Le Havre en image

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Le Havre en image

Message  Ivy mike le Jeu 05 Avr 2007, 5:12 pm

Le Havre en image :



Voilà, ma ville, ma belle ville, ma ville que j’apprécie tant, celle que j’habite depuis ma naissance.
Cette pauvre ville qui a été écrasé sous les bombes de la RAF sans faire aucun mort dans l’armée Allemande et en tuant un nombre effroyable de civils….
Ce port était, avant le 20e siècle, un port à vocation exclusivement militaire. Avec les progrès de l’industrie, celui-ci s’est tourné vers le commerce et les chantiers navals.
Avant la guerre, quelques sous-marins étaient en construction dans le port (ils ont d’ailleurs étés récupérés par la Kriegsmarine). Les allemands ont alors installés leur base et ont commencés la construction des leurs. L’occupation est en marche :


Blockhaus de la Festung Le Havre sur la falaise


canon anti-aérien sur la côté


Sur le port...


...et dans le port. Les chantiers de construction de U-Boot (après les bombardements)


Un avion Allemand survole Le Havre




En septembre 44, c’est l’enfer, le Havre est invivable, les sirènes, sonnent, sonnent, sonnent et re-sonnent, les avions arrivent par vagues, ils versent la mort, l’effroi et la ruine par un flot de feu et de fer…. C’est l’apocalypse… en effet, le centre de ville du Havre est rasé, presque dans son integralité… seules quelques facades persistent et font figures d’un passé luxuriant et chantant… Jugez plutôt par vous-même :


Le centre ville sous les bombes




Le grand théâtre


Le grand théätre vu du bassin du commerce


Le centre ville après deblayage


Après la guerre, la ville doit se relever de ses cendres. Elle commence à faire comme une majorité des villes Française: la reconstruction
Le soin de cette reconstruction est confié à un architecte Belge, Perret qui reconstruira Le Havre selon ses gouts. Cela donne une architecture assez sévère, souvent qualifié de Stalinienne, mais très originale et quand même, excusez moi du peu, nommé au patrimoine Mondiale de l'UNESCO !


Une ville...


...magnifique







Voilà, ce post est terminé, j'espere qu'aujourd'hui, vous porterez un autre jugement sur cette ville que les clichés qui font de cette ville ce qu'elle n'est pas.
Il ne me reste plus qu'à faire les correspondances "photos d'avant-photos d'aujourd'hui" pour que le post soit complet et pour vous donner l'aspect des différents quartiers du Havre avant la guerre et après les bombardements.

Ce post est dédié à Karol dont la famille a vécu au Havre pendant la guerre, c'est elle qui m'a donné envie de faire ce post ;)

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Re: Le Havre en image

Message  sam44 le Jeu 05 Avr 2007, 8:52 pm

merci pour ces photos!!
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Re: Le Havre en image

Message  pegase001 le Jeu 05 Avr 2007, 9:43 pm

salut,

intéressant, je ne savais pas qu'un belge avait participé à sa reconstruction

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Re: Le Havre en image

Message  Ivy mike le Jeu 05 Avr 2007, 9:46 pm

Le grand, l'illustre, le..... balèze Auguste Perret:


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Re: Le Havre en image

Message  Invité le Ven 06 Avr 2007, 7:57 am

Bonjour,
Interessant, merci Ivy.

Je connais Le Havre, il est vrai que le nouveau centre ville est assez particulier mais pas mal reussi.

Les quelques vieux Havrais que je connais en parlent encore, de ces bombardements, parlant frequemment de ces "salauds d'anglais" (Je sais, c'etait les Britanniques et les Americains, mais eux, ils parlent comme ca...)

Tu devrais nous expliquer un peu le pourquoi de ces bombardements et la facon dont la ville, du moins ce qu'il en restait, fut finalement liberee.

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Re: Le Havre en image

Message  le serpent mexicain le Ven 06 Avr 2007, 7:59 am

Bien ton post Ivy !

Vivement les autres photos !

pouce
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Re: Le Havre en image

Message  Ivy mike le Ven 06 Avr 2007, 8:40 am

Daniel Laurent a écrit:Tu devrais nous expliquer un peu le pourquoi de ces bombardements et la facon dont la ville, du moins ce qu'il en restait, fut finalement liberee.
Bouarf, le pourquoi des bombardements... on cherche encore...

