La Seconde Guerre Mondiale

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 Le Front Chinois

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Pasionaria
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MessageSujet: Re: Le Front Chinois   Ven 05 Juin 2009, 11:24 am

Invité a écrit:
Je savais que les Allemands avaient livré du matériel aux Chinois, mais je ne savais pas qu'ils avaient aussi livré des uniformes et des casques! Quelle était la couleur de ces uniformes?

Vert de gris et gris aussi essentiellement. Il portérent des uniformes britannique aussi pour les communistes leurs uniformes ne comportais pas de grade et étais vert clair comme les chinois avaient des milices certains d'entre eux combattais en civils ou avec des brides d'uniformes équiper de matériel ennemis ou alliés. Certains chinois nationaliste (100 000 à peu prés.) combattirent aussi aux coter des japonais plus les mandchous.
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MessageSujet: Re: Le Front Chinois   Jeu 25 Juin 2009, 5:51 pm

Voici ce que j'ai pu trouver sur ce front de la Seconde Guerre mondiale, sans doute trop méconnu chez nous.
OPERATIONS MILITAIRES


La guerre de mouvement

- Opérations en Chine du Nord
L"Incident de Lukouch'iao" du 7 juillet 1937, simple échange de coups de feu entre la garnison de la petite ville murée de Wamp'ing et une compagnie japonaise, fut suivi d'une négociation de trois semaines. Le gouvernement chinois, mesurant son impréparation, voulait épuiser toutes les chances de paix. Le gouvernement japonais fut pris de court par l'initiative de ses militaires, souhaitait se définir une politique chinoise. Quand au commandement japonais en Chine du Nord, il avait besoin d'un délai pour renforcer ses effectifs qui ne dépassaient pas initialement une brigade.
Pour défendre la région Pékin-Tientsin, le général Sung Che-yuan, président du Conseil Politique Hopei-Chahar, ne disposait que de sa XXIXe Armée (37e, 38e et 132e divisions).
Le 26 juillet, les Japonais ayant porté leurs effectifs à 1 division et 3 brigades mixtes exigent que la XXIXe Armée évacue Pékin et lance une attaque surprise contre la 132e Division, casernée à l'aérodrome de Nanyuan, au sur de Pékin. La 37e Division évacue la vieille capitale sans combattre, dans la nuit du 28 au 29 juillet et se retire vers le sud. A Tsientsin, la 38e Division se bat courageusement contre la 5e Division Japonaise, avant de faire retraite vers le sud également.

A partire de la région Pékin-Tsientsin, ou s'installe le QG des forces Japonaises de Chine du Nord (lt-gén. Juichi Terauchi), les forces nippones vont entreprendre la conquête de cinq provinces (Hopei, Shansi, Chahar, Suiyuan et Shantung) en poussant le long des grands axes ferroviaires que sont Pékin-Hankow, Tsientsin-Pukow, Pékin-Suiyuan, Chengting-Taiyuan et Tatung-Puchow. La guerre prend ainsi l'allure d'une "guerre des chemins de fer", les routes étant inexistantes ou inutilisables pendant la mousson.
Le 26 août, 2 groupements japonais s'emparent de Nank'ou et de Kalgan, dans le Chahar sud, défendu par Fu Tso-yi et T'ang En-po. A la mi-septembre, les Japonais prennent Tat'ung puis franchissent les passes du nord du Shansi et menacent la capitale de cette province, T'ai-yuanfu, défendue par son gouverneur Yen Hsi-shan, commandant de la IIe Zone de guerre qui dispose d'une quinzaine d'armées (environ 25 divisions et 15 brigades indépendantes). Une bataille a lieu à P'inghsingkuan, où la 5e Division Japonaise perd 1 brigade surprise par la 115e division communiste de Lin Piao. Une autre brigade est perdue à Yuanp'ing vers le 13 octobre. T'aiyuan tombe finalement de 8 novembre aux mains des Japonais, qui, à la fin de l'année atteignent le coude du fleuve jaune à l'extrémité du Tungpu.

