La Seconde Guerre Mondiale

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 Pétain de 1940 à 1945

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roltanguy
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MessageSujet: Re: Pétain de 1940 à 1945   Sam 06 Déc 2008, 2:13 pm

la suite le message était trop long

Le vice-amiral Dumesnil, collaborateur de Pomaret, reçoit de Darlan une note de service non datée, mais écrite le 20 juin en fin de matinée :
« Le Gouvernement, d'accord avec les présidents des Chambres, a décidé, hier 19 juin, que les parlementaires embarqueraient sur le « Massilia » aujourd'hui 20. La rivière ayant été minée à Pauillac, le « Massilia » n'a pu remonter à Bordeaux comme prévu, et est resté au Verdon. C'est donc au Verdon que doivent se rendre les parlementaires par des voitures que le gouvernement devra leur procurer. J'ai avisé de cela ce matin M. Pomaret, puis le président Chautemps et j'ai téléphoné au président Herriot. La marine ne peut rien faire d'autre. » Signé Darlan.
Le 19 dans la soirée, Darlan avait envoyé les instructions suivantes au président Herriot :
« Le bateau désigné est le « Massilia ». Il sera amarré le 20, vers midi, au quai des Chargeurs. L'embarquement devra s'effectuer entre 14 h et 16 h. 30. Il y a 600 places de cabine. Je vous demande de faire contrôler les embarquements par le personnel qualifié du Sénat et de la Chambre. » Sentiments respectueux. Darlan. »
M. Frossard (30), ministre des Travaux publics s'était présenté vers 14 heures au siège de la Chambre des députés comme ministre chargé de faire une communication au nom du gouvernement :
« Le gouvernement, aurait-il déclaré, d'après M. Rous, député des Pyrénées-Orientales, a décidé de continuer la résistance dans l'Afrique du Nord. Dans ces conditions, les parlementaires sont invités à partir en Afrique du Nord, avec leur famille. 600 places leur sont réservées. Prenez vos dispositions et partez. Pour ce qui concerne le gouvernement, il est décidé que le maréchal Pétain restera à Bordeaux avec trois ministres pour attendre l'armée ennemie.
Rous demande : Quels sont ces ministres?
- Probablement moi-même.
Rous répond : Je suis officier. Je veux reculer avec l'armée, mais pas en civil et en famille.
- C'est la discipline et c'est l'ordre. »

Au même moment le chef de la Sûreté recevait l'ordre du gouvernement de préparer à Perpignan le cantonnement du gouvernement et du président de la République.
Dikosky se rendant dans cette ville. Il réquisitionna le Grand-hôtel dans lequel se trouvaient le duc et la duchesse de Windsor. Ordre fut donné d'expulser tous les clients.
« Mais, demanda M. Castel, directeur de l'hôtel pas le duc !
- Tout le monde dehors », répliqua le directeur de la Sûreté.
A Thuir, M. Noguères (31) recevait l'ordre de réquisitionner l'hôtel particulier de M. Violet pour recevoir le président de la République et sa suite. Pendant quarante-huit heures l'on attendit le chef de l'État, toutes les dispositions tant pour le logement que pour la nourriture ayant été prises par la municipalité.
Je téléphone à M. Vidal, de la Compagnie des Chargeurs Réunis. Il n'est avisé de rien; il va s'informer. Il m'indique quelques instants après que le lieu d'embarquement est fixé au Verdon à 100 kilomètres de Bordeaux. J'organise. Un car et deux camions sont mis à la disposition des partants. Je m'occupe des bagages du Président. Le général Michel, chef militaire du Palais-Bourbon, prendra la direction du convoi.
Forcinal (32), qui s'est couvert de gloire au cours de la dernière guerre, proteste véhémentement contre le départ. Je le calme et lui fais observer qu'il est utile de mettre le Président de la République à l'abri d'un raid de l'ennemi et d'ailleurs je ne blâme pas ceux qui croient que l'on doit continuer la lutte.
Beaucoup, parmi les parlementaires qui étaient décidés de se rendre en Algérie, n'ont pu être touchés; aussi seulement vingt-cinq députés, quelques-uns accompagnés de leur famille, prennent-ils place dans le car qui démarre à 17 heures.
J'ai le cœur serré de voir s'éloigner mes collègues.




