Les medecins militaires de la DGM

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Les médecins

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 10:49 am

L’Hôtel-Dieu du XX° siècle







Les années d’après-guerres ont été nommées « Trente Glorieuses »
pour symboliser les grands bouleversements économiques, géographiques,
sociaux et urbains des années 1950 au début des années 1970. Les
Hôpitaux du pays vont eux aussi connaître de profonds changements,
notamment grâce à la hausse démographique qui va impliquer des réformes
nécessaires dans la capacité d’hospitalisation (à partir de 1962
jusqu’à nos jours, les régions du Midi ont gagné plus de 3,5 millions
d’habitants). En 1963, Toulouse est qualifiée de « métropole régionale
d’équilibre ».


1958, création du CHU, Centre Hospitalier Universitaire qui réunit tous les Hôpitaux.

1959, le portique-péristyle d’entrée de l’Hôtel-Dieu et la rampe de descente venant du Pont-Neuf sont démolis.

1970, une loi rattache l’Hôpital à la commune.

1975, transférée un moment à Purpan, l’administration revient à l’Hôtel-Dieu après la construction de Rangueil.

1980,
les chaudières à charbon, en service à l’Hôtel-Dieu comme à La Grave
depuis les années 1940, ne permettent plus malgré leur longévité
d’assurer sans de très gros risques la continuité du chauffage. Une
chaufferie de type modulaire utilisant le gaz de ville est mise en
service.

1981,
la Direction générale du CHU s’installe à l’Hôtel-Dieu, elle va être
rejointe progressivement par toutes les directions centrales.

1982, un plan arrêté par le conseil d’Administration veut faire de l’Hôtel-Dieu le centre administratif et de gestion du CHRT.

1983, décembre, départ de la dernière Sœur des hospices.

1985, 15 octobre, naissance de l’Association Des Amis de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques et de La Grave.

1987,
le dernier service d’hospitalisation quitte l’Hôtel-Dieu : il s’agit du
service de stomatologie qui part sur Purpan. Le dernier malade alité
quitte l’Hôpital. Les Hôpitaux de Toulouse tournent alors une page de
leur histoire. La DRH s’installe la même année.

Le site devient alors exclusivement le pôle administratif du CHU de Toulouse.

1996,
le 3 mai, inauguration en présence du ministre de la Culture Philippe
Douste-Blazy du Musée d’Histoire de la Médecine à l’Hôtel-Dieu. Musée
créé par le professeur Jean-Charles Auvergnat sous l’égide de la
Société de Médecine de Toulouse. Il est installé dans l’ancienne
pharmacie de l’Hôtel-Dieu ; les collections étaient jusque-là hébergées
au 2ème étage de l’Hôtel-D’Assezat.

La muséographie se veut autant esthétique que technique. Il ouvre ses portes au public au mois de juin.

1998,
l’UNESCO a inscrit les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en
France sur la liste du Patrimoine Mondial. A Toulouse, deux sites sont
choisis pour illustrer localement le Pèlerinage : la Basilique
Saint-Sernin et l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques.

le 3 mars 2003,
inauguration de l’espace jean de Rudelle et du Centre Européen de
Recherche sur la Peau et les Epithéliums de Revêtement des laboratoires
Pierre Fabre dans l’aile Jean de Rudelle (anciennement nommée Aile
Viguerie)
Ce laboratoire mixte public/privé consacré à l’étude de la peau accueille 50 chercheurs issus des secteurs public et privé.
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Re: Les medecins militaires de la DGM

Message  le serpent mexicain le Sam 05 Mai 2007, 1:08 pm

bigbasketeur a écrit:
le serpent mexicain a écrit:Tu est a Purpant ?
Il va falloir que l'on ce voit un jour !

- Purpan , c'est sans le "t" a la fin pouce .
- Sinon oui , pourquoi pas , A+ . pouce

C'est mon clavier qui fait des sienne (l'excuse bidon !!)

mort de rir gri
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nfgrjekz

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 1:19 pm

- "C'est mon clavier qui fait des sienneS"
- En effet mort de rir gri mort de rir gri mort de rir gri mort de rir gri mort de rir gri A+ . pouce
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Les médecins de la DGM .

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 1:25 pm

_ L'histoire de l'hopital La Grave , a Toulouse .

La vision du pauvre au Moyen-Age et sous l’Ancien Régime







Les pauvres n’ont jamais eu leurs historiens ; les seules sources qui les mentionnent sont, entre autres, celles des Hôpitaux.

Le Moyen-Age exaltait les pauvres car ils étaient « à l’image du
Christ ». Le pauvre était l’intercesseur privilégié avec le divin :
« heureux vous les pauvres, le royaume de Dieu est à vous ». L’aide aux
nécessiteux était très répandu, par l’intermédiaire des fondations,
d’églises ou privées, nombreuses et éparses. Jusqu’à la fin du XVème
siècle, les autorités royale et municipales n’interviennent pas. (voir
aussi les éléments de définition de l’hôpital au Moyen-Age dans
l’historique de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques).


L’Ancien Régime voit naître une évolution dans la
vision du pauvre : il devient socialement dangereux et représente « la
déchéance de l’être humain ».

Cette période (XVIIème et XVIIIème siècles) connaît une
augmentation de la misère associée à une plus grande importance donnée
au travail...

Tous ces éléments entraînent une nouvelle attitude vis-à-vis de
l’indigent : le travail devient un moyen de rédemption et l’oisiveté
est qualifiée de mère de tous les vices.

Dès le XVIème siècle, on assiste à un éloignement de la
représentation du pauvre comme « image du Christ », il y a alors une
hostilité de la part des sociétés urbaines envers les nécessiteux.

Le pauvre est accusé par exemple de « colporter les pestes »
(entendre par ce terme générique à l’époque toutes les maladies
contagieuses) car il bouge, et la mobilité géographique facilite la
contagion. De par leur « genre de vie », les pauvres sont suspectés de
venir de lieux contaminés. Lorsqu’une peste apparaît, on prend
immédiatement des mesures contre eux.

Le pauvre est aussi « voleur de récoltes, d’enfants ... ». Enfin, dans une révolte ou une émeute, il n’a rien à perdre.

On s’est de tout temps « occupé » des pauvres, par charité ou par souci policier...
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 1:27 pm

« La Grave » : un Hôpital « primitif » peu connu



En 1197 « l’Hôpital de La Grave » est mentionné pour la première
fois dans une charte de Raymond IV. Il est érigé en aval de l’Hôpital
Sainte-Marie de la Daurade à quelques centaines de mètres sur les
graviers de la Garonne, dans le quartier Saint-Cyprien. Il ne reste
rien de ce premier Hôpital aujourd’hui.

Nul ne sait quelles étaient ses prérogatives ; sans doute
servait-il de refuge aux pauvres, malades, vieillards toulousains ou de
lieu de détention pour les prisonniers de guerre. Cet Hôpital tire son
nom du lieu où il a été bâti : la grève qui longe la Garonne au niveau
du port de pêche voisin.

Lorsque l’Hôpital de La Grave apparaît dans les documents,
l’Hôpital Sainte-Marie de la Daurade fonctionnait déjà depuis plusieurs
années.



La peste et la 1ère restructuration du XIVème siècle à la 1ère moitié du XVIIème siècle





Au printemps de l’année 1348, la Peste Noire arrive à Toulouse
et fait des ravages jusqu’en 1350 : 15% à 30% de la population
toulousaine est décimée. C’est le plus grand fléau qu’a connu l’Europe
à ce jour : cette épidémie a fait 30 à 40 millions de morts (75
millions dans le monde). Elle est récurrente pendant plus de quatre
siècles. A cela s’ajoutent les conséquences de la Guerre de Cent ans
(exils de populations, faillites, disettes, famines...)

1398,
le testament d’Arnaud d’Avignon mentionne 14 hôpitaux, dont celui de La
Grave, et 3 léproseries à Toulouse... 1 siècle plus tard, on évoque 24
établissements hospitaliers.

1504, le 26 février,
devant la multiplicité des établissements hospitaliers médiévaux, le
Parlement de Toulouse légifère et les hôpitaux existants vont être, peu
à peu, réunis à l’Hôpital Saint-Jacques du Bout-du-Pont (futur
Hôtel-Dieu).

L’Hôpital de La Grave se trouve sous la police directe des Capitouls.

1506, Toulouse est décimée par une peste, on compte plus de 3000 morts en ville.

1508-1514,
l’Hôpital De La Grave est agrandi et prend le nom d’Hôpital
Saint-Sébastien accueillant les pestiférés (Saint invoqué pour
combattre ce fléau).

Dans la période allant de 1508 à 1544, cet hospice Saint-Sébastien
héberge les pestiférés dans un pavillon à l’abri du mur d’enceinte et à
l’écart des autres pensionnaires : mendiants, enfants trouvés,
invalides, incurables, aliénés et prostituées. La situation extra-muros
de l’Hôpital Saint-Sébastien avait pour avantage d’isoler les malades
des habitants, mais il devient bientôt insuffisant et il faut trouver
un autre endroit, ce qui va être fait en 1557.

1515,
deux arrêts du Parlement rappellent la réduction du nombre des petits
hôpitaux : ceux-ci proliféraient de manière anarchique entre le XIème
et le XIIIème siècle et « en raison des multiples nuisances, du danger
de contagion et de leur mauvais gouvernement », un regroupement de ces
petits établissements avait déjà été envisagé en 1504 ; il est ré
évoqué en 1515 et va encore l’être en 1524 et 1540.

1516-1517,
la Tour Taillefer, adjacente à La Grave, à l’origine tour
d’artillerie servant de réserve de poudre et de munitions et faisant
partie des remparts de la ville, est affectée à l’accueil des
pestiférés, des mendiants et des épileptiques.

1540,
le Parlement, devant les nuisances causées par la dissémination d’une
multitude d’Hôpitaux dans la cité et les faubourgs, décide d’en réduire
le nombre, qui passe de 30 en 1473 à 5 en 1540, et de les placer sous
une administration commune à l’Hôtel-Dieu. Ces réductions du nombre
d’établissements hospitaliers s’expliquent par la volonté des autorités
de la ville de réduire le plus possible géographiquement les foyers
d’infections potentiels et ainsi par la même occasion la circulation
des malades et des personnels.

1557,
devant les pestiférés qui affluent à Toulouse et à l’Hôpital
Saint-Sébastien, il est décidé de les enfermer dans les tours des
remparts voisins, puis dans les prés des Sept-Deniers et de Bourrassol
ou encore sur la colline de Terre-Cabade.

1628 - 1631,
la plus meurtrière épidémie de peste à Toulouse au XVIIème siècle : 10
000 morts sur cette période sur un total de 50 000 habitants. On compte
plus de 5000 mendiants. L’augmentation considérable de la délinquance
due à la pauvreté extrême met en danger l’ordre public. Cette situation
est la même dans toute la France. Une législation répressive va être
mise en place et aboutit quelques années plus tard à la politique de
Grand Renfermement.

1628,
« on meure autant de peste que de froid ». Beaucoup d’élites locales
fuient, dont des médecins ; les Capitouls font venir 4 chirurgiens de
Cahors pour prêter main forte à leurs confrères toulousains.

1629, le 17 juin,
tous les malades soignés à l’Hôpital Saint-Sébastien des Pestiférés
meurent par contagion...on en profite pour désinfecter les locaux
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 1:29 pm

« Le Grand Renfermement » - seconde moitié du XVIIème siècle







En 1647 naît à Toulouse l’Hôpital Général Saint-Joseph de La
Grave (Saint-Joseph étant le patron des travailleurs ; ses attributs
sont la pauvreté, la charité et l’humilité). Il est situé dans les
locaux de l’Hôpital Saint-Sébastien des pestiférés, réaffecté (la
peste, certes toujours récurrente, n’était plus un fléau à Toulouse dès
la seconde moitié du XVIIème siècle comme elle l’était au XIVème
siècle).

Cette réaffectation s’explique par le fait que le XVIIème siècle
est marqué par une misère effroyable, conséquences des guerres et des
épidémies de peste.
En période de crise frumentaire ou financière (excès de la
fiscalité royale), les pauvres sont nombreux à converger vers les
villes (artisans et ruraux ruinés par exemple).
C’est pour répondre à ces mouvements d’indigents vers les villes
qu’ont été créés les Hôpitaux Généraux au XVIIème siècle. On y menait
la politique dite du « Grand Renfermement » des pauvres : « soigner,
nourrir, instruire et relever le niveau moral des pauvres » tel est le
but affiché. Mais ces malades sont bientôt en surpopulation sur le site
de la Grave ; son voisin l’Hôtel-Dieu doit subir des transformations
pour les accueillir.
Quelque soient les problèmes financiers et la surpopulation des
pauvres hospitalisés, l’Hospice de la Grave, tout au long de ce siècle,
ne refusa jamais l’entrée de nécessiteux.

Néanmoins, la politique du « Grand Renfermement » est à terme un
échec car l’Hôpital Général n’a pas eu les moyens financiers et
médicaux de la satisfaire.
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hgrt

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 1:30 pm

La fondation d’un « Hôpital Général »







A partir du XVIIème siècle, l’Hôpital Saint-Sébastien cesse de
fonctionner pour les pestiférés. Les dons et legs se raréfient. Sous
l’influence de Saint-Vincent de Paul et ses émules, sa vocation va être
transformée. Arnaud Baric, l’Abbé de Ciron et Madame de Caulet
organisent l’assistance aux pauvres, créent une Aumônerie Générale,
dédient l’Hôpital aux mendiants, aux enfants trouvés et aux invalides.
Mais il faut pour cela transformer l’Hôpital en « Hospice Général » (à
l’image de ce qui a été fait à Paris) afin d’y loger ou d’y interner
d’office les populations indigentes donc indésirables.


1647, 6 juillet,
les Capitouls transforment l’Hôpital Saint-Sébastien des Pestiférés en
Hôpital Général Saint-Joseph de la Grave, pour y « renfermer »
mendiants, voleurs, filles publiques mais aussi les « fous », les
vieillards démunis, les orphelins et enfants abandonnés (accueillis en
bas âge, instruits puis placés dans un corps de métier à l’extérieur).
Tous doivent être pauvres et résidents en ville pour être admis. De
manière générale, il y a une grande diversité des malades reçus à La
Grave.

Le 27 juillet de la même année, les notables toulousains se
réunissent et les Capitouls en charge établissent un règlement en 38
articles qui fonde l’Hôpital Saint-Joseph de La Grave . Rappelons que
les Capitouls ont pour charge, entre autre, l’entretien des édifices
municipaux et la gestion des hôpitaux.

