L’histoire de la Coccinelle est aussi celle de Ferdinand Porsche, car, sans lui, il n’y aurait pas eu de Volkswagen, Monsieur Porsche en est la figure prédominante.
Je ne vais pas épiloguer sur sa carrière ou bien ses diverses inventions, on va rester dans le cadre de la VW, à noter quand même qu’il était le père des imposant modèles de Mercedes SS et SSK des années 20).
Etant sans emploi après sa démission de directeur technique de la société Daimler, il eu l’idée de produire une automobile bon marché pour les masses populaires que tout le monde pourrait acquérir (courant de pensée logique lui qui venait du monde ouvrier).
Il créât alors son propre cabinet de conseil a Stuttgart en décembre 1930. Ce n’est qu’en 1931 que son équipe se mit à travailler sur le premier prototype de Volkswagen (Voiture du Peuple), seulement il n’avait pas encore de commanditaires, c’est là que Adolf Hitler rentra en scène lors de la prise de son pouvoir.
Le nouveau chancelier allemand fit des communications une priorité immédiate : il y avait le projet Voksradio ; diffusant sa propagande dans chaque foyer ; la Volksauto ; pour rendre la population plus mobile ; et le programme gigantesque d’autoroutes pour des déplacements plus aisés et plus rapides. Hitler eut vent du projet de Porsche et le convoqua alors à Berlin pour lui soumettre son projet : le Führer voulait une voiture familiale à quatre places, propulsée par un moteur de 1 litre à refroidissement par air. Sa consommation devait être de 7 litres d’essence aux 100 km, et sa vitesse devait atteindre 100 km/h.
Hitler persuada alors les décisionnaires de la RDA (Le syndicat allemand de la construction automobile) de signe un contrat avec Porsche pour la réalisation de cette nouvelle voiture ; financé par l’Etat.
La construction d’une usine particulière fut suggéré par Hitler et fut réalisé en mai 1938 à Wolfsburg et comporterait son propre village.
L’usine fit presque totalement terminé en 1939 et comportait les meilleures machine américaines disponibles.
La voiture s’appellerait alors KdF-Wagen (Kraft durch Freude – force par la joie).
Un unique système d’achat se mit alors en place au moyen d’un livre d’épargne, remettant alors la production à une logique anticipé. Il fallait alors acheter des timbres spéciaux et accepter de verser une mensualité minimale de 5 Reichmarks avant d’obtenir un livret d’épargne. Ensuite on n’entendait plus parler de la voiture avant d’avoir versé les 900 Reichmarks, plus 50 pour la livraison, et encore 200 pour 2 ans d’assurance. (À savoir que le salaire moyen était de 200 à 300 Reichmarks).
L’investissement ne rapportait aucun intérêt, et si l’on perdait le livret, il ne pouvait pas être remplacé. L’engagement ne pouvait pas être annulé, il n’était pas transférable à un tiers si l’on manquait un versement : on perdait la totalité du livret.
Malgré ses règles strictes, quelque 336 688 personnes y souscrivirent et contribuèrent a l’apport d’une somme de 280 millions de Reichmarks.
Bien entendu, personne ne toucha jamais sa précieuse KdF-Wagen, car en effet Hitler se tourna rapidement vers des projets beaucoup plus belliqueux, à savoir l’invasion de la Pologne.
L’usine fut convertit à la production de matériel militaire (poêles, bombe volantes V1, pièces de Junker 88) et après 6 ans de combats, le trésor du KdF fut saisi par les Russes au titre de dommages de guerre.
L’usine, ou ce qu’il en restait (après les multiples bombardements) fut réquisitionné par les Anglais qui remirent en route les chaînes de production, trouvant du métal en refondant des carcasses de chars et de véhicules. 522 Kübelwagen furent alors construites d’août à décembre 1945.
La dénomination de KdF-Wagen changeât au profit de « type 1 » pour la berline, d’où la future appellation de Volkswagen, tout simplement.
Ferdinand Porsche :

Prototype Type-12 de 1932 :

Prototype Type-32 de 1934 :

Prototypes Vw-3, dépourvus de lunettes arrière :

Deux prototypes type-60 à l’essai dans la Foret Noire qui parcoururent plus de 75 000 km sue terrains variés :

Pose de la première pierre de l’usine en mai 1938 :

Ferdinant Porsche montre a Hitler une berline Volkswagen :

Hitler recevant un cabriolet des mains du Docteur Porsche :

Une partie de l’usine :

Présentation du véhicule à Berlin en 1939 :

Recto verso du livret d’épargne de la KdF Wagen :

Une KdF militaire, réservé aux Généraux ou SS :

Un Kubelwagen :

Production de Guerre : le shiwmmwagen :

Les années Britanniques, 1945 :
