l'Armée Chinoise 1920-1945

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l'Armée Chinoise 1920-1945

Message  Apprenti le Dim 20 Jan 2013, 2:58 pm

Les Uniformes de l’Armée Chinoise :




La question de l'Armée Chinoise , de sa politique et de ses particulirarités étant complexe , un petite retrospective s'impose , je pense en effet , qu'il est impératif de bien prendre en compte les données historiques et géopolitiques de la Chine au début du XXème siècle pour saisir ses particularités uniformologiques de la Seconde Guerre Mondiale .


Mon intêret pour l'Armée Chinoise durant la Seconde Guerre Mondiale remonte à l'année 2008 où je découvre en brocante un Historia ayant pour couverture le conflit sino japonais .
Ma présente études sera un condensé de diverses recherches , lectures et sources internet . , pour des raisons de gain de temps , la première partie de cette étude est un résumé de la page wikipedia ayant pour thème l'Armée chinoise .


M'excusant d'avance pour cette facilité , j'espère que vous prendrez plaisir à lire cette étude dumoins autant que j'en ai eu à la faire .


En 1911, Sun Yat Sen, à la tête du Kuomintang (KMT) ou Guomingdang (GMD), parvient à soulever la Chine du Sud et à rallier une partie de l'armée, des élites progressistes bourgeoises et des provinces. La première république - République de Nankin - est proclamée en 1912, l'empereur abdique et Sun Yat Sen est élu président. C'est la fin de la dynastie Qing. Mais ce n'est pas pour autant le signe de la restauration de la paix civile et politique interne.


Sun est contraint de partager le pouvoir avec le « président » Yuan Shikai qui vise à restaurer l'empire à son profit tandis que le nord du pays tombe sous la coupe des « seigneurs de guerre », potentats locaux, souvent anciens dignitaires militaires ou politiques provinciaux de l'époque impériale (gouvernement de Beiyang). C'est à cette époque aussi que les communistes de Mao Zedong, sortant de la clandestinité, deviennent de plus en plus actifs.
L'empereur auto-proclamé/Président de la République Yuan Shikai meurt le 6 juin 1916. Li Yuanhong, vice-président de la République de Chine, devient chef de l'État, selon les dernières volontés (non constitutionnelles) de Yuan Shikai.

Il restaure la constitution provisoire de 1912, ainsi que le parlement. Le 1er août 1916, le Kuomintang retrouve une majorité à la chambre et la République est définitivement rétablie sous l'autorité de Sun Yat Sen mais l'autorité centrale chinoise est néanmoins fortement affaiblie et l'armée elle-même est divisée .
Sun et ensuite son successeur Tchang Kaï-chek entreprennent de restaurer l'unité militaire du pays en fondant l'Armée révolutionnaire nationale et en entrant, avec l'aide des communistes, en campagne contre les seigneurs de guerre. Mais en 1927, à l'issue de la campagne du Nord, communistes et républicains nationalistes entrent à leur tour en conflit et une nouvelle situation de guerre civile s'installe à nouveau.


Profitant du chaos, le Japon, toujours soucieux d'étendre ses intérêts coloniaux en Chine, devient dès le débuts des années 1930 un nouvel acteur prépondérant de l'imbroglio politico-militaire chinois. Utilisant la Corée qu'ils occupent depuis 1895 comme « base arrière », les Japonais prennent le contrôle de la Mandchourie chinoise : l'État client «manchou» du Mandchoukuo est créé et Pu Yi y est restauré empereur tout en restant sous le parfait contrôle du pouvoir japonais .




Drapeau de la République (au centre) encadré par ceux de l'armée (gauche) et du KMT (droite)


La République et les seigneurs de la guerre :


Les unités « européanisées » - le plus souvent à l'initiative de leurs commandants - de la défunte armée impériale constituèrent le noyau de l'armée de la toute jeune république chinoise, certains de ses dignitaires, comme Yuan Shikai (1859-1916), jouant aussi d'ailleurs un rôle politique prépondérant dans celle-ci comme évoqué plus haut. C'est l'époque où l'influence allemande se fait encore fortement sentir, le modèle prussien ayant fait largement école dans le monde à la fin du xixe siècle (eg en Amérique latine et au Japon) après la victoire de 1871 et du fait également de l'importante présence économique allemande en Chine.


