Les medecins militaires de la DGM

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Message  bigbasketeur le Lun 30 Avr 2007, 12:09

Une élève-infirmière en temps de guerre en Angleterre


Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Photo


Ce récit a été proposé par Nicki Pozzi, du bureau du district
de Windsor. Elle provient d'Irene D. Courtenay, qui était
soeur-infirmière en mission outre-mer.


Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Nurse
Dans
un premier temps, la déclaration de guerre en septembre 1939 ne changea
pas grand chose à notre quotidien. Puis, un magnifique dimanche
après-midi ensoleillé, les premiers raids aériens semèrent la mort. Au
nombre des décès figurait celui de l'une de nos infirmières spécialiste
des rayons-x et celui de sa mère. Leur maison avait été directement
atteinte par un obus et seule la cage d'escalier demeurait debout.
Étant donné que j'étais en poste à la salle d'urgence, il me fallut
aider à traiter les blessés et à prendre soin de ceux qui étaient admis
à l'hôpital. Par chance, seul un chapelet de bombes avait été largué.
Elles tombèrent sur une zone résidentielle, aussi, le nombre de blessés
fut faible. Tous étaient hébétés, et nombre d'entre eux avaient subi
des coupures par des éclats de verre, car ce n'est que plus tard que
l'obligation de coller des rubans adhésifs sur les vitres entra en
vigueur. Plus de 200 éclats de verre furent extraits du corps d'un
blessé. Les éclats étaient petits et, bien que douloureux, ils ne
menaçaient pas sa vie.

Dès le début, en faisant des essais et en apprenant de nos erreurs,
ainsi qu'en tirant profit de l'expérience des anciens combattants de la
Première Guerre mondiale, notre vie s'organisa. Certaines pratiques
s'avérèrent efficaces et furent reprises, alors que d'autres
s'avérèrent irréalisables et furent abandonnées. Au nombre de ces
dernières, figurait la politique voulant que toutes les
étudiantes-infirmières se présentent à l'hôpital en uniforme, cinq
minutes après que la sirène d'alerte de raids aériens se soit
déclenchée. L'impossibilité de mettre en pratique cette politique
devint évidente lorsque Londres fit l'objet d'un bombardement intense,
car les avions survolèrent notre secteur. L'alerte de raids aériens
commença aux environs de 21 h et dura jusqu'à 6 h. Les employés,
incluant les étudiants, s'épuisèrent rapidement, car ils avaient déjà
travaillé durant 12 heures et la politique fut donc modifiée. Puis nous
dûmes suivre une formation supplémentaire.


Notre hôpital fut nommé centre de décontamination, car la
possibilité d'une guerre chimique était tout à fait réelle. La
formation était ardue. Trois fois par semaine, après nos quarts de
travail habituels de 12 heures, on nous remettait une tenue complète de
protection, à l'exception des appareils respiratoires, et nous
éprouvions donc des difficultés à respirer durant les deux heures que
nous passions à soulever des objets lourds et à effectuer les
procédures complètes de décontamination, en portant les masques à gaz
civils qui nous avaient été distribués et qui n'étaient pas prévus pour
ce type de travail.

Une telle somme d'expériences ne fait généralement pas partie de la
formation d'une infirmière. Un jour, notre hôpital a dû être vidé pour
admettre des patients d'un hôpital de Londres qui devait être évacué en
raison des bombardements. La nuit, je me retrouvai temporairement seule
dans une aile renfermant 44 patients du service de chirurgie et une
foule de matelas supplémentaires qu'on devait utiliser pour abriter les
patients alités durant les raids aériens, étant donné qu'à cette
époque, les services ambulatoires n'existaient pas. Nous subîmes un
raid aérien intense cette nuit-là. Les bombes tombaient, un duel aérien
se déroulait au-dessus de nos têtes, la RAF ayant intercepté les avions
ennemis, le tout accompagné d'une pluie d'obus, d'un poids imposant de
100 livres tirés par l'artillerie au sol. Alors que je soulevais les
matelas pour protéger les patients, la sirène de fin d'alerte se fit
entendre, juste avant que je ne parvienne au dernier de mes patients et
que ma compagne de travail ne reprenne ses fonctions.

Mon dernier jour à l'hôpital fut inoubliable. J'avais fini ma
formation, passé mes examens écrits, oraux et pratiques et j'étais
attablée avec mes collègues pour un repas de fin de session. Nous
venions juste de commencer à manger, lorsqu'un raid aérien intense
commença. Attrapant une tenue opératoire pour couvrir mes habits de
ville et, chaussée de sandales à talon haut, je travaillai à partir de
midi et 19 h avaient sonné lorsque je terminai. Je n'oublierai jamais
mon dernier patient. Un jeune homme de l'Armée de l'air. Il était l'un
des derniers rescapés retrouvés sous les décombres d'un hôtel bombardé
qui avait été réquisitionné par la RAF. Heureusement, la majorité des
hommes étaient en manoeuvres, sinon les pertes auraient été beaucoup
plus élevées. Ce blessé, calme et ne se plaignant jamais, resta étendu
sans bouger pendant que je prenais soin de ses blessures et que je
nettoyais ses yeux remplis de poussière et de boue, de manière à ce
qu'il puisse voir à nouveau.

J'étais l'une des soeurs-infirmières du S.S. Santa Elena
qui connut un sort tragique, lorsqu'il fut torpillé et qu'il sombra,
alors qu'il ralliait l'Italie. Lorsque je revins en Angleterre, après
la campagne d'Italie, je fus l'une des trois soeurs-infirmières qui
escortèrent un navire bondé d'épouses de guerre anglaises et de leurs
enfants qui revenaient au Canada. Je travaillai durant un an pour un
hôpital à mon retour au pays et pour la première fois depuis des
années, je vis des cicatrices et des guérisons partielles chez ceux qui
avaient été blessés au combat.


Irene D. Courtenay R.N., B.ScN, M.P.H.,

Corps de santé royal canadien

Ancien lieutenant, soeur-infirmière
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Message  bigbasketeur le Lun 30 Avr 2007, 22:04

Historique des SAMU / SMUR




VIe siècle

Déjà
au VIe siècle, l'empereur Mauricius met en place un système de récupération
des blessés de guerre : deux siècles plus tard Avicenne fait de même en
extrême Orient.
XIVe siècle

Ambroise
Paré(1510-1590) est un des premier en France, à instaurer l'idée de déplacer
le médecin vers le blessé.
1792

Création
des ambulances volantes de l'armée du Rhin par F. Percy (1754-1825) chirurgien
en chef de la Grande Armée et D. Larrey (1766-1842) chirurgien en chef
de la Garde Impériale. L'équipe se composait de 3 chirurgiens et un infirmier.
Pour la première fois on trouve un médecin dans une ambulance.
1880

Le
Dr. Henri Nachtel, fait une communication à l'Académie de Médecine sur l'organisation
du Service d'Ambulances Urbaines de la Ville de New York (opérationnel depuis
1860). Ces ambulances sont installées dans tous les hôpitaux, elles disposent
d'un médecin à bord (interne ambulancier), intervenant dans les plus brefs délais
sur les lieux d'un accident, où des soins immédiats sont dispensés.

En
1887 il contribue à la fondation des Ambulances Urbaines et à l'installation
de la première station d'ambulance à l'hôpital Saint-Louis. Un système télégraphique
relie la station aux arrondissements à forte densité de population.

En
1889, création par la préfecture de la Seine des Ambulances Municipales qui
disposent d'une infirmière, elles transportent les malades qui doivent se rendre
sans urgence à l'hôpital.(Les deux stations sont installées dans le 12e
et le 15e). Elles transportent surtout les patients contagieux.

Ces
deux types d'ambulances sont des voitures tirées par un cheval et conduites
par un cocher. Chaque station d'ambulance fonctionne de façon relativement autonome.
Cependant il existe un poste central d'appel (5 av. Victoria) qui est informé
du mouvement des véhicules. C'est ici qu'arrivent les demandes de transport
et de là que partent les ordres. Les pharmacies et les poste de police peuvent
cependant téléphoner directement à l'hôpital Saint Louis. C'est déjà une amorce
de régulation.

En 1907, les ambulances urbaines seront supprimées.
1914-1918

Le
Dr. Gray, médecin militaire britannique, pense que le choc induit par le transport
peut être minimisé par l'immobilisation et l'analgésie et qu'il fallait conditionner
le blessé avant de la transporter.

