Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

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Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Lun 07 Juin 2010, 11:53 am

HISTOIRE DES FILMS DE GUERRE SUR LA SECONDE GUERRE MONDIALE



BON CETTE FOIS-CI C'EST LA BONNE !


Suite à deux accidents consécutifs, je vais rédiger pour la dernière fois mon topic sur l'histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale.

Le film, ou la fiction, de guerre sur la Seconde Guerre mondiale a suivi l'histoire du cinéma de la seconde moitié du XXe siècle ainsi que du début du XXIe siècle. Après avoir connu ses heures de gloire entre 1945 et 1968, le genre s'est essoufflé pendant les années 1970 sans pour autant disparaître. Cependant les années 1980 voient une désaffection des films de guerre traitant du sujet au profit de la Guerre du Vietnam. Finalement, il va revenir en force en 1998 grâce à Steven Spielberg tout en profitant des nouvelles technologies.
D'autre part, plusieurs types se dégagent dans le genre et suivant différents thèmes. Enfin, si le genre nous a laissé des chefs d'oeuvre, il nous a aussi laissé des productions de basse gamme presque tombées dans les oubliettes.

Bonne lecture.


1. 1940-1945: SOUTENIR LE MORAL

Le premier pays à se lancer dans la production de films de guerre est l'Allemagne Nazie. Les studios berlinois vont donc être pilotés par le Propraganda-Reichs-Ministrät que dirige Joseph Goebbels afin de glorifier les vertus et les exploits des soldats de la Wehrmacht. Ainsi, en 1940 Karl Ritter magnifie la Luftwaffe dans Stuka ainsi que la solidarité et l'esprit de camaraderie des soldats de la Heer dans Über alles in der Welt en 1941. Gunther Rittau fait de même avec U-Boote westwärts en 1941. Sinon, d'autres films, restés à l'état de projets ou passés aux oubliettes (ou dans les cartons soviétiques !) seront produits à titre de propagande.
Côté soviétique, on privilégie le film documentaire de propagande durant la Grande Guerre Patriotique.

Avec l'entrée en guerre des Etats-Unis le 7 décembre 1941, c'est l'industrie hollywoodienne avec ces grands dirigeants et gérants qui entre dans le conflit. Les plus grands réalisateurs américains que sont John Ford, William Wyler, George Stevens ou d'autres, réalisent des films documentaires pour les différentes armes de l'Armée Américaine. Mais la fiction rattrape bientôt la réalité. Hollywood se met à tourner de nombreux films de fiction qui disposent des moyens effectifs de l'Armée américaine afin de soutenir le moral des combattants et surtout, de la population. Ceci permet à bon nombre de jeunes réalisateurs de s'imposer. Ainsi, Delmer Daves réalise Destination Tokyo (1943) et Pride of the Marines (1945). Edward Dmytryk tourne Face au Soleil Levant (1943) et Retour aux Philippines (1945) avec John Wayne et Anthony Quinn, bon film qui a le mérite de mettre en avant le rôle des guérilleros philippins dans la libération de l'Archipel. John Farrow réalise La sentinelle du Pacifique (1942) et Les commandos frappent à l'aube (1943). En 1944, Mervyn LeRoy, futur réalisateur de Quo Vadis ? réalise le très bon Trente Seconde sur Tokyo qui raconte le raid du Col. J. Doolittle sur la capitale du Japon. En 1944 en s'inspirant d'un discours de Roosevelt qui louait l'action à Java d'un médecin de l'US Navy, le Dr. Corydon M. Wassell, Cecil B. DeMile réalise le très beau L'Odyssée du Docteur Wassell où Gary Cooper démontre tout son talent. En 1944, c'est Raoul Walsh qui dirige Errol Flynn dans le très bon Aventures en Birmanie, véritable hymne publisicitaire à l'action des "Marauders" du Gén. Frank T. Merrill, mais où l'action des "Chindits" d'O. Wingate reste occultée.
Enfin, en 1945 Lewis Milestone réalise Commando de la mort. Il faut noter aussi que John Wayne ne s'est pas engagé dans l'Armée pour diverses raisons (certains avancent qu'il était père de quatre enfants d'autre parce qu'il ne voulait pas passer à côté de sa carrière), contrairement à d'autres vedettes de l'époque comme James Stewart, Henry Fonda et Clark Gable. Mais il en profite pour jouer dans des productions sur les combats menés par les américains contre l'Empire du Soleil Levant en Extrême-Orient. C'est ainsi qu'on retrouve "The Duke" dans Les Tigres volants (1942) de David Miller, Alerte aux Marines d'Edward Ludwig et l'assez bon Les Sacrifiés de son mentor John Ford qui traite de l'action des vedettes lance-torpilles de l'US Navy aux Philippines.
On l'aura compris le front du Pacifique est privilégié dans les productions hollywoodiennes. Toutefois certains films se détachent de ce théâtre d'opération. Ainsi, Zoltan Korda dirige Humphrey Bogart and chef de char dans son unique film de guerre Sahara (1943). Il s'agit d'une bonne fiction sur la campagne d'Afrique. Enfin, William Wellman réussit à se faire un nom grâce à son premier film de guerre Les forçats de la gloire (1945).




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Dernière édition par Yeoman 35 le Mar 08 Juin 2010, 2:40 pm, édité 6 fois
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Lun 07 Juin 2010, 12:32 pm

2. 1945-1963: ENTRE HOMMAGE, ACTION ET REFLEXIONS

Après la victoire des alliés, l'heure est d'abord à l'hommage aux combattants. En ce sens, les réalisateurs américains ou britanniques de films de guerre peuvent disposer d'armes et de matériel considérables ainsi que de la collaboration d'anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale des différents théâtres d'opérations.
Il faut aussi ajouter justement que la couleur (Cinémascope) va s'imposer elle aussi au sein du genre en nous gratifiant d'oeuvres comme La grande évasion ou Les canons de Navronne.

