Guerre d'Hiver .

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Guerre d'Hiver .

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 6:30 pm

La guerre d'Hiver (talvisota en finnois, vinterkriget en suédois, Зимняя война en russe), connue également sous le nom de Guerre soviéto-finlandaise ou Guerre russo-finlandaise, éclata avec l'invasion de la Finlande par l'Union soviétique, le 30 novembre 1939, trois mois après le début de la Seconde Guerre mondiale. Cette attaque étant jugée complètement illégale, l'URSS fut alors exclue de la Société des Nations le 14 décembre. Le chef soviétique Joseph Staline
espérait prendre le contrôle de la totalité du pays avant la fin de
l'année, mais la résistance acharnée des Finlandais rendit impuissantes
les forces de l'Armée rouge qui luttaient pourtant à 4 contre 1. La Finlande tint jusqu'au traité de Moscou du 12 mars 1940 qui, après de lourdes pertes humaines, la voyait dépossédée de 10 % de son territoire et de 20 % de son potentiel industriel.
Les résultats de la guerre furent mitigés. Bien que l'Armée rouge
parvint finalement à percer les lignes de défense finlandaises, ni
l'URSS ni la Finlande n'en sortirent indemnes. Les pertes soviétiques
au front furent importantes, et la renommée internationale du pays en
souffrit. Pire encore, les qualités combatives de l'Armée rouge furent
mises en doute, fait que certains tiennent comme ayant contribué à la
décision de Hitler de lancer l'opération Barbarossa.
Finalement, les Soviétiques n'atteignirent pas leur but initial de
conquérir toute la Finlande, mais obtinrent des territoires autour du
lac Ladoga. Les Finlandais conservèrent quant à eux leur souveraineté
et gagnèrent en reconnaissance à l'échelle internationale.
Le traité qui intervint le 12 mars coupa court aux préparatifs franco-anglais visant à l'envoi d'une force de soutien à la Finlande via le nord de la péninsule scandinave (lors de la campagne alliée en Norvège qui avait pour but de couper les Allemands de la route du fer suédois). L'invasion par l'Allemagne du Danemark et de la Norvège le 9 avril 1940 (Opération Weserübung)
détourna par la suite l'attention mondiale vers la bataille pour la
possession de la Norvège. La Guerre d'Hiver est considérée par certains
comme un désastre militaire pour l'Union Soviétique, ainsi que comme
une preuve tangible de la faiblesse inhérente au système communiste.
Néanmoins, Staline réalisa après ce fiasco qu'un contrôle politique
poussé sur l'armée était infaisable. Après la Guerre d'Hiver, le Kremlin
initia un mouvement visant à réinstaller aux commandes de l'armée des
officiers aguerris et à moderniser ses forces, décision judicieuse qui
permettra aux Russes de résister à l'assaut allemand. On peut toutefois
remarquer à ce sujet que la Wehrmacht n'était pas, elle non plus, prête pour une offensive dans des conditions hivernales comme en 1941.
Aucune des grandes nations militaires de l'époque, le Royaume-Uni, la France, le Japon ou les États-Unis
n'aurait probablement davantage été en mesure de le faire (bien qu'il
soit par essence impossible de prouver cette affirmation). Notons
toutefois que les deux cas de figure (échec ou réussite de l'offensive
hivernale) se présentèrent par la suite au cours de la seconde guerre
mondiale :

  • La bataille des Ardennes fin 1944
    vit ainsi des milliers de soldats allemands immobilisés par des
    conditions météorologiques pourtant relativement plus clémentes qu'un
    hiver nordique.
  • L'opération Uranus menée durant l'hiver 1942 par les Soviétiques fut une réussite, puisqu'elle mit fin au siège de Stalingrad.
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Re: Guerre d'Hiver .

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 6:31 pm

Mitrailleurs finlandais pendant la Guerre d'Hiver


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Re: Guerre d'Hiver .

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 6:32 pm

Éléments de contexte



La ligne Mannerheim fut le théâtre de certains des combats les plus acharnés de la guerre.