Sur l'axe du Kinhan (Pékin-Hankow), l'Armée Japonaise de Chine du Nord (4 divisions et 1 brigade mixte) refoule sans peine une vingtaine de divisions chinoises relevant de la Ire Zone de Guerre (Ch'eng Ch'ien). Les Japonais prennent Paoting, de Chengtingfu et parviennent jusqu'à Anyang, dans le nord du Honan, à peu de distance du fleuve jaune, le 4 novembre.
Plus à l'Est, le long du Tsipu (Tsientsin-Pukow), les armées chinoises de la VIe Zone de Guerre (environ 15 divisions) résistent à Tehsien mais sont débordées par 3 divisions nippones qui viennent border le fleuve jaune à Tsinan, la capitale du Shantung.

- Bataille de Shanghai et chute de Nankin
Le 9 août 1937, le lieutenant Oyama et le matelot Saito de la Marine Impériale étaient tués dans des conditions obscures par des soldats chinois à l'entrée de l'aérodrome de de Hungjiao, près de Shanghai. Cet incident, probablement voulu du côté japonais, allait déclencher une gigantesque bataille frontale de trois mois.
D'importants moyens vont y être affectés de part et d'autre. Les Japonais engagent une dizaine de divisions et 2 ou 3 brigades, qui en novembre, constituent une Armée de Chine Centrale aux ordres de Matsui. Les Chinois y jettent leurs meilleures troupes sous le commandement de Tchang Kaï-chek, assisté du général Ku-Chu-t'ung (IIIe Zone de Guerre), au total environ 70 divisions, près de 500 000 hommes articulés en 7 CA et un groupement du fleuve.

N'ayant pu réussir à rejeter les Japonais dans le Huangpu au cours des premiers combats, les Chinois doivent constituer un front de plus en plus large pour faire face aux renforts adverses. De très durs combats se déroulent dans un paysage de rizières et de boue. A partir de la mi-septembre, les Chinois durement éprouvés par l'artillerie navale et l'aviation nippones, doivent céder pas à pas et reporter leur ligne de défense encore plus à l'ouest. Ligne de défense qui s'aligne sur environ 30 kilomètres entre Liuho, sur le Yang-Tsé et les faubourgs nord-ouest de Shanghai.
Le 5 novembre, 3 divisions japonaises effectuent un débarquement à 50 km au sud-ouest de Shanghai, dans la baie de Hangchow et entamment une progression rapide vers le nord en direction de Nankin, menaçant d'encerclement l'ensemble du front chinois. Il ne reste plus aux Chinois qu'à se replier vers l'Ouest, pressés par les colonnes japonaises qui suivent l'axe de chemin de fer Shanghai-Nankin. C'est en vain qu'ils essaient d'enrayer la progression adverse en dressant des barricades à hauteur de Soochow, puis de Shiang-ying-Wusih et au sud-ouest du lac Taihu. Le 13 décembre, les Japonais s'emparent de Nankin et commettent d'impardonnables massacres de populations civiles, 100 000 personnes selon certaines sources.

- Bataille de Hsüchow (déc. 1937 - mai 1938)
Parvenus sur le cours inférieur du fleuve jaune et sur le cours inférieur du Yang-tsé, les armées jaonaises de Chine du Nord et de Chine Centrale tentent de d'effectuer leur jonction autour de Hsüchow, au croisement du Tsimpu et de la grande transversale ferroviaire du Longhai. Elles s'efforceront aussi d'encercler le maximum de forces chinoises de la Ve Zone de Guerre (Li Tsung-jen) qui comprend 27 divisions et 3 brigades. Elles consacrent à cette manoeuvre 6 à 7 divisions opérant au nord et au sud.
Le 23 décembre, les troupes japonaises de Chine du Nord franchissent le fleuve jaune à hauteur de Tsinan, dont elles s'emparent le 27 décembre et descendent rapidement vers le sud. Fin janvier, les troupes japonaises de Chine Centrale commencent leur mouvement vers Hsüchow. c'est au nord-est de cette ville que les Chinois vont remporter leur plus grand succès de la guerre. Leur IIe GA parvient en effet, au début d'avril, à encercler et détruire la majeure partie de la 10e Division Japonaise et une partie de la 5e qui s'était portée à son aide, près du bourg de Taierhchuang. Li Tsung-jen ne peut cependant exploiter sa victoire, car les Japonais tentent aussitôt, à partir du nord et du sud, une manoeuvre d'encerclement à grande distance dans la région de Kweiteh, à l'ouest de Hsüchow. Le 19 mai, les Chinois doivent abandonner la ville, mais elles parviennent à échapper à leurs adversaires et à reconstituer un nouveau front dans l'ouest et dans le sud du Honan. De crainte de voir les Japonais venus de Hsüchow se réunir avec les forces Japonaises du Honan, les Chinois font rompre les digues du fleuve jaune à l'ouest de Kaifeng, innondant ainsi la vallée du Huai et de ses affluents. En conséquence, les noyades, les épidémies et la famine feront ces centaines de milliers de victimes.