Là encore, on observe un certain privilège pour le Front du Pacifique. En 1949, Alan Dwan réalise Iwo Jima avec John Wayne en Sergent des Marines brutal, alcoolique et dépressif, mais qui finit par trouver grâce auprès de ses hommes entre les plages de Tarawa et les pentes du Mont Suribachi. Le film mêle assez savamment images d'archives et scènes tournées en plein air ou en studio. John Wayne récidive deux ans plus tard sous la direction de Nicholas Ray dans Les diables de Guadalcanal et dans Opérations dans le Pacifique de George Waggner film sur les sous-mariniers US dans le Pacifique. En 1954, dans la verve du ton patriotique de l'époque, Raoul Walsh rend hommage à l'USMC dans Le cri de la victoire avec Van Heflin, James Whitmore, Tab Hunter et Aldo Ray. En 1962, Samuel Fuller s'investit dans le genre avec son assez bon Les Marrauders attaquent avec Jeff Chandler très crédible (et très ressemblant ! NDLA) dans le rôle du général Frank T. Merill. En 1965 Frank Sinatra réalise L'ïle des braves, film plutôt osé pour l'époque dans lequel des hommes de l'aéronavale américaine sont obligés de cohabiter avec des japonais sur une île complètement isolée.




Toutefois, les Fronts occidental et africain sont aussi l'occasion d'apparition de bonnes productions britanniques ou américaines.
Ainsi, en 1946 Brian Desmond Hurst tourne, avec le concours d'anciens soldats britanniques La gloire est à eux, très bon film sur les combats des hommes de la 1st Airborne Division à Arnhem. Dans la même optique, William Wellman réalise son très bon Bastogne, dont la réussite est davantage liée à la présence d'anciens parachutistes américains qu'aux moyens plutôt mesurés qui ont été déployés. Wellman récidive en 1958 avec Les commandos passent à l'attaque, avec James Garner en tête d'affiche. Le film est apprécié de la critique et met en avant les forces spéciales américaines pendat la bataille d'Anzio. En 1955, Audie Muphy se met en scène dans dans une honnête série B, L'enfer des hommes de Jesse Hibbs. En 1957 le film de Dick Powell Torpilles sous l'Atlantique obtient l'oscar des meilleurs effets visuel. Et le duel entre Robert Mitchum et Curd Jürgens est plutôt réussi. Côté français, René Clément réalise en 1945 La Bataille du Rail, drame de guerre sur l'action des cheminots français pendant l'occupation.
En 1962, Don Siegel tourne le très bon L'Enfer est pour les héros avec Steve MacQueen, James Coburn, Fess Parker et Bobby Darin. L'année suivante, John Sturges rompt un peu avec les thèmes caciques du genre, mais triomphe avec son anthologique La Grande Evasion. Dans ce film rythmé par la musique composée par Elmer Bernstein, un groupe de prisonniers alliés emmené par Steve MacQueen, Charles Bronson, Richard Attenborough, James Coburn et James Garner fait tout pour s'évader d'un camp en Allemagne. La même année, Jack Lee Thompson frappe un grand coup en dirigeant le trio Gregory Peck, Anthony Quinn et David Niven, flanqués de Stanley Baker et d'Anthony Quayle, dans Les canons de Navarone, fiction inspirée du roman éponyme d'Alistair MacLeod qui raconte une opération menée par un groupe de commandos gréco-britanniques dans une île de la mer Egée. Le tournage a notamment eu lieu à Rhodes. Dans le domaine des actions commandos qui dominent alors la production guerre citons Les héros de Télémark d'Anthony Mann avec Kirk Douglas et Richard Harris, bon film sur l'action de la résistance norvégienne contre l'usine allemande qui fabriquait de l'eau lourde.

Du côté du Front Africain, en 1951 Henry Hathaway jette un pavé dans la marre en dirigeant James Mason (très bon d'ailleurs NDLA) en Erwin Rommel dans Le Renard du Désert. Le tout basé sur les récits... d'un officier britannique qui a été fait prisonnier à Tobrouk. En 1958, le britannique Guy Greene réalise le bon Les diables de désert avec Richard Attenborough, Vincent Ball et Michael Craig, film en forme d'hommage aux actions des Long Range Desert Groups. Enfin, en 1961, le cinéma français sort de sa réserve grâce à Denys de la Patellière qui réalise le "mythique" Un taxi pour Tobrouk avec Lino Ventura, Charles Aznavour, Hardy Krüger (acteur allemand qui commence à imposer sa personne dans le genre) et Maurice Biraud. Le film reste célèbre pour ses bonnes répliques signées Michel Audiard.


Et du côté soviétique ? Le cinéma de l'époque est bien sûr dominé par le politique. Et il est bon ton de célébrer "les exploits et la grandeur de la Glorieuse Armée Soviétique qui a chassé l'immonde bête fasciste du sol sacré de la Mère Patrie pendant la Grande Guerre Patriotique." On trouve ainsi Victoire en Ukraine (1945) d'Alexandr Dovjenko et Le tournant décisif (1946) sur Stalingrad réalisé par Frederik Emler. Mais le film "référence" de l'époque reste sans doute Padeniye Berlina (La chute de Berlin). Ce film a été commandé par Staline au réalisateur de films de propagande Mikhaïl Tchiaourelli en 1948. Il est porté par l'interprétation de Mikheïl Gelovani, acteur géorgien sosie de Staline (et plus grand et plus bel homme que l'original-NDLA) et celle de Vassili Saveleïev dans le rôle (aussi grotesque qu'hilarant-NDLA) d'Adolf Hitler. Comme le dit justement le site Nanarland, bien que disposant d'importants moyens - ô combien - fournis par l'Armée Rouge et rythmée par la BO de Dimitri Tchostakovitch, l'oeuvre de Tchiaourelli est d'abord "un film monstre dans tous les sens du terme et une déclaration d'amour d'un des pires tyrans de la planète à lui même." Personnellement, pour l'avoir vu, je peux vous confirmer le caractère propagandiste outrancier enroblé de kitch. (NDLA)




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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Lun 07 Juin 2010, 2:07 pm

