L'Armée Canadienne dans la Seconde Guerre Mondiale

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L'Armée Canadienne dans la Seconde Guerre Mondiale

Message  Apprenti le Mer 11 Sep 2013, 1:12 am



Bonsoir , voici un petit dossier sans prétention que je viens d'achever  à but de rendre hommage aux sacrifices des troupes canadiennes durant la Seconde Guerre Mondiale , vous y trouverez un condensé de plusieurs lectures et wikipedia .


Introduction : 

Pour les générations qui avaient combattu durant la Grande Guerre , la :" der des der" , la prespective d'un nouveau conflit mondial relevait de l'impensable .
Au Canada , la pression de l'opinion publique contre les budgets d'armements était forte .

Les agissements d'Hitler à la fin des années 30 firent néanmoins prendre conscience au monde libre que l'inévitable arriverait rapidement .

Plusieurs nations commencèrent donc à se réarmer , espérant par la même , limiter les risques de déclenchement d'une guerre .

Quand le 3 septembre 1939 , la Grande Bretagne déclara finalement la guerre à l'Allemagne , des préparatifs furent rapidement entrepris pour la constitution d'une force canadienne de service actif entièrement formée de volontaires .

Une de ces divisions nouvellement formée fut même envoyée en Angleterre .

La mobilisation des forces :

Ayant souffert de près de vingt années de négligence, les forces armées canadiennes étaient, en 1939, une petite organisation mal équipée et peu entraînée. En effet, durant l'entre-deux-guerres, le gouvernement fédéral voyait les forces armées comme un petit groupe de militaires professionnels dont le rôle était d'entraîner la milice et les autres forces non professionnelles .

En fait, la force permanente de l'armée canadienne était composée de moins de 4 000 soldats en 1931 .

L'équipement moderne était rare au sein de l'armée et le budget alloué à la défense par le gouvernement fut extrêmement réduit durant la Grande Dépression .
Les tentatives de modernisation de l'équipement avaient commencé à la fin des années 1930, mais l'achat de matériel fut lent .

De son côté, la Marine royale canadienne était principalement composée de deux destroyers de classe River, le NCSM Saguenay et le NCSM Skeena, acquis en 1931. 

Bien que les deux destroyers fussent modernes, ils ne possédaient pas la technologie moderne comme l'asdic et le radar. À la fin des années 1930, le gouvernement canadien acheta cinq destroyers à la Royal Navy du Royaume-Uni. 


La marine était organisée en une force professionnelle comprenant environ 1 900 marins à la fin des années 1930 et deux forces auxiliaires : la Réserve de la Marine royale canadienne et la Réserve volontaire de la Marine royale canadienne .


La force aérienne canadienne était sous le commandement de l'armée jusqu'en décembre 1938 et servait principalement des intérêts civils dans les années 1920 et le début des années 1930. Elle était alors composée d'un personnel de moins de 1 000 hommes et ses aéronefs étaient obsolètes. En 1939, le gouvernement acheta vingt Hawker Hurricane I au Royaume-Uni .

Néanmoins, les forces armées canadiennes étaient déjà en alerte à la suite de la déclaration de guerre de la Grande-Bretagne et de la France le 3 septembre 1939 avant même que le Canada n'entre officiellement en guerre une semaine plus tard, le 10 septembre . À ce moment, la force permanente comprenait 4 268 hommes et la milice en comprenait 86 308 .

Aucune réelle planification militaire ni même de décision quant à la taille du contingent canadien n'avaient été faites avant la déclaration .

 Le recrutement massif commença dès la déclaration et ce furent 58 337 hommes et femmes qui s'engagèrent à servir au cours du mois de septembre 1939 .

Les premières campagnes :


Entre la chute de la France en juin 1940 et l'invasion allemande par l'URSS en juin 1941, le Canada fournit aux Britanniques les besoins urgents en nourriture, armes et matériel de guerre à l'aide de convois maritimes et le transport aérien, ainsi que les pilotes et les avions qui combattirent lors de la Bataille d'Angleterre et le Blitz. Si l'invasion de la Grande-Bretagne par l'Allemagne avait eu lieu en 1941, les unités connues plus tard comme le 1er Corps canadien auraient déjà été déployées entre la Manche et Londres pour y répondre. 

À partir de 1939 jusqu'à la fin de la guerre en Europe en mai 1945, la Marine royale du Canada et la Marine marchande canadienne jouèrent un rôle particulièrement vital dans la seconde bataille de l'Atlantique.