Le
premier véhicule sanitaire est utilisé en 1916. L'avion sera utilisé comme moyen d'évacuation sanitaire en 1917.
1924

Le médecin commandant Charles Cot mis sur pied à Paris un service de secours pour les situations urgentes (notamment pour les intoxications oxycarbonées). Il introduit en médecine d'urgence la règle des trois principes (sauvetage, secourisme, soins médicaux).Estimant que les soins doivent aller à la victime et non l'inverse, il s'insurge contre le transport rapide et sans précautions d'une victime évacuée rapidement vers l'hôpital.
1939-1945

L'armée américaine utilise le Penthotal, le protoxyde d'azote et des anesthésiques volatiles en circuit fermé. La transfusion sanguine sera utilisée sur le terrain. L'intubation trachéale abandonnée depuis 1896 (Tuffier) sera à nouveau pratiquée. Le remplissage
vasculaire des traumatisés choqués sera fait sur place et pendant le transport.
1954

La
France est touchée est touchée par une épidémie de poliomyélite. Des centres
de traitement spécialisés sont créés (hôpital Claude Bernard et hôpital des
Enfants Malades). Le professeur M.Cara dirige le Laboratoire Expérimental de
Physique & participe à l'équipement des centres de traitement de la poliomyélite,
il met au point les techniques de ventilation artificielle. Beaucoup de centres
ne sont pas équipés de respirateurs et un nombre important de patients insuffisants
respiratoires meurent durant leur transport vers les centres spécialisés. L'Assistance
publique de Paris va demander au Laboratoire Expérimental de Physique de mettre
au point le matériel et les techniques pour que les transports de ces patients
se déroulent dans les meilleures conditions.

En
1956 le Service Mobile de Réanimation est né. Il est installé à l'hôpital Necker
et mis sous l'autorité du Pr. Cara. À sa charge le transport des insuffisants
respiratoires graves dans un rayon de 200 km autour de Paris. Le premier transport
(26/5/56) est celui d'un patient atteint de tétanos qui est ramené du nord de
la France à l'hôpital des Enfants Malades. L'équipage d'une ambulance se compose
d'un médecin du Laboratoire Expérimental de Physique, d'un chauffeur et d'une
infirmière du service des ambulances de l'Assistance publique. Les respirateurs
à cuirasse thoraco-abdominale utilisée les premières années seront bientôt remplacés
par des appareils portatifs non tributaires d'une source d'énergie puisqu'ils
fonctionnaient grâce à des réserves d'oxygène et d'air comprimé.
1957

Le
Pr. Arnaud, chirurgien des Hôpitaux de Marseille, établit la notion de polytraumatisé au congrès de chirurgie de 1957.

En
Septembre 1957, le Dr. Bourret crée la première unité mobile médicalisée pour le secours aux accidentés de la route à Salon de Provence.
1962



Le Pr. Larcan crée "SOS Nancy " le premier SMUR urbain.




Les Pr. Serre et Du Caillard créent un service utilisant des hélicoptères et des ambulances dotés de moyens de transmission téléphonique dont beaucoup de services vont s'inspirer. Ils sont à l'origine du sigleS.M.U.R.
1968




Création du premier SAMU au CHR de Toulouse (Pr. Lareng).
1980

Simone Veil attribue le 15 au SAMU et à un Comité Départemental de l'Aide Médicale Urgente (CDAMU).

Premier SMUR pédiatrique.
1984



Gestion
informatique des informations et des appels. Sa mise au point à été réalisée
par le Centre Régional d'Informatique Hospitalière de Clermont-Ferrand.
1986



Loi n°86-11 du 6 Janvier 1986 relative à l'aide médicale urgente et aux transports sanitaires.
1980



Création du SMUR Saint Germain en Laye.
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Message  bigbasketeur le Lun 30 Avr 2007, 22:13

HISTOIRE DE LA PSYCHIATRIE
INFIRMIERE






1878
:
l'école d'infirmiers de "l'asile de la
Salpêtrière" accueille ses premiers élèves.



1922
:
le titre "d'infirmier diplômé de l'état
français" est créé. Il sanctionne une formation de 2 ans axée sur le
soin somatique, et ignorant totalement la réalité du soin en psychiatrie.
Tenus à l'écart, non reconnus, les personnels de psychiatrie ne se sentent
pas concernés par cette formation inadaptée.



1937
:
le terme "hôpital psychiatrique" apparaît
officiellement, et remplace celui "d'asile d'aliénés" ("l'infirmier psychiatrique" remplace "l'infirmier des asiles
d'aliénés").



1939/1945
:
on dénombre 40.000 morts dans les hôpitaux
psychiatriques français, la plupart de faim
.



1945
:
premières applications de la
"psychothérapie institutionnelle", théorisée au sein de la
résistance durant les années d'occupation. L'infirmier
psychiatrique y acquiert un rôle propre et une reconnaissance de fait, au
sein de l'équipe médicale.



1946
:
définition légale et officielle de
l'infirmière. La réalité psychiatrique n'y est pas évoquée, les
infirmiers psychiatriques sont maintenus à l'écart: leur diplôme
n'est reconnu que dans la région qui les a formés.



1949
:
l'arrêté du 3 février limite l'exercice
professionnel des infirmiers psychiatriques aux seuls hôpitaux
psychiatriques, alors que les infirmières diplômées d'état peuvent
travailler dans les deux secteurs sans avoir eu de formation psychiatrique!
(Dans les faits, les infirmières diplômées d'état ne viendront pas en
psychiatrie, leur formation ne les y préparant pas)
.



1955
:
l'arrêté du 23 juillet réglemente le premier
diplôme pour les infirmiers des hôpitaux psychiatriques. Il sanctionne une
formation de 2 ans.



1960
:
création du secteur psychiatrique (circulaire de
mars 1960). Objet : rapprocher l'exercice de soin du lieu de domicile, et le
soignant du patient.



1969
:
l'arrêté du 12 mai entérine le titre:
"Infirmier de secteur psychiatrique".



1973
:
l'arrêté du 16 février porte la formation des
I.S.P. (infirmiers de secteur psychiatrique) à 2 ans et 4 mois (Dont 1580
Heures de théorie).



1979
:
l'arrêté du 26 avril augmente le temps de
formation des I.S.P. de 5 mois (voir le programme
de formation ISP
): il leur faut désormais 3 ans de formation (33 mois de
cours plus les congés d'été) avant d'être autorisés à passer un
diplôme qui n'est toujours pas reconnu au niveau national!



1992
:
un décret met fin aux études séparées : les
infirmiers de secteur psychiatrique sont mis en cadre d'extinction et doivent
faire 3 mois de stage pour obtenir le diplôme unique (accès à l'article sur
"l'équivalence de
diplome
"), alors que
les infirmiers de soins généraux ont l'équivalence automatiquement (sans
formation psychiatrique!).



1994
:
l'arrêté d'octobre signé par Simone VEIL
octroie sans condition le DEI (Diplôme d'état infirmier) à tous les I.S.P.
qui en font la demande.



1995
:
les infirmières en soins généraux, poussées
par les infirmières libérales, portent plainte (accès aux articles
"diplomes, procedure
d'infraction contre la France
" et "questions
au senat
"). Elles font pression
pour faire barrage aux I.S.P. qui voudraient sortir de psychiatrie grâce à
l'équivalence. Par contre, qu'elles-mêmes aient le droit d'exercer en
psychiatrie sans avoir eu la formation adéquate ne les choque pas le moins du
monde! Le nouveau ministre, Mme HUBERT, suspend de fait la délivrance des
diplômes aux I.S.P.



1995
:
le 9 décembre, lors des "4èmes assises nationales des
infirmiers en psychiatrie" est présentée à Albi la "charte
de formation pour des infirmiers en psychiatrie et santé mentale
". Elle a été rédigée conjointement
par le CNMP, le CEFI
et le Groupe de Réflexion Bordelais.



1996
:
le 30 décembre, le conseil d'état qui avait été saisi par l'organisation représentative
des infirmiers libéraux (la FNI, Fédération Nationale des Infirmiers), annule
les arrêtés attribuant l'équivalence des diplômes. Les I.S.P. devront
attendre en psychiatrie leur extinction. Les infirmières D.E. viendront
remplir les places que les I.S.P. laisseront en partant, sans avoir pour
autant été
formées à ce métier (l'équivalence des diplômes n'a pas été annulée
pour elles).