A partir de la seconde moitié des années 1950, certains films de guerre se font beaucoup plus psychologiques en insistant sur des questions comme le courage, la lâcheté, la vertu, l'utilité de la guerre etc.
En 1953, William Holden remporte l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle d'officier américain prisonnier dans un camp allemand à l'attitude ambigüe dans Stalag 17 de Billy Wilder.
Le chef d'oeuvre référence de ce thème reste sans contexte Le Pont de la Rivière Kwaï (1956) de David Lean. Le film est dominé sur toute sa longueur par le duel psychologique que se livrent Alec Guiness (qui obtient l'Oscar du Meilleur Acteur pour son interprétation magistrale du Colonel Nicholson) et Sesue Hayakawa (Cdt. Saïto). Notons aussi la bande originale signée Maurice Jarre avec la "Marche du Colonel Boggey en introduction du film." La même année, Robert Aldrich qui commence à imposer son style dans le film de guerre tourne Attaque qui met en avant la dualité entre le courage et la lâcheté. Ici, Jack Palance sans doute dans son meilleur rôle, sous-officier courageux, consciencieux et dévoué découvre que son pire ennemi n'est pas le soldat allemand mais son supérieur, un officier américain lâche et négligent. Le film est réussi malgré les "bricolages" opérés sur les véhicules et il permet de propulser la carrière de Lee Marvin.
En 1958, Edward Dmytryk réalise l'un de ses meilleurs films; Le Bal des maudits inspiré du roman d'Irwin Shaw. Bénéficiant d'une distribution prestigieuse; Marlon Brando, Montgomery Clift, Dean Martin, Hope Lange et aussi Maximilian Schell dans l'un de ses premiers bons rôles d'officier allemand, le film parle davantage de l'utilité de la guerre, de sa finalité et de la place que chacun y trouve. Enfin, soulignons aussi l'unique grande production allemande de cette époque, Die Brücke (le Pont) de 1959, réalisé par Bernhard Wicki. En même temps qu'un bon film de guerre, Le Pont est aussi finalement un examen de conscience relatif à la mentalité de l'Allemagne d'après-guerre.




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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Lun 07 Juin 2010, 2:52 pm

3. 1963-1969 : ACTION ET GRANDES FRESQUES :

L'année 1963, voit le film de guerre prendre un certain tournant sur la manière de raconter les combats de 1940-1945. Cette fois-ci la réalité rattrape la fiction puisque ce sont des acteurs et de grands évènements du conflit que l'on va mettre en scène. Ainsi, Darryl Zanuck, aidé par Andrew Marton, Bernard Wicki et Ken Annakin, met en scène le Débarquement du 6 juin 1944, dans Le Jour le plus long d'après le livre du correspondant de guerre Cornelius Ryan. Le film fait toujours foi aujourd'hui et est toujours montré aux collégiens et lycéens. Il faut dire, que bénéficiant de l'appui matériel des armées américaine, britannique et française, Darryl Zanuck réussit d'autant plus son pari. D'autre part, si Le Jour le plus long a remporté un vif succès c'est grâce à sa distribution prestigieuse, sans qu'aucun acteur en écrase davantage un autre. Il reste à ce jour le seul film à placer sur la même affiche les noms de Bourvil, Arlety, Jean-Louis Barreau et Georges Wilson côté français face aux "monstres" John Wayne, Henry Fonda, Robert Mitchum et Richard Burton.
La même année, les Français font de même et très fort même. René Clément orchestre avec brio la libération de Paris dans Paris brûle-t-il ?, inspiré du livre de Dominique Lapierre et Larry Collins, avec Alain Delon, Michel Piccoly, Yves Montand, Claude Rich, Daniel Geslin... et même Kirk Douglas dans le rôle de Patton et Glenn Ford dans le rôle de Bradley. En 1969, Guy Hamilton signe le très bon La bataille d'Angleterre avec Michael Caine, Curd Jürgens, Christopher Plummer, Trevor Howards et Laurence Olivier. Là encore, grâce à d'importants moyens, le film est très réussi.
Malheureusement d'autres productions sont plus décevantes, mais savent rester appréciables comme la production italo-britannique El-Alamein de Giorgio Ferroni (1969) avec Frederic Stafford et George Hilton, ou Le Pont de Remagen (1967) de John Guillermin avec George Segal, Robert Vaughn (dans l'un de ses nombreux rôles d'officier...) et Ben Gazzara, film qui tend à mêler fiction et réalité, mais qui en revanche montre avec pertinence des soldats au bout du rouleau des deux côtés. D'autres grandes fresques concernant des batailles ou des grands noms seront faites pendant les années 1970.
Mais l'un des plus mauvais reste tout de même La Bataille des Ardennes (1966) de Ken Annakin avec Henry Fonda (mais qu'est-ce qu'il fait donc là ? NDLA), Robert Shaw en pseudo Joachim Peiper, Charles Bronson en enième soldat américain d'origine polonaise, Robert Ryan en enième général et Telly Savalas. En outre, le film est tourné non pas en Belgique, en Allemagne ou en Grande-Bretagne mais dans le nord de l'Espagne. Ce film qui se veut une superproduction "comme jamais vue" finit par tomber dans le n'importe quoi. Seule la scène du Panzerlied reste réaliste. Autre grande déception, le très poussif Anzio d'Edward Dmytryk (1968) avec Robert Mitchum (qui semble crier "au secours, je suis pris dans un naufrage !" NDLA), Peter "Colombo" Falk, Earl Holiman et Robert Ryan.




L'autre registre qui prédomine pendant cette période reste bien sûr l'action de guerre à travers des fictions. Certaines sont de très bons - voire d'excellents - films d'action, d'autres d'honnêtes séries B bien appréciables, tandis que toute une série virent au vide scénaristique le plus total.
En 1967, Robert Aldrich signe sans doute l'un de ses meilleurs films avec Les douze salopards, où Lee Marvin entraîne un groupe de repris de justice de l'US Army dans une mission suicide en France occupée. Le grand mérite d'Aldrich est d'avoir réalisé ce film avec des acteurs peu connus pour leurs rôles "d'enfants de choeur ou de démocrates humanistes" (NDLA), mais avec des personnalités d'Hollywood (premiers et seconds rôles) spécialisées dans les films de guerre ou les westerns. Ce n'est donc pas par hasard que l'on retrouve à l'affiche des Douze Lee Marvin, Charles Bronson, Ernest Borgnine, Robert Ryan, Telly Savalas et George Kennedy mais aussi de jeunes acteurs comme John Cassavetes et Donald Sutherland.
Autre film référence de la même époque et du même domaine, Quand les aigles attaquent de Brian G. Hutton, qui met en scène Richard Burton et Clint Eastwood en super-commandos qui prennent d'assaut un château en Bavière abritant le siège de la Gestapo. Avec un scénario plutôt bon, un Clint Eastwood dans un rôle au croisement de Joe le cow boy de Sergio Leone et de l'inspecteur Harry de même qu'un Richard Burton manipulateur à souhait (ivre aussi, pendant presque tout le tournage ! NDLA), Quand les aigles attaquent est une déflagration dans tous les sens du terme, puisque les héros alliés sont d'abord des tueurs nés. Le film s'achève dans un véritable carnage (grâce à un chasse-neige d'ailleurs) pour la garnison allemande. On peut se demander si Hutton n'a pas inclu un côté parodique avec les deux super commandos qui réduisent à néant tout un régiment de la Heer (plus quelques SS au passage) à eux tous seuls. Avec l'aide d'une jolie jeune femme à la fin.