Un Létan vaut sans doute autant qu'un Ferro.
Je ne cherche plus à convaincre mais je ne laisserai pas passer des inexactitudes .
Peut on en revenir (une fois de plus ) à ce qu'il a fait
Sa pseudo légitimité je m'en fous () ou alors ouvrons un post spécifique:

Pétain légitime ou usurpateur?
.

le post ouvert ici présent avait précisé qu'il s'agit de ce qu'il a fait- point barre.-
Une nouvelle fois merci aux admins modos de prendre en compte je ne suis que forumeur certes mais j'ai précisé en ouvrant le post le débat que celà concernait uniquement son aktion !! entre 40 et 44 /45
J'espère qu'on m'entendra car on tourne en rond pour expliquer ah oui mais faut comprendre que
NOn .
Qu'à t-il fait?
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ghjattuvolpa*
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MessageSujet: Re: Pétain de 1940 à 1945   Sam 06 Déc 2008, 8:01 pm

Je ne vois pas ce que j'ai dit est faux, au contraire ça va dans le même sens. Je maintiens qu'à un moment il fut question de faire deux gouvernements dont un partirait en AFN pour continuer le combat. C'est pour cela que les parlementaires se sont embarqués sur le Massilia. Sinon ils ne l'auraient jamais fait.
Ensuite le nouveau gouvernement a profité de ce voyage pour éliminer les futurs éventuels opposants.
Tu ne cites pas non plus le cas Mandel. Or il est instructif. Après le renvoi du cabinet Reynaud, le nouveau ministre de l'intérieur fait arrêter l'ancien, Mandel. Scandale, intervention du chargé de mission britannique, etc... Mandel est libéré. Mais il refuse : il exige des excuses publiques du nouveau président du conseil. Excuses qu'il obtiendra sous la forme d'une lettre manuscrite.
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roltanguy
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MessageSujet: Re: Pétain de 1940 à 1945   Sam 06 Déc 2008, 9:26 pm

ghjattuvolpa* a écrit:
Je ne vois pas ce que j'ai dit est faux, au contraire ça va dans le même sens. Je maintiens qu'à un moment il fut question de faire deux gouvernements dont un partirait en AFN pour continuer le combat. C'est pour cela que les parlementaires se sont embarqués sur le Massilia. Sinon ils ne l'auraient jamais fait.
Ensuite le nouveau gouvernement a profité de ce voyage pour éliminer les futurs éventuels opposants.
Tu ne cites pas non plus le cas Mandel. Or il est instructif. Après le renvoi du cabinet Reynaud, le nouveau ministre de l'intérieur fait arrêter l'ancien, Mandel. Scandale, intervention du chargé de mission britannique, etc... Mandel est libéré. Mais il refuse : il exige des excuses publiques du nouveau président du conseil. Excuses qu'il obtiendra sous la forme d'une lettre manuscrite.


je parle du Massilia je n'ai pas dit c'est faux car je te respecte et en plus t'es balèze en histoire manifestement chapo mais l'indication est inexacte nuance de taille spamafote

tu indiques:
L'affaire du Massilia : il y a eu une mésentente (sciemment?) entre les partisans de la poursuite de la lutte et les partisans de l'armistice

en fait ils ont été trahis sciemment ce n'est pas une mésentente.
on leur a m^me fait croire que les Allemands étaient bloqués par l'armée française sur la Loire pour retarder leur départ et si possible les faire prendre par les Allemands.

Alibert meurt en enfer traitre.

je sens que çà vient on a dépassé l'aura du chef vénérable qui va protéger les populations pour s'attaquer au vif du sujet .

Un Maréchal qui trahit la France mais pas seulement elle les enfants de la France les plus faibles ceux qui ne peuvent se défendre ou qui assassine ou fait assassiner ceux qui vont se lever et se battre .. jusqu'au bout jusqu'au poteau dans le meilleur des cas car le pauvre jean Moulin n'a pas eu cette faveur.