La façon dont la ville a été liberée, dans les détails:

Septembre 1944 : Le siège et la bataille du Havre.

Les Havrais, réunis autour du monument aux Morts, ce mardi 12 septembre 1944, venus se joindre au Comité de Libération, aux autorités municipales, rendaient hommage aux plusieurs milliers de concitoyens, morts pour la plupart les jours précédant la Libération.

Si depuis 1940 Le Havre avait été la proie des bombardiers allemands puis alliés, anéantissant petit à petit la ville, c’est au cours de la phase ultime de la guerre que la ville allait connaître sa destruction quasi totale.

Les raisons et les négociations

Après l’effondrement des forces allemandes à Falaise et leur retraite subite vers la Seine, les Alliés franchissent fin août 1944 le fleuve à leur poursuite et se lancent vers la Belgique qu’ils atteignent début septembre. La grande majorité des troupes allemandes va se reconstituer au-delà du Rhin. Elles laissent derrière elles, plusieurs poches de résistance dont Le Havre, Dieppe, Boulogne, Calais. Mais cette avancée fulgurante va vite poser des problèmes de logistique aux Alliés car le ravitaillement des troupes s’effectue toujours par Cherbourg et le port artificiel d’Arromanches. Le Havre, port en eau profonde, base idéale, devient en ce début septembre 1944 l’objectif principal des troupes britanniques. Les éléments avancés arrivent par l’Est le 2 Septembre et une première échauffourée à Gainneville annonce tout de suite que la Forteresse du Havre (Festung Le Havre) ne tombera pas aussi facilement que prévu : les soldats britanniques ayant affronté les défenses allemandes sur le plateau dominant Harfleur sont tombés dans le piège des armes automatiques et des mines, les pertes ne sont pas négligeables. Va alors s’engager un bras de fer entre généraux britanniques et le commandant allemand du Havre, le colonel Eberhard Wildermuth. Si ce dernier n’est pas un nazi fanatique, il a tout de même reçu l’ordre de tenir Le Havre jusqu’au dernier homme…

Alors que deux divisions britanniques encerclent petit à petit notre ville (la 49ème West Yorkshire Division à l’Est et la 51ème Highlander Division au Nord), l’évacuation des civils est ordonnée, mais de nombreux Havrais gardent encore le souvenir du départ inutile de 1940, après lequel bon nombre avait retrouvé leur maison pillée. Et puis les Alliés sont si proches du Havre… Si bien qu’environ 60000 personnes restent malgré les appels à l’évacuation du commandant allemand, dont les premiers datent du 19 Août et de ceux de la municipalité.

Cette présence des civils va devenir pour les Britanniques un moyen de pression psychologique. A la table des négociations dans un pavillon de Gonfreville l’Orcher où représentants allemands et britanniques se rencontrent le 3 septembre, la menace des Alliés est claire : si les forces allemandes ne capitulent pas, ils lanceront une série de bombardements stratégiques sur la ville, avec toutes les conséquences que l’on connaît… Quel est l’enjeu pour les Alliés ? Gagner quelques jours sur la capture du port car leurs troupes sont déjà loin en Belgique. D’autre part, ils savent qu’à cette date ils n’ont pas les moyens d’entreprendre un assaut de grande envergure sur les lignes fortifiées du Havre (les derniers éléments britanniques participant à l’attaque du Havre arriveront autour de la Forteresse peu avant l’assaut du 10 septembre).

Le refus Allemand => bombardement

Refus de capituler chez les Allemands (4 Septembre), " trop tard pour évacuer les civils " pour les Britanniques, sous prétexte de " mouvements et d’opérations de troupes ", le 5 septembre débute le premier bombardement. Entre 18 h 00 et 20 h 00 c’est l’apocalypse : 348 avions pilonnent le centre-ville et les Havrais pris au piège. Les 1880 tonnes de bombes de gros calibres anéantissent les quartiers et réduisent chaque maison en un tas de briques, comme l’aurait fait un tremblement de terre avec en plus, les explosions et les incendies. Les importants feux allumés par les bombes incendiaires, poussés par un fort vent d’Ouest sont combattus courageusement par les pompiers…

" A 18 h 05, un grand nombre d’avions survolent le quartier de l’Hôtel de Ville et lancent des fusées. Nous avons à peine le temps de gagner les abris que déjà les bombes tombent, des bombes de tous calibres et cinq minutes après le quartier est plongé dans l’obscurité totale, l’air est irrespirable…Nous sommes comme dans un navire en détresse au milieu de l’océan : les portes de notre abri sont arrachées, les murs lézardés, d’une minute à l’autre nous voyons la mort arriver. Que se passe-t-il dehors ? Impossible de sortir… Il est impossible de se tenir debout par le déplacement de l’air. Nous mettons notre mouchoir mouillé sur la bouche, le nez et les yeux pour pouvoir respirer et ne pas être aveuglés… " (extrait des notes de P. Latrille, agent de liaison de P. Courant, Maire du Havre en 1944).