- Bataille de Wuhan (juin-octobre 1938)
Contraints de se diriger vers la triple ville de Wuhan par la vallée du Yantsé, les Japonais vont consacrer de 13 à 14 divisions à cette grande opération, qui sera menée dans des conditions climatiques particulièrement difficiles.
Côté Chinois, la défense est confiée au général Li Tsung-jen, commandant de la Ve Zone de Guerre et au général Ch'en Cheng, personnage intègre et droit (fait très rare au sein des nationalistes), intelligent et très bon tacticien, qui prend la commandement de la IXe Zone de Guerre nouvellement créée. L'un et l'autre disposant d'une soixantaine de divisions.
L'offensive japonaise se développe simultanément sur deux axes principaux : au nord du yangtsé - Hofei-Hsingyang - (IIe Armée Japonaise soit 4 divisions) et sur un axe Kiukiang-Yuehyang (XIe Armée Japonaise soit 5 divisions). Au centre, sur le fleuve lui-même, la flotte japonaise détruit plusieurs barrages dont celui de Matang et appuie une série de petits débarquements. Les troupes chinoises de la Ve Zone de Guerre perdent Hsingyang le 12 octobre et doivent se replier au-delà de la rivière Han. Celles de la IXe Zone de Guerre s'efforcent de tenir une ligne Changsha-Nanchang les capitales du Hunan et du Kinagsi. Le 25 octobre 1938, les soldats chinois doivent abandonner Wuhan et le gouvernement nationaliste du Kuomintang doit s'abriter à Chungking.

D'autre part, les japonais qui s'étaient emparés du port d'Amoy le 12 mai 1938, souhaitent s'emparer de Canton afin de couper la voie de ravitaillement extérieur. La XXIe Armée Japonaise du Général Mikio (3 divisions), appuyée par des moyens aériens et navals conséquents débarquent le 12 octobre dans le voisinage de Bias Bay, à l'est de Hongkong. Les forces de la IVe Zone de Guerre (XIIe GA du général Yu-Han-mou) n'opposent qu'une médiocre résistance et Canton tombe le 25 octobre.

(Suite)

Source : J. Guillermaz dans P. Masson, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, T 1, Larousse, 1980
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MessageSujet: Re: Le Front Chinois   Jeu 25 Juin 2009, 6:34 pm

La période de stabilisation (novembre 1938-avril 1944)

Pendant près de cinq ans, les carte de la guerre changera peu. Contraints de maintenir un important dispositif d'une trentaine de divisions en Mandchourie face à l'Armée Soviétique d'Extrême-Orient, les Japonais ne pouvaient s'aventurer profondément en territoire chinois. Les prises de Chungking, Sian et Kunming, militairement possibles, auraient posé d'importants problèmes de logisitique et de ravitaillement. Les armées japonaises se contenteront donc de déclencher des offensives localisées et à buts limités, destinées à détruire ou désorganiser d'importantes forces chinoises régulières.
En 1939, les opérations dans le Kiangsi permettent la prise de Nanchang le 27 mars. En 1940, les Japonais prennent Ichang (mai) à l'entrée des gorges du Yangtsé et, pour la seconde fois, Nanning au Kwangsi (février).
En mai 1941, l'Armée Japonaise de Chine du Nord lance une grande opération de nettoyage au Shansi sud-est, dans les massifs des Chungtiaoshan et franchit même le fleuve jaune à l'est de Loyang, également menacé à partir de Hupeh. Les deuxième et troisième batailles de Changsha ont lieu en septembre-octobre et en décembre. Cette année-là, le contexte politique, militaire et international se modifie avec l'attaque de l'URSS par l'Allemagne et des Etats-Unis par le Japon.
En mai 1942, une offensive menée au Chekiang et au Kiangsi à partir de Hangchow et de Nanchang donne provisoirement aux Japonais le contrôle de toute la voie ferrée entre ces deux capitales provinciales. Vers la même époque, des opérations ont lieu au sur d'Ichang, au Hupeh.
En octobre-novembre 1943, c'est la bataille de Changteh à l'ouest de la Tungting. Les troupes chinoises, alors bien appuyées par la XIVth US Air Force, remportent un net et décisif succès.