Maréchal nous voilà!

on ne t'oublie pas .
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Narduccio
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MessageSujet: Re: Pétain de 1940 à 1945   Sam 06 Déc 2008, 9:34 pm

roltanguy a écrit:
en fait ils ont été trahis sciemment ce n'est pas une mésentente.


Le problème, c'est qu'il n'y a que de forts indices. De nombreux historiens s'y sont cassés les dents : aucunes preuves ni en faveur d'une thèse, ni de l'autre. Alors, soit ce fut fait sciemment et malgré des conditions difficile, très bien fait. Ou alors, des gens ont profité de circonstances favorables. Mais, il y a un doute sur qui a vraiment fait quoi sciemment et qui aurait profité des circonstances.

Par exemple, le Massilia a de nombreuses difficultés à partir. L'équipage se révolte contre ce qu'il pense être une manoeuvre pour continuer une guerre que tout le monde sait perdue. Si l'équipage ne s'était pas révolté, le navire serait arrivé 1 ou 2 jours plus tôt et les parlementaires présent auraient pu prendre un autre contact avec les autorités civiles et militaires nord-africaine. Si c'est fait exprès, c'est finement joué.
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roltanguy
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MessageSujet: Re: Pétain de 1940 à 1945   Sam 06 Déc 2008, 11:14 pm

Narduccio a écrit:
roltanguy a écrit:
en fait ils ont été trahis sciemment ce n'est pas une mésentente.


Le problème, c'est qu'il n'y a que de forts indices. De nombreux historiens s'y sont cassés les dents : aucunes preuves ni en faveur d'une thèse, ni de l'autre. Alors, soit ce fut fait sciemment et malgré des conditions difficile, très bien fait. Ou alors, des gens ont profité de circonstances favorables. Mais, il y a un doute sur qui a vraiment fait quoi sciemment et qui aurait profité des circonstances.

Par exemple, le Massilia a de nombreuses difficultés à partir. L'équipage se révolte contre ce qu'il pense être une manoeuvre pour continuer une guerre que tout le monde sait perdue. Si l'équipage ne s'était pas révolté, le navire serait arrivé 1 ou 2 jours plus tôt et les parlementaires présent auraient pu prendre un autre contact avec les autorités civiles et militaires nord-africaine. Si c'est fait exprès, c'est finement joué.