La Finlande faisait depuis longtemps partie du Royaume de Suède lorsqu'elle fut conquise par la Russie impériale en 1809. Elle devint alors un État tampon autonome protégeant la capitale russe Saint-Pétersbourg. Après la Révolution d'Octobre qui amena les communistes au pouvoir de la Russie, le Grand-duché de Finlande se déclare indépendant le 6 décembre 1917. De forts liens se tissèrent entre la Finlande et l'Empire allemand lorsque celui-ci soutint le mouvement séparatiste clandestin finlandais pendant la Première Guerre mondiale. Durant la Guerre civile finlandaise
qui s'ensuivit, les chasseurs finlandais entraînés par les Allemands et
les troupes régulières allemandes jouèrent un rôle crucial. Seule la
défaite de l'Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale empêcha
l'établissement d'une monarchie vassale de l'Allemagne en Finlande,
avec Frédéric Charles de Hesse
comme roi de Finlande. Après la guerre, les liens finno-allemands
restèrent étroits, sans que le régime nazi n'inspirât une grande
sympathie en Finlande.
Les relations entre l'Union soviétique et la Finlande furent tendues – les deux périodes de russification
forcée au tournant du siècle, et les relents du soulèvement socialiste
raté lors de la guerre civile contribuant à une forte méfiance
mutuelle. Staline craignant que l'Allemagne nazie ne l'attaque, et la
frontière finno-soviétique à 32 kilomètres seulement de Leningrad, la Finlande pouvait constituer une parfaite base de départ pour une attaque pour les Allemands. En 1932, l'Union Soviétique signe un pacte de non-agression avec la Finlande. L'accord fut confirmé en 1934 pour dix ans. Néanmoins, l'Union soviétique viola le traité de Tartu lors du blocus des navires marchands finlandais entre le lac Ladoga et le golfe de Finlande en 1937.citation nécessaire
En avril 1938
ou peut-être même plus tôt, l'Union soviétique initia des négociations
diplomatiques avec la Finlande pour tenter d'améliorer leur défense
mutuelle contre l'Allemagne. Les Soviétiques revendiquaient
principalement leur crainte d'une attaque allemande contre Leningrad
utilisant la Finlande comme tête de pont, et demandaient pour cela la
cession de larges territoires. Plus d'un an passa sans que la situation
n'évoluât, alors que l'Europe marchait inexorablement vers la guerre.
Le Troisième Reich et l'Union soviétique signèrent un pacte de non-agression, le pacte Molotov-Ribbentrop, le 23 août 1939.
Le pacte comprenait également une clause secrète visant à répartir les
pays de l'Europe de l'Est entre les deux puissances. La Finlande
échouait dans l’« aire d'influence » soviétique. Il s'ensuivit l'attaque de la Pologne par l'Allemagne nazie le 1er septembre
suivant, qui fut suivie par l'invasion par l'Union soviétique de l'est
du pays. En quelques semaines, le partage de la Pologne entre les deux
puissances était consommé.
À l'automne 1939, une fois les opérations terminées en Pologne,
l'URSS demanda à ce que la Finlande accordât que la frontière fût
reculée de 25 kilomètres supplémentaires afin d'en éloigner un peu plus
Leningrad.
Elle demanda également que la Finlande lui louât la péninsule de Hanko
pendant 30 ans, afin de pouvoir y établir une base navale soviétique.
En échange, la Russie soviétique lui concédait une grande partie de la Carélie (« deux livres de boue contre une livre d'or »). Le président finlandais Urho Kekkonen déclara à ce sujet en septembre 1963 que « Maintenant,
plus de 20 ans après, si nous nous mettons dans la position de l'Union
soviétique, puis en considérant l'attaque allemande en 1941, alors les
considérations qu'avaient, et que se devaient d'avoir les Soviétiques
quant à leur sécurité à la fin des années 1930 deviennent
compréhensibles ».

Soldats finlandais





Le gouvernement finlandais refusa la demande soviétique. Le 26 novembre, les Soviétiques mirent en scène le bombardement de Mainila,
incident durant lequel l'artillerie soviétique bombarda les environs du
village russe de Mainila, proche de la frontière. Les autorités
accusèrent l'artillerie finlandaise d'avoir attaqué et tué une garnison
soviétique. L'URSS demanda alors des excuses officielles aux Finlandais
et approcha ses troupes à quelque 20 kilomètres de la frontière. Les
Finlandais nièrent toute responsabilité dans l'affaire et refusèrent de
se plier aux exigences russes. L'affaire de Mainila n'est pas sans
rappeler l'attaque de la station de radio de Gleiwitz que l'Allemagne utilisa pour attaquer la Pologne.
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Re: Guerre d'Hiver .

