat au 2e Régiment de gardes-frontières. Avant la révolution de février, il est envoyé à l'école des enseignes de Tiflis. En juillet 1917, il est officier au 3e Régiment Arménien d'Infanterie, puis muté au 1er Régiment de Cavalerie dans la région de Kars. Il participe notamment à l'écrasement d'un soulèvement de nationalistes arméniens. En 1923, il commande le 1er RC. En avril 1931, il est envoyé à l'Académie Frounze et est admis en 1936 à l'Académie de l'Etat-Major Général. De 1938 à 1940, il est titulaire de la chaire de tactique générale. Harrison Salisbury révèle que pendant les purges de 1938, Ivan Bagramian est inquiété par le NKVD qui le soupçonne d'activités antisoviétiques en liens avec les indépendantistes arméniens. Ce qui est faux bien sûr. Bagramian s'en défend mais ce sont ses supérieurs qui plaident en sa faveur, lui évitant ainsi un sort semblable à celui de nombreux de ses confrères.* Entré au parti en 1939, il est à l'autmomne 1940 chef de la Section Opérationnelle à l'EM de la RM de Kiev. il se distingue à ce poste pendant les premiers mois de l'opération Barbarossa et est promu major-général. Adjoint du chef d'état-major du Front Sud-Ouest, il joue un grand rôle dans l'exécution de la contre-offensive sur Ielets, en décembre 1941. Nommé lieutenant-général, il devient au printemps 1942 chef d'EM. En juillet 1942, il commande la 16e Armée du Front Ouest et en février-mars 1943, il exécute la brillante attaque sur Briansk. Sa grande unité est alors dénommée 11e Armée de la Garde tandis qu'il reçoit l'Ordre de Koutouzov du 1er degré. Il participe ensuite à l'offensive sur le saillant d'Orel après avoir fait admettre par Staline lui-même ses propres contre-propositions ! L'opération se termine victorieusement et Bagramian, promu colonel-général, est décoré de l'Ordre de Souvorov du 1er degré. En août-septembre, son armée coopère à la libération de Briansk et de Bejitsa. En novembre, il commande le Ier Front Balte, rompt la défense adverse dans la région de Gorodka et dait échouer la menace d'encerclement d'un groupement soviétique. Au printemps 1944, dans une action d'ensemble des trois Fronts de Biélorussie, il exécute l'Opération Bagration et pour ses éminents succès, obtient le titre de "Héros de l'Union Soviétique". A la mi-juillet, ses troupes atteignent les abords de Daugavpils et de Panevezys, s'emparent de Siauliaï et de Jelgava et, par un bond de 60 km, rejoingnent le golfe de Riga. Le 14 septembre commence l'opération contre les forces principales du GA Nord afin de le couper de la Prusse-Orientale. Le 5 octobre, la défense allemande est rompue et le 10, la région de Memel tombe aux mains du Ier Front Balte. Plus de 30 division adverses se retrouvent isolées en Courlande. En janvier 1945, c'est la grande offensive stratégique qui commence des rives de la Baltique aux Carpates. Le 21 février, le maréchal Vassilevski prend le commandement du IIIe Front de Biélorussie et Bagramian devient son adjoint. Début avril, la forteresse de Königsberg tombe. Devenu général d'Armée, Bagramian, homme talentueux et intelligent, reçoit à nouveau l'ordre de Souvorov. Il est promu maréchal en 1955 * H. Salisbury, Les 900 jours de Leningrad
Dernière édition par Yeoman 35 le Mer 19 Aoû 2009, 5:51 pm, édité 1 fois |
|  | | Yeoman 35 Colonel


Nombre de messages: 527 Age: 23 Localisation: Sur le chemin de la 2e DB à Paris Date d'inscription: 09/03/2009
 | Sujet: Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus Jeu 06 Aoû 2009, 12:05 pm | |
| LEONID ALEXANDREVITCH GOVOROV (1897 Boutyrka - 1955 Moscou) Né dans une famille besogneuse, il fait cependant des études sérieuses et entre en 1916 à l'Institut Polytechnique de Petrograd. Appelé dans l'armée en septembre de la même année, il est dirigé vers l'Ecole d'Artillerie de Konstantinovo et se trouve en octobre 1917 à Tomsk comme sous-lieutenant dans une batterie de mortiers. Démobilisé en mars 1918, il rejoint Ielabourg qui tombe aux mains des blancs et se retrouve affecté de force comme artilleur à la 8e Division du IIe Corps d'Oufim. Il participe ainsi à la campagne de l'amiral Koltchak contre les bolcheviks, mais en octobre 1919, il quitte son poste avec une partie de sa batterie et atteint Tomsk. En décembre, il prend part à un soulèvement dans l'effectif d'une droujina (détachement d'ouvriers) et est admis dans l'Armée Rouge. Affecté à la 51e DI, il est blessé à deux reprises devant Kakhova et Perekop. Son courage et sa valeur sont récompensés par l'Ordre du Drapeau Rouge. Pendant cinq ans il demeure à la tête d'un régiment d'artillerie de la 51e DI, puis il commande l'artillerie d'un secteur fortifié de 1931 à 1932 et ensuite au XVe CA (1934-1935). Il suit ensuite des cours de perfectionnement pour officiers à l'Académie Frounze et s'y distingue par une capacité de travail peu ordinaire. En 1936 il devient Kombrig (commandant de brigade) et est auditeur à l'Académie de l'EMG, mais son loyalisme politique est mis en doute et il ne termine pas son stage. Il est cependant désigné comme professeur de tactique à l'Académie Dzerjinski en 1938. En 1940, chef d'état-major de l'artillerie de la VIIe Armée, il participe à la