Avec l'instauration de la République, l'armée chinoise va définitivement s'équiper à l'européenne et son uniforme va passer du bleu foncé au gris vert en 1918. Après 1918, c'est encore l'Allemagne qui prend en charge l'entraînement et l'équipement de l'Armée chinoise pour quelques années.


Privée d'armée par le traité de Versailles, condamnée au versement d'exorbitantes indemnités de guerre et disposant d'énormes quantités de matériel datant de la Première Guerre Mondiale et de son complexe militaro-industriel toujours intact, l'Allemagne se lance en effet à cette époque dans un vaste programme d'assistance militaire international aux nations émergentes (Asie, Amérique latine, États baltes...) pour pouvoir permettre l'entrée de devises étrangères, tenter de soutenir un peu son économie plus que vacillante et financer les dommages de guerre.


L'avènement des puissances fascistes en Europe (Italie (1922) puis Allemagne (1933)) et la création consécutive du pacte anti-komintern amèneront l'Italie et le IIIe Reich à devenir à leur tour fournisseurs et conseillers militaires de l'armée républicaine - qui avait aussi bénéficié au début des années 1920 du soutien de l'URSS !

La France et dans une moindre mesure les États-Unis - qui avaient eux aussi d'importants intérêts en Chine à l'époque - contribuèrent également à l'armement des forces armées républicaines (notamment des forces aériennes).


Tant et si bien que l'arsenal de l'armée chinoise ressemble à l'époque à un véritable catalogue de l'armement occidental, blindés russes côtoyant canons et fusils allemands, mitrailleuses Browning américaines, chenillettes italiennes ou françaises, casques Adrian et Stahlhelm M1935, .. et même fusils mitrailleurs Zb26 tchécoslovaques !


Toujours à court d'équipement, certains soldats seront encore pourtant armés de cimeterres traditionnels (cf. supra), de piques voire de simples lances en bambous.



Très souvent « sponsorisés » par de grandes compagnies étrangères ayant d'importants intérêts en Chine (chemins de fer, mines, etc.) et eux aussi clients des fournisseurs allemands, les seigneurs de guerre bénéficient comparativement d'un bien meilleur équipement que l'armée républicaine (trains blindés, artillerie et même parfois aviation) au début des années 1920 même si dans ces armées privées, la «piétaille» est encore aussi bien souvent équipée d'armes blanches traditionnelles. Certaines de ses armées bénéficiaient aussi de l'expérience d'anciens Russes blancs recrutés à la fin de la guerre civile russe.



Carte des zones d'influence des seigneurs de guerre chinois en 1925 .



Combattants chinois sur la Grande Muraille appartenant probablement à une armée privée. Ils sont armés du cimeterre Dao traditionnel.



Combattants de l'armée privée du seigneur Sun Chanfang se préparant à défendre Shangai en 1927 contre l'armée républicaine. Ils portent la coiffure typique de cette armée et sont équipés de fusils Hanyang de la défunte armée impériale. On notera le port d'espadrilles que les soldats chinois ont toujours préférées aux souliers, godillots et bottes. Le brelâge est en coton tissé. Ces troupes, financées par les trésors de guerre des seigneurs, donnent une meilleure image que les soldats républicains souvent misérablement accoutrés.



Le fusil Hanyang Mod. 88 est une copie chinoise du Gewehr M88 Mauser allemand


L'Armée nationale révolutionnaire :



Quand éclate le soulèvement de Wuchang qui aboutira à l'instauration de la République, l'armée rebelle compte quelque 800.000 hommes, étudiants, cadets des académies militaires et troupes modernisées impériales mutinées. Ceux-ci portent toujours leurs uniformes kaki, débarrassés de ses insignes impériaux qui seront remplacés sur le bandeau du képi par l'étoile républicaine en métal émaillé. Les étudiants portent leurs uniformes scolaire, mêlés d'équipement militaire en coton filé (cartouchières, etc)- équipement typique de l'armée rebelle. Une bande blanche autour du bandeau du képi les distingue des forces impériales.