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 6:33 pm

Déroulement



Direction des attaques de l'Armée rouge et disposition des principales formations.






Chasseurs à ski finlandais au nord de la Finlande, le 12 janvier 1940.





L'Union Soviétique se saisit de ce prétexte pour contourner le pacte de non-agression et le 30 novembre, les Soviétiques attaquèrent avec 23 divisions, totalisant 450 000 hommes. Ils atteignirent rapidement la principale ligne de défense finlandaise, la ligne Mannerheim, en franchissant l'isthme de Carélie, pendant qu'une escadrille bombardait Helsinki.
Un gouvernement fantoche fut installé dans la ville frontalière finlandaise de Terijoki (maintenant Zelenogorsk) le 1er décembre 1939, appelé « gouvernement de la République démocratique finlandaise », et dirigé par Otto Wille Kuusinen tant pour les aspects diplomatiques (le « pays » fut immédiatement reconnu par l'Union soviétique) que les aspects militaires (espérant ainsi encourager les socialistes de l'armée finlandaise à déserter).
Cette république ne fut pas un grand succès, mais dura jusqu'au 12 mars 1940, et fut alors intégrée à la République socialiste soviétique de Carélie-Finlande).
Au début du conflit, la Finlande avait une armée dont les effectifs
mobilisables atteignaient seulement 180 000 hommes, mais ces troupes se
transformèrent en un adversaire féroce, employant la technique
d'encerclement dite « motti », accomplie par des petits groupes de skieurs très rapides en tenue de camouflage
blanches et faisant usage de leur connaissance du terrain. Un certain
type de bombe incendiaire, inspiré de celles utilisées lors de la Guerre civile espagnole fut utilisée avec beaucoup de succès, et devint célèbre sous le nom de cocktail Molotov.
Les conditions de l'hiver 1939-1940 furent terribles : des
températures inférieures à -40°C furent courantes, et les Finlandais
furent capables d'utiliser l'Hiver
à leur avantage. Souvent, ils préféraient attaquer leurs ennemis dans
des conditions de combat inhabituelles, notamment en visant les
cuisines roulantes et choisissant les rassemblements de soldats russes
serrés autour d'un feu de camp. La forêt, le froid et les longues nuits
d'hiver servirent la cause des soldats finlandais, pour la plupart
paysans ou bûcherons.
De plus, à la grande surprise tant des Soviétiques que des
Finlandais, la majorité des communistes dans l'armée finlandaise ne
déserta pas, se battant au contraire aux côtés de leurs compatriotes
contre un ennemi commun dont ils désapprouvaient l'initiative. En
effet, de nombreux communistes finlandais avaient émigrés en URSS après
la révolution manquée pour participer à la construction de l'« idéal
socialiste », mais beaucoup périrent lors des grandes purges orchestrées par Staline. Cela conduisit à de grandes désillusions dans les rangs des socialistes finlandais qui en vinrent à haïr le régime stalinien.
Autre facteur, les grandes avancées accomplies par la société
finlandaise après la guerre civile permirent que les lois de la
république de Finlande évoluent afin de réduire le fossé qui séparait
les différentes classes
de la société finlandaise. Cette guérison partielle des blessures de la
guerre civile de 1918, ainsi que le particularisme linguistique
finlandais, sont toujours désignés comme l’« esprit de la Guerre
d'Hiver », bien qu'il faille également noter que de nombreux
communistes finlandais ne furent pas autorisés à combattre dans l'armée
de conscrits finlandaise du fait de leur appartenance politique.

Commissaire politique soviétique pendant la Guerre d'Hiver.