2002-2003
:
le gouvernement a mesuré la gravité de la
situation : l'incompétence des équipes I.D.E. est devenue trop flagrante en
psychiatrie. Un projet est à l'étude pour ajouter jusqu'à 2 ans de
formation spécialisée aux infirmiers en soins généraux qui choisissent
d'exercer dans la santé mentale... Mais ce projet, qui s'inscrit pourtant
dans l'histoire de la psychiatrie institutionnelle française, ne reconnaît
pas l'existence des "ISP" (d'après les informations
disponibles actuellement).
Les infirmiers de secteur psychiatrique, avec leurs 3 ans de spécialisation,
et malgré une présence continuelle et majoritaire au sein des équipes
soignantes, sont effacés dans les textes et les projets de loi sur la
psychiatrie
(accès au dossier "analyse
de la politique de sante mentale
").



5
au 7 Juin 2003 :
la ville de
Montpellier a accueilli les "États Généraux de la Psychiatrie"
dont le but était d'alerter les pouvoirs publics et l'opinion sur la difficulté croissante d'exercer le soin.



10
Juillet 2003 :
circulaire gouvernementale à
"application immédiate" portant sur le "renforcement de la
formation des infirmiers destinés à exercer dans le secteur
psychiatrique
". Le gouvernement invalide par ce texte l'esprit de la
formation unique, et en reconnaît officiellement l'insuffisance
(accès à l'analyse détaillée de la "circulaire
du 10 juillet 2003
"). La décision
est prise contre l'avis de la majorité des Instituts de Formation en Soins Infirmiers, qui révèlent par
là même leur méconnaissance profonde du problème (1/4 des IFSI n'a aucun formateur
ayant une expérience du soin psychiatrique!). Il ressort de cette circulaire
qu'une majorité d'IFSI n'a pas compris grand chose à la psychiatrie. Ils
avaient pourtant la charge officielle de
l'enseigner aux infirmiers en soins généraux, et ceci depuis la fin des études séparées en 1992 et la mise en
place d'une formation unique!






15
Septembre 2003 :
"plan d'actions pour le développement de la psychiatrie et la promotion de la santé
mentale
."
Le rapport Clery-Melin, qui devait initialement être terminé
fin mai et
soumis aux états généraux de la psychiatrie, est remis avec 3 mois de
retard au ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées.
Ce décalage chronologique a eu pour effet de priver l'ensemble des acteurs
professionnels réunis à Montpellier, d'une véritable influence sur des
décisions politiques aux conséquences régulièrement catastrophiques pour
la psychiatrie française.



Alors qu'il
avait été question de r
ajouter jusqu'à 2 ans de
formation spécialisée aux infirmiers en soins généraux qui choisissent
d'exercer dans la santé mentale, le rapport ne préconise plus qu'une
formation complémentaire de 6 mois: c'est mieux que rien, mais à ce rythme (6 mois de plus après 10
ans d'inertie) il faudra attendre 2052 pour retrouver les 3 ans de formation
spécialisée qu'ont eue les infirmiers de secteur psychiatrique. Attention,
il n'en restera peut-être plus beaucoup pour faire la transition!






19 Novembre
2005 :
ont eu lieu à Bordeaux les "7èmes assises nationales des
infirmiers en psychiatrie et en santé mentale" (accès au site "psyassises").
Le principal sujet débattu a été la "charte
de l'exercice professionnel infirmier
" définissant les compétences nécessaires pour l'exercice des
soins psychiatriques.
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Message  bigbasketeur le Jeu 03 Mai 2007, 09:03

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Histoire
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Message  bigbasketeur le Jeu 03 Mai 2007, 09:10

Copp, Terry ; McAndrew, Bill. -- Battle exhaustion : soldiers and psychiatrists in the Canadian Army, 1939-1945. -- Montréal : McGill-Queen's Univ. Press, 1990. -- 249 p.


  • Cet important ouvrage constitue presque deux livres en un : Terry
    Copp examine en profondeur la sélection du personnel de combat et Bill
    McAndrew traite de ses conséquences -- l'épuisement au combat en Italie
    et en Normandie.



Donovan, Rita. -- As for the Canadians : the remarkable story of the RCAF's « guinea pigs" of World War II. -- Ottawa : BuschekBooks, 2000. -- 303 p.


  • Sir Archibald McIndoe et le traitement des brûlures subies par les
    membres des équipages de vol à la Queen Victoria Hospital, à East
    Grinstead, en Angleterre.


English, Allan D. -- The cream of the crop : Canadian aircrew, 1939-1945. -- Montréal : McGill-Queen's Univ. Press, 1996. -- 239 p.


  • Bon ouvrage à lire avec celui de Copp et de McAndrew. Ce livre
    traite en grande partie de la sélection des équipages de vol, de la
    psychologie de l'aviation et des effondrements psychologiques dont
    plusieurs sont attribuables à l'épuisement en vol.


Feasby, W.R. -- Official history of the Canadian medical services, 1939-1945. -- Ottawa : Queen's Printer, 1956. -- 2 vol.

Nicholson, G.W.L. -- Seventy years of service : a history of the Royal Canadian Army Medical Corps. -- Ottawa : Borealis Press, 1977. -- 388 p.

Rawling, Bill. -- « Providing the gift of life : Canadian medical
practitioners and the treatment of shock on the battlefield ». -- Canadian military history. -- Vol. 10, no. 1 (Winter 2001). -- P. 7-20

Smith, George. -- « Canadian aviation medicine, 1939-1945 ». --
Ottawa : National Library of Canada, [1997]. -- 2 microfiches. --
(Canadian theses on microfiche). -- M.A. thesis, Univ. of Western
Ontario, London, Ont., 1996. -- 124 l.
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Message  bigbasketeur le Jeu 03 Mai 2007, 10:27

L'histoire de l'hopital Purpan , a Toulouse :






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Purpan2
Au cours de la séance de la Commission administrative des
Hospices de Toulouse du 14 février 1905, pour la première fois a été
posée la question de l’abandon de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques, jugé
vétuste, incommode et surtout insuffisant. On évoque alors son
remplacement par un grand établissement nouveau, beaucoup plus vaste et
aménagé conformément aux exigences de la science moderne et des
conceptions du temps présent.


Le Docteur Caubet a été le principal avocat de ce
projet. La vétusté de l’Hôtel-Dieu, son insuffisance d’espace et les
conditions défectueuses d’installation des services devenus
indispensables décident la Commission des Hospices à abandonner
l’Hôtel-Dieu et de construire immédiatement un nouvel établissement
répondant aux exigences et aux besoins autant des malades que de
l’enseignement médical.

Le domaine de Baladier est retenu par la Commission car il
présente bon nombre d’avantages. Cependant, pour acquérir et donner à
ce terrain sa destination nouvelle, l’accord du Conseil de Santé était
obligatoire : l’acte d’achat est passé le 8 juillet 1905 et la
Commission acquiert le terrain pour 80 000 francs, prix fixé par
Mme Veuve Gay propriétaire du domaine.


De 1905 à 1907, on prépare le projet selon les besoins
du corps médical. Le 15 janvier 1907, la Commission décide la
construction de 8 pavillons comprenant 570 lits : médecine générale,
chirurgie générale, accouchements, enfants, contagieux et les
tuberculeux (ces derniers étaient alors nombreux et leur isolement
n’était pas possible à l’Hôtel-Dieu).

L’architecte Barthélémy Guitard est désigné par concours le 9 juillet 1907.

En 1909, le devis estimé s’élève à 4 181 000 francs ; les Hospices
et la ville de Toulouse doivent participer à hauteur de 1000 000 de
francs chacun.

Le 15 novembre 1910, le Comité des Inspecteurs généraux adopte définitivement le projet de construction de l’Hôpital suburbain.
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Message  bigbasketeur le Jeu 03 Mai 2007, 10:29

Le commencement des travaux






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Fpons
La construction de l’Hôpital Suburbain de Purpan pouvait
commencer. Ce nom a été choisi en mémoire de François et Pons Purpan,
deux frères qui se sont installés à Toulouse en 1608. François, maître
en chirurgie, était chirurgien du Roi à Toulouse. Il avait acquis un
titre de noblesse et des terres qu’il nomme Lavelanet de Purpan.