18 directeurs sont alors nommés pour le gouvernement de l’établissement. On prévoit aussi la nomination de 4 prêtres.

On établit des boutiques et des manufactures dans lesquelles les
pauvres travaillent. Le produit de ce travail représente une petite
partie des revenus de l’Hôpital. Les administrateurs espèrent sans
cesse obtenir le complément de revenus par les quêtes et les dons, qui
ne vont jamais cesser jusqu’en 1789 (sauf pendant les périodes de
crises).

1648,
un trésorier est élu par les directeurs de l’Hôpital. Cependant,
l’Hôpital Général ne fait à aucun moment quelque budget prévisionnel
que ce soit : c’est au fur et à mesure des besoins ponctuels de
l’Hôpital que ses directeurs se soucient des sommes qu’ils vont
engager. Aucune ressource fixe n’est mentionnée dans les règlements
fondateurs de l’année précédente. Sachant que l’Hôpital ne peut vivre
avec le seul travail des pauvres, il possède des infrastructures à
l’extérieur (terres agricoles, maisons, boutiques artisanales...) qui
lui rapportent des revenus.

La même année a lieu le premier legs fait à l’Hôpital, par un
conseiller du Roi : 1500 livres. Dons et legs pouvaient être faits en
argent, en nature ou encore en obligations (messes, prières à
perpétuité...)
1652, le pape Innocent X autorise la création de l’Hôpital Général et en 1658 c’est le Roi Louis XIV qui l’avalise.

1652 - 1653,
nouvelle apparition de la Peste à Toulouse (23 février), c’est la
dernière grande épidémie pour la ville. Les pauvres, souvent dans
l’impossibilité de fuir ou de se protéger, sont les victimes
privilégiées de l’épidémie.

1660,
l’Hôpital est la propriété de ses directeurs qui créent l’année
suivante leur conseil de gestion des biens, comme à l’Hôtel-Dieu.

1662, un édit royal impose à toutes les villes et gros bourgs de créer et d’ouvrir un hôpital général ; ordre relancé en 1676.

1661 - 1684,
Agrandissement de l’Hôpital Général Saint-Joseph de La Grave et début
de construction des grandes cours. En 1684, des 5 hôpitaux issus de la
première restructuration, ne subsistent plus que l’Hôtel-Dieu et La
Grave.

1681, Louis XIV décide d’établir l’administration de La Grave à 24 directeurs.

1687, un incendie détruit une partie des bâtiments de l’Hôpital.
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toubibs

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 1:30 pm

Crises internes et conflits du XVIIIème siècle







Du Moyen-Age à la Révolution, l’Hôpital fonctionne sur le mode
d’une fondation, en institution autonome, placé sous l’autorité de
l’Archevêque, des Capitouls et des membres du Parlement Royal. Des
règlements très précis fixent les conditions d’admission et de séjour
des malades et des incurables. Les difficultés financières de l’Hôpital
Général s’accroissent.

Les relations avec son voisin l’Hôtel-Dieu sont de plus en plus
tendues au milieu du XVIIIème siècle : ces contentieux prennent
naissance dans les obligations qu’ont instaurés leurs règlements
respectifs : chaque hôpital se renvoie des malades pour cause de
saturation.
On comprend alors aisément pourquoi La Grave réclame aussi de
façon récurrente à ce que les pèlerins n’aillent demander asile qu’à
l’Hôtel-Dieu « du fait du même patronyme ».


1709,
hiver rude, l’Hôtel-Dieu refuse tout malade supplémentaire ; il est
saturé ; beaucoup de malades décèdent ; les nouveaux arrivants sont
refoulés à La Grave...dont les statuts stipulent que seuls les malades
guéris doivent lui être envoyés. Des conflits entre les deux hôpitaux
jalonnent tout le XVIIIème siècle.

1711, les difficultés financières de l’Hôpital Général deviennent préoccupantes.

1720, le paiement de rentes viagères est trop lourd, les directeurs annoncent que la faillite est imminente.

1717,
l’archevêque de Toulouse, Mgr Henri de Nesmond lègue aux pauvres de
l’Hospice de la Grave tous ses biens dans le but de construire une
nouvelle Chapelle (celle que l’on peut voir aujourd’hui ), en
remplacement de celle qui était régulièrement inondée par les crues de
la Garonne.

1727,
septembre, une inondation meurtrière s’abat sur le quartier
Saint-Cyprien. Le Roi accorde, pour réparation des dommages, 2430
livres à La Grave.

1729, 54 femmes reconnues coupables de prostitution sont enfermées au « quartier de force » de La Grave.

1736,
l’assemblée des directeurs décide de rendre hommage aux nombreux
bienfaiteurs des hospices en faisant réaliser le portrait de ceux qui
auront donné au moins 5000 livres. Ce sont plusieurs de ces portraits
que l’on peut voir encore aujourd’hui dans les salles patrimoniales de
l’Hôtel-Dieu (voir aussi historique de l’Hôtel-Dieu : « les portraits
de bienfaiteurs »). De 1736 à 1789, 20 portraits ont été réalisés.

1750, est évoquée la présence de 12 « Sœurs Grises » à La Grave.

1758, le 20 septembre,
Gaspard de Maniban, premier président au Parlement de Toulouse, pose la
première pierre de la Chapelle de la Grave (les travaux, souvent
interrompus, ne sont achevés qu’en 1845).

Dès lors, tout ce qui restait de l’Hôpital des pestiférés
disparaît peu à peu : la nouvelle affectation de l’Hôpital La Grave
s’accompagne d’importantes modifications architecturales (les grandes
cours carrées). 2500 indigents y sont enfermés. Les grilles encore en
place aujourd’hui dans l’aile construite à cette époque rappellent ce
que pouvait être le « Grand Renfermement ».
1760, la faillite de l’Hôpital Général est déclarée ;

en 1763 les directeurs démissionnent collectivement.

1764, 3 août,
un édit royal constatant que les hôpitaux n’avaient pas suffisamment de
« lieux de force » fait ouvrir les « Dépôts de mendicité » qui visent à
l’enfermement non plus seulement les pauvres et les mendiants mais
aussi les vagabonds et les « chômeurs ». Le Dépôt de Toulouse ouvre
deux ans plus tard.

Ces « Dépôts de mendicité » étaient extérieurs à l’Hôpital et
dépendaient du pouvoir central. Réalisés pour réprimander le
vagabondage, ils étaient surtout des prisons...l’échec du Grand
Renfermement commence à se faire sentir...

1765,
un arrêt du Conseil ordonne la vente des rentes, des terres et autres
biens-fonds de l’Hôpital. De manière générale, les finances n’étaient
jamais équilibrées.

1776,
février, le Dépôt de Toulouse est supprimé. Le Renfermement reprend
l’année suivante mais aux frais de la ville. La même année, le
Parlement de Toulouse ordonne un recensement des prostituées en ville
pour les enfermer à La Grave. Les étrangères à la commune, elles, sont
bannies.

1778, Alexis Larrey est nommé chirurgien-major de l’Hôpital de La Grave.

Entre 1718 et 1789, le nombre de mendiants enfermés passe de 50 à 253.
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 1:31 pm

La tourmente Révolutionnaire







En 1792, La France s’enfonce dans la crise économique et sociale
post-révolutionnaire. La misère se développe, en particulier dans les
villes. l’anarchie règne dans les hôpitaux, elle culmine en 1796 ; cet
état d’incurie va persister jusqu’en 1802.

Pendant une période tourmentée de 10 ans, les différents
gouvernements qui se succèdent font de l’assistance aux pauvres une de
leur priorité. Ils consacrent aux hôpitaux des fonds importants par
rapport à leur budget d’Etat, mais minimes pour les établissements
hospitaliers qui ont d’énormes besoins, aggravés par la Révolution.


1789, la municipalité de Toulouse prend le contrôle de la direction des Hôpitaux et du pouvoir des Capitouls.

1790,
l’Etat supprime les secours qui étaient jusqu’alors à sa charge ; la
municipalité doit alors subvenir aux besoins des hospices. La commune
de Toulouse doit gérer les biens hospitaliers.

Dès lors, l’Hôpital Général comme son voisin l’Hôtel-Dieu ne vont
cesser de réclamer par pétitions des fonds au département, qui
n’arrivent que tardivement et insuffisamment.

1792,
la Convention déclare Biens Nationaux les propriétés des Hôpitaux.
N’ayant plus de ressources, (la disparition de la féodalité, de la Dîme
entre autre, a entraîné des répercussions financières considérables sur
le budget hospitalier) les Hôpitaux s’acheminent vers la faillite.
Le 21 décembre de cette année, une nouvelle administration
s’installe à La Grave : bourgeois et négociants prennent alors les
dernières places occupées jusque là par les nobles et les
ecclésiastiques.

1793, par patriotisme et idéologie, la Grave est rebaptisé « Hospice de Bienfaisance ».

Un rapport de Carnot dénonce les Hôpitaux de la ville comme des
foyers de contre-Révolution . En effet, le personnel se doit d’être aux
« normes Républicaines » ; on soupçonne le personnel religieux, les
Sœurs et les prêtres, de faire pression sur les malades (donc des
personnes vulnérables et impressionnables).
Cette année est une « année terrible » selon l’expression de
Victor Hugo. Elle est le point culminant de la crise. La République
Jacobine (2 juin) impose des changements radicaux pour l’Hôpital
Général. Celui-ci est non seulement soumis à l’impôt (au nom de
l’égalité devant celui-ci) mais doit aussi participer à l’effort de
guerre (réquisitions).

1794,
médecins et chirurgiens sont regroupés par un même diplôme : le
doctorat en médecine. La persécution, puis le départ des religieuses
désorganisent les soins et aboutissent à une anarchie totale.

1795, le 24 octobre,
la Convention, avant de se séparer, sous la pression des Hôpitaux en
pleine détresse financière, déclare le droit des hôpitaux de jouir de
nouveau provisoirement de leur patrimoine (mais beaucoup de leurs
possessions ont déjà été vendues).

1797,
l’Hôpital de la Grave double sa surface en annexant des locaux
militaires voisins qui provenaient de l’ancien Couvent des Clarisses de
Saint-Cyprien (Dames de la Porte) ; (la Révolution avait transformé ce
couvent en hôpital militaire). C’est dans ce domaine qu’allait être
établi plus tard le quartier des aliénés. La Grave devient donc
l’hôpital le plus grand de la ville avec une surface de 6 hectares.

1798,
Devant l’anarchie hospitalière causée par le remplacement des
religieuses par des « commères bonnes patriotes », idéologiquement
conformes mais incompétentes, l’Etat abandonne les Hôpitaux et met à la
charge du budget municipal leur service et leur entretien (retour de
l’Etat seulement en 1940).

Cependant, l’Etat garde à sa charge l’entretien des sourds, muets, aveugle et enfants abandonnés et orphelins.

A
la veille de la Révolution, il y a plus de 1500 enfants abandonnés à
Toulouse, ce chiffre n’a fait que croître depuis 1789 car les nourrices
n’étaient plus payées (ou payées en Assignats, monnaie de papier en
laquelle on avait peu confiance) et ramenaient les enfants à l’Hôpital.


La Révolution a provoqué une rupture importante dans le
système hospitalier français. Parce que fondées sur une utopie, les
idées, bien que généreuses, n’ont pas donné naissance à un système
hospitalier aux bases solides, viables et durables. L’Hôpital La Grave,
comme tous les établissements français, est dans un dénuement extrême
au moment même où le peuple a le plus besoin de ses services. Malgré
cette incurie, l’Hôpital Général n’a jamais été fermé à la misère
humaine et les pauvres ne sont jamais morts de faim à l’Hôpital.
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ghjk

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 1:32 pm

La Grave au XIXème siècle - l’essor de la médicalisation







A la fin du XVIIIème siècle, l’Hôpital Général Saint-Joseph de
La Grave voit naître un nouveau concept de la pauvreté qui vient
remplacer celui de charité hérité du Moyen-Age : la bienfaisance ;
c’est-à-dire la prise en charge des nécessiteux par les pouvoirs
publics laïcs et non plus par l’Eglise.

L’« Hôpital Général » n’est plus, l’Hôpital Saint-Joseph de La
Grave voit ses attributions se recentrer sur la seule médicalisation.


1803,
le Quartier de Force de La Grave qui était à la fois asile, prison et
mouroir pour les femmes « vénériennes » et les prostituées, ferme
définitivement ses portes. Déjà en 1778, les vénériennes avaient été
transférées à l’Hôtel-Dieu pour bénéficier d’un suivi médical, mais
rapatriées sur La Grave en 1817).

1814, 10 avril,
bataille de Toulouse entre les armées françaises du Maréchal Soult et
les coalisés anglo-espagnols de Wellington qui se solde par une
victoire de ces derniers. Les hôpitaux militaires étant insuffisants
pour accueillir le nombre de blessés, les lits de l’Hôtel-Dieu et La
Grave ont été mis à disposition. Le 18 avril, Wellington visite les
Hôpitaux et leur fait un don pour leur entretien.

1815, le 20 février.
Après avoir été persécutées et exclues des hôpitaux, il est décidé que
le service de l’Hospice de La Grave serait exclusivement confié aux
filles de Saint-Vincent de Paul à compter du 10 mars. Les autorités
avaient compris que les Sœurs étaient indispensables dans les
Hospices : « Elles assuraient à moindre frais tous les soins et
apportaient aux malades le réconfort de la religion ».

1838,
une loi, inspirée par Philippe Pinel, médecin aliéniste (1745-1826),
oblige chaque département à se doter d’un établissement spécialement
destiné à recevoir et soigner les aliénés. Ceux-ci ne sont alors plus
considérés comme des « déments punis par Dieu » mais comme des
malades : « Loin d’être des coupables qu’il faut punir, ils sont des
malades dont l’état pénible mérite tous les égards dus à l’Humanité
souffrante » (Pinel).
1845,
à La Grave, les travaux de la nouvelle chapelle commencés en 1758 sont
enfin terminés. Le 14 mars, le premier office y est célébré.

1863,
achèvement de l’Asile de Braqueville ; le Pr. Marchant, ancien élève de
Jean-Etienne Dominique Esquirol (1772-1840), médecin aliéniste élève de
Pinel, en devient le directeur. La nouveauté réside dans le fait que
cet établissement ne revêtait plus le caractère carcéral des quartiers
de la Grave.