Guerre d'Hiver contre la Finlande, ce qui lui vaut le grade de Komdiv (commandant de division) et l'Ordre de l'Etoile Rouge. Peu après, il est inspecteur général de la Direction Principale de l'Artillerie. Au printemps 1941, les services de Beria menacent de l'arrêté, mais il ne l'est pas grâce à l'intervention de Timochenko et de Kalinine. Il est ensuite désigné comme chef de l'Académie d'Artillerie. En août 1941 il commande cette arme à la Direction Stratégique Ouest, puis au Front de Réserve. En octobre, il est placé à la tête de la Ve Armée du Front Ouest, car Joukov l'apprécie, puis il est nommé lieutenant-général d'artillerie le 19 novembre. Après la contre-offensive de Moscou et l'offensive de l'hiver 1941-1942, il reçoit pour la seconde fois l'Ordre de Lénine. En avril 1942, il dirige un groupement de troupes du Front de Leningrad, puis en août, l'ensemble des unités de ce front. Au cours de l'été 1942, il est admis directement par le Comité Central au sein du Parti. En janvier 1943, en liaison avec K.A. Meretskov qui commande le Front du Volkhov, il rompt le blocus de l'ancienne capitale et est décoré de l'Ordre de SOuvorov du 1er degré. Un an plus tard, devenu général d'armée, il bat l'adversaire aux approches de Leningrad et atteint, le 28 février, la ligne Narva-Pskov, progressant ainsi de 200 km. Le 14 juin 1944, il enlève la deuxième zone de défense des Finnois dans l'Isthme de Carélie et reconquiert Vyborg le 20, ce qui lui vaut d'être promu au grade de maréchal de l'Union Soviétique. Toujours à la tête du même front, il libère pendant l'automne l'Estonie et les îles de l'archipel ouest. A partir du 1er octobre, il coordonne l'action des IIe et IIIe Fronts Baltes en tant que représentant de la Stavka. En janvier 1945 il est fait Héros de l'Union Soviétique et reçoit en mai, l'Ordre de la Victoire. Leonid A. Govorov restera dans l'armée tout le restant de sa vie occupant successivement les postes d'inspecteur général des troupes terrestres, commandant de la défense antiaérienne du territoire et adjoint au ministre de la défense. Il a été aussi membre de l'Académie des Sciences de Moscou. |
|  | | Yeoman 35 Colonel


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 | Sujet: Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus Jeu 06 Aoû 2009, 7:47 pm | |
| IVAN IEFIMEVITCH PETROV (1896 Troubtchevskoïe - 1958 Moscou) Fils d'un cordonnier, il entre au Parti Communiste en 1918 et participe à la Guerre Civile, au cours de la quelle il lutte contre les Basmatchis en Asie Centrale. Il exerce ensuite des fonctions militaires et politiques au sein d'unités et d'établissements militaires, où il se recommande par son expérience, ses dons pédagogiques et son sens de l'organisation. Connaissant les langues ouzbèke, tadjike et turkmène, il sert le jeune Etat Soviétique avec efficacité. Au début de la guerre il est commandant de la 25e DI de Tchapaïev à Odessa et le 5 octobre 1941, il commande l'Armée Autonome du Littoral qui est évacué en Crimée. Adjoint de l'Amiral Fedor S. Oktiabrski, chargé de la défense de Sébastopol, il subit les attaques de la XI. Armee d'Erich von Manstein et doit abandonner la ville par avion. La zone de défense de Sébastopol est occupée le 9 juillet 1942. En août, il est placé à la tête de la 44e Armée du groupement nord du Front de Transcaucasie (général I.I. Mastiennikov) qui, coopérant avec la Flotille de la Caspienne s'oppose à la percée de la I. Panzerarmee de von Kleist vers Groznyi et Bakou en septembre. En octobre, nommé lieutenant-général, il remplace Iakov T. Tcherevitchenko à la direction du groupement de la Mer Noire du Front du Nord-Caucase et arrête la XVII. Armee de Ruoff devant Touapsé. Il libère ensuite Maïkop et Krasnodar en janvier-février 1943. Promu colonel-général et commandant du Front du Nord-Caucase, Petrov exécute avec succès l'opération de Novorossiisk-Taman (9 sept.-9 oct. 1943) et coquiert une tête de pont en Crimée en novembre 1943 en collaboration avec la Flotte de la Mer Noire de l'Amiral L.A. Vladimirski et la Flotille de la Mer d'Azov. Le 30 juillet 1944, la Stavka confie à Petrov le IVe Front d'Ukraine qui vient d'être créé avec deux armées du Ier Front d'Ukraine. Le 27 octobre il libère Ouigorod. En janvier 1945, sa 38e Armée rompt la défense allemande dans le cadre de l'opération Vistule-Oder et atteint les abords de Nowy-Sacz sur la Dunajec. Progressant simultanément sur les territoires polonais et tchécoslovaque, ses armées avancent de 200 km et atteingnent le cours supérieur de la Vistule. Mais le 26 mars 1945, Petrov est remplacé par Andreï I. Eremenko, car il n'a pas rempli complètement sa mission prescrite en direction de Moravska Ostrava qui sera libérée le 30 avril. Après la guerre, devenu général d'armée, Ivan Petrov dirige la RM du Turkestan puis la préparation physique et militaire des troupes comme inspecteur principal du ministère de la défense. Il est "Héros de l'Union Soviétique", titulaire de 5 Ordres de Lénine, 4 Ordres du Drapeau Rouge, des Ordres de Souvorov et de Koutouzov du 1er degré du Drapeau Rouge du Travail et de l'Etoile Rouge. |
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