C’est le 25 septembre 1911 que l’on pose la première pierre de
l’Hôpital, en présence du M. le premier président Martin ; M. Jean
Cruppi ministre de la Justice et député de la troisième circonscription
de Toulouse ; M. Viguié, Préfet de la Haute-Garonne ; M. Raymond
Leygue, Maire de Toulouse ; M. Guitard, architecte du projet.


M. Raymond Leygue dans son discours a énoncé ce que
sera ce nouvel hôpital : « Assez loin des quartiers habités, pour que
tout danger de contagion soit évité, assez près cependant pour qu’il
puisse être desservi par une ligne de tramways promise par M. Firmin
Pons, le nouvel établissement se dressera sur un plateau d’où la vue
s’étend sur Toulouse et sur toute la plaine de la Garonne. Les malades
y trouveront un air pur et vif, un calme reposant, une fraîcheur
vivifiante due à des sources abondantes [...] L’Hôpital sera dans une
position merveilleuse : clarté ; tranquillité ; ensoleillement.
Les convalescents, pour achever leur guérison, n’auront qu’à se
mettre aux fenêtres qu’un rayon de soleil viendra éclairer ; à moins
qu’ils ne préfèrent, pendant les chaudes journées d’été, l’ombre
épaisse des grands arbres ».
M. Cruppi ajouta :
« [...] le plateau de Purpan va voir se dresser un hôpital modèle où
tout sera réuni pour soulager et guérir les malades qui viendront
réclamer le secours de ses médecins éprouvés ».

Cette première pierre était creusée pour abriter un coffret dans
lequel étaient incluses des monnaies de l’époque et un parchemin
portant les signatures des personnalités présentes.


M. Firmin Pons, directeur de la Compagnie des Omnibus
et tramways de Toulouse, devient le 24 janvier 1912 membre de la
Commission administrative des Hospices. Il va être l’administrateur
spécialement attaché au nouvel hôpital. M. Pons fait acheter pour 85
000 francs le domaine de Bastard le 12 novembre 1913.



La Grande Guerre interrompt les travaux





La
première Guerre Mondiale a interrompu les travaux. Les pavillons
édifiés sont laissés gratuitement à la disposition du Service de Santé
pour la durée de la Guerre et pour une période de 4 années après la
cessation des hostilités.

Firmin Pons meurt le 17 septembre 1920.

En 1922, la Commission Administrative décide de réduire le projet
de construction primitif en ajournant les pavillons d’accouchement ;
des enfants ; des contagieux et des tuberculeux. Le nouveau devis
présenté par M. Guitard comprend : l’achèvement des pavillons des
services de médecine ; les services de chirurgie ; construction des
pavillons des services généraux. Le 31 juillet 1923 la Commission
administrative décide de la reprise des travaux. Au début des années
1930, l’Hôpital Suburbain reçoit une série de subventions du Conseil
Général, du Ministère de la Santé Publique, etc...

En 1936, le chauffage électrique est programmé ; la Commission
décide de reprendre le programme initial de 1911 réduit en 1922. Elle
fait appel à toutes les collectivités pour achever l’Hôpital Suburbain.
Le projet initial est à nouveau revu à la baisse ( à cause d’une
élévation constante du prix des matériaux.)
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Message  bigbasketeur le Jeu 03 Mai 2007, 10:31

A la veille de la seconde Guerre Mondiale






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Quarante
En 1939, la plupart des pavillons sont terminés et aménagés ;
les divers services généraux ont reçu leur équipement et sont prêts à
fonctionner. Cependant, les aménagements intérieurs (appareils de
radio, mobilier, literie) restaient en suspens, dans l’attente des
avances promises.


L’architecte Barthélémy Guitard avait conçu un
établissement véritablement nouveau pour l’époque. Il n’a pas vu son
achèvement et c’est son successeur, l’architecte Valette, qui a
continué son œuvre.

La disposition des bâtiments, objet de curiosité pour l’époque, a
été voulue par Guitard « en raison des vents qui balaient sans cesse le
plateau et assurent aux divers pavillons une aération bienfaisante et
continuelle, les plaçant dans les meilleures conditions d’hygiène et de
salubrité. »

M. Guitard avait voulu que son hôpital soit construit en étendue
et non sous la forme d’un bâtiment unique avec de multiples étages
superposés. Il voulait une sorte d’ « hôpital-jardin où les malades
auront la bonne fortune de jouir du plein air au lieu de se sentir
emprisonnés dans une caserne ».


La nouveauté réside aussi dans le système de couloirs
souterrains (pour lesquels le conseil de Santé était d’abord opposé) :
« Tous les pavillons seront ainsi desservis avec rapidité et le
personnel médical ou infirmier sera continuellement à l’abri des
intempéries, ayant à sa disposition, pour le service, un petit chemin
de fer électrique longeant les 2,5 Km de couloirs souterrains, avec
station à chaque pavillon. »

L’ensemble de cette « agglomération » est dotée d’un équipement
exclusivement électrique : cuisines ; buanderie, services divers
fonctionnent à l’électricité.

On pourrait croire que la Seconde Guerre Mondiale a ralenti et mis
en difficulté les travaux... c’est au contraire elle qui va les activer
et les mener à leur terme.


L’inauguration officielle : le 17 mars 1940






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Inaugu
Le 15 octobre 1939, l’Hôpital Purpan est réquisitionné par les
autorités militaires françaises et considéré alors comme un « hôpital
militaire Complémentaire ». Hippolyte Ducos, sous-secrétaire d’Etat à
la Guerre déclare dans son discours : « J’ai vu tout le parti que la
guerre pouvait tirer de cet établissement, je le réquisitionne sur
l’heure ! ». L’Hôpital Purpan est alors géré par un commandant
d’administration, M. Bacquié et un médecin-chef : le lieutenant-colonel
Lacassagne.

1200 lits sont disponibles et on en prévoit pour bientôt 2000 et jusqu’à 4000.

Le 11 novembre 1942 toute la France est occupée, en 1943 les
troupes allemandes arrivent à Toulouse ; l’Hôpital Purpan est alors
réquisitionné.

Les hôpitaux ont vu pendant cette période de conflit des arrivées massives de blessés.


Dernière édition par le Jeu 03 Mai 2007, 10:32, édité 1 fois
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Message  bigbasketeur le Jeu 03 Mai 2007, 10:32

L’Hôpital Public prend possession des locaux de Purpan






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Dem-2
Le 1er février 1946, 432 militaires français étaient encore
hospitalisés à Purpan lorsque celui-ci est ouvert au public ; les
premiers transferts des services de l’Hôtel-Dieu commencent le
lendemain et s’échelonnent sur 2 ans. Le premier service qui arrive à
Purpan est celui des tuberculeux avec 67 malades. Le 22 février, la
médecine militaire est évacuée de Purpan ; le 30 mars les derniers
hospitalisés militaires quittent les lieux.

Le 1er avril on comptait 429 malades mais petit à petit, les 939
lits sont occupés. L’installation progressive des services pour les
trois hôpitaux s’échelonne jusqu’en 1950.

L’Hôpital suburbain de Purpan s’étendait alors sur 22 hectares et
son aspect champêtre tel que l’avait voulu l’architecte Guitard a duré
jusqu’en 1960.

En novembre 1951, le centre Régional de Transfusion Sanguine est
ouvert à Purpan ; c’est également à cette date qu’un service scolaire
pour les enfants hospitalisés de Purpan est installé. Celui-ci prend
place au fur et à mesure des années dans les services de Chirurgie,
Médecine et Médico-psychologie.


L’année 1958 voit la naissance du CHU (centre
Hospitalier Universitaire) : l’union par convention des grands hôpitaux
publics et des facultés de médecine avec mise en commun des moyens
humains et matériels. Hospitalisation, Enseignement et Recherche sont
devenus les trois missions de l’Hôpital public.
Le 3 février 1958, première opération à cœur ouvert réalisée à Toulouse chez une enfant de huit ans.