non












L'affaire va se jouer en une journée, le 20/6, un jeudi.
Le matin, conseil des ministres, Albert Lebrun est catégorique : le départ pour Alger aura lieu dans la journée. Président et gouvernement embarqueront à Port-Vendres alors que les parlementaires gagneront le Verdon tout proche. A l'heure où les Allemands fixaient rendez-vous pour le soir même, entre Tours et Montoire, à notre délégation d'Armistice, on s'occupait surtout, chez le Président et dans les milieux politiques, de ce départ imminent de la Légalité Républicaine.
Ministre de l'intérieur, le jovial Pomaret, dit Pompom, brave garçon et, surtout, bon camarade, accueillait à stylo ouvert les demandes de faveurs spéciales d'embarquement...
La République des camarades n'était pas forcement celle des coquins. Et puis Pomaret n'avait que des copains. Surtout parmi les personnalités du Tout-Paris de l'exode, dont certaines prudentes, voulaient mettre entre elles et les nouveaux puissants la distance d'une Méditerranée.
Ainsi Pomaret signa-t-il leur bon embarquement des personnalités citées avec les parlementaires. C'est dans cette même matinée du jeudi 20/6 que l'Amiral Darlan fait afficher une note officielle invitant MM. les Parlementaires à rejoindre le Verdon.
Un car est mis à leur disposition. Départ pour le Massilia : 17h20'. Hors Louis Marin qui, sur place, étonné par l'absence du président Herriot, flaire le piège, ils seront 27 à embarquer le lendemain.
Mais le piège d'éloigner les opposants, les ridiculiser avant de les accuser, risquait d'être à double détente. En effet, au moment où s'éloigne l'autobus des parlementaires, le président Lebrun boucle sa cantine. Mais sans président, ni ministres, qui donc pourra sacrer légalement le maréchal ? Personne... Alors, ce jeudi des dupes aura son Machiavel en la personne d'Alibert, juriste un peu échevelé et maréchaliste fervent. C'est lui-même qui a expliqué comment, grâce à un mensonge et un faux, il avait réussi l'opération Massilia guet-apens.
Le jeudi 20/6, racontera-t-il, je reçus un coup de téléphone pressant du président de la République qui tenait à m'avoir lui-même au bout de fil. Ses valises étaient prêtes. Il devait s'embarquer à Port-Vendres pour l'Algérie. Il avait hâte de connaître l'heure exacte du départ : On me dit, gémit-il au téléphone, que les Allemands ont passé la Loire entre Nantes et Tours. Je vous en prie, demander au Maréchal ce qu'il a décidé et faites-le-moi savoir d'urgence... Alibert répond respectueusement, mais évasivement au président de la République et se rend chez le Maréchal. Il est 15h, le Maréchal est seul dans son cabinet : Ah ! c'est vous Alibert, vous tombez bien. Il faut que j'aille chez lui (Lebrun), vous allez m'accompagner. Nous sortons et faisons les quelques mètres qui nous séparent de l'hôtel du Préfet, nous entrons dans le cabinet de M. Lebrun. Il est en tête-à-tête avec M. Camille Chautemps.
Le Maréchal s'asseoit sans mot dire.
Monsieur le Président de la République, dit Chautemps,
Je voudrais vous répéter, pour être sûr, vos instructions. Nous sommes bien d'accord, n'est-ce pas ? Vice-président du conseil, je vais partir immédiatement pour Alger et y prendre la tête du gouvernement. Je réunirai sénateurs et députés, tous au moins ceux qui auront pu nous suivre, et nous prendrons toutes les mesures utiles pour la poursuite de la guerre dans l'empire. Monsieur le Maréchal Pétain reste sur le sol Français pour assurer, par sa prestigieuse présence et dans toute la mesure du possible, la protection des personnes et des biens. Vous, Monsieur le Président de la République, vous partez sans délai. Nous sommes bien d'accord ?
Tout à fait d'accord, mon cher président,
répond M. Albert Lebrun. Mes bagages sont prêts.
Tout le monde allait partir, tout étant réglé, le départ étai immédiat. Le gouvernement devait être le lendemain à Alger et Pétain n'aurait jamais été Chef de l'État, c'est alors qu'Alibert prit la parole et se décide à mentir :
Monsieur le Président de la République, j'ai à vous faire part d'une très importante nouvelle. Il est inexact que les Allemands aient passé la Loire. Le commandement nous informe au contraire que nos troupes résistent solidement et que le fleuve n'a été franchi sur aucun point.
C'est en effet très grave,
intervient alors le Maréchal.
Lebrun est manifestement décontenancé, hésitant, Alibert pousse son avantage.
Ne croyez-vous pas, Monsieur le Président que nous pourrions ajourner toute décision définitive à demain matin ?
C'est en effet plus prudent,
accentue le Maréchal.
C'est un dernier délai, dit M. Albert Lebrun avec effort,
mais je reste prêt à partir. Communiquez-moi vos dépêches au fur et à mesure que vous les recevrez. Je compte sur vous, n'est-ce pas ?
Alibert gagne la première manche et continuant dans sa lancée dicte un faux à sa secrétaire pour chacun des ministres l'ordre de demeurer à son domicile. Il prend le cachet du Maréchal et l'appose et signe. Sans ce faux, Pétain n'aurait jamais été Chef de l'État.
Sans ce faux, en effet, la France légale, capitale Alger, n'aurait pu voter les pleins pouvoirs à Pétain. Le piège pouvait donc fonctionner. Dans le sens des Machiavels... Déjà, au soir de cette journée, l'amiral Darlan, qui a mis le cap sur le pouvoir, ne craint pas, lui qui avait pressé les députés et sénateurs vers le Massilia de railler ces jusqu'au-boutistes qui cherchent à se défiler par les voies les plus rapides.
Le lendemain 21/6, avec l'appareillage du navire, la campagne s'organise. Les Patriotes, dirigés par Laval, s'indignent déjà contre les Fuyards, les déserteurs, les traîtres. Ils vont, en délégation, s'assurer que le président restera bien à sa place.
C'est seulement en mer, 2 jours plus tard, le 23/6, que 3 passagers du Massilia apprendront que le gouvernement, demeuré à Bordeaux, avait signé l'Armistice. Et comprendront, alors, dans quelle galère ils étaient !
Pour le débarquement à Casablanca, le 24/6, un commando de bons Français tient à réserver aux passagers du Massilia un accueil très particulier. Traîtres ! Embusqués ! Youpins !
On injurie Mendés. On menace Campinchi. On crache au visage de Jean Zay. Mandel passera impassible et ganté de gris, devant les nervis soudain impressionnés.
Après bien des déboires, Mandel sera consigné à bord du Massilia l'empêchant de voir lord Gort et Duff envoyés par Churchill.
On le transférera à Ifrane puis Alger, accusé de crime de trahison en même temps qu'une tentative de coup d'état.
Bientôt, 2 autres députés, Jean Zay et Mendés-France, rencontreront des officiers déguisés en justiciers. Leur crime désertion en temps de guerre. C'est à Clermont-Ferrand qu'ils seront jugés et condamnés. Pour avoir obéi aux ordres de Darlan, P
omaret, Lebrun...
Après le Bateau-Piège, le Massilia devenait ainsi l'occasion des premiers règlements de compte...