Le Canada fut le lieu principal du plan d'entraînement aérien du Commonwealth britannique (BCAT) , qui demeure le principal programme de formation de l'armée de l'air dans l'histoire.

Plus de 167 000 membres du personnel du Commonwealth des forces aériennes, dont plus de 50 000 pilotes, furent formés dans les bases aériennes au Canada de 1940 à 1945. Plus de la moitié des diplômés BCAT étaient des Canadiens qui allèrent servir avec l'Aviation royale du Canada (ARC) et la Royal Air Force (RAF). Un des six commandement des forces de bombardement de l'armée de l'air royale britanniques des unités aériennes en Europe était canadien. 


Les soldats de l'armée Canadienne combattirent dans la Bataille de Hong Kong en 1941 contre les Japonais et au désastreux débarquement de Dieppe de 1942, alors que la 2e Division d'infanterie canadienne appuyée par des commandos britanniques et une petite unité de rangers américains effectuaient une tentative ratée de débarquement dans le port français de Dieppe.

Les troupes canadiennes participèrent à la campagne d'Afrique du Nord. Au début de la guerre, les troupes japonaises avaient envahi l'Alaska. L'Armée de l'air canadienne effectua des patrouilles anti-sous-marines contre les Japonais tandis que sur terre, les troupes canadiennes combattirent côte à côte avec les troupes américaines contre les Japonais. Finalement, les Japonais furent repoussés.

Le 1er Détachement du service spécial ou 1st Special Service Force en anglais (abrégé en 1st SSF ou FSSF pour First Special Service Force), surnommé Devil's Brigade :

En juin 1942, le Lieutenant-Colonel américain Robert T. Frederick reçut l’ordre de mettre  sur pied une unité capable d’opérer dans des conditions arctiques.

Sa mission prit le nom de code de « projet Charrue » et fut couronnée de succès et 1 600 volontaires firent partie de l'unité à sa création .

3 régiments, (6 bataillons d’assaut et 1 bataillon de support), comportant un total de 2 500 hommes qui plus tard furent connus sous le nom de première force des services spéciaux, furent mis sur pied. 


Composée de volontaires américains et canadiens, ces derniers avec 47 officiers et 650 autres soldats représentant le quart des effectifs, principalement des « hommes des bois », trappeurs ou bûcherons, la FSSF fut désignée communément comme « la Force ».

Après la campagne d'Afrique, des soldats canadiens participèrent aux débarquements de 1943 lors de l'invasion alliée de la Sicile et de l'Italie continentale, puis combattirent à travers la longue campagne d'Italie. Bon nombre des premiers soldats alliés à entrer dans Rome étaient des commandos canadiens du 1er Détachement du service spécial.

Les Canadiens apportèrent une forte contribution tout au long de la campagne lors de la prise de la ville d'Ortona et jouèrent un rôle crucial pour briser la Ligne gothique. Au cours de la campagne d'Italie, plus de 25 000 soldats canadiens furent tués.

Les escadrons de l'Aviation royale du Canada et les pilotes canadiens engagés dans la Royal Air Force britannique combattirent avec distinction aux commandes de Spitfire et de Hurricane au cours de la Bataille d'Angleterre. Au 1er janvier 1943, il y avait assez de bombardiers de l'ARC et d'équipes en Grande-Bretagne pour former le 6e Groupe ARC (en), un des huit groupes de bombardiers dans la Royal Air Force Bomber Command .

La 1re Division d'infanterie canadienne et la 1re Brigade blindée canadienne ont participé au débarquement allié en Sicile lors de l'opération Husky le 10 juillet 1943 et également au débarquement allié en Italie lors de l'opération Avalanche le 3 septembre 1943. 


La participation canadienne en Sicile et les campagnes de l'Italie ont été rendues possible après que le gouvernement a décidé de diviser la 1re Armée canadienne qui était inactive en Grande-Bretagne. 


La pression du public qui demande aux troupes canadiennes de commencer la lutte le contraint à bouger avant l'invasion attendue du nord-est de l'Europe. 

Les soldats ont combattu pendant toute la longue et difficile campagne d'Italie jusqu'au rapatriement au nord-ouest de l'Europe en février et mars 1945, lors de l'opération Goldflake . 


À cette époque, la contribution canadienne au théâtre italien avait été agrandie pour inclure le quartier général du 1er Corps canadien, la 1re Division d'infanterie canadienne, la 5e Division blindée canadienne et la 1re Brigade blindée canadienne, ce dernier possédant un statut indépendant. Trois Croix de Victoria ont été attribués aux troupes de l'Armée canadienne en Italie, le capitaine Paul Triquet du Royal 22e Régiment, le soldat Ernest Smith  du Seaforth Highlanders of Canada  et le major John Keefer Mahony (en) du Royal Westminster Regiment .