1875, le 23 juin,
l’inondation la plus meurtrière de l’Histoire toulousaine atteint tout
le quartier Saint-Cyprien. L’Hôpital La Grave est inondé et les malades
sont évacués vers la ville et l’hôpital militaire, certains même à
l’Hôpital de Montpellier. La Grave est devenu une île sans
communication par voie de terre avec son voisin l’Hôtel-Dieu. Il y
avait 4 mètres d’eau dans les cours et les jardins ; une plaque
commémorative rappelle encore aujourd’hui ce drame.
On remet en état les salles d’hospitalisation mais globalement La
Grave bénéficie de moins de reconstructions que son voisin
l’Hôtel-Dieu.

(voir détails des évènements de cette journée dans l’Historique de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques).

1876, début de la campagne de rénovation des Hôpitaux suite à l’inondation, campagne qui va durer jusqu’en 1893.

1878,
le Maréchal MacMahon, Président de la République, signe le décret
établissant une Faculté mixte de Médecine et de Pharmacie à Toulouse.

1889, installation de la Maternité à la Grave avec l’école d’accouchements (car trop de mortalité à l’Hôtel-Dieu).

1890,
20 lits sont créés à la Grave pour le soin des aliénés, côté rue
Réclusane : Cette clinique surnommée la « Mentale » a été établie pour
l’enseignement des étudiants en médecine.

1891,
le 3 novembre, une proposition du Conseil Municipal, largement
anticlérical, demande le retrait de toutes les Religieuses des services
hospitaliers, en prétextant des économies budgétaires ; c’est le début
du long débat sur la laïcisation des Hospices.
1893, inauguration de l’Ecole d’accouchements de La Grave. Loi du 15 juillet : instauration de l’Assistance Médicale Gratuite.

1889,
la Maternité s’installe à La Grave car les infections nosocomiales et
puerpérales à l’Hôtel-Dieu prenaient des proportions catastrophiques.

La fin du XIXème siècle est marquée pour les Hôpitaux
de Toulouse par la laïcisation progressive des services. On évoque pour
la première fois en 1899 la nécessité d’avoir dans les villes, qui ont
vu les facultés de Médecine s’ouvrir, une école d’Infirmières. Les
soins allaient, dans un contexte de progrès médicaux croissants, se
professionnaliser et faire l’objet d’un diplôme d’Etat.

Regroupant un total de 900 lits, La Grave comptait à la fin du
XIXème siècle des quartiers de vieillards, valides ou infirmes ; deux
quartiers de fous et d’épileptiques ; deux quartiers d’enfants et
quatre services de malades. C’était toujours une maison pour les
pauvres mais s
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ghuj

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 1:32 pm

Première moitié du XXème siècle : permanences et innovations







Malgré l’installation de nouveaux services cliniques, l’Hôpital
de La Grave gardait toujours la trace, dans son architecture et dans
les mémoires, d’un passé misérable : folie, vieillesse, délinquance et
ambiance carcérale. « (...) une masse de bâtiments où le soleil se
hasarde rarement et où, sous les voûtes silencieuses, le passant ne
frôle que des malheureux au terme de leur chemin » (J. Barbot, 1905).


1901, ouverture de l’école des Infirmiers et Infirmières.

1906,
comme pour l’Hôtel-Dieu, on se rend compte que les capacités d’accueil
de La Grave sont insuffisantes. Le projet d’un hôpital suburbain à
Purpan découle de cette constatation.

1914-1918,
bien qu’éloignée du front, Toulouse voit arriver bon nombre de réfugiés
qui nécessitent d’être hospitalisés. Ce premier conflit mondial montre
combien les infirmières sont importantes tant les soins à apporter sont
conséquents (chaîne des soins, organisation des secours, quantité
importante de personnels soignants nécessaires etc...)

1922,
« l’école Régionale d’Infirmiers, d’Infirmières et d’Assistantes
sociales » est installée à La Grave. Le 27 juin, le décret de création
du diplôme est établi. La durée de formation et la technicité ne vont
cesser d’évoluer.

1924, Inauguration du Centre régional contre le cancer (CRAC) à la Grave.

1934,
instauration du premier centre de Transfusion sanguine à La Grave. La
Grande Guerre avait montré l’urgence de pouvoir gérer les problèmes
hémorragiques issus de blessures graves : il fallait une organisation
rationnelle des transfusions. Le Docteur André Stillmunkès a installé
dans son service de vieillards à La Grave un petit laboratoire qui
allait peu à peu prendre de l’importance pour devenir un centre
officiel en 1936. Le centre de transfusion de La Grave assurait pendant
tout l’entre-deux-guerres les transfusions de Toulouse et des
départements limitrophes mais aussi toutes les formes d’hémothérapie ou
de sérothérapie.

1936,
la médicalisation de La Grave se développe avec la présence de 6
services cliniques relevant aussi de la Faculté de médecine
(accouchements ; maladies mentales ; urologie ; chirurgie infantile ;
ORL et Centre Régional anti-Cancéreux) et de 3 services relevant de
l’Administration des Hospices (Maternité ; prostituées vénériennes ;
école régionale d’infirmières).

1939, 2 septembre,
la commission administrative prend les premières mesures de « défense
passive » : elle prévoyait des abris à l’Hôtel-Dieu et à La Grave dans
les salles voûtées ainsi que des salles d’urgence pour la réception des
blessés. On multiplie des équipes de brancardiers. Le 27 septembre est
créé à La Grave un hôpital mixte (civil et militaire).

1940, la guerre apporte un flot ininterrompu de malades.

1941, 21 décembre, une loi pose le principe d’irréversibilité de l’ouverture de l’hôpital à toutes les catégories de malades.
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 1:33 pm

Seconde moitié du XXème siècle : entre hospice et hôpital







La période des « Trente Glorieuses » d’après guerre est une
période de profonds bouleversements sociaux et économiques et
l’influence sur les hôpitaux, notamment sur les capacités
d’hospitalisation, vont se faire ressentir dès le début des années
1960. (Voir à ce sujet les historiques des Hôpitaux de Purpan et de
Rangueil pour davantage de détails).

La Grave est à la fois hôpital et hospice : les services médicaux
étaient bien équipés mais l’hospice reflétait toujours l’ambiance
d’autrefois...L’Hôpital La Grave va subir de profonds changements, au
profit des nouveaux établissements hospitaliers qui vont ouvrir leurs
portes.

Les années 1960 sont surtout celles des réformes hospitalières
d’importance : naissance du CHU ; statut du personnel enseignant
hospitalier ; grands projets de travaux etc...


1951,
novembre, fermeture du Centre de Transfusion sanguine de La Grave au
moment où, à Purpan, s’ouvrait le Centre Régional de Transfusion
Sanguine.

1958, naissance du CHU, Centre Hospitalier Universitaire.

1960, création de l’Ecole des Cadres Infirmiers de Toulouse, la seconde en France.

1963, La Grave compte 382 lits au total.

1974,
le CRAC, sous l’impulsion de son directeur, Pierre-François Combes,
change de nom pour devenir l’Institut Claudius Régaud.. Il se trouve
encore aujourd’hui sur le site de La Grave.
La même année est ouvert à La Grave, sous la direction du
professeur André Pontonnier, le CPEF, Centre de Planification et
d’Education Familiale de Toulouse. Son rôle essentiel est la prévention
(contraception ; MST ...) mais aussi l’écoute des personnes pour
repérer les difficultés familiales d’ordre conjugal ou sexuel dans un
souci d’accompagnement.

1975, le 15 avril, création du « Service Infirmier ».

1978,
établissement dans les services de gynécologie-obstétrique du
Département des dossiers médicaux lequel regroupe 5 unités
fonctionnelles d’hospitalisation, soit 143 lits (consultation
externes et exploration fonctionnelle). Cette centralisation de la
gestion de ces dossiers permet d’éviter aux malades et à l’Hôpital des
examens répétitifs, inutiles et onéreux.

1979,
mai, début des travaux de restructuration de la Maternité : création
d’un service de 29 lits, restructuration d’un service de consultation
et création des services médicaux-techniques.

1980,
les chaudières à charbon en service à l’Hôtel-Dieu et à La Grave depuis
les années 1940 ne permettent plus, malgré leur longévité, d’assurer le
service en toute sécurité. Une chaufferie centrale utilisant le gaz de
ville est installée à La Grave.
Le 30 juin, le Conseil d’administration du CHR a statué
favorablement sur le principe de l’humanisation d’un service de
personnes âgées de La Grave d’une capacité de 82 lits. Il s’agit de
l’humanisation des salles Sainte-Louise, Sainte-Thérèse et
Saint-Vincent. Les pouvoirs publics ont exprimé le souhait de voir
disparaître les salles communes. Ces travaux de rénovation consistent à
réaménager ces locaux sur deux étages et de les compartimenter en 21
chambres de 1 à 4 lits chacune. Les travaux vont durer jusqu’en mai
1985.

1982, 5 juillet,
le Plan Directeur prévoit la démolition de l’ancien quartier de
Psychiatrie : les bâtiments les plus vétustes (Bayle) sont démolis. La
place gagnée grâce à ces démolitions va permettre de repenser le schéma
de circulation des véhicules dans l’Hôpital avec notamment la
construction de nouveaux parkings et le déplacement de l’entrée
principale.
On prévoit aussi la rénovation du plateau technique de
Gynécologie-Obstétrique ; des travaux d’aménagements pour
l’implantation de l’Hôpital de jour de Pédopsychiatrie ; la
construction d’un bâtiment de 240 lits pour les personnes âgées ; le
réaménagement de l’Ecole de Sages-femmes et la création d’une crèche.
1983, naissance de quintuplés à La Grave. La même année, les Sœurs de Saint-Vincent de Paul quittent le site.

1984,
le 31 janvier, naissance du premier bébé éprouvette de la région
Midi-Pyrénées dans les services de gynécologie-obstétrique de l’Hôpital
La Grave. Le professeur Jean-Michel Rème a dirigé l’opération de
réimplantation de l’embryon.

1988,
ouverture d’un salon de coiffure et d’esthétique pour les personnes
âgées de La Grave. Ce nouveau service s’inscrit dans le cadre du
programme d’humanisation de l’hospitalisation des personnes âgées
entreprit dès le début des années 1980.

1992, 1er septembre,
ouverture du secteur autisme du Service Médico-Psychologique transféré
à l’Hôpital La Grave dans le bâtiment Pinel. Il s’agit d’une petite
unité qui accueille les enfants dans le but d’établir ou de confirmer
un diagnostic, de réaliser un bilan médical complet et d’effectuer une
évaluation en vue de la mise en place d’un programme éducatif
personnalisé. Par son approche pluridisciplinaire, ce service est une
unité-pilote qui n’avait pas à cette date son équivalent ailleurs en
France. Le pôle psychologique et éducatif est développé en
collaboration avec les familles.

1994,
un chantier-école est établi à La Grave pour rénover les peintures des
couloirs avec des couleurs gaies. Fin avril, les travaux de rénovation
du Pavillon Nanta abritant la dermatologie se sont achevés ; le service
des prématurés a vu ses plafonds rabaissés, ses boxes agrandis et les
sanitaires équipés d’un système de chlorisation automatique.

1996,
amélioration de l’accueil des patients à La Grave dans les unités de
soins mais aussi grâce aux progrès de l’informatique, pour leur
enregistrement administratif (l’allégement des démarches).

1997,
les pédiatres adoptent une nouvelle organisation médicale avec la
création d’un département Médico-Chirurgical de Pédiatrie unique. En
effet, depuis cinquante ans, la Pédiatrie Hospitalière, très éparpillée
sur les sites du CHU (dont la Clinique Chirurgicale infantile à La
Grave), a connu de nombreuses mutations et doit se préparer une autre
de taille : celle du regroupement pédiatrique sur le pôle mère-enfant
de Purpan dans le nouvel Hôpital des Enfants qui ouvre ses portes
l’année suivante. Une page de l’Histoire de l’Hôpital La Grave va être
tournée.

1998,
préparation à la démarche d’accréditation de l’Hôpital La Grave,
démarches qui vont se poursuivre en 2000, 2001 et 2002. Elle consiste
en une auto-évaluation (analyse, critiques) de tout ce qui est mis en
place pour renseigner, accueillir et soigner les patients, c’est-à-dire
tout ce qui touche à la prise en charge et à l’environnement des soins.

Déménagement
des services de Maternité de La Grave vers le nouvel Hôpital
Mère-Enfant, Paule de Viguier, qui ouvre ses portes en 2003.
C’est l’aboutissement du rapprochement de la maternité et des services
de pédiatrie. Une nouvelle page de l’Histoire de l’Hôpital La Grave est
tournée.

2003, février, accréditation de La Grave.
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Les médecins de la DGM .

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 8:54 pm

LES RÉFORMES DE
L’ENSEIGNEMENT DE LA MÉDECINE A TRAVERS LES ARCHIVES DU
MINISTÈRE DE L'EDUCATION NATIONALE (1905-1970)




Pour la période 1940-1944 et notamment les travaux
de la
Commission de réforme des
études médicales, on a consulté le versement

17512
dans la série F 17 (Education
nationale, Direction de l'Enseignement

supérieur).
En
outre, il a paru judicieux d'insérer dans cette chronologie un
document étranger à ces fonds d'archives :
le rapport du professeur Robert
Debré sur l'organisation
de la profession médicale et la réforme de l'enseignement
de la médecine' préparé au sein du
Comité Médical de la Résistance en 1944.


1940




22 août
1940 – Pr. Jean Lépine, doyen fac de Lyon à
Secrétaire d'Etat à l'Education nationale (S.E.N.)



Il faut
redorer le blason de la Faculté de médecine…./
Créer une inspection générale…/ Faire nommer les
doyens par l'Education nationale



26 sept. 1940 –Doyen Lépine à S.E.N.