bon à demain
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Major cowburn
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MessageSujet: Re: Pétain de 1940 à 1945   Dim 07 Déc 2008, 12:07 am

Ce fut en réalité un coup d' état en "douceur".......dans lequel se trouvent impliqués Alibert,Pétain,Laval et Darlan
Le beau quatuor.Il est vrai que la mouvance "c'est Pétain qu'il nous faut" incluait pas mal de monde y compris le père de VGE alors sénateur......La démission de Reynaud,sapé lui même de l'intérieur par sa maitresse entrainait la destruction de tout gouvernement décidé à résister.......
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roltanguy
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MessageSujet: Re: Pétain de 1940 à 1945   Dim 07 Déc 2008, 4:16 pm

Major cowburn a écrit:
Ce fut en réalité un coup d' état en "douceur".......dans lequel se trouvent impliqués Alibert,Pétain,Laval et Darlan
Le beau quatuor.Il est vrai que la mouvance "c'est Pétain qu'il nous faut" incluait pas mal de monde y compris le père de VGE alors sénateur......La démission de Reynaud,sapé lui même de l'intérieur par sa maitresse entrainait la destruction de tout gouvernement décidé à résister.......




merci mon colonel. fralibre

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MessageSujet: Defense du Marechal.   Lun 11 Mai 2009, 5:29 pm

Je vois que certains ici se prennent pour Fouquier-Tinville ou Vichinsky. Qu'il est simple d'accabler Philippe Petain, de le vouer aux gemonies lui et le Gouvernement qu'il dirigea en des temps si tragiques pour la France... Mais enfin a t'on oublie en quelles circonstances il fut nomme avec les pleins pouvoirs par les Chambres et avec une ecrasante majorite? Se souvient-on que la France etait militairement defaite, sans aucune possibilite de resistance? Qu'en depit d'elucubrations comme le "reduit breton" ou la poursuite de la lutte depuis l'Empire, la France ne pouvait plus poursuivre le combat?Qui a permis d'arreter le massacre, de preserver ce qui pouvait encore etre sauve? Qui a accepte de prendre la tete du pays lorsque des politiciens incapables nous avaient conduits au desastre? Un seul homme accepta, malgre son grand age, ce defi colossal. La suite est connue, avec des pages sombres certes, mais qu'il faut mettre en parallele avec la sort d'autres pays comme la Pologne ou la Hollande qui n'eurent pas la chance d'avoir un Gouvernement de Vichy pour les proteger ou attenuer l'occupation par le IIIe Reich.