 Les batailles célèbres en Italie furent notamment la campagne de la rivière Moro, la bataille d'Ortona (en) et les batailles pour briser la Ligne Hitler.

Le 6 juin 1944, la 3e Division d'infanterie canadienne débarque sur Juno Beach lors du Débarquement de Normandie, faisant partie de l'opération Overlord, et subira 50 % de pertes pendant les premières heures de l'attaque. À la fin du Jour J, les Canadiens avaient réussi à pénétrer plus profondément dans les terres de la France que les Britanniques et les Américains, en surmontant une résistance plus forte que n'importe laquelle des autres têtes de pont à l'exception d'Omaha Beach. 

Pendant le premier mois de la campagne de Normandie, les Canadiens, les Britanniques et Polonais ont été combattus par une partie des troupes allemandes les mieux formées et expérimentées, dont la 1re division SS, la 12e division SS et la Panzer Lehr Division. Plusieurs opérations coûteuses ont été organisées par les Canadiens pour permettre de se frayer un chemin d'accès vers le pivot de la ville de Caen, puis au sud vers Falaise. 


Les troupes canadiennes ont joué un rôle important dans la libération de Paris. Trois Croix de Victoria ont été offertes aux Canadiens en Europe de l'Ouest : le major David Vivian Currie  du South Alberta Regiment  a obtenu la Croix de Victoria pour ses actions à Saint-Lambert-sur-Dive, le capitaine Frederick Albert Tilston du Essex Scottish Regiment  et le sergent Aubrey Cosens  du Queen's Own Rifles of Canada  ont été récompensés pour leur service dans les combats de Rhénanie en 1945, ce dernier à titre posthume.

L'une des contributions canadiennes les plus importantes a été la bataille de l'Escaut, impliquant le 2e Corps canadien. Le Corps comprend la 2e Division d'infanterie canadienne, la 3e Division d'infanterie canadienne et la 4e Division blindée canadienne . Bien qu'étant une formation canadienne, le corps comprenait la 1re division blindée polonaise, la brigade Piron belge, la brigade Princesse Irène néerlandaise et la 51e division d'infanterie britannique.




Les Britanniques avaient libéré Anvers, mais ce port ne pouvait pas être utilisé jusqu'à ce que les Allemands soient chassés de l'estuaire fortifié de l'Escaut. En quelques semaines d'intenses combats à l'automne 1944, les Canadiens ont réussi à vaincre les Allemands dans cette région. Les Canadiens ont alors tourné vers l'est et ont joué un rôle central dans la libération des Pays-Bas. 

Le raid de Dieppe :
 
Nous sommes en 1942.
 
Les Alliés sont dans une situation difficile. Les Allemands ont pénétré très profondément en Russie et l'armée britannique en Afrique du Nord a été repoussée jusqu'en Égypte.
 
 
 Presque toute l'Europe est occupée par l'Allemagne et tout ce qui protège l'Angleterre des forces de l'Axe est la Manche.
 
Les Alliés mettent alors sur pied un projet de raid du port de Dieppe.
 
 
On sait qu'il est encore trop tôt pour lancer une invasion à grande échelle de l'Europe.
 
Les buts de ce raid sont plutôt de semer la panique parmi les Allemands, de réduire l'intensité des attaques allemandes sur le front Est (permettant ainsi aux Russes de souffler un peu) et de tester les nouvelles techniques et le nouvel équipement militaire sur un vrai champ de bataille.
 
 


Le projet de raid est d'abord baptisé «opération Rutter» et devait avoir lieu en juillet.
 
 
 
 Les soldats, surtout des Canadiens, reçoivent un entraînement intensif sur l'île Wright à partir du 20 mai.
 
La mauvaise température du mois de juillet remet toute l'opération en question. On décide finalement de la reporter au mois d'août et de la renommer «opération Jubilee».
 
Le 19 août 1942 :
 
Sur le contingent de  5 000 canadiens de 1 110 Anglais et d’environs 50 rangers américains engagés dans l’opération , on compte plus de 4 000 tués blessés ou disparus .
 
L’infanterie canadienne paie à elle seule le lourd tribut de 667 Morts  218 disparus et 1894 prisonniers.
 