1922 voit l'apparition d'un nouvel uniforme en coton pour l'ANR - désigné dans la presse comme le nouvel uniforme des guerriers de Sun Yat-sen : casquette plate kaki à bandeau noir, veste kaki avec collet droit timbré de patchs rouges, épaulettes rouges, short kaki et bandes molletières en laine noire. Le début de la campagne du Nord contre les seigneurs de guerre marquera l'introduction d'une nouvelle version brun clair avec pantalon et bandes molletières, équipement en toile, armement indigène (fusils Hanyang et sabre Dao) ou allemand (reliquat impérial ou nouveaux arrivages).




Armement individuel essentiellement d'origine allemande ou indigène. Le pistolet Mauser C96 fut une arme très appréciée des cadres de l'ANR. Les vieux Mannlichers autrichiens (cfr supra) hérités de l'armée impériale restent encore en service en ces années 1920.



Pistolet automatique Mauser C96



Pistolet mitrailleur allemand MP18/28



Fusil Mauser Mod 1898



Fusil Kampfer, arme personnelle de Tchan Kai-cheik



Soldats de l'ANR brandissant le nouveau drapeau (cf. supra). Ils portent la version été de l'uniforme en kaki clair. La casquette à la forme particulière deviendra la coiffure typique des soldats chinois engagés dans tous les conflits jusqu'en 1949 (fin de la guerre civile) et même au sein de l'Armée populaire de libération après cette date (guerre de Corée).

Série de photos posées pour la presse internationale. Sur la photo 5, les soldats sont coiffés du casque français Adrian Mod. 1916 (bombe légèrement plus volumineuse que sur le Mod. 1936 de la Deuxième Guerre Mondiale).

Photo 5



Photo 6



Photo 7



Armée du Kuomintang :

Après la rupture avec les communistes, la branche nationaliste de l'ANR reçoit le soutien de l'Italie fasciste puis du IIIème Reich. La Tchécoslovaquie devient également un nouveau fournisseur - en particulier après l'annexion par l'Allemagne (Photo 3 : FM ZB26 tchèque) et aussi, dans une moindre mesure à ce moment, les États-Unis.



Unité du KMT à l'entraînement : l'équipement est essentiellement allemand. La presque totalité de l'équipement moderne sera perdu pendant la bataille de Nanking et dans les semaines qui suivront.




Combat dans les environs de Shanghai. Le soldat au centre est armé d'un FM tchèque, qui deviendra l'arme d'appui de section par excellence. Les Japonais n'hésiteront pas à retourner cette excellent fusil-mitrailleur - ancêtre du Bren Gun britannique - contre ses précédents utilisateurs chaque fois qu'ils en saisiront.



Le FM ZB26 tchèque et le Stahlhelm M35 donne à ce soldat du KMT une apparence très proche de celle de son contemporain allemand .



Servants chinois d'une pièce anti-char allemande PAK 37






Armée communiste :



La future Armée populaire de libération ( Rénmín Jiěfàng Jūn), fut fondée par le Parti communiste chinois le 1er août 1927 sous le nom d'Armée rouge des ouvriers et des paysans chinois - abrégé en Armée rouge chinoise (Hóngjūn) - après la rupture avec le Kuomintang et la mutinerie de la garnison communiste à Nanchang.
Fort de sa popularité après le succès de ses campagnes contre les seigneurs de guerre, Tchang Kaï-chek, le tout puissant chef du Kuomintang, entend bien devenir le seul maître de la Chine et ne plus tolérer aucune opposition interne. Les leaders modérés sont écartés voire exécutés selon ses souhaits, et il entend continuer à tenir la Chine sous une poigne de fer nécessitée par la situation interne encore instable. Le mécontentement augmente, les communistes s'attirant les sympathies populaires