Les réformes Roussy ont été frappées
d'impuissance parce qu'à l'époque où il
était doyen il avait soin de prendre l'avis des facultés
et de faire plébisciter les moindres détails...
Roussy a conservé un sens idéologique admirable de
la démocratie../ Il a toujours eu scrupule à imposer sa
volonté…



Pr. L. Imbert (doyen hon. Fac Marseille). Avant projet de
réforme pour la Faculté de médecine(imp. Lecomte,
Marseille)



Bien que la Faculté de médecine appartienne au
MEN, elle se distingue des autres facs par le fait qu'une grande partie
de son enseignement , la plus importante, est donné non pas par
dans des établissements universitaires , mais dans les
hôpitaux. Or, ceux ci n'appartiennent même pas au min. de la
Santé, ce sont des organes municipaux…/ L'hôpital : un
milieu vivant ou professeurs et élèves
fréquentent infirmières et malades. L'ensemble est
centré non point sur le professeur, mais sur le malade. Il en
résulte que l'enseignement est donné par l'exemple
plutôt que par la parole…/ On peut soutenir sans chauvinisme la
supériorité de l'enseignement clinique français sur
tous les autres. Il faut (donc) que notre formation clinique soit
préservée



5 octobre 1940 - Pr. Alajouanine (transmis à MEN par R
Alibert). Les facteurs médicaux dans l'organisation de
l'instruction publique




Recrutement et sélection des étudiants : éviter
d'encombrer la profession par la pullulation d'indésirables…/
Epreuve physique (dépistage TB chez les étudiants)…/ Mise
en place d'un système de fiches. Fiche scolaire, fiche morale
pour renseignements familiaux et héréditaires (profil
psychologico moral) développer le don d'observation
qualité capitale en médecine. Il s'agit d'éliminer
des sujets brillants, mais pervers ou débiles moraux qui ne
doivent à aucun prix entrer dans la profession médicale…./
Aptitude intellectuelle et morale : le rôle des glandes endocrines
en plus de l'hérédité et de l'éducation
nécessite comme il a été dit plus haut
d'établir un dossier scolaire pour dépister les
anomalies psychologiques, par exemple les sournois.



15 octobre 1940 - Doyen Lépine à Direction de
l'Enseignement supérieur



Pour expliquer pourquoi il ne souhaite pas se rendre à l’
invitation de G. Roussy à Paris pour discuter des projets de
réforme.



30 octobre 1940 – Arrêté créant une Commission
de réforme des études médicales



Pdt. Duval. Membres : Maurain, Baudouin (doyen Fac. Paris),
Lépine (doyen F. Lyon), Mauriac (doyen Bordeaux), Cornil,
Leriche, Mondor, PVR, Alajouanine, Delay et aussi : Justin
Besançon, Alexis Carrel, Mouriquand (Lyon), Hermann (doyen
Lyon), Alajouanine, Léon Binet (Paris), Couvelaire




MEN à René Leriche (s.d.)



Le président de la Commission de réforme des
études médicales, m. Sergent, me dit son étonnement
de votre absence aux réunions. Ses membres seraient enclins
à penser que vous cherchez à vous dérober
à la discussion, votre présence dissipera cette
impression et vous apporterez à vos confrères l'appui de
votre autorité…/
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médical

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 8:55 pm

1941


13 janvier 1941 - Commission de réforme des études
médicales



La
commission nommée pour examiner la question de la réforme
des études médicales a été composée
comme suit : président, Emile Sergent (mb Ac méd, pro hon
à fac méd Paris), Alajouanine (fac med Paris), Baudouin
(doyen fac med Paris), Léon Binet (fac med Paris), Couvelaire
(Paris), Delay (Paris), Lenormant (Paris), Maurain (doyen honoraire fac
sciences Paris), Mauriac (doyen fac méd Bordeaux), Mondor
(Paris), Pasteur Valléry Radot (Paris)




Les questions essentielles à traiter



- La suppression des écoles de médecine (Mauriac)…/
Prôner le monopole facultaire

- Limitation du nombre des étudiants (Alajouanine)

- Cycle des études élémentaires (durée,
enseignement clinique, externat) (Baudouin, Pasteur Valléry Radot)

- Cycle des études supérieures (doctorat, formation des
spécialistes, rapport avec l'internat des hôpitaux, PVR)



Pasteur Valléry Radot : Les études médicales
poursuivent un double but, 1/ donner à tous les étudiants
une formation scientifique, professionnelle, morale enfin, telle que
soit constitué un corps de médecins praticiens instruites,
conscients soucieux de leurs devoirs. 2/ Fournir à un petit
nombre des connaissances plus poussées leur permettant de se
livrer de façon utile à la recherche pure, à
l'exercice de fonctions universitaires ou hospitalières ou
à la pratique des spécialités…/ Des modifications
aux études et au recrutement du personnel enseignant peuvent
faciliter l'obtention de ce double résultat.../ Proposition pour
un enseignement commun.../ Suppression du PCB dont l'expérience a
montré qu'il ne correspondait en rien aux
nécessités de la formation première du
médecin. La plupart des matières enseignées au PCB
le seraient, et dans des conditions meilleurs, au cours des deux
premières années de médecine. Les autres
pourraient l'être par un facile aménagement des
programmes pendant la dernière année d'études
secondaires.../ Limitation des diplômes annuellement
délivrés par l'ensemble des Facultés et
conférant le droit d'exercer la médecine en France et dans
l'empire français. Pas de limitation d'étudiants
étranger, mais ils n'obtiendront pas le diplôme d'Etat
(!). Nécessité du numerus clausus. Il est certain que la
pléthore est l'une des causes principales des défaillances
morales de certains médecins.../ Les facultés de
médecine ne seront ouvertes à ceux là seuls qui
possèdent une culture classique. Une sélection rigoureuse,
non pas à l'entrée de la fac de médecine,
mais à la fin de la première année (un examen
confié à un jury national).../ Il est enfin
désirable que l'accès des études médicales
soit, sinon interdit, tout au moins très largement restreint en
ce qui concerne les jeunes filles, leur orientation normale doit
être autre, en fait bon nombre d'entre elles n'arrivent pas
à la fin de leurs études ou n'exercent pas leur
profession. Enfin, la durée des études sera
portée à six ans.



23 juin 1941 - Pdt du Conseil supérieur de l'ordre des
médecins (R. Leriche) à S.E.N.



Pour exprimer son inquiétude à propos de la
pléthore médicale : ‘La situation est d'autant plus
dramatique que les organisations de médecine collective que
les dispensaires de tous ordres, enlèvent aux
médecins praticiens une énorme clientèle qui
jusqu'ici avait le libre choix médical.../ Dans ces conditions
il est à craindre que ne se crée un prolétariat
médical ne pouvant pas vivre en harmonie avec ce qu'exige la
situation médicale du médecin et les devoirs de son
état…/ Le numérus clausus n'est pas la solution
idéale…/ La libération de places par le numérus
clausus des médecins israélites ne visera guère
que la région de Paris. En province, le nombre des
médecins israélites est peu important et ceux qui s'y
trouvent ne sont guère que des réfugiès (sic)…/ Il
faut limiter l'entrée à la fac de médecine
(même si le conseil de l'ordre n'ignore pas que l'idée
même de la limitation est rejetée par des médecins
éminents en vue des principes tradionnels de l'Université
en France. Mais il est obligé de tenir compte d'une situation de
fait très préoccupante…



28 juin 1941 - Sous Secrétaire d'Etat à la
Santé (S. Huard) à Secr. E. N.
Remarques sur le projet de loi
sur la réforme des études médicales




Transmission d’un avis de l'Ordre national des médecins à
propos du numerus clausus. La pléthore dont souffre la profession
médicale et l'afflux des étudiants dans les
Facultés de médecine constituent un danger très
grave pour la moralité d'une profession qui doit constamment
demeurer au dessus des contingences matérielles dans
l'intérêt même du malade et de la Nation.../ La
nécessité du double baccalauréat aux études
médicales, si cette condition avait été
exigée dans le passé, combien de médecins, de
chirurgiens et de spécialistes éminents se seraient vus
interdire l'entrée des études médicales ? Il
faut certainement tenir compte de la tendance naturelle de certains
esprits, plus littéraires que scientifiques, ou inversement, et
ne pas favoriser uniquement l'honnête moyenne ou pour mieux dire
l'honnête médiocrité.../ Il est certainement
opportun d'opérer une sorte de choix limitatif à
l'entrée des études médicales. Mais ne vaudrait-il
pas mieux se baser sur des épreuves proprement médicales
au cours de la 2ème ou 3ème année par exemple alors
que la voix mystérieuse de la vocation a pu se faire entendre et
à opéré une sélection spirituelle
médicale d'une bien autre valeur que celle tirée d'une
composition de mathématiques ou d'une dissertation philosophique.

La suppression de l'Externat des hôpitaux ne serait pas sans
présenter de graves inconvénients. Les externes rendent en
effet des services pratiques dans les hôpitaux et il serait
très difficile de s'en passer. Le choix par le chef de service
d'élèves faisant fonction d'externes parmi ses stagiaires
aboutirait à un paroxysme de ce favoritisme maintes fois
critiqué dans les études médicales. Il
apparaît au contraire que l'externat concours dont le programme
est purement médical pourrait être l'épreuve de
sélection ou de barrage permettant de limiter l'accès
à la profession médicale. L'internat pourrait être
réservé comme vous l'indiquez aux seuls docteurs en
médecine, mais il devrait être prévu que le concours
pourrait être ouvert aux étudiants de 4ème
année, l'internat étant un concours auquel on ne parvient
généralement pas du premier coup. Les étudiants
reçus internes avant leur doctorat n'accompliraient leur internat
qu'après leur thèse, l'exercice des
spécialités donnant lieu à un diplôme
spécial devrait pouvoir être ouvert par
équivalence aux docteurs en médecine ayant accompli trois
années d'internat dont deux au moins dans la
spécialité envisagée.



G. Leclerc (dir de l’Ecole de méd. de Dijon) (s.d.)



Faut-il supprimer les écoles préparatoires de
médecine?



15 juillet 1941 - Loi sur la nomination des professeurs des
Facultés de médecine



Attendus : Pour des raisons d'opportunité locale et
souvent même pour des considérations d'intérêt
personnel, des propositions ont été adressées
à l’Education nationale en vue de la suppression ou de la
transformation de chaires afin de justifier telle ou telle
désignation.../ Des nominations ont été faites qui
ont permis à un agrégé ou à un professeur
nullement qualité par ses travaux antérieurs d'occuper
provisoirement cette chaire dans l'attente d'une autre mieux
adaptée à ses convenances et à sa
compétence particulière…/ Il en est résulté
ques les sciences afférentes à certaines disciplines
médicales ont été parfois peu ou mal
enseignées…/ Cet état de chose a créé une
situation facheuse tant pour le bon renom de la médecine
française que pour la qualité de ceux qui sont
appelés à la pratique. C'est pour y remédier....
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sfgh

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 8:55 pm

22 juillet 1941 – Note de la Fac méd Paris à S.E.N.

École des sages-femmes : limiter les candidatures, moraliser
la profession



2 aout 1941 - Emile Sergent (pdt. de la commission) à
Verrier, chef de cab du S.E.N.



J'ai été très satisfait de trouver à
Vichy dans les articles publiés récemment dans la Revue des Deux Mondes par mon
collègue et ami Castaigne sur la réforme des études
médicales, les idées fondamentales que je soutiens depuis
des années et et qui constituent les éléments
essentiels du projet élaboré par notre commission



13 aout 1941 - dr. Jean Gallois (Hôpital des Quinze Vingt, ex
membre du C.A. du Syndicat médical de Paris) à DES. Etude
sur la rénovation de la médecine



Critique de la médecine sociale.../ Déplore la
tarification unique : le plus expérimenté, le plus savant
n'étant payé qu'au même tarif que le
débutant, cet avilissement des honoraires ne correspondant plus
à une activité médicale normale..../ Paperasserie
envahissante.../ Médecine de série (dispensaires).../
Scandale des médecins marrons moins important cependant que les
tentations offertes par le double système de tarification,
même aux plus consciencieux.../ En ce qui concerne les assurances
sociales : la charte médicale est tournée par les accords
directs des caisses avec les hôpitaux..../ Quant à la
fonctionnarisation, si l'établissement d'un service de
santé civil analogue au service de santé militaire
auxquels beaucoup ont pensé, il faut reconnaître que
même le Front populaire ne l'a pas établi..../ Si la
fonctionnarisation offre des avantages possibles pour le fisc et pour
certains médecins, elle ne peut que ressusciter l'antique
médecine de casernes : elle favorise le médecin peu
consciencieux. Si le libre choix du médecin est
supprimé, elle lèse le malade qui réside dans le
secteur d'un mauvais médecin.../ Si le libre choix existe, elle
lèse le médecin consciencieux le savant qui est
surchargé de besogne. Elle favorise l'esprit de routine si
néfaste en médecine..../ C'est un fait d'expérience
que le malade français n'aime pas le médecin
d'administration.



4 septembre 1941 - Lyon Soir.
'Comment monsieur le professeur Leriche, président du Conseil
supérieur de l'Ordre des médecins, voit les tendances
et les devoirs de la médecine en 1941'.



La première question est celle de la médecine de
recherche car la médecine n'est pas une science
terminée.../ Handicapée par le poids d'un vieux
passé et par un individualisme excessif, nous avons trop
d'instituts et trop fragmentaires à pauvre équipement,
manquant du personnel nécessaire à toute recherche
d'envergure..../ Pour une médecine humaine, il faut une
organisation 'souple'. On ne doit plus, par exemple, concevoir une
science endocrinologique se construisant dans l'abstrait avec de
magnifiques réalisations chimiques, loin de la médecine
des hommes qui elle suit difficilement d'incessants progrès. Les
deux recherches doivent vire côte à côte, se
prêter mutuel appui.../

Il faut aussi des hommes nouveaux, en finir avec les concours.../ La
discipline que nous devons donner à la France de 1941 exige que
l'on renonce à créer des maîtres Jacques de la
médecine qui font tout, tour à tour, au gré
des circonstances.../ Le service d'aujourd'hui ne peut plus être
l'oeuvre d'esprits encyclopédiques fatalement superficiels..../

Enfin il y l'organisation du statut de la santé publique. Les
médecins doivent se persuader que la portée de leur
mission dépasse le plan de leurs intérêts. La
plupart des médecins l'ont compris depuis longtemps, mais ils
doivent aller plus loin en s'oubliant plus encore.

Fonctionnariser serait la plus mauvaise solution.Conscience d'immense
danger social que constituerait un abaissement du niveau intellectuel et
moral de la médecine, les médecins de 1941 veulent
étudier eux-mêmes les solutions souhaitables de la
politique de la santé et proposer leur programme aux
administrations intéressées. C'est à cela que
s'emploient silencieusement les activités du
secrétariat d'état à la santé et le conseil
de l'ordre. Qu'on leur fasse confiance et la France aura bientôt
l'instrument de rénovation physique qu'elle peut souhaiter.