Il s’agissait en fait de la répétition à petite échelle d’une opération combinée de débarquement visant à teser les défenses cotières ennemies .
 
Avant l’attaque tout un dispositif à terre était déjà en action :
 
: «  Les Vagabonds bien-aimés » du réseau de Résistance dirigé par le garagiste Stvetislav Tsiritsh avaient opéré une série de sabotages essentiellement de câbles téléphoniques .
 
Le 19 Août , une flotte de 252 bateaux appareillait de la côte sud de l’Angleterre et arrivait au large de Dieppe a 3h00 .
 
A 3h30 , les navires de transport mettaient à l’eau les barges de débarquement .
 
 
A 3h47 , un des commandos s’est trouvé pris sous le feu de vedettes allemands au large de Berneval .
 
Deux bateaux allemands ont été coulés mais les déflagrations avaient attiré l’attention des forces terrestres allemandes annulant l’effet de surprise tandis que les troupes débarquaient sur une bande côtière de 18 kilomètres de long de part et d’autre du port .
 
L’objectif était de détruire une série de batteries côtières et de s’emparer du quartier général allemand.
 
Une batterie a été réduite mais les autres ont déversé une pluie d’obus sur les Canadiens piégés par les barbelés sur l’étroite plage de galets , devant les destroyers de la Royal Navy impuissants .
 
Sur les 24 barges de transports de blindés 10 seulement ont pu débarquer 27 chars qui furent tous détruits.
 
Au total 33 barges et un destroyer alliés furent coulés.
 
La Royal Air Force qui assurait la couverture aérienne a perdu 106 appareils contre 170 pour les allemands dont les pertes en hommes furent moins lourdes :
 
314 soldats tués , 294 blessés et 37 prisonniers emmenés en Angleterre .
 
 
Sur 18km le long des côtes françaises , des chars calcinés , des corps déchiquetés de plus de mille soldats , un désastre .
 
Le lieutenant Edwin Loustalot du 1er bataillon de ranger a été le premier Américain de la guerre tué au cours d’un débarquement .
 
L’aumônier John Foote s’est occupé des blessés sur la plage et les a portés jusqu’aux bateaux .
 
Mais il a refusé de rembarquer avec eux choisissant la captivité pour aider les autres prisonniers de guerre blessés .
 
Le colonel J.P Phillips est tombé alors qu’il signalait aux dernières barges de faire demi-tour sauvant ainsi deux cents de ses hommes .
 
 
La reconquête de l’Europe par les Alliés passe par un débarquement.
 
L’expérience de Dieppe a convaincu les chefs alliés chargés de planifier les opérations que les troupes nécessaires pour ouvrir un second front ne pourraient pas être rassemblées avant 1944
 
Photos :
 


Prise de guerre des allemands : Char britannique .



Prisonniers canadiens .



Massacre sur les plages de Dieppe. 









Terre-neuve :

Entre les deux guerres mondiales , Terre-Neuve ne dispose d'aucune force militaire  mais dès l'ouverture des hostilités en 1939 , ses citoyens font montre de leur volonté de servir le pays .

En accord avec le ministère de la Guerre britannique ( War Office ) , les citoyens de Terre-Neuve sont affectés à la Royal Artillery et le premier contingent de 403 volontaires s'embarque pour la Grande Bretagne en avril 1940 .

En septembre , les effectifs ont atteint 1373 hommes et , avec l'appoint d'officiers et sous officiers britanniques , permettent de former les 57e et 59e régiments d'artillerie lourde de Terre-Neuve .

 Le 166th  Field Artillery (artillerie de campagne) servit en Italie et Afrique du Nord. Le régiment de Terre-Neuve a également été rassemblé, mais n'a jamais été déployé à l'étranger. L'escadron no. 125 de la RAF (Terre-Neuve) servit en Angleterre et au Pays de Galles, et a fourni un appui pendant le Jour J : l'escadron a été dissous le 20 novembre 1945  .

Le 59e régiment rattaché au 1er corps britannique , débarque en Normandie le 5 Juillet 1944 et est bientôt engagé en soutien de la 2e DI canadienne dans son avance vers Falaise .
Couvrant le franchissement de la Seine , il combat ensuite en Hollande .

Au début 1945 , la moitié du régiment se trouve dans les Ardennes et l'autre moitié dans le secteur Venlo-Roermond .
En février 1945 , le régiment au complet est envoyé à Grave pour l'opération :" Véritable" .
En mars , le 59e couvre la traversée du Rhin et jusqu'à la fin de la guerre suit lesopérations britanniques autour de Brème et au franchissement de l'Elbe .
En tout , 2327 citoyens de Terre-Neuve servent outre-mer , 72 d'entre eux étant tués .