. Dès 1926, à l'issue de la campagne du nord, Tchang Kaï-chek s'en prend donc violemment à eux dès lors qu'ils forment l'opposition la mieux organisée politiquement et ceux-ci à leur tour se radicalisent et rompent de facto avec le Kuomintang. Lorsque les communistes, sous commandement de Mao Zedong, menacé d'être exterminés, partent dans leur Longue marche, ils gagnent davantage encore la sympathie des Chinois comme de nombreux militaires - certains petits seigneurs de guerre locaux se ralliant même à leur cause, venant ainsi grossir les rangs de l'armée rouge.
Mao va imposer un changement de stratégie politico-militaire qui privilégiera l'implantation et la guérilla dans les zones rurales du Nord et du centre du pays, soldats et paysans faisant cause commune et partageant les ressources disponibles. La Longue Marche va devenir la geste héroïque de l'APL à des fins propagandistes. La tactique de guérilla maoïste renoue avec la tradition séculaire des révoltes et maquis paysans de la Chine - notamment de celle des Taiping évoqués plus haut.
Armée du Mandchoukouo :
Cliente du Japon, l'armée du Mandchoukouo est elle entièrement encadrée, habillée et équipée à la japonaise, bien qu'un reliquat de l'armement moderne de l'ancienne armée impériale chinoise (fusils Mannlicher, canons Krupp) ait aussi été réemployé. Des russes blancs anti-communistes servirent également dans ses rangs : en 1945 on en comptait encore pas moins de 4 000 .

Après l'occupation de l'Est et du Sud-Est de la Chine, le Japon mit là aussi en place des gouvernements locaux collaborationnistes (gouvernement provisoire de Pékin, gouvernement réformé de Nanking...) disposant eux aussi de forces armées équipées à la japonaise pour la lutte contre les partisans nationalistes et communistesnote .

Aux hasards des combats, une partie de l'équipement japonais tomba aux mains des nationalistes et surtout des communistes qui le retournèrent contre leur adversaire nippon, équipement/armement qui resteront par ailleurs en service dans les deux camps jusqu'à la fin de la guerre civile.
L'armée du Manchukuo fut créée dès 1932, peu après l'invasion japonaise de la Mandchourie.

Ses effectifs d'origine provenaient principalement des armées d'anciens seigneurs de guerre ralliés de gré ou de force à l'occupant japonais.


Dans les années 1930, ses effectifs s'élevaient à quelque 30 000 hommes pour atteindre 200 000 pendant la 2GM. Sa tâche principale fut la lutte contre les bandes armées de bandits et de partisans nationalistes et communistes, souvent sous contrôle opérationnel et encadrement japonais - ces unités, peu fiables et peu motivées, passant parfois en bloc à l'adversaire .


Au départ, ces troupes portaient encore l'uniforme gris-vert de l'ARN ou des armées des seigneurs de la guerre à partir desquelles elle fut constituée, se distinguant de leurs adversaires par le port d'un brassard jaune et d'une étoile à cinq branches - reprenant les couleurs du drapeau de la république - sur les coiffures .
En 1939, elle adopta un nouvel uniforme kaki similaire à celui de l'armée japonaise avec un système de grades particuliers au col des vestes. Quelques casques japonais furent distribués mais la coiffure sera en général le képi ou la casquette de toile de coton. La plupart des armes héritées de l'époque de la guerre civile furent remplacées par des armes japonaises : fusils Arisaka 98, Fusils-mitrailleurs et mitrailleuses lourdes . L'armée du Manchukuo disposait également d'une petite force aérienne équipée d'avions japonais et de Messerschmitt Bf 108 Taifun et d'unités blindées équipées de chars Renault FT-17 et de tankettes japonaises , leurs équipages étant en général formés de soldats japonais « prêtés » au Manchukuo. L'armée du Manchukuo fut incapable de s'opposer à l'invasion soviétique de 1945 qui mit un terme à l'existence de l'empire de Pu Yi, le dernier empereur de l'histoire de Chine.
Une petite garde impériale forte de quelque 200 hommes fut constituée en son sein, principalement pour des missions de garde rapprochée de l'Empereur Pu Yi et à des fins de démonstration protocolaire ou de propagande .