A partir de 1960, l’Hôpital Purpan a vu son harmonie
architecturale se transformer avec la construction de nouveaux
bâtiments indispensables pour assumer l’évolution croissante dans tous
les domaines des techniques de soins et d’exploration...
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Message  bigbasketeur le Jeu 03 Mai 2007, 10:33

La multiplication des spécialités et le temps des « pseudopodes » (1958-1975)






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Cinqanthhuit
Pendant ces années, Purpan allait démesurément grandir ; les
années 1960 vont sacrifier le pittoresque à la modernité, l’urbanisme
en est profondément marqué. Les nouveaux bâtiments de Purpan qui
envahissent les espaces verts sont appelés « pseudopodes » du fait
qu’ils ne relevaient pas d’un plan bien défini. Le préfabriqué
apportait tellement de modernité face aux bâtiments de 1930 ... en
attendant Rangueil...


Médecine et chirurgie progressent à pas de géant ; on
créer des Laboratoires Centraux ; les spécialités se multiplient
et « s’individualisent » et cela a une répercussion inévitable sur les
aménagements de Purpan qui devient alors le centre hospitalier
incontournable de la Région Midi-Pyrénées (urgences médicales,
chirurgicales et pédiatriques, soins de proximité, cas sociaux...)



Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Soixantquinz
- 1964, départ de la dernière Sœur de la Charité de Purpan.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce En 1971, l’école d’infirmier et d’infirmières s’installe.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1979,
le 2 avril : inauguration du nouveau service de Chirurgie thoracique et
cardio-vasculaire du Pr. Paul Dambrin. La même année, le service de
radio-pédiatrie est aménagé.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce En 1981, ouverture du Pavillon Turiaf pour les affections respiratoires.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1983 : ouverture de l’unité des Enfants brûlés.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1984, première greffe de moëlle pratiquée à Purpan.

Le 28 avril 1986 est inauguré le premier IRM de Purpan, remplacé en 1994.

Le 23 juin 1987, les services de Médecine et de Chirurgie Infantile
sont ouverts. Depuis 1972, la pédiatrie hospitalière toulousaine a
connu une double évolution due à une spécialisation et une
sectorisation de chaque service ; mais en 1987 on jugeait déjà les
structures pédiatriques de Purpan insuffisantes...

Le 7 février 1988 a lieu la première transplantation hépatique
chez l’enfant ; opération menée par le professeur Vaysse, qui est
devenu chef de service de Chirurgie Infantile à Purpan le 1er mars
1989.

1989, inauguration du laboratoire d’isolement du virus HIV.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce En 1990, le 10 juillet, c’est l’Institut de Télémédecine qui est ouvert.

Le 7 décembre une nouvelle unité des Urgences Enfants est opérationnelle.

Une loi du 18 novembre 1991 rend obligatoire l’enseignement
scolaire dans les établissements hospitaliers : « à Purpan, l’enfant
n’est plus seulement un malade, c’est aussi un élève » (Maryse
Glandières). Purpan bénéficie alors d’une équipe éducative de 20
personnes.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce En
1993, on évalue les besoins d’un nouvel hôpital pédiatrique et en 1995
les travaux de ce nouvel hôpital vont commencer dans la zone Bastard en
contrebas de l’Hôpital Purpan.
Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1994, inauguration du bâtiment Logisud et du nouveau restaurant du personnel.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1995, Projet de création de l’IFB, l’Institut Fédératif de Biologie.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1997, pose de la première pierre du Service d’accueil des Urgences et Réanimation adulte de Purpan.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1998, inauguration du nouveau bâtiment de l’internat de Médecine.

En septembre 1998, les services de Pédiatrie situés à Purpan depuis
les années 1950 vont être transférés vers le nouvel Hôpital des
Enfants...
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Message  bigbasketeur le Jeu 03 Mai 2007, 10:35

- Je suis tout simplement aller sur le site internet de l'hopital Purpan ( mon lieu de travail ) , pour vous mettre toutes ces informations . A+ . pouce


Dernière édition par le Jeu 03 Mai 2007, 11:39, édité 1 fois
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Message  Jacques le Jeu 03 Mai 2007, 11:01

Bonjour
Merci bigbasketeur, tous les sujets sont très interessants, et c'est beaucoup de travail. merci
amicalement
Jacquemart

Jacques
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Message  bigbasketeur le Jeu 03 Mai 2007, 11:41

- Merci Jacquemart .
- Mais de la a dire que c'est beaucoup de boulot , tu y vas fort , je n'y suis pour rien , je n'ai fait que vous passer les infos pour que vous les ailler aussi , c'est tout . A+ . pouce
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Message  le serpent mexicain le Jeu 03 Mai 2007, 18:38

Tu est a Purpant ?
Il va falloir que l'on ce voit un jour !
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:33

le serpent mexicain a écrit:Tu est a Purpant ?
Il va falloir que l'on ce voit un jour !

- Purpan , c'est sans le "t" a la fin pouce .
- Sinon oui , pourquoi pas , A+ . pouce
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:38





L’Hôtel-Dieu Saint-Jacques






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Hd_petit2
Berceaux des soins, l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques et l’Hôpital
Saint-Joseph de La Grave près des berges de la Garonne représentent
l’un des patrimoines historiques les plus prestigieux de la ville de
Toulouse. Ils sont les témoins des valeurs humaines et professionnelles
qui ont fondé la tradition et la culture de l’Hôpital.

Le devenir des Hôtels-Dieu fait actuellement l’objet d’un débat
dans le cadre du plan de modernisation des établissements "Hôpital
2007" et notamment avec la fermeture d’une dizaine d’hôtels-Dieu à
l’horizon 2010-2012.


Un colloque sur ce thème a été organisé
au Sénat par la Société Française d’Histoire des Hôpitaux afin de
suggérer des pistes de réflexion en croisant les expériences marquantes
de tranformation menées en France et dans d’autres pays européens. Vous
pouvez consulter le document présenté par le CHU de Toulouse au Sénat
les 3 et 4 février 2006 sur la reconversion de l’Hôtel-Dieu
Saint-Jacques
.


Définition de L’Hôpital médiéval occidental

A la différence de l’Antiquité, sur le plan de l’esprit, le
Moyen-Age chrétien applique le principe de la charité évangélique qui
inspire la conception de l’hôpital, création originale du Christianisme
(les Hôpitaux sont une invention de l’Eglise dans l’Empire Byzantin au
IVème siècle de notre ère). Les hôpitaux chrétiens sont les précurseurs
des soins universels (mais pour les catholiques seulement jusqu’en
1789) et gratuits pour les pauvres. Il n’attend de l’hospitalisé pauvre
rien en contrepartie : la charité est le maître-mot au Moyen-Age (celui
d’« assistance », à connotation laïque, sera celui du XVIIIème siècle).
Cependant, à défaut de soins efficaces aux corps, c’est surtout l’âme
qui doit être sauvée.
Les fondateurs d’hôpitaux ne concevront pas d’établissements sans
prêtres, sans secours religieux. L’évêque est au centre de
l’organisation de la charité ; il a le droit d’inspecter les
établissements charitables de son diocèse et d’exiger des comptes de
leurs administrations.

Les hôpitaux médiévaux sont des fondations [1].
L’administration est nommée par le fondateur. Chaque hôpital ainsi créé
possède un patrimoine indépendant (il peut acquérir, aliéner), il est
autonome, possède sa propre personnalité juridique, est sous le
contrôle de l’évêque seul jusqu’au XIVème siècle, puis est de plus en
plus laïcisé.

Peu nombreux jusqu’au XIème siècle, les hôpitaux vont surtout se
développer au XIIème siècle et s’épanouir au XIIIème siècle dans les
villes avec les hôtels-Dieu situés sur les itinéraires des pèlerins,
généralement à l’entrée des ponts franchissant les fleuves.


L’Hôtel-Dieu Saint-Jacques n’est pas le premier
établissement dont on conserve la trace à Toulouse : Construit en 1080
l’Hôpital Saint-Raymond est le premier établissement hospitalier de la
ville dont il reste une trace dans le bâti ; il a été édifié au niveau
de la plus importante étape du chemin de Saint-Jacques de Compostelle :
Saint-Sernin. En 1633, le mémorialiste Guillaume Catel répertorie 30
établissements hospitaliers.