Du côté des honnêtes séries B on relèvera L'Express du Colonel von Ryan (1965) de Mark Robson avec Frank Sinatra dans le rôle principal. Signalons aussi Le Cinquième Commando, l'un des derniers films d'Henry Hathaway (1971), avec là encore, Richard Burton en chef de groupe de choc allié qui envisage d'aller tuer Rommel. Autre film de commando sur Tobrouk, Tobrouk. Commando pour l'enfer avec Rock Hudson et George Peppard (le futur "Hannibal" de l'Agence tous risques), fiction qui montre l'action d'un groupe de soldats juifs germanophones agissant derrière les lignes allemandes en Afrique du Nord.
Moins connu, mais portant encore une fois sur les commandos en Afrique du Nord, Commandos, l'enfer de la guerre, production italienne réalisée en 1968 par Armando Crispini avec Lee Van Cleef chargé de s'emparer d'une oasis.
Dans le registre du "n'importe quoi", soulignons tout de même La brigade du diable d'Andrew V. MacLaglen, mauvais remake des Douze salopards avec William Holden placé à la tête de repris de justice américano-canadiens pour désorganiser les lignes allemandes en Italie.



Dernière édition par Yeoman 35 le Jeu 30 Sep 2010, 11:50 am, édité 10 fois
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Lun 07 Juin 2010, 4:20 pm

4. 1969 - 1979 : La seconde guerre mondiale perd de la vitesse mais persiste:

Malheuresement pour les films de guerre, l'année 1968 est passée par là. C'est donc la remise en cause des valeurs américaines, du patriotisme etc. Remise en cause exacerbée par la Guerre du Vietnam. John Wayne ne tourne plus aucun film de guerre après avoir réalisé sont très patriotico-militariste Les bérets verts en 1966. Cependant, la production ne s'arrête pas là et gratifie encore de très bonnes réalisations le public désireux de voir la Seconde Guerre mondiale portée à l'écran. Mais cette fois-ci, la priorité est donnée aux biographies et aux batailles marquantes.

En 1970, Patton de Franklin J. Schaffner (à qui l'on doit La planète des singes et Papillon) remporte cinq Oscars dont celui du meilleur film et du meilleur acteur pour George C. Scott, qui crève littéralement l'écran par son interprétation magistrale du "Old Blood 'n Guts". Scott EST son personnage durant tout le film. La même année Richard Fleischer, Kinji Fukasaku et Toshio Masuda mettent brillamment en scène l'attaque de Pearl Harbor dans Tora ! Tora ! Tora ! En 1976, Richard Attenborough réalise Un Pont trop loin qui se veut une oeuvre à l'image du Jour le plus long. Bien qu'un peu parfois fouilli du fait qu'Attenborough veut tout montrer de l'Opération Market Garden, son film a bénéficié de l'appui matériel le plus considérable pour un film de guerre. En outre, Un Pont trop loin bénéficie d'une impressionante distribution d'acteurs avec Sean Connery, Dirk Bogarde, Ryan O'Neal, Gene Hackman, Michael Caine, Laurence Olivier, Maximilian Schell, Hardy Krüger, Robert Redford et Anthony Hopkins entre autres. Toutefois, le film d'Attenborough est intéressant dans le sens où il entend davantage montrer les combats de Nimègue-Arnhem et la violence qui en résulte, amorçant ainsi un mouvement cinématographique qui trouvera son aboutissement dès la fin des années 1990.
En 1976 toujours, Jack Smight réunit Charlton Heston, Henry Fonda, James Coburn, Toshiro Mifune dans The Battle of Midway, avec une très bonne réalisation rendue possible grâce aux images d'archives et l'aide de l'US Navy. L'année d'après c'est Joseph Sargent qui dirige Gregory Peck (très bon) dans MacArthur le général rebelle à la manière de Patton.
Soulignons aussi que c'est Jerry Goldsmith qui s'impose comme le principal compositeur des bandes originales des films de l'époque du genre (Patton, MacArthur, The Battle of Midway).





Plus critique, Sam Peckinpah réalise son seul film de guerre, mais ô combien réussi, La Croix de Fer (1976), l'une des seules productions anglo-saxonne à traiter du Front Russe. Dans cette oeuvre tournée en Yougoslavie, celui que l'on surnomme le "cinéaste de la violence" dresse James Coburn face à Maximilian Schell dans un duel psychologique qui se révèle être une sévère diatribe contre les officiers imbus de leur carrière. Le tout sur fond d'offensive soviétique en Crimée. James Mason est aussi présent à l'écran dans le rôle d'un colonel désabusé par la guerre, ce qui tranche avec ses interprétations d'officiers prussiens "honorables et intègres". Car après le passage de La Croix de Fer, le privilège de la violence gratuite et du sadisme qui était jadis réservé aux SS devient peu-à-peu l'apanage de la Wehrmacht.




Brian G. Hutton retrouve un ton ostensiblement décalé avec De l'or pour les braves (1970) où il dirige une équipe d'aventuriers cyniques et sans scrupules menés par Clint Eastwood et Telly Savalas, dont l'objectif principal est de s'enrichir en retrouvant de l'or dissimulé par les nazis. D'ailleurs, Donald Sutherland est excellent dans son rôle de chef de char Sherman déjanté à l'accoûtrement hippie. Woodstock est passé par là ! Finalement, Hutton réussit à manier efficacement à la fois le style du western et celui du film de guerre.



En 1971, pour son dernier film de guerre, John Sturges gratifie le public de L'Aigle s'est envolé avec Michael Caine, Robert Duvall et Donald Sutherland. Basé sur l'histoire vraie d'un projet allemand qui visait à expédier un commando en Grande-Bretagne pour assassiner Churchill, ce film, loin d'être le meilleur de Sturges, réussit à s'apprécier.
Les années 1970, sont aussi les années où Andrew V. MacLaglen tente de se faire un nom avec des films sur la Seconde Guerre mondiale. Malheureusement, avec de vieillissants Curd Jürgens, Rod Steiger, Richard Burton et autre Robert Mitchum, La Percée d'Avranches, bien qu'honnête série B, est loin d'arriver au niveau des prouctions citées précédemment. En 1978, Guy Hamilton tente de réaliser une suite au chef d'oeuvre de Jack Lee Thompson Les canons de Navarone avec Robert Shaw, Edward Fox, Harrison Ford et Barbara Bach ancienne partenaire de Roger Moore dans L'espion qui m'aimait. Mais L'ouragan de Navarone (1978) est décevant au niveau du résultat, surtout au niveau du scénario. S'inscrit aussi dans le thème "action", le très peu crédible mais sympathique Bons baisers d'Athènes (1979) de George Pan. Cosmatos avec Roger Moore, Telly Savalas, David Niven, Elliot Gould et Claudia Cardinale.