L'arrogance et l'incompétence des Soviétiques ont aussi eu leur
importance. Les attaquants ne s'attendaient pas à une telle résistance
et avaient même lancé l'invasion au son des orchestres militaires en
anticipation de la rapide victoire. Des témoignages rapportèrent le
tableau de soldats soviétiques avançant bras dessus, bras dessous, vers
les lignes finlandaises, joignant leurs voix aux hymnes soviétiques des
orchestres. Mais à cause des purges staliniennes, le commandement
soviétique perdit 80 % de son effectif en temps de paix. Les
remplaçants étaient généralement moins compétents mais plus « loyaux »
envers le régime et leurs supérieurs, surtout depuis que Staline avait
fait chapeauter les hauts commandants par des commissaires politiques.
Certaines tactiques employées étaient déjà obsolètes lors du premier
conflit mondial, et appliquées directement « à partir des livres » par
les officiers, puisque toute initiative personnelle qui aurait abouti à
un échec faisait encourir le risque de se voir exécuté. De nombreuses
pertes soviétiques sont ainsi imputables à leurs commandants refusant
de battre en retraite ou s'étant vu refuser l'autorisation de le faire.
L'armée soviétique était également mal préparée pour une guerre dans
des conditions de froid intense, ainsi que dans les zones forestières.
Les véhicules utilisés étaient vétustes et incapables de résister au
froid. Leurs moteurs gelaient rapidement, et il fallait faire tourner
le moteur des véhicules 24 heures sur 24 pour pouvoir espérer les
utiliser au moment opportun. Cela n'allait pas sans des pannes
d'essences ou des casses moteurs. L'une des plus grande défaite dans
l'histoire de l'armée rouge eu lieu lors des combats de la route de Raate durant la bataille de Suomussalmi. La 44e
division d'infanterie soviétique (soit environ 25 000 hommes) fut
presque intégralement détruite après s'être engagée sur un chemin
forestier où elle tomba droit dans une embuscade tendue par l'unité
finlandaise « Osasto Kontula » (300 hommes). Cette petite unité
bloquait l'avancée de la division soviétique, lorsque le colonel
finlandais Siilasvuo et sa 9e division
(soit 6000 hommes) coupa la retraite aux Soviétiques, divisant la force
ennemie en petits groupes qui furent anéantis un à un. Les pertes
soviétiques s'élevèrent à 23 000 hommes, contre 800 chez les
Finlandais. De plus, ceux-ci capturèrent 43 chars, 71 canons
d'infanterie ou anti-aériens, 29 canons anti-chars, des véhicules de
patrouille blindés, des tracteurs, 260 camions, 1170 chevaux, des armes
d'infanterie, des munitions, du matériel médical et de transmission.
Les Soviétiques ne parvinrent pas à tirer parti de leur supériorité
numérique au début de la guerre. La Finlande massa en effet 130 000
hommes et 500 canons dans l'isthme de Carélie, principal théâtre
d'opération du conflit ; dans le même temps, les Soviétiques
attaquaient avec seulement 200 000 hommes, 900 canons et 1000 chars qui
furent gaspillés et subirent des pertes colossales.
La pénurie de matériel du côté finlandais vaut la peine d'être
considérée. Au début du conflit, seuls les soldats ayant reçu un
entraînement de base avaient des armes et des uniformes. Les autres
devaient se débrouiller avec leurs propres vêtements auxquels était
ajouté un semblant d'insigne. Ces « uniformes » dépareillés furent
surnommés « uniformes Cajander » d'après le nom du premier ministre Aimo Cajander.
Les Finlandais réduisirent ces problèmes de pénurie en faisant un
emploi intense de l'équipement, des armes et des munitions prises à
l'ennemi. Par chance, l'armée n'avait pas changé de calibre standard de
ses armes depuis l'indépendance, et les munitions soviétiques pouvaient
être immédiatement réutilisées. En envoyant des soldats mal entraînés
et mal dirigés, les Soviétiques fournirent l'occasion aux Finlandais de
se constituer un important arsenal de prises au début du conflit, ce
qui facilita les prises ultérieures.
Deux autres points méritent d'être mentionnés. Du fait des préjugés
ethniques de Staline, la majorité des troupes de l'armée Rouge venait
lors de la Guerre d'Hiver du Sud de l'Union Soviétique, Staline
craignant que des troupes levées dans les régions limitrophes avec la
Finlande refusent de se battre contre les Finlandais. Ces soldats
venant de lointaines contrées n'avaient aucune expérience de l'hiver
arctique, et étaient incapables de survivre en forêt, sans parler même
d'aptitudes au combat dans cet environnement. D'autre part, les
Finlandais ne portaient que leur propre tenue d'hiver, et avaient passé
leur vie dans cet environnement, une grande majorité de la Finlande
étant rurale. De plus, l'hiver fut cette année-là l'un des pires que la
Finlande ait jamais connus.
La guerre aérienne
pendant la Guerre d'Hiver vit la Finlande inventer le vol en formation
« finger four » (quatre avions, deux en haut, deux en bas, les deux
paires se séparant en situation de combat, une paire se portant
assistance mutuelle sans s'occuper des deux autres appareils). Cette
méthode était non seulement bien supérieure à la tactique soviétique de
la patrouille de trois appareils volant en delta, mais fut adoptée par
la plupart des belligérants du deuxième conflit mondial et sert encore
aujourd'hui. Cette technique de chasse et la volonté d'en découdre des
pilotes finlandais quelles que soient les chances de réussite
contribuèrent à empêcher les bombardiers soviétiques d'infliger les
dommages espérés aux positions finlandaises, aux villes et aux
populations.
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Re: Guerre d'Hiver .