Doyen J. Lépine à S.E.N. à propos de la
réforme pour transmission via Chevalier



Je me permets d'insister parce que je sais que les réformes
que je préconise ne sont pas toutes du gout de mon ami Roussy,
surtout en ce qui concerne l'autorité nécessaire aussi
bien sur le corps enseignant que sur les élèves. Roussy
a conservé un sens idéologique admirable de la
démocratie. Il a toujours eu scrupule à imposer une
volonté. Malheureusement dans un domaine où les
intérêts matériels jouent un grand rôle et ou
il est urgent de ramener un peu de désintéressement et
d'idéal il n'est plus possible de chercher à persuader et
surtout de conformer son opinion à celle d'une opinion moyenne.
Ces dernières années, avant de parvenir au Rectorat, quand
une modification était apportée dans les programmes ou les
règlements des Fac de Med et que Roussy était rapporteur
devant l'un de nos comités techniques, il avait toujours soin de
faire prendre l'avis des facultés et de faire
plébisciter les moindres détails de la réforme
envisagée. Beaucoup de ses efforts ont été de ce
fait frappés d'impuissance....

(propose ses services comme conseiller)



9 octobre 1941 - Sergent (pdt. commission de réforme)
à
S.E.N.



Demande de soutien à l'Education nationale pour combattre
certaines coteries médicales



Acte dit loi du 19 octobre 1941. S. E. Santé et S. E. Educ.
natle. au chef de l'Etat, Maréchal Pétain




De tous cotés, des critiques sont faites au régime actuel
des études de médecine. Elles tiennent au caractère
même de la médecine qui est à la fois une science
biologique, objet de recherche pure et un art professionnel
exercés par des praticiens au chevet des malades. Ces deux
objets sont confondus dans un même enseignement qui, par suite,
n'est adapté ni à l'un ni à l'autre.

Dans les Facultés de médecine, il y a trop de cours
à entre, dans les cours, trop de théories
hypothétiques à comprendre, trop de noms propres à
retenir. Les examens trop théoriques entraînent les
étudiants à se consacrer entièrement à la
préparation livresque qui laisse peu de traces et à
négliger l'observation qui, seul, permet les acquisitions
définitives. On cherche à inculquer aux
élèves les aspects de la vérité
d'aujourd'hui au lieu de les rendre aptes à comprendre celle de
demain. Plus que l'esprit fait d'observation et de critique, c'est la
science médicale que l'on prétend enseigner.../ Si les
études qui conduisent au doctorat en médecine sont
critiquées, celles qu'entreprennent après le doctorat, les
futures spécialistes, les chercheurs ou les professeurs le sont
bien plus encore. Le souci de la recherche pure a pratiquement disparu.
La médecine française malgré les
personnalités brillantes qui l'honorent a perdu la direction
intellectuelle de la recherche médicale.../ Les causes ne sont
que trop faciles à trouver.Notre jeunesse est coulée de 18
à 35 ans par l'abus des concours dans un moule de
préparation scolastique qui développe la mémoire,
l'art de la présentation, l'esprit de chapelles, la flatterie
à l'égard des hommes en place qui tue l'originalité
et détourne fatalement de la recherche pour laquelle il faut
du temps, de la méditation, de l'enthousiasme pour les
idées et un désintéressement total..../
Connaissant cette situation, le SE de l'EN a jugé
nécessaire de prévoir des réformes. Pour aboutir,
il a fallu s'entourer des avis les plus autorisés et, sur
sa demande, se réunit à Paris une Commission
présidée par le pr. Sergent et composé des
maîtres les plus illustres de la médecine française
: les pr. Baudouin, Lenormant, Mauriac, Mondor, PVR, Alajouanine, Jean
Delay. En outre, les avis du pr. Leriche pdt. de l'ONM, des doyens
Cornil, Lépine, Euzières et Benoit ont été
sollicités. C'est sur le vu de leurs observations qu'a
été établi le présent projet de loi.
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hjkl

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 8:56 pm

Ses principes
Seules les Fac
de med seront habilitées à délivrer des
diplômes (les écoles ne présentant pas de garanties
suffisantes pour que leur maintien soit justifié).../
L'accès dans les Facultés ne sera permis qu'aux candidats
possédant deux baccalauréats.../ L'actuel PCB sera
remanié.Vialleton soutenait qu'il n'avait été
inventé que pour enlever toute tendance spiritualiste aux futurs
médecins, d'autres y ont vu un procédé
détourné pour animer la fac de sciences.
Désormais, le PCB sera orienté dans un sens plus
nettement médical, la part donnée à la biologie y
devenant prépondérante.../ L'art 4 prétend couper
court à une pratique trop répandue : les meilleurs d'entre
les étudiants délaissaient de bonne heure
l'enseignement universitaire pour préparer des concours
hospitaliers (externat). Aussitôt ce but atteint, cette
élite se croyait dispensée de suivre l'enseignement de la
Faculté et préparait d'autres concours (internat), si bien
que la meilleure manière de faire un cours dans une
Faculté était de n'en avoir suivi aucun. Désormais
ce paradoxe sera aboli et seuls les docteurs en médecine pourront
accéder au concours de l'internat.../ Enfin, l'une des grandes
nouveautés du projet est de prévoir l'enseignement
supérieur de la médecine et celui des
spécialités débouchant sur un diplôme de
"spécialité".../ Nous ajouterons enfin que cette
réforme des études ne nous apparaît que comme le
début d'une réforme plus profonde de la médecine.
La réorganisation des hôpitaux et des Facultés
doit être entreprise.... Le concours d'agrégation
sera réformé ou aboli, le recrutement des professeurs ne
devra plus dépendre d'une agrégation régionale...

Nous attendons de cette réforme le renouveau de la
médecine française : les malades y trouveront plus de
garanties, les professeurs plus d'indépendance et plus
d'autorité, les étudiants seront mieux
sélectionnés et la recherche scientifique y gagnera le
stimulant qui lui a bien souvent manqué jusqu'ici.



19 octobre 1941 - Loi portant organisation des études
médicales. Rapport au Maréchal de France, Chef de l'Etat
français



Les études médicales en France sont actuellement
régies par un décret en date du 6 mars 1934. Ce
régime ayant donné lieu à certaines critiques, M.
le Ministre de l'Education nationale a décidé de
réunir une Commission chargée d'étudier les
réformes qu'il conviendrait d'apporter aux études
médicales.

Les principes généraux qui ont présidé aux
travaux de la Commission sont les suivants :



1/ Limitation du nombre et sélection des étudiants en
médecine



Après avoir envisagé différentes solutions, la
commission a choisi

- Le double baccalauréat, philo et maths

-Et un examen comportant des épreuves écrites à la
fin d'un PCB modifié dans le sens de la biologie médicale
: PCB médical. Si la Commission a choisi cette solution de
préférence à d'autres c'est dans le but de
réaliser une sélection aussi précoce que
possible.

Le PCB médical est tout à fait différent du PCB
réservé aux étudiants des Facs de sciences.
L'enseignement de la physique se limite à la physique
médicale. L'enseignement de la chimie comprend des
compléments de chimie organique indispensable au
médecin et la chimie biologique telle qu'elle est actuellement
enseignée dans les Facs de Médecine.

Cette modification profonde dans l'enseignement de la physique et de
la chimie médicale est rendue possible par la formation
scientifique générale représentée par le
double baccalauréat exigé de tous les candidats.
D'autre part, cet enseignement de la physique médicale et de la
chimie médicale au PCB allège d'autant le programme
d'enseignement des premières années de médecine.
L'enseignement des sciences naturelles également orienté
dans un sens beaucoup plus médical. Des enseignements tels que
ceux de la cytologie, de l'embryologie, de l'ostéologie humaine y
trouveront place, ce qui allègera le programme des années
de médecine. Par le moyen du double baccalauréat, d'une
part, d'un examen comportant des épreuves écrites à
la sortie du PCB d'autre part, la Commission réalise une
sélection suffisante pour qu'il devienne inutile d'envisager un
concours d'entrée dans les Facultés de médecine.



2/ Réforme de l'enseignement professionnel basal
destiné à former des omnipraticiens



À/ Réforme de l'enseignement de la Faculté
dans le sens d'une simplification et d'une orientation plus proprement
médicale des études. Aussi la Commission demande t elle
une réduction des programmes pour certaines matières
enseignées à l'omnipraticien et une diminution du nombre
des examens, beaucoup trop nombreux dans le régime actuel.
Elle accorde une place beaucoup plus grande aux enseignements et aux
examens proprement médicaux (pathologie, thérapeutique)
par rapport aux enseignements et aux examens portant sur les
sciences annexes.



B/ Réforme de l'enseignement à l'hôpital.
L'enseignement à l'hôpital doit devenir de plus en plus
pratique et de plus en plus individuel.La Commission demande dans ce
but une modification de la répartition des stages, une
modification de la répartition des stagiaires, maximum de 20
stagiaires pour 100 lits, ce qui nécessite une
collaboration étroite entre les services de la clinique de la
Faculté et les services des hôpitaux agréés
par elle à des fins pédagogiques, enfin la
création d'un personnel enseignant de moniteurs de clinique.



C/ Réforme des examens.Les examens sont rendus moins nombreux
mais plus difficiles. Il a paru souhaitable d'alléger les examens
portant sur les sciences médicales et de renforcer les examens de
pathologie médicale, chirurgicale et obstétricale qui sont
dédoublées et comportent des épreuves
écrites. Il est créé d'autre part des examens de
radiologie et de médecine sociale



3/ Création d'un enseignement de spécialités
Sanctionnée
par la délivrance d'un diplôme de spécialité
qui sera nécessaire pour exercer les huit
spécialités actuellement reconnues légalement par
le code de déontologie ou par la délivrance d'un
certificat spécial en ce qui concerne les
spécialités dites libres, c'est-à-dire non
reconnues légalement par le code de déontologie.



4/ Création d'enseignements complémentaires
Création,
à côté de l'enseignement professionnel basal et de
l'enseignement clinique des spécialités d'enseignements
complémentaires de sciences médicales: ces
enseignements complémentaires très divers auront chacun
pour sanction un certificat d'études complémentaires qui
pourra être exigé pour l'obtention de certains
diplômes de spécialités ou pour l'obtention de
certains grades universitaires (clinicat, agrég.)



5/ Limitation de l'enseignement aux seules Facultés de
médecine

C'est-à-dire
suppression des Ecoles de médecine qui ne présentent pas,
dans l'ensemble de garanties scientifiques suffisantes. Si ce voeu ne
pouvait être actuellement adopté, la Commission demande au
moins que les Elèves des Ecoles de Médecine passent
tous leurs examens dans les Facs de médecine correspondantes.



Tels sont les principes généraux qui ont inspiré
la Commission. Mais, en dehors de ces principes généraux,
dont le texte de loi suivant porte, la marque, la Commission a
émis deux voeux qui ne peuvent actuellement trouver place dans
ce texte.../ Le premier voeu concerne les rapports de l'enseignement
à la Faculté et de l'enseignement dans les hôpitaux.
La commission juge qu'une collaboration étroite entre les
membres de la Faculté et les membres du corps hospitalier est
éminemment désirable, mais elle ne pourra statuer sur
les modalités de cette collaboration qu'après entente
avec les représentants du corps médical des
hôpitaux, les représentants du Secrétariat d'Etat
à la Famille et la Santé publique et des diverses
administrations hospitalières.../ Le deuxième voeu
concerne l'organisation de la recherche scientifique dans les
Facultés de médecine. Le recrutement des chercheurs y
devient de plus en plus difficile pour des raisons purement
financières. Il n'est pas actuellement possible dans les
Facultés de Médecine de faire aux chercheurs la place
honorable qu'ils méritent.Une organisation de la recherche
scientifique dans les Facultés de Médecine ne peut
être faite que si le gouvernement s'engage à accorder les
crédits nécessaires (par exemple pour la création
d'instituts de recherches) et si la commission a une connaissance au
moins approximative de l'importance éventuelle de ces
crédits.



Dr J. Bernard, F Barret, J B Brunier, 'La profession
médicale, principe de base de son organisation en régime
corporatif'



L'Ordre des médecins doit être beaucoup plus qu'un
tribunal.../ Le gardien de l'honneur de la profession médicale
qui est si particulière et qui postule plus que tout autre la
confiance de ses clients. Cette conception peut aller jusqu'à
faire admettre que les membres d'un conseil, chefs moraux de la
médecine, doivent avoir le pas sur les professeurs, ses chefs
techniques puisque, effectivement, ils peuvent être conduits
à juger ces derniers.



8 novembre 1941 - Décret fixant la situation des professeurs
de faculté vis-à-vis des administrations
hospitalières .



8 novembre 1941 -
L'Information
Universitaire
Discours de m. Baudouin (doyen fac méd.). La pléthore
médicale (2700 inscrits) m'amène à dire qq. mots de
la réforme des études médicales.../ Ripert secr
Etat à l'Instruction publique m'a nommé dans la
commission..../ La nouvelle fac de médecine, nom impropre
puisqu'elle n'est pas destinée à remplacer la Fac
actuelle dont elle est une annexe, d'ailleurs considérable.../
Certains ont mis en doute l'opportunité du projet, ce fut
à tort. Si le nombre des étudiants doit rester ce qu'il
est, il n'en reste pas moins que les services de la fac actuelle
réclament d'être amplifiés et modernisés
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 8:57 pm

1942


1942 - Pr. Leriche (pdt du Conseil supérieur de l'Ordre des
médecins) à S.E.N. à propos de la limitation du
nombre des étudiants en médecine




Augmentation inquiétante du nombre des étudiants en
médecine.../ Après avoir eu tendance à se
stabiliser, bien au-dessus des besoins réels dans la
période 1930-1936, le nombre d'étudiants en
médecine depuis 1937 a suivi une courbe ascendante : il y avait
1545 étudiants en première année en 1937. Il y
en a 2656 au 31 décembre 1941, malgré la limitation du
nombre des étudiants israélites, malgré la
suppression du recrutement d'Alsace et de Lorraine (chiffres du Bureau
Universitaire de Statistiques).../ Or cette augmentation constante ne
correspond à aucune nécessité nationale.Depuis
longtemps, le chiffre des docteurs en médecine sortant des
Facultés est supérieur à celui des places
laissées vacantes par les vides annuels, supérieurs aux
estimations les plus optimistes des besoins de la population..../ Il
n'appartient pas à la Commission de chercher les motifs de
l'engouement de la jeunesse pour la profession médicale. Mais il
en est un qu'elle croit devoir vous signaler : la facilité
d'accès et la certitude d'arriver un jour au diplôme de
docteur..../ N'importe qui en somme peut devenir étudiant en
médecine, même les refusés des écoles
vétérinaires, certains d'avoir un jour le droit d'exercer
une profession honorable.../ On ne saurait laisser les choses
continuer ainsi assuré de voir se créer sous peu un
lamentable prolétariat médical qui serait un danger pour
notre pays.