Et du côté soviétique ? Si la déstalinisation permet un certain renouveau du cinéma russe, les années Khrouchtchev et Brejnev n'entament pas la magnification de "la glorieuse Armée Soviétique qui a chassé les immondes hordes fascistes etc, etc." A ce titre entre 1969 et 1971, voulant renouveler le genre, Youri N. Ozerov réalise un cycle de près de six heures intitulé Osvobojdenie (Libération) qui va de la bataille de Koursk à la prise de Berlin. Réalisé avec d'importants moyens, il en résulte un film propagandiste plus mesuré que les productions antérieures, avec de bonnes scènes de combat (la prise du Reichstag est plutôt bien rendue).

Malheureusement pour le film de guerre anglo-saxon, deux évènements vont provoquer une certaine déchéance dès la fin des années 1970. D'une part, en 1979 Francis Ford Coppola est primé au festiva de Cannes pour Apocalypse Now qui amorce toute une filmographie consacrée à la guerre du Vietnam qui va caractériser les années 1980. Les films de guerre portant sur le Vietnam peuvent s'avérer être très critiques tout comme apologétiques. Dans le deuxième cas, bien souvent, ils tombent dans la série B ou le mauvais film.
D'autre part, en 1980 Ronald Reagan est élu Président des Etats-Unis. Or, l'ennemi désigné n'est plus le perfide japonais ou le soldat allemand, mais bien le communiste sous toutes ses coutures (avec des avatars islamistes parfois ! NDLA). Ce qui donne ainsi naissance à bon nombre de productions de guerre caractérisée par leur ton patriotique outrancier voire caricatural. Citons juste Delta Force de Mennahem Golan (bien qu'il s'agisse de terroristes libanais dans le film) avec la présence "charismatique" de Chuck Norris, mais plus affligeant encore, mais on compatira pour lui, de Lee Marvin...


5. LES ANNEES 1980 : UN PASSAGE A VIDE ?

Seul (et un peu contre tous NDLA), Samuel Fuller ose un baroud d'honneur en réalisant Au-delà de la gloire (Big Red One) en 1980 avec Lee Marvin, en Sergent vétéran de deux guerres qui houspille Mark Hamill - Luke Skywalker - qui troque ici son sabre laser contre un fusil M1 Garand. Bien qu'un peu partiel et "bricolé à la Fuller" (c'est-à-dire une caméra et pas de grands moyens), Au-delà de la gloire reste une oeuvre autobiographique détournée mais sincère. Il faut aussi souligner la scène sur Omaha Beach assez réaliste (surtout dans les scènes coupées) bien qu'un peu trop rapide.



Sinon, côté allemand, Wolfgang Petersen dirige efficacement Jürgen Prochnow et son équipe de pirates des fonds-marins dans Das Boot (le bateau) en 1981. Ce film démontre tout de même la capacité des studios allemands à produire des films de qualité même s'ils sont plutôt occassionnels.

En revanche côté soviétique, on en vient à une petite Révolution (si l'on peut dire) au sein du cinéma. En effet, au milieu des années 1980, Mikhaïl Gorbatchev engage la Perestroïka. Les conséquences se manifestent dans une (un peu) plus grande liberté et de ton ainsi qu'une innovation dans la création artistique. C'est dans ce contexte qu'Elem Klimov réalise un grand coup avec Idi I Smotri (Va et vois ou Requiem pour un massacre), film déroutant mais extrêmement fort sur la guerre à l'Est avec les partisans et les populations civiles comme points centraux. Les exactions des troupes allemandes (des SS) sont montrées avec une violence et une brutalité époustoufflantes.



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Dernière édition par Yeoman 35 le Jeu 10 Juin 2010, 10:35 am, édité 17 fois
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  eddy marz le Lun 07 Juin 2010, 5:01 pm

Great, Yeoman pouce gri ;
On attend la suite (je crois que ça se corse...)

Eddy
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Invité le Lun 07 Juin 2010, 6:23 pm

Je dirais bien bravo pour ce post, mais ça doit être la 3e fois que je l'écris... (Y'a comme un problème informatique sur ce forum, ces derniers temps.) N'oublie pas de ne pas parler de la Bataille des Ardennes avec Kojak


Dernière édition par LSR le Lun 07 Juin 2010, 6:32 pm, édité 1 fois

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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Lun 07 Juin 2010, 6:31 pm

Merci beaucoup Eddy, ça fait plaisir.
Merci LSR, enfin j'y suis parvenu. Kojak est présent dans la rubrique "grandes fresques" mais sous son vrai patronyme...
Je poursuis donc.

6. LES ANNEES 1990 : RETOUR EN FORCE...

L'essoufflement des films sur la Guerre du Vietnam qui dominaient le genre à Hollywood pendant les années 1980, permet un retour de la Seconde Guerre mondiale. Si les débuts furent un peu lents, Steven Spielberg a donné un coup de pied dans la fourmilière avec Il faut sauver le soldat Ryan.