" Je suis en haut de l’escalier C.-Lorrain (à côté de l’actuel émetteur de télévision à Graville) et soudain, un petit avion arrive au-dessus de la ville. A sa verticale, il lance une fusée. Quelques instants après, une formation de bombardiers arrive et nous assistons, impuissants, au massacre de notre ville. La fumée et la poussière forment un gigantesque écran. La ronde infernale continue pendant deux heures. (Henri Lemarchand, 23 ans en 1944.)



Le 6, c’est au tour des quartiers de Frileuse, Aplemont, Graville, Caucriauville et Jenner d’être la proie des bombes : 271 avions déversent entre 18 h 00 et 19 h 30, 1504 tonnes de bombes. Sous le tunnel Jenner alors en construction la tragédie continue : une bombe tombe à l’entrée d’une des galeries obstruée car non achevée et bloque les personnes terrorisées venues s’y réfugier. 319 meurent étouffées.

Parmi les ruines, sous une chaleur étouffante, les Havrais démunis de tous moyens s’organisent pour essayer d’extraire des décombres les quelques survivants restés bloqués sous ce qu’il reste de leur maison. De nouveau, secouristes bénévoles, médecins, infirmiers, religieux travaillent sans relâche pour transporter, soigner, opérer les blessés dans des conditions d’hygiène difficiles et précaires, jusqu’au 12 Septembre.



Les 7, 8, et 9 septembre, les bombardements se poursuivent mêlés aux tirs d’artillerie puis de ceux des navires de la Royal Navy venus en renfort au large du Havre... (au cours du bombardement du 8, le village de Fontaine-la-Mallet est détruit en grande partie). Pendant plusieurs jours, les habitants du Havre et des environs sont donc pris sous un déluge constant d’obus et de bombes. La pluie diluvienne de ces jours accroît encore la désolation.



Le 10 septembre, après un bombardement de deux heures où 992 avions déversent 4719 tonnes de bombes sur les lignes fortifiées en périphérie du Havre, réduisant cette fois-ci à néant Fontaine-la-Mallet, la 49ème West Yorkshire Division débute l’assaut à 17 h 45 sur le plateau d’Epremesnil. Les chars, pour la plupart ralentis par un terrain détrempé, sont pris sous le feu des canons allemands, des explosions de mines. Ce n’est qu’à 19 h 51 que le premier point fort (n° 5) tombe sous une ultime attaque au lance-flammes. Les autres points forts seront conquis par la suite et pendant la nuit. A minuit, les troupes alliées ont investi le plateau et s’arrêtent à sa lisière dominant Rouelles.

La 51ème Higlander Division lance son assaut le 11 à 0 h 11 vers Fontaine-la-Mallet.

Au matin, des éléments de la 49ème division britannique venus de Gainneville attaquent le plateau d’Harfleur et pénètrent en ville. Ils atteignent le soir le stade municipal où ils s’arrêtent. Dans la journée, les autres troupes progressent jusqu’à Frileuse, la place Sainte Cécile (pour la 49ème) ; vers Dondenéville, Octeville-sur-Mer, Sanvic, Bléville, Sainte-Adresse (pour la 51ème). En cette fin de journée du 11, les troupes stoppent sur les hauteurs du Havre. Presque tous les habitants de la ville haute sont libérés. Quelques Havrais gravissent la côte pour venir au-devant des chars dont le rugissement des moteurs est entendu en ville.

Le 12, les blindés poursuivent leur progression et les troupes de la 49ème division atteignent le Rond-Point, la place Thiers, les ruines de l’Hôtel de Ville. D’autres nettoient la zone portuaire. La 51ème division achève la prise de la ville haute, d’Octeville, des batteries côtières de la Hève et Bléville. Quel que soit leur itinéraire, leur parcours s’accompagne de drapeaux tricolores qui avaient été cachés depuis quatre ans. Mais ces drapeaux portent, pour un grand nombre, un crêpe noir car les Havrais sont en deuil.