Le Marechal a du louvoyer, ruser en permanence pour tenter de defendre ce qu'il pouvait. On sait par divers temoignages qu'il n'etait pas pro-allemand bien au contraire, mais les necessites de l'epoque l'obligerent a donner des gages au Reich victorieux. On ne peut pas lui reprocher la defaite, lui qui en depit des mensonges gaullistes et communistes, avait defendu la necessite pour la France de rearmer face au danger allemand et a se doter de corps mecanises et d'une aviation puissante. L'incurie des gouvernements et l'inepte declaration de guerre donnerent les resultats que l'on sait..

Citation:Pendant son ministère, qui ne dure que quelques mois, Philippe Pétain, entre autres mesures, fait voter l'augmentation de certains crédits, malgré l'opposition de la gauche. Il s'efforce de coordonner l'action des ministères de la Guerre, de la Marine et de l'Air (ministère nouvellement créé), et porte tous ses efforts au redressement du moral de l'armée et de la nation en combattant la propagande anti-militariste et l'objection de conscience.

Le 6 avril 1935, le maréchal Pétain remet à l'Ecole supérieure de guerre la Légion d'Honneur. A cette occasion, il prononce un discours dont le proche avenir va montrer la portée stratégique :
" Il est nécessaire de tenir le plus grand compte des perspectives ouvertes par l'engin blindé et par l'avion. L'automobile, grâce à la chenille et à la cuirasse, met la vitesse au service de la puissance... l'avion fait éclater le cadre de la bataille et modifie les conditions de l'action stratégique. "


*
* *


En vue d'unifier les forces armées de la France, il est créé, en 1936, un " Comité permanent de la défense nationale " qui se réunira jusqu'en 1939 ; le maréchal Pétain assiste régulièrement à ses séances. Il ne cesse de rappeler la nécessité, en temps de guerre, d'un commandement unique : " L'Air doit soit collaborer avec les autres armes, soit agir isolément pour porter la guerre chez l'ennemi ; cependant, les actions des trois armes doivent être coordonnées et il faudra, par conséquent, un commandement unique... Je ne demande pas un chef unique pendant la paix, mais pendant la guerre... "



Autre reproche, le statut des Juifs:

[size=9]Les chiffres suivants sont parlants : En 1940, 730 000 Juifs vivaient dans la mouvance française (400 000 en Afrique du Nord et 330 000 en Métropole). 76000 furent déportés dont 3% survécurent. C'est donc 90% des juifs résidant en France et en Afrique du Nord qui échappèrent à la solution finale et 10% qui en furent victimes. Ce taux de 90% est à comparer avec celui de 6% qui, selon Raul Hilberg, s'applique aux survivants de l'ensemble des collectivités juives d'Allemagne, d'Autriche, de Belgique, de Grèce, du Luxembourg, des Pays-Bas, de Pologne et de Yougoslavie.

Il est à noter que le maréchal Pétain s'est toujours opposé, avec succès, au port de l'étoile jaune en zone non occupée et en Afrique du Nord.


J'attends avec impatience les reponses des inquisiteurs du Marechal......


[/size]
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MessageSujet: Re: Pétain de 1940 à 1945   Lun 11 Mai 2009, 8:42 pm

La seule réponse que je ferai c'est qu'il est de coutume ici de se présenter dans la rubrique réservée à cet effet avant de poster et que la courtoisie est de mise.
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Psychopompos
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MessageSujet: Re: Pétain de 1940 à 1945   Lun 11 Mai 2009, 9:07 pm

@ Drax : je crois que ton avatar est le genre d'image que l'équipe du site déconseille.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soleil_noir_(symbole_occulte)

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avion
"Je suis vivant, vous êtes tous morts." Philip K. Dick, Ubik
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Pétain de 1940 à 1945

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