En 1990, Michael Caton-Jones réalise Memphis Belle, qui malgré son côté héroïsant est plutôt réussi grâce à ses bons effets spéciaux. En 1992, ce sont les Allemands qui osent traiter de la violence de la guerre à l'Est. En effet, Joseph Vilsmaier réalise Stalingrad hiver 1942 où l'acteur Thomas Kretschmann est révélé grâce à son rôle d'officier. Très bien reconstitué (le réalisme est beaucoup plus probant que dans les productions précédentes) et bénéficiant d'une mise en scène soignée, le film de Vilsmaier constitue une réussite dans le genre et démontre encore une fois la qualité des productions allemandes.
Mais le coup de tonnerre intervient fin 1998, quand sort sur les écrans le film de Steven Spielberg (qui auparavant avait réalisé La liste de Schindler) Il faut sauver le soldat Ryan. Le film rompt avec tous les codes du genre grâce au réalisme poussé à l'extrême de la scène de débarquement qui témoigne de la violence des combats. En outre, l'idée de filmer caméra portée à l'épaule avec de gros plans sur les visages des soldats rend les séquences encore plus authentiques. Si le film de Spielberg (qui est d'abord une fiction) a pu être critiqué pour son propos quelque peu va-t-en-guerre et ses erreurs historiques qui n'auront pas échappé aux spécialistes (et passionnés) de la bataille de Normandie, il n'en reste pas moins qu'il demeure une innovation majeure en matière cinématographique. Innovation qui va redonner un souffle nouveau au film de guerre.
Très peu de temps après Steven Spielberg, Terence Mallick sort La ligne rouge, fiction qui réunit bon nombre de vedettes hollywoodiennes (Nolte, Kosteas, Cusack, Brody, Chaplin, Harrelson, Clonney) et qui se déroule pendant la bataille de Guadalcanal. Fidèle à son habitude Terence Mallick réalise une oeuvre contemplative qui s'interroge sur l'utilité de la guerre. Malgré son propos ouvertement pacifiste, Mallick réussit cependant à tourner de très bonnes scènes de combat ou la violence et la brutalité ne sont pas que subjectives.




Suite...


Dernière édition par Yeoman 35 le Mar 29 Juin 2010, 10:38 am, édité 3 fois
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Lun 07 Juin 2010, 6:58 pm

7. 2000-2009 : RETOUR GAGNANT !

Les années 2000 voient arriver les conséquences de l'idée de Steven Spielberg. Les films de guerre redeviennent à la mode. Seulement, à côté de chefs d'oeuvre ou de bonnes productions passées assez inaperçues en France, on trouve d'autres oeuvres décevantes mais qui ne tombent pas dans le navet absolu toutefois.
En 2001, Johnatan Mostow sort U-571 avec Matthew MacConnaughey et Harvey Keitel, qui malgré de bonnes scènes et de très bons effets visuels ne parvient pas à se départir d'un ton un peu trop patriotique et manichéen. Dans ce film de sous-marins, des commandos américains de l'US Navy réussissent à s'emparer de la chiffreuse Enigma, action qu'il faut mettre au compte des britanniques... Encore plus décevant, Pearl Harbor du réalisateur "à grand spectacle" Michael Bay. Si la séquence de l'attaque japonaise est très réussie, en particulier sur le point des effets spéciaux, tout le reste du film n'est qu'une vague romance au ton patriotique.
En 2002, alors que HBO et la télévision française diffusent l'excellente série télévisée Band of Brothers, John Woo tente sa chance avec Windtalkers avec Nicolas Cage, Adam Beach, Christian Slater et Mark Ruffalo. L'idée de départ de parler des transmetteurs Navajo de l'USMC était intéressante, malheureusement malgré d'importants moyens déployés, la critique n'accueille pas favorablement cette production pour bon nombre de défauts dans le scénario, la mise en scène et le manichéisme affiché.
Autre déception de la même période, Stalingrad du réalisateur français (international NDLA) Jean-Jacques Annau avec Jude Law, Ed Harris et Joseph Fiennes. Malgré une première scène pouvant paraître prometteuse, le reste du film semble se chercher et manque cruellement de rythme.

Ainsi, il faut attendre que le genre effectue une "petite traversée du désert" entre 2002 et 2006 pour voir surgir de bien meilleures productions et même des chefs d'oeuvre.
En 2006, deux productions complètement méconnues en France font leur apparition sur les écrans anglo-saxons. D'une part Kokoda the 39th Battalion, production australienne réalisée par Alister Grierson qui réussit à montrer les conditions de vie et de combat des soldats australiens pendant la campagne de Nouvelle-Guinée. Kokoda recevra le prix principal du Festival du film de Houston. La même année, John Dahl sort The Great Raid avec Benjamin Bratt, James Franco, Connie Nielsen et Joseph Fiennes. Basé sur un fait réel (la libération d'un camp de prisonniers américains par un raid de commandos) The Great Raid est un film réussi sur la campagne des Philippines en 1945. Et là, tous les aspects (prisonniers américains, brutalités et exactions japonaises, guérilla philippine...) sont traités avec sobrieté et efficacité.

On le voit là encore, le Front du Pacifique se retrouve fortement privilégié dans la filmographie anglo-saxonne. La consécration de ce thème arrive fin en 2006 et 2007 grâce à l'oeuvre en deux volets de Clint Eastwood qui traite de la bataille d'Iwo Jima. Maîtrisant son sujet à la perfection, Clint Eastwood réalise une oeuvre magistrale pleine d'humanité et de réalisme. Dans Mémoire de nos Pères (Flag of our Fathers), basé sur le livre homonyme de James Bradley et Ron Powers, Clint Eastwood traite de la bataille d'Iwo Jima (avec une scène de débarquement aussi grandiose que réussie) sous l'angle de ce qui tourne autour de la photographie de Rosenthal, à savoir les Marines plantant le drapeau sur le Mont Suribachi. Mais ce que montre le film avec un ton critique bien venu, c'est toute la publicité faite autour des Marines Ira Hayes (extraordinaire Adam Beach !), Rene Gagnon et James Bradley. Trois hommes ordinaires qui finissent par retourner dans l'anonymat le plus complet.
Si Mémoire de nos Pères a été bien accueilli, le second volet Lettres d'Iwo Jima a été massivement salué par la critique internationale (la critique japonaise en premier!-NDLA) à sa sortie en avril 2007. La raison principale vient sans doute du fait que c'est la première fois qu'un film se plonge littéralement dans le point de vue des autres protagonistes de la bataille d'Iwo Jima en particulier et de la campagne du Pacifique en général ; les soldats japonais. Basé sur les quelques lettres de soldats et d'officiers retrouvées dans les défenses de l'île, le second volet de l'oeuvre d'Eastwood n'est pas seulement un film de guerre. C'est bien plus, et on ne peut s'empêcher de ressentir une intense émotion à la dernière séquence. Bien que mettant en scène des personnages fictifs et réels, le film traite des soldats japonais comme ils devaient être. S'il y avait des officiers et sous-officiers fanatiques et brutaux avec leurs subordonnés, les soldats de bases étaient plutôt peu enthousiastes de faire la guerre (les mauvais traitements y étaient pour beaucoup). Exemple probant, celui du soldat Saïgo, boulanger dans le civil qui n'aspire qu'à retrouver sa jeune épouse et son fils qu'il n'a pu voir naître ; interprété par Kazunari Ninomiya extrêmement attachant. En revanche, l'écrasante majorité de Lettres d'Iwo Jima est portée par l'extraordinaire interprétation du général Tadamachi Kuribayashi par Ken Watanabe. Watanabe joue ici un officier compétent, consciencieux mais humain, qui sait très bien qu'il va mourir et que la défaite est proche. Cependant au nom de l'honneur samouraï, le Bushido, il va s'acquitter des ordres qui lui sont donnés. Sinon, le fait que le film ne soit tourné qu'en langue japonaise donne une bien plus forte authenticité.