Entre 1937 et 1945 , l’uniforme chinois connait un certain nombre de changements .

Les forces nationalistes et communistes ont pareillement à souffrir d’une grave pénurie d’habillement et d’équipement , et doivent alors se débrouiller avec des effets de confection locale .
L’uniformité ne sera jamais très marquée les tenues pouvant varier assez considérablement d’une armée à l’autre selon la région , voire d’une année sur l’autre ! .
Cependant , les années 1936-37 vont marquer un tournant décisif dans l'histoire politico-militaire de la Chine contemporaine. Incapables finalement de prendre définitivement l'un ou l'autre l'avantage et conscients de la menace que fait peser sur la Chine la politique étrangère agressive du Japon, Tchang Kai-chek et Mao Tsé Toung mettent provisoirement un terme à la guerre civile pour s'unir contre les Japonais. C'est aussi à cette époque que l'armée du KMT a reçu de l'Allemagne et de l'Italie d'importants stocks d'armement ultra modernes, y compris blindés (Panzerkampfwagen I,Sdkfz 221/222 ) et artillerie (Flak 88, Pak 37, .. ). 
La coopération sino- durant les années 1920 et 1930 se rapporte à la collaboration entre la République de Chine et l'Allemagne.

( Cette coopération avait comme objectif de moderniser l'industrie et les forces armées chinoises, précédent ainsi de peu la guerre sino-japonaise (1937-1945).




La République de Chine qui a succédé à la dynastie Qing en 1912 était affaiblie par des luttes entre seigneurs de guerre et les incursions étrangères. L'expédition du Nord en 1928 unifiait la Chine sous le contrôle du Guomindang (GMT) afin d'endiguer la menace de l'empire du Japon encore bien présente. Une modernisation urgente de l'armée chinoise et de sa défense alliée au besoin des Allemands d'un approvisionnement sûr de matières premières, amène ces deux pays à avoir des relations plus étroites dans les années 1920 et 1930.


Ainsi ces accords seront particulièrement actifs entre l'avènement du régime nazi en 1933 et le début de la guerre avec le Japon en 1937. Des mesures concrètes de la réforme industrielle n'arrivèrent pourtant qu'en 1936, assez tôt toutefois pour permettre à la Chine un profond changement dans sa modernisation et dans sa capacité à résister aux attaques japonaises. )





[immg]http://www.swallow.com.tw/military/images/chinese/c001.gif[/img]





















Holster pour Mauser C96 :







Ces images proviennent de ce site ( En chinois ! ) :

http://www.swallow.com.tw/military/chinese.htm#c00821





Chinese troops wear the M1935 German helmet imported by the Nationalist government in 1935-36 to supplement weapons needed in the defense against Japanese invasion.

http://www.german-helmets.com/FOREIGN%20USE%20Main.htm







Un intéressant cliché de l'armée chinoise en 1937 .






L’aide militaire américaine à la Chine :



L'aide militaire américaine commença à arriver en Chine en vertu du Lend-Lease Act dès avril 1940. En janvier 1942, Chang Kai-shek fut nommé Commandant Suprême Allié en Chine. Cette adhésion à l' Alliance le priva du soutien politique et militaire allemand qui passa dès lors à Wang Jingwei.

En mars, le Lt-Gén. américain Stillwell devient l'attaché militaire auprès de Chang, juste à temps pour superviser la retraite chinoise de Birmanie où Chang s'était imprudemment engagé pour aider les Britanniques.


En juillet, il est nommé commandant du théâtre d'opérations Chine-Birmanie-Inde.