Statut de l'accès dans les Fac et Ecoles de Médecine,
l'A. P. M.

La
Commission propose qu'à la place de l'actuel PCB soit
organisé une année préparatoire aux études
médicales (APM) dont l'examen de sortie serait une
véritable épreuve éliminatoire.

La réforme de 1934 (PCB) a eu comme conséquence de
donner une part beaucoup trop considérable à des
disciplines qui restent secondaires pour de futurs médecins et
n'en fait aucune à des matières qui leur sont
indispensables.../ Il est souhaitable que l'enseignement de l'APM
soit donné par des facultés de médecine.../ Le
but de l'enseignement de la Médecine étant l'étude
de l'Homme à l'état de santé et à
l'état de maladie, l'APM doit être orienté vers
l'étude de la vie dans ce que celle-ci a de plus
général et de commun à tous les êtres
vivants, ce sera donc essentiellement une année de biologie
générale. La place faite à la physique et à
la chimie sera diminuée..../ Le personnel enseignant sera
constitué par les professeurs des facultés de
médecine et des facultés des sciences
désignées par le Ministre sur proposition des doyens de
ces Facultés, ce qui est conforme à l'art 1 du
décret du 23 janvier 1934 portant organisation du PCB



L'enseignement clinique
Le
recrutement du personnel de cette section est dominé par la
nécessité de faire appel à des candidats fournis
par une organisation non-universitaire, celle des hôpitaux
dépendant de la Santé publique.L'institution
générale d'hôpitaux universitaires apporterait en
effet un tel trouble, entraînerait de telles difficultés
de réalisation que la commission a rejeté cette solution
qui n'aurait eu qu'un avantage théorique.Si l'on veut modifier
le recrutement du personnel enseignant de la clinique, il importe donc
d'obtenir l'agrément du min. de la Santé publique. La
commission a ainsi été amenée à
énoncer une série de voeux intéressant les concours
d'internat et d'assistanat..../ Proposition de remplacer le titre
d'agrégé, les agrégés étant
remplacés dans leurs fonctions par des médecins des
hôpitaux. Des chargés de cours chargés de
l'enseignement élémentaire de la pathologie et de la
clinique.



Formation scientifique
La
Faculté de médecine n'étant pas organisée
pour donner l'enseignement scientifique général d'un
niveau supérieur désormais exigé pour la formation
des chercheurs et des professeurs qu'elle désire recruter,
il est nécessaire de recourir aux membres de la Fac des Sc
et du Collège de France pour assurer cette formation
scientifique de base..../ Projet d'un diplôme dit "de hautes
études médicales" qui ne saurait être confondu
avec les certificats délivrés aux docteurs en
médecine désireux de se spécialiser dans la
pratique des laboratoires d'analyses médicales.



16 avril 1942 - Doyen Herrman (Lyon) pour déplorer que la
commission se dessaisisse de la question de l'Agrégation



Il faut rejeter l'internat des hôpitaux en fin de
scolarité.../ augmenter le personnel enseignant.

Quant à la formation morale du médecin, la commission a
admis que l'un des meilleurs moyens de combattre les tendances
utilitaires actuelles était de mêler aussi
précocement que possible l'étudiant à la vie
des oeuvres d'assistance sociale.../

À propos de l'enseignement clinique, distinguer : la
séméiologie pour l'enseignement élémentaire
(avec stages hospitaliers), et l'enseignement clinique
supérieur ou le prof. peut dispenser un enseignement
original (ses travaux).../

Rapports Fac-Hôpital : différence de la situation entre
Paris et la province. À Paris, le problème hospitalier
exerce une influence tyrannique sur l'enseignement médical. En
revanche, à Nancy et à Montpellier la
nécessité primordiale de l'enseignement est admise
sans discussion..../ La commission unanime à regretter que la
tendance actuelle semble plus favorable aux administrations
hospitalières (dans le cas où l'intérêt de
celle-ci s'oppose à ceux des Facultés).



Mai 1942 - Note au sujet de la réforme des études
médicales, bilan de la Commission



Internat : intérêt des internes suppléants pour
pallier au nombre de postes limité. Cette organisation de
l'externat et de l'internat facile à réaliser dans les
centres où les hôpitaux sont universitaires
nécessitera pour les autres, soit une entente locale, soit un
règlement général.

Les médecins qui veulent accéder aux fonctions
universitaires ou à celles de chef de service dans les
hôpitaux devront se consacrer pendant trois ans à la
recherche pure pendant lesquels il ne sera pas fait de
clientèle

Les travaux de la commission ont abouti à limiter le nombre
d'étudiants habilités à postuler le diplôme
d'Etat de docteur en médecine (acte dit loi du 19 octobre 1941)



4 mai 1942 - S. E. Santé à S. E. Educ. Nat.



La Commission a terminé ses travaux le 14 mars 1942.
Proposition de mettre en place une commission interministérielle.



(1942) Max Ferdinand Jayle. 'Quelques suggestions sur la
réorganisation des études médicales'



Le fléchissement intellectuel et moral d'une profession qui
d'un sacerdoce est trop souvent tombé au stade commercial..../
Que l'élite du pays fasse son mea culpa et ne trouve pas à
sa conscience un dérivatif par le rejet systématique de
toutes les fautes commises sur la masse et ses leaders.../ Je suis
contre l'idée de PCB : mauvaise transition entre les
études secondaires et la fac de méd. Ingérence
de la face de sciences en médecine.

- Nécessité d'un concours d'entrée est la
réforme numéro un afin d'établir une certaine
harmonie entre les besoins de la nation en médecins et
l'activité des facs.

- Réorganiser le PCB sous l'égide des facs de
médecine

- L'étudiant en médecine doit être un biologiste
ayant des nations anatomiques suffisantes, mais non pas excessives avant
de devenir un clinicien ou un thérapeute. Il faudrait donc
inclure la biophysique et la biochimie dans le PCB

- Les concours des hôpitaux : Ils ont pris une telle importance
dans le programme des étudiants en médecine qu'ils
représentent une ingérence inacceptable de l'A.P. dans les
prérogatives les moins discutables des facs de médecine.
Néanmoins, il faut préserver le système des
conférences (excellente atmosphère de travail).../

L'étudiant en médecine malgré l'effort
considérable qu'il fournit ne s'intéresse plus faute de
temps aux sciences expérimentales, il faut donner à
son travail un sens biologique.../

Les cadres de l'enseignement médical : combattre les intrigues
et les complaisances (la chaire de compensation).À la
décharge des professeurs, il faut reconnaître que les
traitements alloués sont insuffisants et sans aucune
correspondance avec celui d'un bon médecin praticien.

Enfin, on pourrait faire appel, en particulier pour l'enseignement
biologique, a des docteurs es science.

Critiques et suggestions de réforme à apporter dans les
facs de médecine au recrutement et à l'acitivité de
son corps enseignant et chercheur : les postes sont trop peu nombreux
et trop peu rémunérés, d'où les
mécontentements, les caractères aigris, la hantise de
parvenir au titulariat.D'où aussi l'exercice de la
clientèle, trop répandu chez les hommes de laboratoire,
trop abondamment pratiqué chez le clinicien et qui
détourne l'universitaire de sa tâche essentielle
d'enseignement et de recherche.

Réformes proposées : augmenter les traitements, interdire
l'exercice de la clientèle aux hommes de laboratoire et la
réduire chez les cliniciens.../ Au cours des 3/4ème
années, l'étudiant se consacrerait plus
particulièrement à la pharmacologie. Il est
inadmissible qu'un étudiant en médecine ne sache pas
formuler une ordonnance ce qui le porte dans l'avenir à prescrire
presque exclusivement des spécialités..../ Actuellement
le futur médecin n'est pas davantage attiré par la
thérapeutique qu'il ne l'était par les sciences
biologiques.



(1942) Réforme des études médicales,
proposition de Jean Lépine



Demande un examen systématique des étudiants de
première année pour dépister les sujets
tuberculeux. Propose la suppression de l'agreg : "une hypocrisie..."



(1942) Anonyme, Organisation de l'enseignement de la chirurgie



Les futurs chirurgiens devront faire des études
spéciales. Il est inadmissible que n'importe quel docteur en
médecine puisse exercer la chirurgie comme malheureusement
cela existe actuellement : il en résulte de véritables
catastrophes, infirmités de toutes sorte et trop souvent la
mort..../ Il faut créer des services de chirurgie
installés suivant les règles de la science moderne.
Actuellement, même dans les villes de Faculté, il y a trop
de petits services dépourvus de salles d'opération
septiques et aseptiques nettement séparées. Actuellement,
poussés par l'obligation de gagner leur vie, les jeunes
chirurgiens sont lancés dans la circulation avec une
expérience insuffisante, il en résulte un
véritable danger public.../
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 9:02 pm

1943,
1944





16 mars 1943 -
Acte loi modificatif du décret du 6 mars 1934 qui établit
un numerus clausus par un concours passé à l'issue de
l'Année préparatoire médicale (A.P.M.) (en lieu et
place du PCB)



13 août 1943 - Décret qui dessaisit les écoles de
médecine de l'A.P.M. au profit des seules Facultés de
médecine


Janvier 1944 - Correspondance des doyens à propos
de l'APM



Pour
préconiser la hausse du nombre d'étudiants en
première année et lancer un inventaire des moyens
disponibles



4 janvier 1944 - Fac de Lille à propos de celle d'Amiens



Faut-il supprimer les écoles de médecine? La
clinique n'est pas tout, il faut garder un enseignement magistral.../



5 janvier 1944 - Compte-rendu sommaire de la réunion tenue
dans le Cabinet du S.E.N.


Abel Bonnard (SEN), R. Grasset (S.E. à la Santé
publique), Aublant (DGS), Serge Gas (IG AP), Prechac (DES), Maurel, A.
Chevallier (INH), Leriche (pdt. ONM), Mauriac (Bordeaux) , Martinie,
Baudouin (Paris).




Grasset (S.S.E à la Santé) déclare qu'il ne
s'agissait nullement de rattacher les facs de médecin à la
Santé, mais d'associer à l'Ens. sup les hôpitaux
qui sont en voie de transformation suivant un plan dont il esquisse
les grandes lignes. Il donne lecture d'une lettre du
Maréchal datée de septembre 1943 qui déplore la
décadence de la Médecine française dans l'ordre
scientifique et clinique et dit qu'il est urgent d'y remédier.
Grasset donne lecture d'un projet de loi visant ce but. Il
précise qu'il a supprimé de lui-même un article
qui prévoyait la suppression des professeurs de clinique
(proposition Leriche), tous les médecins des hôpitaux
étant investis de ce rôle.

Doyen Pierre Mauriac (Fac. Bordeaux) et A. Bonnard (MEN)
déclarent qu'ils ignorent tout de la lettre du Maréchal et
qu'ils ne connaissent que très imparfaitement les projets de la
commission Leriche et nullement son 'mémoire'. Mauriac ajoute
que des entretiens qu'il a eus avec le Maréchal, il ne s'est
pas aperçu qu'il attachât tant d'importance à la
réforme des études médicales.

Doyen Baudouin (Paris): il n'est que trop vrai que la science
médicale française, entendue dans le sens que les
Allemands donnent au mot 'Pathologie', i.e. Les recherches de
laboratoire et plus généralement tout ce qui n'est pas
examen direct du malade s'est laissé lamentablement
distancer depuis 1870, pour différentes raisons. Mais cela est
entièrement inexact en ce qui concerne la Clinique. À ce
point de vue, la France a conservé son rang et, pour ce qui est
de la valeur du praticien français, il n'a pas cessé
d'être parmi les meilleurs du monde. En ce qui concerne la
participation des médecins des hôpitaux à
l'enseignement clinique que m. Grasset considère à juste
titre comme nécessaire, m. Baudouin déclare qu'elle a
toujours largement existé à Paris. Avant la guerre de
1914, la Faculté laissait même aux étudiants, y
compris les étudiants de première année, la
liberté hospitalière la plus complète. Ils
s'inscrivaient où ils le voulaient, dans les services de
clinique dans les services des médecins des hôpitaux,
appartenant ou non à la Faculté. Là, le stagiaire
apprenait la clinique un peu de bric et de broc au contact du chef de
service et surtout des internes et des externes. Quant il avait de la
bonne volonté et le désir d'apprendre, le système
avait ses avantages. Devant le développement pris par les
sciences médicales, on estime cependant qu'il était
préférable de procéder d'une façon plus
méthodique. Après la guerre de 14-18, et sous
l'influence de Widal, on cantonna donc les étudiants de
première année dans les services de clinique qui furent
agrandis et organisés en vue de leur donner cet enseignement
méthodique. Mais cela ne vaut que pour les étudiants de
première année : les autres peuvent s'inscrire dans
les services des médecins des hôpitaux qui ont
demandé à recevoir des stagiaires, qui perçoivent
une indemnité, plus que modeste d'ailleurs, et prennent le
titre de 'chargé de cours de clinique annexe'. Ce sont ces
médecins des hôpitaux qui donnent les notes de stage qui
sont transcrites dans les dossiers des étudiants. Le conseil de
fac n'a jamais refusé d'accorder des stagiaires aux
médecins des hôpitaux qui en font la demande. De
même en ce qui concerne les examens, les médecins des
hôpitaux siègent dans les jurys de clinique et
reçoivent une indemnité d'ailleurs ridicule (30 francs
par séance).

Grasset dit qu'il est heureux d'apprendre que les choses se passent
ainsi à Paris. Mais Paris n'est pas toute la France et il s'agit
de légiférer pour toute la France.

Baudouin exprime son scepticisme sur le fait qu'on puisse
légiférer en la matière pour toute la France. En
province, le rôle de médecins des hôpitaux est
tenu par des membres de la Faculté, mais le nombre de prof
est souvent supérieur au nombre de services à pourvoir.

Mauriac dit qu'à Bordeaux, il y a quelques médecins des
hôpitaux et que la Faculté ferait volontiers appel à
eux si elle avait de quoi les payer.

Baudouin observe qu'en effet toute réforme des études
médicales est une question d'argent. On nous rebat les oreilles
avec ce qui se passe en Amérique. En 1938, date de son dernier
voyage aux Etats-unis, la situation était la suivante. Dans les
Medical Schools américaines réputées, les droits
annuels (tuition fees) étaient de 500$ par an. Avec le dollar
à 40 fr., cela fait 20 000 francs, dont 80 000 pour les quatre
années d'études. À la même époque, les
droits scolaires français étaient pour l'ensemble des
cinq années de 6 000 fr. Comment dans ces conditions faire une
commune mesure entre les deux types d'enseignement?