Voir aussi : le rôle de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques dans
le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle pour davantage
d’informations sur les petits établissements hospitaliers du Moyen-Age.
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:41

La genèse de l’Hôpital Saint-Jacques « du-bout-du-pont »





Les medecins militaires de la DGM - Page 3 1631


Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1130-1140,
attestation de l’existence de l’Hôpital Sainte-Marie de la Daurade,
rive gauche de la Garonne, (avant lui existait « la charité
Sainte-Marie ») grâce à un legs d’un prieur
Bénédictin de la Daurade (Hospitale Beate Mariae). Cet établissement
répond à l’augmentation nécessaire des capacités d’accueil pour les
malades et les pèlerins venant de la route d’Auch ; cet établissement
charitable est alors considéré comme bien d’église, privilégié et
protégé comme tel.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1141,
le Comte Alphonse Jourdain autorise la construction d’un pont, le Pont
de la Daurade, entre l’Hôpital Sainte-Marie et le Couvent de la
Daurade. Ce pont va servir pendant cinq siècles. C’est sa dernière pile
que l’on peut voir aujourd’hui accolée à l’Hôtel-Dieu.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1225-1227,
grâce au legs d’un terrain par Arnaud d’Aragon, prieur de la Daurade,
un nouvel établissement charitable est édifié pour recevoir les
nécessiteux : l’Hôpital Nouvel ou Novel (du nom de leurs architectes
Rosergio et Bertrand de Novelo), bâti sur pilotis de chêne, plus vaste
que son voisin l’Hôpital Sainte-Marie auquel il sera associé en 1313.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1257,
date considérée comme celle de la fondation officielle de l’Hôpital
Saint-Jacques avec un nouvel acte de donation du prieur de la Daurade
Bertrand de Saint-Géniès le 5 janvier : « officiellement confié aux
membres et bayles de la confrérie Saint-Jacques ».

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1313,
l’Hôpital Sainte-Marie de la Daurade et l’Hôpital Nouvel sont réunis
pour former l’Hôpital Saint-Jacques du Bout-du-Pont, qui ne cessera par
la suite de s’agrandir. Des voûtes et des arcs vont relier
matériellement les deux batiments en 1560 .
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:41

1ère restructuration Hôpital Saint-Jacques : XIV° et XVI° siècle






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Etudiant
- 1333, en janvier de cette année, on recense 22 religieuses travaillant à l’Hôpital Saint-Jacques : ce sont les Sœurs de la Daurade.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1398,
le testament d’Arnaud d’Avignon mentionne 14 hôpitaux et 3 léproseries
à Toulouse... 1 siècle plus tard, on mentionnera 24 établissements
hospitaliers et en 1515 deux arrêts du Parlement réduisent à 5 le
nombre des petits hôpitaux.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1528, l’Hôpital Saint-Jacques bénéficie de plusieurs agrandissements jusqu’en 1541.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1540,
le Parlement, devant les nuisances causées par la dissémination d’une
multitude d’Hôpitaux dans la cité et les faubourgs, décide d’en réduire
le nombre, qui passe de 30 en 1473 à 5 en 1540, et de les placer sous
une administration commune située à l’Hôpital Saint-Jacques
du-bout-du-pont. Après la « restructuration », celui-ci est obligé de
recueillir les enfants abandonnés, dont la charge était jusqu’alors
celle de l’Hôpital du Taur.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1541,
François 1er, dans ses lettres patentes, arrête le projet de
construction d’un nouveau pont en remplacement de celui de la Daurade
dont les crues emportent périodiquement les arches ; de plus, ce pont
ne suffisait plus à assurer le passage des nombreux pèlerins de
Saint-Jacques de Compostelle.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1554,
l’Hôpital Saint-Jacques devient Maison-Dieu ou Hôtel-Dieu, c’est alors
l’hôpital le plus important de la ville, il est transformé, agrandi et
la chapelle remise à neuf.

Le Pont de la Daurade, devenu Pont Couvert (parsemé de boutiques),
est de plus en plus fragilisé par les inondations de la Garonne,
fréquentes à Toulouse. Devenu de moins en moins sûr, on commence en
1554, après l’autorisation royale de François 1er, à construire un
nouveau pont : le Pont Neuf. Son édification a duré presque un siècle ;
long de 230 mètres, il est ouvert à la circulation en 1632.

La vie de l’Hôtel-Dieu est en effet depuis toujours rythmée par la
Garonne, avec par exemple le lavage du linge de l’hôpital qui
s’effectuait sur un radeau accroché au niveau du fleuve.
La batellerie y est nombreuse et les bâtiments de l’Hôtel-Dieu
sont d’ailleurs souvent abîmés par les erreurs de pilotage des bateaux
accostant vers les deux portes sous l’hôpital.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1574, le 7 février, un incendie anéantit une grande partie de l’Hôtel-Dieu.

L’Hôtel-Dieu Saint-Jacques au XVII° siècle





Avecla baisse de fréquentation du sanctuaire de Compostelle, le nombre de
pèlerins diminue. Parallèlement à ce fait, l’Hôtel-Dieu va subir de
multiples transformations pour accueillir les malades en surpopulation
de son voisin l’Hôpital La Grave.


Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce Entre 1608 et 1639,les inondations emportent peu à peu le Pont Couvert de la Daurade,laissant deux de ses piles émerger du fleuve ; une seule subsisteaujourd’hui.

L’Hôtel-Dieu va faire l’objet de beaucoup de constructions tout au long du XVIIème siècle :

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce en 1611 la salle des femmes est ouverte et en 1632 la salle des enfants ;

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce en 1670 on aménage la salle des convalescents.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce en 1685, on construit l’aile transversale de l’Hôtel-Dieu, perpendiculaire au fleuve.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce en 1684, des 5 hôpitaux issus de la première restructuration, ne subsistent plus que l’Hôtel-Dieu et La Grave













Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Retour_haut
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:44

Les bienfaiteurs des hospices






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Daillancourt
Pendant le XVIème siècle et tout au long du XVIIIème siècle, les
bienfaiteurs des hospices, souvent très généreux, ont été nombreux à
faire don ou legs de tout ou partie de leurs biens sous forme
matérielle ou pécuniaire. Leurs portraits vont, pendant quatre siècles,
orner les grandes salles des malades, les salles d’honneur et les
couloirs des hospices. En 1869, Hyacinthe Carrère, pour la rédaction de
son guide des étrangers dans Toulouse, visita les hôpitaux et maisons
de charité de la ville et dressa un inventaire des portraits de
bienfaiteurs qu’il y a trouvé. Il a identifié 298 tableaux avec
dédicace représentant 253 personnages (plusieurs personnes ayant leur
image dans deux ou même trois établissements). En ce qui concerne les
portraits de bienfaiteurs illisibles (abîmés) ou même en bon état mais
sans dédicace, Carrère parle d’un « très grand nombre » (sic)
d’œuvres...Les historiens pensent qu’il n’a certainement pas utilisé ce
terme pour quelques dizaines de tableaux seulement. On peut alors
estimer qu’en 1869 il devait y avoir plus de 500 portraits au total.
Les 298 tableaux identifiés étaient détenus par 10 établissements ;
parmi eux l’Hôtel-Dieu en abritait 138 et la Grave 79.

Aujourd’hui, l’Hôtel-Dieu ne possède plus que 21 portraits de bienfaiteurs et la Grave 1...aucun antérieur au XVIIIème siècle.
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:45

L’Hôtel-Dieu sous l’Ancien Régime, fin XVII° et XVIII° siècle






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Svincpaul
Du Moyen-Age à la Révolution, l’Hôpital fonctionne sur le mode
d’une fondation, en institution autonome, placé sous l’autorité de
l’Archevêque, des Capitouls et des membres du Parlement Royal. Des
règlements très précis fixent les conditions d’admission et de séjour
des malades et des incurables. L’Hôtel-Dieu est un lieu de soins
charitable, mais strictement réservé aux malades catholiques et
interdit aux mendiants.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1641,
les émules toulousains de Saint-Vincent de Paul fondent la Compagnie du
Saint-Sacrement qui créent plusieurs œuvres caritatives : orphelinats,
« bouillons des pauvres », ateliers de Charité etc ...

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1685, un édit de Louis XIV interdisant le vagabondage interdit aussi, par extension, le pèlerinage.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1689,
arrivée de l’Ile-de-France des filles de la Charité de Saint-Vincent de
Paul. Pour deux siècles et demi, 24 « Sœurs Grises » (nom inspiré de la
couleur de leur robe de bure) ou « Sœurs de Saint-Vincent de Paul »
prennent leur fonction à l’Hôtel-Dieu. Elles ne vont le quitter que
lorsque la science médicale (la professionnalisation des soins) va
remplacer le principe de charité dans l’hospitalisation. Leurs
« cornettes blanches » (leur coiffe) disparaissent en 1964.