Le Front du Pacifique :

De l'autre côté de la planète , en Extrème Orient , deux bataillons canadiens furent les premières unités de ce pays à réellement combattre .




Vers la fin de l'année 1941 , les fusiliers royaux du Canada et les :" Grenadiers Winnipeg" furent envoyés à Hong Kong afin d'y renforcer la faible garnison britannique qui était cantonnée .


Leur commandant était le brigadier John Kelburne Lawson Lawson . Les Canadiens étaient à peine installés dans leurs nouveaux cantonnements lorsque les Japonais attaquèrent Pearl Harbor le 7 décembre 1941 et Hong Kong le lendemain .



Le jour de Noel , le sort des canadiens et britanniques était déja scellé . Le brigadierJohn Kelburne Lawson mourut le pistolet à la main au moment où son quartier général était envahi par les troupes japonaises .

Sur les 1975 soldats canadiens présents lors de ce combat , 800 furent tués ou blessés , les autres étant destinés à finir la guerre dans un camp de prisonniers japonais .




La campagne des Aléoutiennes : 







Environ 5300 soldats canadiens venant de la 13e brigade de la 6e division d'infanterie canadienne ainsi que les éléments canadiens de la First Special Service Force, aussi connue sous le nom de la "Devil's Brigade"participèrent à la La campagne des îles Aléoutiennes ( archipel s'étirant en arc au sud-ouest de l'Alaska) lors de la guerre du Pacifique de la Seconde Guerre mondiale entre 1942 et 1943.



15 août 1943 :

Le Landing Craft Infantry 82 débarque des soldats canadiens sur le rivage nord de Kiska .

La silhouette des combattants diffère peu de celle des Nords américains si ce n'est le fusil lee enfield et le masque à gaz .




La campagne des Aléoutiennes verra pour la première fois une unité canadienne adopter les tableaux de dotation américains .

Cela concerne l'équipement individuel ainsi que l'habillement spécifique prévu pour les opérations en région arctique .

Ainsi on distinguera le casque d'acier américain M1 , les Overshoes , l'Arctic Field Jacket et l'Overcoat parka type reversible entre autres .


Les éléments distinctifs canadiens sont le Battledress , le filet de casque bicolore vert-brun , les brodequins , les Pouches ainsi que quelques effets de camouflage blanc .
Tous les hommes reçoivent aussi un béret noir qui est pourtant reservé en principe aux troupes blindées .

L'armement comprends le fusil No 4 Lee Enfield , le FM Bren canadiens mais aussi des Pistolets Mitrailleurs Thompson , des carabines M1 , des pistolets .45 .



Soldat canadien de la First Special Service Force à Kiska examinant une arme japonaise . 






Funérailles à Kisa  du Lt. Sid Vessey 

Source : http://aliceandshorty.tumblr.com/post/29829697539/funeral-at-kiska-1943-canadian-lt-sid-vessey-of



Uniformes :




La tenue de l'armée canadienne est essentiellement celle de l'armée britannique avec toutefois de légères différences de qualité et de nuance pour les effets fabriqués au Canada .



Le battledress canadien  , notamment est très apprécié par les soldats britanniques en raison de son drap moins grossier et de sa nuance kaki plus élégante .
Les insignes métalliques de coiffure suivent la même inspiration et sont tout aussi diversifiés ,chaque régiment disposant son :" propre badge" avec dans certains cas , une devise en langue française .


Sources bibliographiques & iconographiques :

Osprey publishing : L'armée canadienne 1914-1945 

Seconde Guerre Mondiale : Tenues de combat , objets , opérations , Didier Truffaut , Marc de Fromont 

http://www.cmhg.gc.ca/cmh/image-609-eng.asp?page_id=686

http://www.ibiblio.org/hyperwar/USN/CloseQuarters/PT-5.html

http://www.history.army.mil/brochures/aleut/almap4.JPG

Sources bibliographiques :

Militaria magazine numéro  223 février 2004 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_des_%C3%AEles_Al%C3%A9outiennes

Histoire militaire du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_militaire_du_Canada_pendant_la_Seconde_Guerre_mondiale
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Re: L'Armée Canadienne dans la Seconde Guerre Mondiale

Message  Prosper Vandenbroucke le Mer 11 Sep 2013, 4:09 pm

Grand merci pour cette belle évocation Mahfoud.
Amicalement
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