Début 2009, Brian Singer (X-Men, Usual supect) sort Walkyrie, avec Tom Cruise en tête d'affiche dans le rôle du Colonel K. von Stauffenberg. A côté de lui on retrouve Bill Nighly, Thomas Kretschmann, Ulrich Tukur et bien d'autres (seule l'interprétation de Hitler est ratée NDLA). Production d'assez bonne réalisation, Walkyrie relate la planification et l'exécution de l'attentat contre le Führer.

Autre registre, en 2009, le jury du festival de Cannes décerne le prix d'interprétation masculine à Christoph Waltz pour son rôle du colonel SS Hans Landa dans le film de Quentin Tarantino, Inglorious Basterds. Inglorious Basterds tire son inspiration dans plusieurs films de guerre dont Les douze salopards, et Pour une poignée de salopards d'Enzo G. Castellari auquel la référence est plus qu'explicite.
Fidèle à son schéma traditionnel, Tarantino fait suivre au spectateur les destins croisés de plusieurs personnages pendant l'occupation en France avec un côté complètement décalé et parfois même loufoque. Sinon, il n'en reste pas moins que le résultat est plutôt réussi avec un final surprenant. Seul problème, l'excellente interprétation de Brad Pitt en officier-cow boy est occulté par celle de Christoph Waltz.










Mon propos s'arrête là. Nous avons bien vu que le film a traversé des périodes et des thèmes d'influence et même des crises mais qu'il peut s'adapter grâce aux nouvelles méthodes de tournage.


Bien cordialement


Dernière édition par Yeoman 35 le Mar 29 Juin 2010, 10:41 am, édité 4 fois
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Psychopompos le Lun 07 Juin 2010, 7:20 pm

Très intéressant. Bravo. pouce
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Lun 07 Juin 2010, 7:47 pm

Merci.

Tu as vu j'ai fait de la publicité pour l'AUTRE forum/secte dont nous sommes adhérents de plein gré.
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Psychopompos le Lun 07 Juin 2010, 10:08 pm

Oué.
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Mer 09 Juin 2010, 12:43 pm

Je tiens à informer les lecteurs de ce topic que je dois souvent opérer des rectifications sur les séquences.

Je vous prie de bien vouloir m'en excuser.


Cordialement
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  eddy marz le Mer 09 Juin 2010, 3:02 pm

Yeoman 35 a écrit:Je tiens à informer les lecteurs de ce topic que je dois souvent opérer des rectifications sur les séquences.

Je vous prie de bien vouloir m'en excuser.


Cordialement

C'est bon pour une fois clin doeil gri
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  HURudel le Mer 09 Juin 2010, 10:40 pm

Bravo, mais un peu trop américain, le sujet serait plus intéressant sur un sujet comme le Vietnam !

Sinon, il y a un moment, sur BFM, j'ai entendu une écrivaine (historienne) qui parlait de son dernier livre (malheureusement je ne me souvient ni de son nom, ni du titre, faut faire des recherches !) sur le cinéma d'après guerre, avec un exemple sur le tournage de "La bataille du rail", de la façon où chaques rushes devaient être contrôlés par le gouvernement, le PC, la SNCF...etc (sujet sensible à l'époque !!)

Présenté pendant des décennies comme le plus grand
film sur la résistance française,
Bataille du rail



L’argument :
1941-43 : les cheminots participent activement à la résistance contre
l’occupant nazi. Un chef de gare, surnommé Camargue, et son adjoint,
Athos, commandent la Résistance dans leur secteur. Ils organisent les
passages de la ligne de démarcation, des sabotages et envoient de
précieuses informations en Angleterre. Pour contrer la Résistance, les
nazis exécutent des otages. En juin 1944, après le Débarquement,
l’envahisseur décide d’envoyer un convoi d’hommes et de munitions en
Normandie. L’organisation de Camargue, baptisée « Résistance Fer »,
s’engage à corps perdu dans le combat...


Notre avis :
Commandité par le réseau d’obédience communiste Résistance-Fer, ainsi
que par les hautes instances de la SNCF, La bataille du
rail
devait au départ n’être qu’un court-métrage, tourné par René
Clément dès le mois de mars 1945. Toutefois, satisfaits par l’extrême
qualité du métrage, des fonds supplémentaires ont été débloqués afin de
réaliser un long-métrage complet. Ce dernier a donc été tourné au mois
de juin 1945 par la même équipe. Compilant dans son scénario toutes les
anecdotes qu’il a réussi à glaner dans les entrepôts de la SNCF auprès
des cheminots résistants, René Clément parvient à constituer un scénario
d’une belle efficacité sur le plan narratif, mais nettement moins
convaincant sur le plan historique (n’oublions pas qu’il ne bénéficiait
d’aucun recul par rapport aux événements contés). Ainsi, l’héroïsme des
ouvriers du chemin de fer n’est pas clairement daté et la multiplication
des actions de bravoure donnent l’impression que l’intégralité de
l’entreprise SNCF a résisté activement aux occupants. Une version des
faits qui a satisfait non seulement la célèbre société, mais aussi les
dirigeants politiques de l’époque qui comptaient effacer de la mémoire
collective la collaboration au profit d’une France intégralement
résistante.
Dans cette grande mystification nationale, La bataille
du rail
est donc un film charnière puisqu’il a été sans cesse
utilisé comme preuve du courage des Français face à l’occupant. Il est
d’ailleurs symptomatique que le film de René Clément n’évoque jamais les
convois ferroviaires mis en place par la SNCF afin de déporter les
Juifs vers Auschwitz. Ni que cette résistance n’a vraiment pris corps
qu’en 1943-44 et encore de manière sporadique. Mis à part cette
dimension historique, ce premier long-métrage de René Clément fait
preuve de nombreuses fulgurances stylistiques. On note au début du film
de nombreuses séquences largement inspirées par le cinéma soviétique à
la Eisenstein, notamment dans l’utilisation des angles de caméra et la
maîtrise du montage. Malheureusement, ces qualités formelles
s’évanouissent dans la seconde partie (lors de l’attaque du convoi
blindé) où la réalisation de Clément se fait plus pesante, annonçant
déjà son futur style, classique, voire académique. Plombé par des
incohérences et erreurs historiques, ce final tombe même dans la pure
propagande lors d’une dernière séquence qui cherche à flatter le peuple
français en le présentant comme héroïque.
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=18&ved=0CDgQFjAHOAo&url=http%3A%2F%2Fwww.avoir-alire.com%2Farticle.php3%3Fid_article%3D13780&ei=7vYPTIL9N8et4Qby882CDA&usg=AFQjCNEjMD4SWPCOnTkuXNBen5HrPIOuRg&sig2=ibNiKaaVPhsrK0t2hFUQig
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Jeu 10 Juin 2010, 10:24 am