La dernière Sœur quitte l’Hôpital au début des années 1980.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1692, le 26 septembre, le chanoine [1]
de Saint-Etienne, Jean de Rudelle, donne par testament 20 000 livres en
rentes pour fonder un hôpital destiné à accueillir les pauvres ayant
des maladies incurables, ce qui va devenir entre 1702 et 1717 l’aile
gauche de l’Hôtel-Dieu, du côté de la rue Viguerie. L’ensemble des
bâtiments a alors la forme d’un « U » ouvert sur le Pont Neuf.
Les incurables allaient enfin être admis à l’Hôtel-Dieu et allaient pouvoir vivre dans des quartiers décents.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1716,
construction du grand escalier d’honneur et d’une verrière à
l’Italienne qui prend le jour sur la Garonne et surplombe l’arche
restante de l’ancien Pont de la Daurade.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1727,
septembre, une inondation ravage le cimetière de l’Hôtel-Dieu et
provoque la mort de 52 religieuses du Couvent des Bons Pasteurs. Le Roi
accorde, pour réparation des dommages, 727 livres à l’Hôtel-Dieu et
2430 à la Grave également touché.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1729, le 27 décembre,
un arrêt du Parlement de Toulouse institue à l’Hôtel-Dieu la création
d’une maternité (notion inconnue avant 1705). Pendant longtemps, les
accouchements à l’Hôtel-Dieu étaient interdits.
Il faut attendre la Révolution Pasteurienne pour remédier aux infections puerpérales qui atteignaient des proportions énormes.

D’autres missions sont confiées à l’Hôtel-Dieu : l’hospitalisation des vérolés des deux sexes et des scorbutiques.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1749, Louis XV signe des lettres patentes des statuts améliorant la position hospitalière de l’Hôtel-Dieu.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce en 1759, 1770 et 1772 trois inondations amènent l’eau jusqu’au premier étage de l’Hôtel-Dieu, ce qui détériore les bâtiments.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1774,
les premiers grands poêles à bois sont installés dans les salles.
Jusqu’à cette date, pour avoir chaud (mais pas seulement, aussi par
nécessité), les malades étaient placés à trois ou quatre par lit.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1779,
à partir de cette date, des notables laïcs de la ville de Toulouse vont
pouvoir assumer la charge de directeur dans les hospices ; fonction
n’appartenant jusque là qu’à des ecclésiastiques. « Une charge lourde
mais très prisée » nous disent les historiens. Cette charge devient
exclusivement laïque à la Révolution.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1789,
si la Révolution n’a pas engendré de troubles importants à Toulouse
(disparition du Capitoulat en décembre), elle a en revanche des
répercussions très importantes sur la gestion et l’administration des
hôpitaux.


Originellement destiné à accueillir tous les pauvres
malades catholiques et pèlerins qui se présentaient à ses portes,
blessés, fiévreux, galeux, « malades de la pierre » etc...,
l’Hôtel-Dieu prend en charge progressivement de nouvelles populations :
les femmes et les enfants (XVIIème et XVIIIème siècles) ; les vérolés
et les scorbutiques (XVIIIème siècle). Il change même de nom. La
Révolution va contraindre « l’Hospice de l’Humanité » à accepter tous
les malades.
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:45

L’Hôtel-Dieu dans la tourmente Révolutionnaire, fin XVIII° siècle






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 REVOLUTION_2a

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 REVOLUTION_1a
En 1792, Toulouse est Jacobine ... et entourée de campagnes
royalistes. La ville s’enfonce dans la crise économique et sociale
post-révolutionnaire, l’anarchie règne dans les hôpitaux, elle culmine
en 1796 et va se poursuivre jusqu’en 1802. Le changement
Révolutionnaire va entériner un rapport plus étroit encore avec la vie
de la cité, dans la mesure où l’organisation administrative
hospitalière est désormais soumise à la tutelle du Département
(1791-1792).


Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1792,
la Convention déclare Biens Nationaux les propriétés des Hôpitaux.
N’ayant plus de ressources, les Hôpitaux s’acheminent vers la faillite.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1793,
le « 7 fructidor de l’an 2 », par patriotisme et idéologie,
l’Hôtel-Dieu est rebaptisé « Hospice de l’Humanité », tandis que La
Grave devient « Hospice de Bienfaisance ». Alexis Larrey devient le
chirurgien-major des Hospices.

Les Facultés de Médecine disparaissent, au nom de la liberté
d’exercice de la Médecine, ce qui a pour conséquence une recrudescence
du charlatanisme qui prospère impunément jusqu’en 1803. Un rapport de
Carnot dénonce les Hôpitaux de la ville comme des foyers de
contre-Révolution.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1794,
médecins et chirurgiens sont regroupés par un même diplôme : le
doctorat en médecine. La persécution, puis le départ des religieuses
désorganisent les soins et aboutissent à une anarchie totale.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1798,
Devant l’anarchie hospitalière causée par le remplacement des
religieuses par des « commères bonnes patriotes », idéologiquement
conformes mais incompétentes, l’Etat abandonne les Hôpitaux et met à la
charge du budget municipal leur service et leur entretien. (Retour de
l’Etat seulement en 1940).
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:46

L’Hôtel-Dieu Saint-Jacques au XIX° siècle






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Duch3
Pendant tout le XIXème siècle, les travaux de consolidation et
d’agrandissement de l’Hôtel-Dieu sont devenus nécessaires et souvent
urgents. Le « tour » à l’entrée de l’Hôtel-Dieu servant à recueillir
les enfants abandonnés, reste en service tout au long de ce siècle.


Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1801,
le 3 juillet, création de la Société de Médecine, Chirurgie et
Pharmacie de Toulouse : elle se veut à la fois société Savante
(conférences, publications scientifiques), dispensaire (consultations
gratuites pour les indigents), foyer d’animation, de formation ; elle
recrute des médecins. Son but est de compenser le gâchis médical causé
par les Révolutionnaires.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1804,
les Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul sont pendant plus
d’un siècle le symbole incontournable des soins infirmiers...ce siècle
est aussi le temps d’une médecine partagée entre les « officiers de
Santé » et les « docteurs en Médecine » titulaires d’une thèse.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1814,
le 10 avril, bataille de Toulouse entre les troupes françaises du
Maréchal Soult et les troupes coalisées anglo-espagnoles de Wellington.
L’Hôtel-Dieu est alors au cœur du système de défense de la rive gauche.
Après la défaite française, Wellington visite les Hôpitaux et leur fait
même un don pour leur entretien. Les lits de l’Hôtel-Dieu et de La
Grave étaient utilisés pour soigner les blessés des deux camps car les
hôpitaux militaires étaient insuffisants.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1815,
été ; venue de la Duchesse d’Angoulême à Toulouse. Elle visite les
hôpitaux ; un portrait en a été fait par le peintre Joseph Rocques ;
tableau visible encore aujourd’hui dans la salle des Pèlerins de
l’Hôtel-Dieu.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1825,
on identifie les populations et services de soins existant à
l’Hôtel-Dieu à ce moment-là : enfants trouvés ; femmes incurables ,
malades, en couche ; hommes blessés, fiévreux, incurables, galeux (avec
autant de salles). Un descriptif semblable réalisé en 1905 témoigne
d’une augmentation de ces capacités d’hospitalisation.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1831,
instauration de l’économat à l’Hôtel-Dieu : de plus en plus
d’institutions, de particuliers (architectes, hommes de loi notamment)
ont l’Hôpital pour client. C’est un des premiers exemples de
professionnalisation de l’administration hospitalière.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1834,
reconstruction de l’entrée de l’Hôtel-Dieu : édicule dorique avec un
porche surmonté au sommet d’une croix, placé sur une rampe d’accès
descendante jusqu’au perron. La rampe et le porche ne furent démolis
qu’en 1959.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1847,
la France compte 7000 Cornettes blanches. La première anesthésie
générale est faite à l’Hôtel-Dieu sur un enfant de quatre ans atteint
d’une lithiase urinaire (calculs).
Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1860,
travaux de surélévation d’une partie de l’aile Garonne de l’Hôtel-Dieu
(salle des Pèlerins et Chapelle) : c’est le début du grand projet
d’achèvement de l’Hôtel-Dieu.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1864,
l’architecte Delor fait démolir et reconstruire les bâtiments
Nord-Ouest de l’Hôtel-Dieu. La chapelle, agrandie et aménagée, reçoit
l’apport d’un vitrail du maître verrier toulousain Louis-Victor Gesta.
Elle est consacrée le 7 mars 1867 par le cardinal Desprez.
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:47

L’Hôtel-Dieu après l’inondation de 1875






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Inondat
Les inondations ont toujours été le principal fléau récurrent
dans la vie des toulousains du quartier Saint-Cyprien. Celles-ci
deviennent cependant plus fréquentes et plus meurtrières au XVIIIème
siècle, principalement à cause de la déforestation des forêts
pyrénéennes pour alimenter en bois les chantiers de la Marine Royale.


Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1875,
le 23 juin, le vent d’Ouest, qui apporte plusieurs jours de pluies
torrentielles, provoque également une brusque fonte des neiges sur les
Pyrénées : la plus grave inondation de l’Histoire de Toulouse survient
alors dans le quartier Saint-Cyprien. A 4 heures du matin, les fenêtres
du rez-de-chaussée de l’Hôtel-Dieu sont maçonnées par les étudiants ; à
10 h, l’eau monte de 17 cm par minute ; à 14 heures, les malades sont
évacués dans l’aile Viguerie (certains même seront évacués par les
toits) et à 15 heures l’Hôtel-Dieu est inondé par les égouts ; à 15h45
La Grave est complètement inondée ainsi que le premier étage de
l’Hôtel-Dieu. A 23 heures, alors que l’eau a atteint le niveau de 9,47
mètres, les sauveteurs se regroupent à l’Hôtel-Dieu. Le 24 juin au
matin, les eaux s’étaient retirées.
Le bilan de cette catastrophe s’élève à 208 corps retrouvés...et
953 maisons détruites. Les eaux ont atteint la côte de 9,75 m ; les
rez-de-chaussées de l’Hôtel-Dieu et de La Grave sont sérieusement
endommagés ; l’eau arrivait au dessus du premier étage des bâtiments,
emportant tout. Les journaux illustrés de l’époque évoquent une
véritable catastrophe. Le montant des dégâts est évalué à 12 317 275
francs (une somme colossale pour l’époque).

Le Maréchal Mac-Mahon visite le quartier le 26 juin.

Devant l’ampleur des destructions, vont se succéder plusieurs
projets qui ne vont trouver leur épilogue qu’aux alentours des années
1950 : une autre crue en 1952 va décider la ville à compléter le réseau
de digues.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1876, début de la campagne de rénovation des Hôpitaux après l’inondation, campagne qui a duré jusqu’en 1893.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1889, trop de mortalité à l’Hôtel-Dieu : installation de la Maternité à la Grave avec l’école d’accouchements.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1891,
le 3 novembre, une proposition du Conseil Municipal, largement
anticlérical, demande le retrait de toutes les Religieuses des services
hospitaliers, en prétextant des économies budgétaires ; c’est le début
du long débat sur la laïcisation des Hospices.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1893,
Rénovations très importantes à l’Hôtel-Dieu, toujours dans le programme
d’aménagements nouveaux : salles plus vastes, plus hautes, bien
éclairées, plus ventilées.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1896,
le 7 octobre, une loi définit le statut de l’Hôtel-Dieu institué pour
un siècle et demi. Au terme de cette loi, les administrations
communales ont compétence pour la surveillance des hôpitaux, la gestion
des biens, l’administration intérieure et le renvoi des malades.
L’évolution des charges d’administration renforce aussi la présence des
notables urbains.


D’un point de vue général, la seconde moitié et la fin
du XIXème siècle sont marquées par les progrès industriels,
scientifiques, sociaux. L’hygiène hospitalière se développe ; Louis
Pasteur (1822-1895) transforme la Médecine grâce à ses travaux sur les
fermentations et les microbes ; En 1882 Robert Koch identifie le
bacille qui portera son nom ; l’électricité trouve des applications
médicales : électrothérapie et électrodiagnostic, autrement dit les
Rayons X découverts par Roëtgen en 1895. La même année, la première
seringue en verre est fabriquée
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:48

L’Hôtel-Dieu dans la 1ère moitié du XX° siècle






Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Pontneuf
En 1900, la moitié du territoire toulousain est agricole. Nombre
de petits métiers sont liés à l’agriculture. Lardenne, Lalande,
Croix-Daurade, Saint-Simon et Pouvourville ne sont encore que de petits
villages.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1901,
ouverture de l’Ecole d’Infirmiers et d’Infirmières : pour la première
fois les soins deviennent un métier après obtention d’un diplôme
délivré par l’Etat.
La même année voit le début des travaux d’assainissement de
l’Hôtel-Dieu pour remédier aux infections nosocomiales. En effet,
celles-ci pouvaient êtres favorisées par la situation géographique de
l’Hôtel-Dieu : au sein du quartier Saint-Cyprien qui abritait 7 à 8
boyauderies, dépôts d’os et maroquineries. De plus, les vents d’Ouest
rabattaient à l’Hôtel-Dieu ces émanations malsaines.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1906,
les capacités d’hospitalisation de l’Hôtel-Dieu sont insuffisantes ; le
projet de construction d’un hôpital hors de la ville, à Purpan, est
déposé.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1914-1918, même si Toulouse se trouve loin du front, les réfugiés arrivaient en nombre.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1916,
un projet des Ponts-et-Chaussées de l’ingénieur Pendariès prévoit de
démolir l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques et l’Hôpital de La Grave ainsi que
le Pont Neuf ! On les accuse de favoriser les inondations en formant un
goulet d’étranglement à ce niveau de la Garonne. Les Académies et les
Toulousains de Toulouse sont en désaccord et c’est le début d’une
longue « bataille » à ce sujet jusqu’en 1918 débouchant sur un abandon
du projet. Le Pont Neuf est remarquablement bien construit (seul pont
de la ville qui a résisté à l’inondation de 1875 et qui a permis
l’acheminement des secours jusqu’au quartier Saint-Cyprien).

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1921, instauration officielle du concours de l’Internat des Hôpitaux de Toulouse.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1925,
en première année d’études de Médecine à Toulouse, on compte 100
étudiants et ...1 étudiante ; elles sont trois lors de la promotion
suivante.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1935, la première Sœur Infirmière diplômée d’Etat arrive dans les hôpitaux.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1937,
on compte 400 malades à l’Hôtel-Dieu pour 30 Sœurs ; 1 chef de service
par salle ; 85 internes et externes ainsi que les premières infirmières
civiles arrivées deux ans auparavant.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1940,
afflux massif à l’Hôtel-Dieu de réfugiés épuisés, de malades, de
mourants qu’il faut tenter d’héberger dans de grandes salles. L’Hôpital
est alors summergé et en rupture de médicam
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:49

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Dem
La Seconde Guerre Mondiale transforme la Médecine en profondeur
ainsi que l’organisation de l’Hôtel-Dieu, comme celle de tous les
hôpitaux du monde.

C’est également après la Guerre que tout le système administratif
hospitalier va prendre de l’ampleur, notamment avec l’instauration de
la Sécurité Sociale en 1945. Le rôle du directeur devient là aussi plus
important. Le développement de l’administration évolue en parallèle des
services médicaux, soignants et techniques.


Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1946, on commence le déménagement de certains services de l’Hôtel-Dieu vers Purpan.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1947, installation à l’Hôtel-Dieu de l’Ecole d’Infirmiers et d’Infirmières et d’Assistantes Sociales.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce 1949, destruction de la pile du Pont Couvert restante au milieu de la Garonne.

Les medecins militaires de la DGM - Page 3 Puce De 1954 à 1957,
les constatations depuis longtemps énoncées sont prises en
considération : l’Hôtel-Dieu, dont le bâti « travaille » au rythme des
mouvements du fleuve, se fissure ; le bâtiment amont le long de la
Garonne se lézarde. Des travaux de consolidation intérieur et extérieur
de l’Hôtel-Dieu vont être entrepris.

L’architecte R. Trilhès va jouer un grand rôle dans la défense de
l’Hôtel-Dieu contre l’affaissement : la structure générale va être
renforcée par des poutres en béton et les pieux de bois, qui supportent
les murs de brique, vont être noyés dans des structures de béton
enfoncées de trois mètres dans le tuf (roche poreuse légère) du lit de
la Garonne.
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