" Au fur et à mesure de notre progression, nous découvrons toute l’ampleur du désastre. Un sentiment de terreur, d’horreur nous envahi mais aussi de culpabilité, même si individuellement nous y sommes pour rien " (extrait du témoignage du colonel Jelf – 49ème West Yorkshire Div.)

" Non loin de l’école Valmy, la nervosité est générale. Tirs de canons, crépitement d’armes légères et bruits de chenilles sont entendus dans un calme relatif. Les voilà ! Vers onze heures quelques soldats avancent prudemment, longeant les murs. Puis les chars arrivent... Autour de la place Humbert où plusieurs blindés sont stationnés, les Havrais observent les troupes et leur équipement. Mon père me dit : Tu as appris l’anglais, tire un pot de bière et va le donner aux gars des chars. Je m’exécute mais la conversation est brève ! " (extrait des souvenirs de Louis Le Quéré – 15 ans en 1944). "



A 11 h 30 , la garnison allemande capitule alors que sur le port les affrontements continuent (les derniers soldats se rendront le 13). Dans la soirée, une cérémonie a lieu autour du monument aux Morts, réunissant les autorités du Comité Local de Libération, des officiers britanniques, le Maire avec ses conseillers et une foule impressionnante, juchée sur les ruines.

Source: http://lehavre.1944.free.fr/

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Re: Le Havre en image

Message  Invité le Ven 06 Avr 2007, 9:07 am

Merci, Ivy,
Ma conclusion (Personnelle donc discutable !)

La ville du Havre a ete deliberement sacrifiee pour cause d'urgence.

Tout cela s'est passe a l'epoque ou Patton gueulait "Mes hommes peuvent bouffer de l'herbe, mais sans carburant mes chars ne peuvent pas avancer" (En gros, de memoire).

C'est le port que les Allies voulaient, et ils le voulaient la, maintenant, tout de suite sinon la logistique defaillante risquait d'arreter toutes les troupes alliees.

Pas question de faire comme dans les poches de Saint Nazaire, Lorient et autres : Encercler et se contenter de "tenir la position".

Sur le plan strategique a l'echelle du front de l'Ouest, cela peut se comprendre. Maintenant, pour le Havrais sous les bombes, cela, pardonnez l'expression, "lui fait une belle jambe".

Ca se tiens, mon truc ?

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Re: Le Havre en image

Message  Ivy mike le Ven 06 Avr 2007, 12:30 pm

Oui, ça se tiens, mais c'est pas ce que j'appelle une raison, encore moins une excuse...
géné

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Re: Le Havre en image

Message  Invité le Ven 06 Avr 2007, 12:58 pm

Ivy mike a écrit:Oui, ça se tiens, mais c'est pas ce que j'appelle une raison, encore moins une excuse...
géné
C'est parceque tu es Havrais, Ivy.

Quand les troupes alliees ont recu plus regulierement armes, munitions, carburant et autre qui transitaient via le Havre, le fait que les bidons de carburant etaient teintes du sang des civils Havrais ne les a pas impressionne. Leurs uniformes etaient teintes du sang de leurs camarades tombes a leur cote.

C'etait la guerre, donc c'etait degeulasse. (Pardon)
La fin justifie les moyens.

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Re: Le Havre en image

Message  le serpent mexicain le Ven 06 Avr 2007, 3:25 pm

C'est malheuresement vrai dans toute les guerres !
Regardez les américains au Vietnam, qui ont laissés des prisonniers alors qu'ils savaient qu'ils en restait plein !!

Toutes victoires a ses parts de sacrifices mais ce n'est pas une raison de massacrer des civils !!

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Re: Le Havre en image

Message  Keffer le Mar 10 Avr 2007, 10:44 am

Daniel Laurent a écrit:
La fin justifie les moyens.

Pas forcément...

Mais on a déjà eu l'occasion de débattre de tout ça sur les posts relatifs aux bombardements, notamment sur l'Allemagne.