Les offensives japonaises de l'année 1944 et la capitulation du Japon

L'objectif principal de l'armée nippone était sans doute de relier la Corée au Viet Nam par voie de terre tout en détruisant les bases de la XIVth US Air Force.

- Bataille du Honan ouest (avril-mai 1944)
Les Armées Japonaises de Chine du Nord et de Chine Centrale progressent sur quatre axes principaux : trois axes nord-sud à travers le Fleuve Jaune et un axe sud-nord suivant le Kinhan. 8 divisions participent à l'opération. Les armées chinoises de la Ire Zone de Guerre (Chiang Ting-wen) - environ 25 divisions - s'effondrent rapidement perdant Loyang et toute la ligne du Longhai.

- Bataille du Hunan-Kwangsi (mai-décembre 1944)
Cette bataille qui débute le 26 mai, oppose la XIe Armée Japonaise de Yokohama aux unités de la IXe Zone de Guerre de Hsueh Yueh (environ 50 divisions). Les forces japonaises opérant à l'est du lac Tungting franchissent la rivière Mio et marchent sur Changsha, Lilling et Pinghsiang. Changsha tombe le 18 juin, Chuchow le 20 et Henyang le 8 août.
Après une pause de plusieurs semaines, la XIe Armée (11 DI) et la XIIIe (3 DI) venue du Kwangtung, toutes deux aux ordres du général Hada, lancent une offensive de grande ampleur sur Kweilin et Liuchow, que le commandant de la IVe Zone de Guerre, le général Tchang Fa-k'uei tentera vainement de bloquer avec une quarantaine de divisions. Elle débute au sud à la mi-septembre et au nord vers la mi-octobre. Kweilin, pourtant bien défendue tombe le 11 novembre et Liuchow le 5 décembre. A Tushan, dans le sud du Kweichow, les Japonais atteignent l'extrême limite de leur avance. Toutes les bases aériennes américaines de la région sont perdues et la panique gagne les milieux de Chungking et de Kunming, qui pouvait être menacé depuis le Tonkin.
Cependant, les Japonais ne vont pas aller plus loin, abandonnant même les territoires conquis. L'évolution défavorable de la guerre dans le Pacifique, la présence de troupes chinoises de qualité dans le Yunan où l'aviation américaine dispose aussi de bases, aménent le haut commandement impérial à renoncer à toute autre entreprise de grande envergure.

- La bataille du Hunan-Kwangtung (janvier 1945)
La XXe Armée Japonaise (5 divisions) venant du Hunan central et 3 brigades venues du Kwangtung font leur jonction le long du chemin de fer Canton-Hankow en mènent quelques opérations plus à l'est, à la limite du Hunan et du Kiangsi et vers la rivière Kan.

- Réoccupation du Sud-Ouest
Les Japonais amorcent alors un important mouvement de repli. Les divisions chinoises, en partie équipées par les Américains, se bornent en général à les suivre et à réoccuper les territoires perdus. Tandis que les forces japonaises du Honan sud, du Hupeh nord et du Hunan ouest lancent encore de sérieux coups de boutoir, les IIe et IVe Armées Chinoises vont reprendre Nanning le 27 mai, Liuchow le 29 juin, Kweilin le 28 juillet, les Japonnais menant quelques combats d'arrière garde.
La progression alliée dans le Pacifique oriental et le sud-est asiatique exigeait la disposition de 2 ports sur les côtes méridionales de la Chine. Un déploiement offensif était prévu face à Canton et Fort-Bayard quand la soudaine capitulation japonaise vint le rendre inutile.


Source : J. Guillermaz dans P. Masson, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, T1, Larousse, 1980

Cordialement beret

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