Exact HuRudel, j'en parle toutefois dans la partie "Hommage".

Le problème, c'est que les films français parlent davantage de la Résistance que des FFL. Le seul film qui aborde les FFL étant Un taxi pour Tobrouk. Sinon, j'aurais pu souligner La Neige et le Feu de Claude Pinnoteau avec Vincent Perez.


Cordialement
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  eddy marz le Jeu 10 Juin 2010, 11:04 am

Yeoman 35 a écrit:Vincent Perez.

mort de rir gri mort de rir gri mort de rir gri
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Ming le Jeu 10 Juin 2010, 11:15 am

Ca aurait pu être pire, avec Vincent Lindon

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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Jeu 10 Juin 2010, 12:14 pm

Oui Vicent Perez, j'ai encore vu la jaquette DVD du film à la FNAC hier. Je sais que ça ne paraît pas du tout crédible mais ce film existe...

Pire avec Vincent Lindon ? Je n'en doute pas cher Président. Et je n'ose pas imaginer avec Philippe Torreton, Lambert Wilson ou Charles Berling !

Cordialement
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Zek le Jeu 10 Juin 2010, 1:04 pm

Yeoman 35 a écrit:Oui Vicent Perez, j'ai encore vu la jaquette DVD du film à la FNAC hier. Je sais que ça ne paraît pas du tout crédible mais ce film existe...

Pire avec Vincent Lindon ? Je n'en doute pas cher Président. Et je n'ose pas imaginer avec Philippe Torreton, Lambert Wilson ou Charles Berling !

Cordialement

Je sais que dedans, il y a d'authentiques chars allemands, dont un Königstiger, qui ont été prêtés par le musée des blindés de Saumur. Donc, rien que pour ça...
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Laurent "Pink panth le Jeu 10 Juin 2010, 2:30 pm

Zek a écrit:
Yeoman 35 a écrit:Oui Vicent Perez, j'ai encore vu la jaquette DVD du film à la FNAC hier. Je sais que ça ne paraît pas du tout crédible mais ce film existe...

Pire avec Vincent Lindon ? Je n'en doute pas cher Président. Et je n'ose pas imaginer avec Philippe Torreton, Lambert Wilson ou Charles Berling !

Cordialement

Je sais que dedans, il y a d'authentiques chars allemands, dont un Königstiger, qui ont été prêtés par le musée des blindés de Saumur. Donc, rien que pour ça...


et peut-être pour une autre raison : le realisateur Cl. Pinoteau, est un ancien du 1er RCP et a donc vecu les evenements racontés dans son film
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Jules le Jeu 10 Juin 2010, 3:05 pm

Super sujet Yeoman 35.
J'ai vu notamment le très bon "L'Aigle S'est Envolé".
En tous cas, à chaque fois je fais même le constat : j'ai une grosse préférence pour les films des années 60-70 (voire avant 1960) : dialogues, jeu des acteurs, ambiance... Dans "Taxi Pour Tobrouk", on se fend bien la gueule. "La Ligne De Démarcation" est très bon aussi. Que dire de "Fortunat" et de "La Traversée de Paris", deux films où joue un excellent Bourvil.
À voir également : "Jugement À Nuremberg", "Paris Brûle T-il ?", "La Nuit Des Généraux"...
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Yeoman 35 le Jeu 10 Juin 2010, 5:05 pm

Zek a écrit:
Yeoman 35 a écrit:Oui Vicent Perez, j'ai encore vu la jaquette DVD du film à la FNAC hier. Je sais que ça ne paraît pas du tout crédible mais ce film existe...

Pire avec Vincent Lindon ? Je n'en doute pas cher Président. Et je n'ose pas imaginer avec Philippe Torreton, Lambert Wilson ou Charles Berling !

Cordialement

Je sais que dedans, il y a d'authentiques chars allemands, dont un Königstiger, qui ont été prêtés par le musée des blindés de Saumur. Donc, rien que pour ça...




Ce n'est pas tant sur la reconstitution, les matériels et la mise en scène. Claude Pinnoteau est quand même bon. Mais c'est plus la question de l'interprétation, Vincent Perez n'est pas vraiment à l'aise dans un film de guerre. En fait, certains acteurs ont leurs spécialités. Par exemple je vois très peu Lee Marvin jouer dans un drame sentimental. Mais bon, je peux me tromper

Jules, un grand merci pour le compliment

Cordialement
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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  Ming le Jeu 10 Juin 2010, 5:46 pm

Yeoman 35 a écrit:Ce n'est pas tant sur la reconstitution, les matériels et la mise en scène. Claude Pinnoteau est quand même bon. Mais c'est plus la question de l'interprétation, Vincent Perez n'est pas vraiment à l'aise dans un film de guerre. En fait, certains acteurs ont leurs spécialités. Par exemple je vois très peu Lee Marvin jouer dans un drame sentimental. Mais bon, je peux me tromper

Jules, un grand merci pour le compliment

Cordialement

Certes oui, ce serait demander à Chuck Norris d'interpréter le rôle d'Oppenheimer dans les maîtres de l'ombre. Et là, il faut le dire, ça le ferait pas Donc non, Sire Yeoman, tu ne te trompes pas.

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Re: Histoire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale

Message  clem le bleu le Jeu 10 Juin 2010, 6:03 pm

Tu n as même pas trouver les film qui vont sortir en 2013 tu me déçois bon mis a part cette blague très bon boulot
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