Merci Ivy pour ce post très intéressant!
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Re: Le Havre en image

Message  Logico le Mer 11 Avr 2007, 10:47 am

Jean Maridor

Jean Maridor est né le 24 novembre 1920 au Havre. Son père était chauffeur routier et sa mère épicière.
Pour financer ses études, il exerce la profession d'ouvrier coiffeur. Passionné d'aviation dès son plus jeune âge, il obtient le 1er degré de son brevet de pilote à 16 ans et le second degré à 18 ans.
Il s'engage pour cinq ans, le 30 août 1939, dans l'Armée de l'Air, à Istres, après avoir obtenu le brevet supérieur, nécessaire pour l'entrée à l'Ecole.
Caporal-chef pilote à l'Ecole de Chasse d'Etampes, il se replie, pendant la débâcle, avec l'Ecole à Saubrigues, dans les Landes. Refusant la défaite, il cherche un moyen de s'évader de France et, le 24 juin 1940, parvient à s'embarquer à Saint-Jean-de-Luz, sur un bâtiment, l'Arrandora Star, en se mêlant aux troupes polonaises évacuées vers l'Angleterre.
Arrivé en Grande-Bretagne le 27 juin, engagé dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) avec le grade de caporal-chef, il suit les cours de pilotage de l'Operationnal Training Unit 61 (OTU 61).
Jean Maridor
Promu sergent en octobre 1940, il est affecté en août 1941 au 615 Squadron. Son unité étant particulièrement chargée de la surveillance des côtes et dans les incursions rapides en territoire occupé, il se spécialise dans l'attaque des bateaux de la Flak allemande et dans les attaques de chars. Le 1er octobre 1941, il incendie un bateau-flak allemand ; le 31 octobre, son avion est gravement touché mais il parvient à le ramener à la base.
Recevant sa première citation en novembre 1941, il est nommé sous-lieutenant le 15 décembre.
En février 1942, Jean Maridor passe au 91 Squadron et reçoit en mars une deuxième citation et une troisième en mai après avoir réussi une nouvelle fois à rentrer avec un appareil très gravement touché. Fin mai il est blessé au bras dans un combat engagé par méprise avec un avion canadien et doit se soigner pendant plusieurs semaines.
En septembre, il est promu lieutenant. Et reçoit sa quatrième citation deux mois plus tard et la DFC.
Affecté au Groupe de Chasse Alsace, (341 Squadron) en janvier 1943, puis de nouveau au 91 Squadron en mars, il s'illustre le 25 mai 1943, alors que 12 Focke Wulf amorcent une descente pour larguer leurs bombes sur la ville de Folkestone. Maridor, à la tête de six Spitfire, plonge, à travers le barrage de DCA britannique, au milieu des chasseurs ennemis ; il en descend deux sur les sept que les Allemands perdront alors qu'aucun Spitfire n'aura été touché.
Fait Compagnon de la Libération par le général de Gaulle, Jean Maridor reçoit ses galons de capitaine en juin 1943.
A partir de juin 1944, les bombes volantes allemandes (V1) deviennent la cible privilégiée des chasseurs d'Angleterre et particulièrement de Jean Maridor qui en inscrit 10 à son tableau de chasse. Il totalise alors 776 heures de vol dont 380 de vol de guerre, 10 victoires aériennes et la destruction de 25 bateaux et de plus de 100 chars.
Le 3 août 1944, au cours d'une de ces dangereuses sorties aériennes, le capitaine Jean Maridor aperçoit au-dessus de la banlieue de Londres un V1 qui se dirige droit sur un hôpital. N'ayant pu l'abattre en vol, il s'approche à moins de 50 mètres du V1 qu'il détruit à coups de canon. Mais l'explosion de la bombe détruit en vol l'appareil de Maridor qui se sacrifie volontairement en détruisant sa onzième bombe volante.
D'abord inhumé aux environ de Londres, le corps de Jean Maridor est ramené en France en décembre 1948 pour être inhumé au cimetière Sainte-Marie du Havre.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 8 mai 1943
• Croix de Guerre 39/45 (5 palmes)
• Médaille de la Résistance
• Distinguished Flying Cross (GB)
• 1939/1945 Star (GB
• Croix de Guerre Tchécoslovaque

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Re: Le Havre en image

Message  Ivy mike le Mer 11 Avr 2007, 11:36 am

Exactn merci pour cette biographie Logico
Maridor est un héros du Havre

L'aéroclub du Havre, à Octeville porte d'ailleurs sont nom

Ivy

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