Grasset et Leriche sont d'accord sur les difficultés
financières de l'heure, mais estiment qu'elles ne sont pas un
motif suffisant pour ne pas mûrir des projets d'une
organisation idéale qui aboutira dans des délais
impossibles à fixer pour l'instant.

Baudouin et Mauriac s'excusent d'un malentendu. Ils craignaient d'avoir
été convoqués d'urgence à une réunion
destinée à entériner le rattachement des Facs de
médecine au ministère de la Santé publique.

Grasset, effectivement il est seulement question de discuter d'un
projet de loi qui prévoit

- La création du diplôme d'études médicales
pratiques décerné par le SE à la Santé

- La création au SE d'une direction de l'enseignement
médical pratique

On fait remarquer à Grasset que l'enseignement clinique, pour
clinique qu'il soit, reste un enseignement supérieur et que par
suite, il est dans les attributions de l'Education nationale de le
donner et de le sanctionner.
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 9:02 pm

11 janvier 1944 - Doyen fac méd Strasbourg replié
à Clermont-Ferrand à m. Paul Baron
(pdt. de la commission de réforme)



En ce qui concerne la 3ème année d'études, je
crois devoir attirer votre attention sur l'intérêt
particulièrement important de l'enseignement. L'anatomie
pathologique comporte à mon sentiment le plus grand
intérêt pour la compréhension des
phénomènes morbides organiques, elle est en somme la base
fondamentale de la clinique.



11 janvier 1944 - Doyen de la fac de Toulouse à S.E.N.



La pléthore qui a commencé à se manifester
avant-guerre (1935).../ Le problème des stages hospitaliers.
Limiter à 120 le nombe des étudiants en 2/3 années
(450 lits de médecine générale à
l'hôpital sur un total de 2000). Ce nombre est un maximum,
sinon des élèves trop nombreux ne pourront recevoir une
instruction clinique suffisante... Si on utilise nos services
spécialisés (cancer, vénérologie,
transfusion) cela ne serait pour les étudiants d'aucune
utilité pour les 2/3 années et du temps perdu pour les
plus avancés. Notre fac serait transformée en une
écoles préparatoire d'ailleurs mal adaptée
à ce rôle.



13 janvier 1944 - Note du dr. P. Baron



- L'enseignement en Facultés est destiné à
former des omnipraticiens

- Stages hospitaliers (dès la 3ème année).
Externat obligatoire. Limitation du nombre d'étudiants
après l'APM.

- Il faut diviser les études en deux cycles : 1/ doctorat
médical pour les simples praticiens 2/ enseignants et
spécialistes

Hiérarchisation des disciplines enseignées : en
première année anatomie et physiologie, deuxième
année : pathologie et thérapeutique

- Renforcer l'organisation de l'enseignement : obligation de suivre les
programmes, assiduité, etc.

"L'examen des horaires montre une certaine disproportion entre le
temps requis pour l'enseignement hospitalier du matin et celui
utilisé à la Faculté l'après
midi.N'étaient-ce les stages cliniques, la durée des
études pourrait être réduite à quatre ans
comme aux Etats-Unis (ne pourrait-on organiser l'enseignement clinique
l'après-midi?)

-Après le doctorat, un stage de trois mois chez un praticien
avant de pouvoir s'inscrire au tableau de l'ordre.

- Réduire la durée de l'enseignement de l'anatomie (100 h
en première année...)



14 janvier 1944 - Doyen Gaston Giraud (Montpellier) à pdt de
la Commission de réforme des études médicales
(Baron)




Distinction entre un cycle général d'études commun
à tous les étudiants : cette initiative est vue
très favorablement. Elle répond à un désir
général de voir allégé pour le
médecin praticien l'étude des disciplines dites
fondamentales à propos desquelles on est entré jusqu'ici
dans trop de détails, sans enlever aux étudiants qui
désirant se perfectionner dans telle ou telle branche ou qui
désirent suivre la filière des concours universitaires ou
autres la possibilité de trouver à la Faculté toute
la manne nécessaire.../ Cela a, bien entendu, pour corollaire la
nécessité de comprimer les enseignements théoriques
du début. Il ne semble pas que cette compression dans les projets
qui nous ont été soumis ait été faite d'une
façon aussi énergique dans certains domaines. Ainsi la
chimie biologique se trouve sensiblement renforcée par rapport
à l'état de choses excessif que nous critiquions. On
compte actuellement y compris les leçons de chimie biologique de
l'APM, 109 leçons au lieu de 70..../ L'APM comporte
désormais 75 leçons de biologie cellulaire pure ce qui
paraît communément excessif pour la
généralité des étudiants.

Giraud se dit non partisan d'un numerus clausus strict. En revanche, il
préconise l'élimination impitoyable des étudiants
qui n'ont pas la moyenne requise à l'APM et suggère le
transfert des étudiants de 3-5 année dans les Ecoles de
médecine (phase clinique)



16 Janvier 1944 - Lucien Cornil (doyen Marseille) à S.E.N.
Difficulté
de transformer les écoles de médecine en écoles
d'application (la fac méd de Marseille fonctionne depuis mai
1930)
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 9:03 pm

16 Janvier 1944 - Lucien Cornil (doyen Marseille) à S.E.N.
Difficulté
de transformer les écoles de médecine en écoles
d'application (la fac méd de Marseille fonctionne depuis mai
1930)



17 janvier 1944 - Pdce du Conseil (P. Laval) à Garde des
Sceaux et S.E.N.



À propos de la demande de rattachement de l'enseignement
médical à la Santé (demande du recteur de la fac de
Strasbourg du 31 déc. 1943). Réponse négative la
même effectuée par les doyens et recteurs confrontés
à la 'nature des choses'. L'enseignement de la médecine
est partie intégrante de l'enseignement supérieur. En
plus, risque de disparition de la formation professionnelle des
fonctions 'recherche' des facs de méd.



8 février 1944 - Giraud (doyen Montpellier) à S.E.N.



Tout le monde est d'accord pour reconnaître l'utilité
des très grandes humanités pour les futurs
médecins.../ Il ne s'agit pas seulement de leur fournir un
trésor linguistique qui leur sera utile, mais bien plus
encore de former leur esprit lui-même..../ Il me semble donc
désirable que les futures médecins soient titulaires du
bac latin grec. Cependant, il est légitime de désirer que
l'enseignement secondaire les mette en possession d'un bagage
scientifique suffisant pour qu'ils puissent aborder les études
biologiques de manière plus directe. Suggestion deuxième
bac philo sciences.



27 juin 1944 - Loi, les professeurs de clinique médicale
doivent posséder la qualité de médecins des
hôpitaux






1944 - Médecine – Santé publique – Population
R. Debré. 'Organisation de la profession médicale et
réforme de l’enseignement de la médecine'
(texte
préparé par le pr. R. Debré au Comité
Médical de la Résistance, transmis au Comité
Français de Libération Nationale à Alger)

(Origine
du document : BIUM
)



Chapitre premier : principes généraux



L’organisation de la médecine et des études
médicales fait, depuis ces dernières années l’objet
de nombreuses plaintes. On ne saurait être satisfait de
l’état de choses actuel et tout le monde est d’accord sur la
nécessité absolue de réformes. Mais si chacun est
désireux d’un effort de rénovation, par contre on doit
reconnaître que rien de rien de très net ne résulte
des interminables discussions qui se sont ouvertes.

Or, la rénovation de la profession médicale et la refonte
des études de médecine devront être l’objet des
soins immédiats du futur gouvernement. En effet, le rôle du
médecin devra, dans la société future, se
développer : le médecin est un des agents principaux que
le gouvernement devra employer pour résoudre le problème
vital de la population française, pour lutter contre les maladies
et les morts évitables et contre les fléaux sociaux. En
même temps que l’hygiène publique, l’organisation de soins
convenables pour tous les malades, quels qu’ils soient, devra être
mieux assurée par une médecine mieux
organisée.Enfin, le développement de alla recherche et du
travail scientifique devra être placé à l’un des
premiers rangs parmi les préoccupations gouvernementales, si l’on
veut que la France reprenne son rang de grande puissance et de centre de
rayonnement intellectuel. Aucune vraie réorganisation de la
profession médicale n’est possible dans le cadre du
système actuel, malgré toutes les bonnes volontés
qui s’y emploient.En effet, on ne peut concevoir qu’une réforme
simultanée et cohérente de la profession médicale
et de l’organisation sanitaire de la France.Une fois l’accord
établi sur les principes qui doivent nous orienter dans
l’organisation de la profession l’équipement sanitaire du pays,
le dispositif des études médicales devient plus simple
à établir, et l’application des idées
intéressantes émises et développées ces
derniers temps dans les différents milieux médicaux,
presque aisée à réaliser.Tout actuellement est
vicié à la base par ces faits :
1 –
Que beaucoup de médecins ne sont pas instruits comme ils
devraient l’être.

2 – Que les médecins souffrent d’une mauvaise organisation de
leur travail, tiraillés qu’ils sont entre les tendances
étatiques et libérales de leur profession qui
s’enchevêtrent sans trouver entre elles un juste équilibre.

3 – Que les praticiens abandonnés à eux mêmes ne
peuvent trouver, au cours de leur carrière, d’occasions
convenables de s’instruire et de « se tenir au courant » et
qu’il leur est souvent impossible de faire bénéficier
leurs malades des progrès incessants de la science.

4 – Qu’un certain nombre d’entre eux ont tendance à remplacer
les règles morales de leur profession par la commercialisation de
la médecine, ce qu’expliquent parfois, mais n’excusent pas, les
difficultés de leur vie matérielle auxquelles il faudra
remédier.

5 – Quel les fonctionnaires de l’hygiène, en raison de la
mauvaise organisation du pays, n’ont pas la place qu’ils méritent
et ne jouent pas le rôle qu’ils devraient jouer.

6 – Que le corps enseignant, partagé entre des tâches
diverses, ne s’applique pas essentiellement à son métier.

7 – Que le travail scientifique est loin d’être poursuive en
France dans le domaine de la médecine comme il devrait
l’être. La médecine française n’atteint pas, de
beaucoup, sur le plan international, le niveau qui lui était
jadis reconnu.



Il apparaît que la prochaine organisation de l’hygiène et
de la médecine en France dit être guidée par les
principes généraux suivants qui inspirent toute la
politique de rénovation nationale. Il faudra savoir adapter les
dispositions les plus modernes, nous dirions volontiers les plus
audacieusement modernes, à de vieilles mœurs et à des
traditions qui contiennent d’excellents éléments, tout
à fait respectables. Il nous semble qu’il est parfaitement
possible de faire du neuf sans abîmer ce qui est digne
d’être maintenu.Si l’on ne se laisse pas aveuglément
diriger par des principes absolus, mais si l’on tien un comte objectif
des faits, on peut parfaitement conserver et innover à la fois.
Pour ce qui concerne la profession médicale par exemple, on peut
ensemble les garder ou mieux, dirons nous, lui restaurer son noble
caractère de profession libérale tout en créant
sous la dépendance de l’Etat et des collectivités, une
solide armature sanitaire.../ Un autre principe qui doit nous guider et
qui conduit à la même conclusion est celui ci : il faut
réaliser pour ce qui concerne la protection contre la maladie et
les soins aux malades une véritable égalité entre
les Français. Dans ce domaine, plus qu’en tout autre,
l’égalité est sacrée. Dans ce domaine, plus qu’en
tout autre, le nivellement doit être réalisé par le
haut. Pour y parvenir, il faut atteindre deux objectifs : que chaque
groupement familial ait son médecin, médecin de famille,
bien instruit, continuant à s’instruire, convenablement
honoré et point surmené ; en second lieu, que
l’organisation sanitaire comporte un effort général de la
collectivité pour assurer à chaque Français le
bénéfice des progrès de la médecine par
l’organisation de centres de médecine préventive et
curative de centres de diagnostic et de soins.
1 –
Pour parvenir à ce double résultat, il faudra donc que
chaque Français, que chaque famille française ait un
médecin indépendant, exerçant librement.

2 – Un effort vigoureux doit être entrepris pour réserver
la médecine de soins au praticien. Il faudra lui rendre tout ce
qui a été prélevé dans son domaine par les
grandes sociétés industrielles, les compagnies, les
banques, les diverses collectivités, l’Etat, afin que dans tous
les milieux sociaux chaque famille choisisse son médecin. Le
médecin de famille pour tous, dirons-nous volontiers.

3 – Inversement, il faut réaliser l’accès à
l’hôpital pour tous, l’hôpital devenant un véritable
Centre de diagnostic et de thérapeutique pour toute la population.

4 – Des centres de diagnostic et de traitements spéciaux
(chirurgicaux, orthopédiques, ophtalmologiques, etc.) doivent
être équipés dans les grandes villes, absorber les
hôpitaux publics et les cliniques privées ou les placer
sous une direction unique, la gestion matérielle étant
assurée par le Ministère de la population et la direction
technique par les Facultés de médecine.

5 – Le corps enseignant doit être voué entièrement
à sa tâche et mener une vie essentiellement
hospitalière et universitaire.

6 – Les Facultés de médecine doivent assurer la direction
technique de tous les services hospitaliers de villes universitaires.
Elles doivent être considérablement
développées. Leur tâche doit être accrue par
une participation active à la vie sociale, à
l’élaboration et à l’exécution des mesures
d’hygiène dans chaque région par le contrôle des
organisations hospitalières et des centres de diagnostic et de
traitements régionaux, par le contact avec les praticiens, pour
lesquels aussi des cours de mise au point seront organisés.

7 – D’autre part, la profession médicale doit être
orientée vers la bonne mise en application de tout le programme
sanitaire, dont la réalisation est urgente. Peut être n’est
il pas inutile de rappeler à ce propos que la profession
médicale doit être aménagée pour la
prévention des maladies et le soin des malades et non pour
l’intérêt des médecins. C’es en cela que consiste le
caractère éminent et vraiment sacerdotal de notre
profession.
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Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 9:04 pm

Chapitre II – Médecine libérale et médecine
collective. Le médecin de famille pour tous.