Pendant toute l'année suivante, il consacrera ses efforts, avec l'aide des Britanniques, à ré-équiper, ré-armer et ré-organiser les armées chinoises qui recevront alors d'énormes quantités de nouvelles armes américaines et britanniques, y compris blindés et artillerie dont elles manquaient cruellement depuis 1937. De nombreux combattants sont amenés par voie aérienne des zones chinoises encore sous contrôle du KMT vers l'Inde en vue de leur rafraîchissement28. Ces troupes sont ensuite engagées en Birmanie aux côtés des Britanniques (Chindits et 14eArmée) et des Américains (Merrill's Marauders) au sein d'unités mixtes, les Y-Force et X-Force pendant les âpres combats et campagnes de 1944 puis, à partir d'octobre, en Chine même.



En novembre 1944, le Chinese Training and Combat Command (litt. Commandement chinois (réf. géographique) pour l'entraînement et le combat - le Command étant une structure administrative et militaire opérationnelle typiquement américaine) ) est créé après la scission du commandement général pour le théâtre d'opérations Chine-Birmanie-Inde.


Ce CTCC reprend à son compte les tâches de l'Y-Force et de la Z-Force constituées des personnels US chargés des opérations et responsables de la formation et de l'approvisionnement des unités chinoises.

Ce commandement reprit donc les programmes de formation au Yunnan et du Training Center de Kweilin tout en apportant son soutien technique et logistique à la force expéditionnaire chinoise dans son offensive en Chine centrale et méridionale contre les Japonais.

En janvier 1945, Il est ré-organisé en deux commandements administratifs subordonnés distincts, les Chinese Training Command (Provisional) et Chinese Combat Command (Provisional). Ce dernier se voit subordonner six groupes de liaison avec les groupes d'armées chinois et une équipe de liaison avec chaque Armée et division. Ces organisations n'exerceront toutefois aucun contrôle tactique ou opérationnel sur les états-majors chinois.




Armement de l'Armée Chinoise :











Avec l'aide alliée , l'Armée chinoise touche entre autre des pistolet Thompson et UD42 dernier cri !




Sources :

Chris McNab : Uniformes et tenues de combat encyclopédie visuelle

Mon livre Forces armées de la seconde guerre mondiale .

Divers sites web cités


A suivre :surprise2:
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Re: l'Armée Chinoise 1920-1945

Message  Apprenti le Mar 22 Jan 2013, 2:27 am

Dossier téléchargeable ici :

ICI
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Re: l'Armée Chinoise 1920-1945

Message  Apprenti le Ven 01 Fév 2013, 8:00 pm

Scans de l'Ospey :" The Chinese Army 1937-1949" que je possède :















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Re: l'Armée Chinoise 1920-1945

Message  Apprenti le Ven 01 Fév 2013, 8:02 pm



Une pièce de ma collection personnelle :

Insigne de la 12ème division de l'Armée Nationale Révolutionaire de Chine
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Re: l'Armée Chinoise 1920-1945

Message  Apprenti le Sam 09 Fév 2013, 10:16 pm

L'Armée Chinoise de Nankin
Le 22 mars 1940 , le général Wang Tsing Wei qui avait longtemps disputé la première place au général Tchang Kai Chek crée une armée très favorable aux Japonais à Nankin .
Les succès allemands en Europe et en Afrique du Nord encouragent quelques rares batailles aux effectifs fluctuants et à la fidélité relative car les chinois ont pour l'occupant japonais une aversion totale .
Le gouvernement :" fantoche" de Nnankin a crée une armée dotée du casque allemand portant parfois des peintures de camouflage très similaires à ce que l'on pouvait trouver lors de la premuère guerre mondiale .
Dans l'ouvrage japonais Wild Mook 35 on trouve de rares documents permettant d'apprécier les modèles de camouflages choisis par l'armée chinoise de Nankin qui n'eut guère l'occasion de les mettre à l'édute . Dès la sépération entre les communistes et l'armée de Tchang Kai Chek effective avec l'aide américaine , l'armée chinoise de Nankin se dissout littéralement en quelques mois .



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