Actuellement la médecine française est comme
tiraillée dans trois direction différentes qui
représentent trois tendances professionnelles : libérale,
étatique et corporative. Sur cette dernière, nous
n’insisterons pas. Il ne saurait être sérieusement question
de confier la santé de tous les Français à
l’ensemble du corps médical agissant comme corporation
indépendante, qualifiée pour gérer les
hôpitaux, les établissements de soins, organiser les
mesures hygiéniques, (faut il l’ajouter) défendre les
fiefs médicaux. En vérité les organismes
corporatifs auront un rôle suffisant s’ils surveillent la morale
professionnelle, conseillent les pouvoirs publics…, défendent les
intérêts des médecins et enfin établissent
les contrats collectifs avec les pouvoirs publics et les groupements
d’assurés.../ Dans la société française
contemporaine, la médecine est considérée comme une
profession libérale, ce qui signifie ou devrait signifier – car
il y a une grande marge entre la théorie et la
réalité – que les études sont largement ouvertes
à tous, que le médecin est libre de s’établir
où il lui convient sur tout le territoire du pays, que
l’indépendance de sa vie professionnelle est parfaitement
respectée, que le malade choisit librement son médecine,
que celui ci se fait honorer à son gré, que sa conscience
seule le guide dans l’obéissance aux devoirs moraux de sa
profession

…/

Les praticiens se plaignent à juste titre de la tendance de
l’Etat et des collectivités à s’ingérer dans la
médecine de soins et à diminuer d’autant leur domaine…/ On
nous dit que ce mouvement est irrésistible, que nous devons
accepter cette tendance qui pousse vers la médecins
organisée, la médecine de l’Etat, la médecine
collective. Que la médecine individuelle est une sorte de
médecine de luxe, que la médecine collective deviendra
nécessairement la médecine de demain.On a écrit que
l’instauration d’un régime socialiste impliquant la socialisation
de moyens de production et d’échange et la suppression du
patronat et du salariat ferait disparaître les professions
libérales et provoquerait la création de vastes services
d’hygiène d’assistance médicale. Rien ne me paraît
moins démontré. Quelle que soit l’organisation
économique de la société – et le progrès
à cet égard est indispensable et urgent -, il
apparaît qu’elle ne doit pas troubler le colloque singulier entre
le médecin et le malade…/

Il faut (donc) éviter que les collectivités publiques et
privées n’attentent à la liberté de la
médecine de soins…/ (Cependant), les collectivités
publiques n’en ont pas moins un rôle limité, mais fort
important. (Elles doivent assurer) une assistance financière
complète ou partielle aux malades qui en ont besoin. Tel est le
rôle exclusif des Assurances sociales qui devront englober
l’assistance médicale gratuite, les accidents du travail, les
soins des mutilés, des invalides de guerre et de l’industrie…./
Qu’un contrôle soit nécessaire pour éviter les abus,
rien n’est moins discutable, mais toute autre ingérence dans la
médecine de soins que voudrait tenter l’Etat ou les
collectivités doit être repoussée. Certes la
médecine individuelle et familiale est plus coûteuse
à l’Etat que la médecine collective, faite en série
et à forfait, mais en cette matière l’économie
n’est pas souhaitable. De cette manière l’Etat pourra obtenir que
le médecin reçoive un minimum convenable, disons
même confortable, de revenus professionnels…/



Chapitre III – Les Centres de diagnostic et de soins. Traitements
spéciaux, chirurgie, accouchements.

…/



Chapitre IV – Médecine préventive et équipement
sanitaire

…/



Chapitre V – La vie des facultés de médecine et leur
avenir

…/

Aucune réforme des études médicales, aucune
amélioration de l’état actuel n’est possible si l’on ne
part du principe fondamental suivant : le corps enseignant doit
être voué à sa tache le professeur et ses aides
doivent passer l’essentiel de leur temps l’hôpital et au
laboratoire…/ Nos maîtres s’intéressent de toutes leurs
forces à l’instruction et à la vie de leurs collaborateurs
directs, mais l’étudiant n’est ni orienté ni guidé,
surtout dans les grandes facultés. Un maître passant sa
journée à l’hôpital pourra donner (à
l’étudiant) plus de temps et plus d’attention…/ Ce corps
enseignant voué à sa tâche, doit il être comme
l’on dit ‘full time’ ? Pas d’une façon absolue ni
générale. Ce qu’il faut c’est un changement de centre de
gravité, mais la plus grande partie du temps consacré
à l’hôpital n’exclut pas la possibilité de
consultations en ville et même au loin, si le professeur prend
l’engagement d’honneur de consacrer à son enseignement et
à ses études la plus belle partie de ses heures et de ses
efforts…./ Une pareille organisation suppose trois conditions
fondamentales : que l’hôpital soit ouvert à tous les
malades, que les membres du corps enseignant des Facultés de
médecine changent au cours de leur vie de résidence et
mènent la carrière universitaire de nos professeurs de
lettres ou de sciences, comme de bien des professeurs des
facultés allemandes ou des écoles américaines, que
l’élite de chaque génération soit vouée
très jeune à la carrière universitaire…/ Pour
mettre en place ce dispositif, il faudra que dans les villes
universitaires les Facultés aient à diriger techniquement
tous les hôpitaux de la vielle sans exception. Plus de ces
distinctions désuètes entre les services de Faculté
et les services de médecins des hôpitaux ! Plus de
distinctions entre les médecins des hôpitaux et les
professeurs !…./ La Faculté de médecine installée
dans tous les services hospitaliers des grandes villes deviendra donc
fort naturellement le centre principal de diagnostic et soins
particuliers pour toute la région. Il lui sera facile d’associer
ses techniciens (anatomo pathologistes, biologistes, radiologues,
physiciens, etc.) au travail des cliniciens et des thérapeutes…/



Chapitre VI L’étudiant en médecine et les
études médicales

…/

On a beaucoup discuté sur l’utilité de telle ou telle
orientation préalable avant les études médicales.
Haute culture par les humanités d’une part, instruction
scientifique sérieuse d’autre part sont également
nécessaires. (Soit) un baccalauréat sérieux et un
PCB sérieux. La valeur de la culture scientifique de base au PCB
doit être maintenue en modifiant complètement son
programme. L’objection souvent faite, à savoir que les
médecins n’ont pas besoin de telle ou telle connaissance
scientifique n’est pas juste. Le médecin a besoin d’une bonne
culture scientifique. Cette acquisition ne fera pas perdre à la
médecine française ses qualités de finesse
clinique. L’excellente tradition clinique ne s’affaiblira pas en France,
mais notre culture scientifique de fond doit être rendue plus
solide. Entrée libre à la Faculté ne veut pas dire
entré facile. Il faut mettre à l’épreuve la
vocation des futures médecins. La Faculté de
médecine est un centre de haute culture et, comme tel, ouvert
largement. Mais c’est avant tout une école d’apprentissage
professionnel pour le métier le plus difficile…/ Il faut donc
choisir entre les jeunes hommes et cette manière limiter le
nombre des médecins. La limitation du nombre de médecins
doit, en effet, être en quelque sorte qualitative et non
quantitative en éliminant impitoyablement les paresseux et les
médiocres…/ Il faudra donc opérer la sélection
assez tôt. Légère en fin de PCB, c’est en fin de
première année que se fera l’élimination la plus
importante../

Le stage hospitalier sera obligatoire dès la première
année. L’enseignement clinique, base fondamentale,
élément essentiel de l’enseignement médical, peut,
en France, avec des réformes partielles, devenir supérieur
à celui de tous les pays…/ Dorénavant de nombreux services
seront ouverts aux étudiants de première année,
puisque suivant note programme, tous les médecins des
hôpitaux seront en même temps chargés d’enseignement
comme maîtres de conférences. On pourra donc former des
groupes de stagiaires peu nombreux…/

La fusion entre le corps hospitalier et le personnel universitaire
rendra aisée cette sorte de communauté d’enseignement qui
s’oppose heureusement à la dualité absurde de l’heure
présente où l’étudiant zélé abandonne
l’enseignement de la Faculté et n’est guidé que par de
jeunes conférenciers dans le travail important que constitue la
séméiologie théorique et l’étude de la
nosologie élémentaire…/

L’essentiel de la réforme (proposée) est que la
Faculté reprenne sa vraie place dans l’instruction
théorique de tous les étudiants, les meilleurs comme les
autres, que la Faculté donne et impose à tous
l’enseignement de la séméiologie clinique et de la
nosologie élémentaire dès la première
année, donc prépare tous les étudiants à
l’externat et à partir de la troisième année
prépare en quelque sorte tous les étudiants à
l’internat. Se trouvent donc réalisés, non l’externat et
l’internat obligatoires, ce qui est leur négation, mais une
préparation obligatoire commune, ceux qui n’auraient pu
réussir aux concours jouissant à l’hôpital de stages
bien organisés…/

L’ensemble de (ces) réformes proposent une véritable
révolution. Celle-ci n’est envisageable que si des mesures
transitoires facilitent le passage entre l’ancien et le nouveau
régime…/ Mais, à la vérité, pour accomplir
cette révolution, il faudrait qu’un ministre fut doté de
pouvoirs extraordinaires, quasi dictatoriaux, lui permettant de
transformer des administrations qui dépendent actuellement de
divers départements et services, ce qui n’est possible que si
l’on réunit sous l’autorité très puissante et
très large d’un grand ministère de la Population tout
l’armement sanitaire, tout l’équipement hygiénique et
toute la politique de santé
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Les médecins de la DGM .

Message  bigbasketeur le Sam 05 Mai 2007, 9:05 pm

- La source des quelques méssages juste au-dessus :Source :
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Re: Les medecins militaires de la DGM

Message  le serpent mexicain le Sam 05 Mai 2007, 9:14 pm

Je me demande bien comment tu est 1 er posteur dans le newletter mort de rir gri mort de rir gri

p24
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Les médecins de la DGM .

Message  bigbasketeur le Dim 06 Mai 2007, 9:10 pm

- Un médecins militaires ( pris en exemple , il y en a d'autre ) qui a vécu la 2eme guerre :



Xavier Gillot







Xavier Gillot est né le 22 décembre 1909 à Autun (Saône et Loire), d'un père exerçant la profession d'avoué.


Il poursuit des études de médecine à l'Ecole de Santé navale de
Bordeaux et devient médecin sous-lieutenant des Troupes coloniales en
1931.

Promu médecin lieutenant en 1933, il est affecté en 1936 en Indochine au sein d’un groupe sanitaire mobile.


Rapatrié sanitaire en 1938, il est mobilisé le 3 septembre 1939 au
203e RAC ; il prend part à la "drôle de guerre" à Bitche puis à
Montmédy, avant d’être affecté en AEF, en février 1940 avec le grade de
médecin capitaine.

Il fait
partie de l'équipe de prospection de la trypanosomiase du Moyen-Congo
en qualité de médecin-chef du Groupe sanitaire mobile n°1.

Xavier Gillot




Engagé dans les Forces françaises libres le 28 août 1940, à
Brazzaville, il est un des premiers médecins d'AEF à se rallier au
mouvement de la France libre.


Maintenu dans un premier temps à la tête de son groupe sanitaire,
malgré son désir ardent de participer aux opérations militaires, il est
finalement affecté en novembre 1942 au Régiment de tirailleurs
sénégalais du Tchad (RTST) à Fort-Lamy. Il prend part avec la colonne
Leclerc aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie.


Xavier Gillot participe à la formation de la 2e DB au Maroc, mettant
entièrement sur pied la 2e Compagnie du 13e Bataillon médical et
montrant de remarquables qualités d'organisateur.


Il s'illustre au cours de la campagne de France à la tête de sa
compagnie médicale ; le 9 août 1944 à Saint-James dans la Manche, il
est blessé à la jambe par un éclat de bombe d'avion et refusant de se
laisser évacuer continue à assurer son commandement. Il prend donc part
aux opérations du 10 au 18 août, faisant preuve du plus grand
sang-froid et d'un parfait mépris du danger. S’ensuivent les combats du
Mans, d’Alençon, de Carrouges et Longjumeau, la libération de Paris et les combats du Bourget.


Promu médecin commandant en septembre 1944, il participe à la campagne
des Vosges et à la libération de Strasbourg, le 23 novembre. Pendant la
campagne d'Alsace et plus particulièrement du 28 novembre au 2 décembre
1944, il se dépense pour obtenir un rendement maximum de ses sections
de ramassage et de traitement, se tenant avec les éléments de tête pour
organiser les évacuations. Il poursuit son action jusqu'à Berchtesgaden
en mai 1945.

1946-1949 : médecin
hors-cadre au Cameroun comme directeur adjoint du Service d’Hygiène
mobile de Yaoundé puis comme médecin-chef de la région de l’Adamaoua.

1950-1953 : médecin hors-cadre aux Nouvelles-Hébrides comme médecin-chef du Service de Santé de Port-Vila.

Promu au grade de médecin lieutenant-colonel en 1953, il prend sa retraite l’année suivante.

Il exerce en qualité de médecin de campagne jusqu’en 1976


Xavier Gillot est décédé le 10 juin 1996 dans sa propriété
d’Epieds-en-Beauce dans le Loiret. Il a été inhumé à Epieds-en-Beauce.




<li class="texte"> Officier de la Légion d'Honneur </li>
<li class="texte"> Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945 </li>
<li class="texte"> Croix de Guerre 39/45 (3 citations) </li>
<li class="texte"> Médaille de la Résistance </li>
<li class="texte"> Médaille des Blessés </li>
<li class="texte"> Croix du Combattant </li>
<li class="texte"> Médaille Coloniale avec agrafes "Fezzan", "Tripolitaine", "Tunisie" </li>
<li class="texte"> Médaille des Services Volontaires dans la France Libre </li>
<li class="texte"> Médaille Commémorative de la Guerre 39/45 </li>
<li class="texte"> Presidential Unit Citation (USA) </li>
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les médecins ....

Message  bigbasketeur le Dim 06 Mai 2007, 9:46 pm

- L'utilité de la pose d'un garrot :

Le garrot est un geste destiné à arrêter une hémorragie d'un membre lorsqu'aucune autre méthode n'est efficace. La technique consiste à comprimer l'artére du membre contre l'os en utilisant un lien de tissus large et non élastique, c'est une méthode dite de « compression à distance ».
La pose du garrot n'est possible qu'au bras (entre l'épaule et le
coude) pour les hémorragies au membre supérieur, et sur la cuisse
(entre la hanche et le genou) pour les hémorragies au membre inférieur.
Il est important de noter l'heure de pose du garrot sur un papier épinglé aux vêtements de la victime (cette information sera précieuse pour l'équipe médicale).



- P.S : Une balle dans le bras et/ou jambe dans le cas d'un soldat au combats .


Dernière édition par le Dim 03 Juin 2007, 11:45 am, édité 1 fois
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Re: Les medecins militaires de la DGM

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