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 6:35 pm

Interventions étrangères


La cause finlandaise fut embrassée majoritairement dans l'opinion
publique mondiale. La Seconde Guerre n'avait pas encore sa dimension
« mondiale » : depuis l'invasion de la Pologne par l'Allemagne et
l'URSS, seule la Finlande tenaient encore tête au pacte Hitler-Staline
signé à l'été 1939, les États-Unis étant neutres,la Grande-Bretagne et
la France inactives (période dite de la « drôle de guerre ») ;
à cette période, la Guerre d'Hiver était le seul véritable champ de
bataille, et attirait de fait le regard mondial. L'agression soviétique
était majoritairement jugée comme injustifiée, comme l'avait été, un
mois plus tôt, la destruction de la Pologne, et la Finlande était
clairement perçue comme un pays allié. Différentes organisations
internationales envoyèrent de l'aide, comme du matériel médical. Les
Finlandais ayant émigré au Canada ou aux États-Unis retournèrent dans
leur pays d'origine, et de nombreux volontaires (dont le futur acteur Christopher Lee) rejoignirent les forces finlandaises : 1010 Danois, 895 Norvégiens, 372 Ingriens,
346 Finlandais expatriés, 210 volontaires d'autres nationalités
rallièrent la Finlande avant la fin des hostilités. Les correspondants
de guerre à Helsinki relatèrent, en les exagérant fortement, les
victoires des soldats finlandais et célébrèrent leur ingéniosité
supposée.
La Suède,
qui s'était déclarée non-belligérante dans ce conflit (plutôt que
neutre comme dans la guerre opposant l'Allemagne nazie et les
puissances occidentales), fournit du matériel militaire, des fonds et
des prêts monétaires, de l'aide humanitaire et 8700 volontaires suédois
à la Finlande. Son action la plus significative fut sans doute l'envoi
du Corps des Volontaires de l'armée de l'air suédoise,
actif à partir du 7 janvier, avec 12 chasseurs, 5 bombardiers et 8
avions de reconnaissance ou de transport, soit environ un tiers des
forces aériennes suédoises de l'époque. Les pilotes et rampants
volontaires provenaient des rangs mêmes de l'armée de l'air. L'as Carl Gustav von Rosen, (beau-frère d'Hermann Göring),
se porta volontaire de manière indépendante. La Finlande put également
compter sur environ 900 ouvriers et ingénieurs volontaires dans ses
usines.
Le Corps des Volontaires Suédois,
avec 8402 hommes en Finlande – seule formation importante de
volontaires ayant achevé leur entraînement avant la fin du conflit –
commença à relever cinq bataillons
finlandais à Märkäjärvi à la mi-février. Côte à côte avec les trois
bataillons finlandais restants, le corps expéditionnaire lutta contre
deux divisions soviétiques, et se préparait à attaquer à la mi-mars,
lorsque le traité de paix en interrompit les préparatifs. 33 hommes
furent tués au combat, parmi lesquels le commandant du premier
bataillon, le Lieutenant-colonel Magnus Dyrssen.
Les volontaires suédois restent encore aujourd'hui un sujet de
controverse entre la Suède et la Finlande. Les pourparlers internes qui
eurent lieu dans les années immédiatement avant la guerre laissaient
espérer un soutien bien plus important à la Finlande de la part de la
Suède, notamment en termes de troupes régulières. Cela aurait peut-être
permis à la Finlande de repousser l'assaut soviétique, et même de ne
pas être attaquée du tout.
Néanmoins, l'aide apportée par les volontaires, notamment
scandinaves, fut appréciée par les Finlandais. Cela peut notamment
s'illustrer par la présence pendant la campagne de Norvège d'une unité
médicale de volontaires finlandais aidant les défenseurs contre
l'invasion allemande en avril 1940. Mais ceux-là retournèrent bientôt en Finlande, du fait de la rapide victoire des Allemands.

Les plans franco-britanniques pour la Scandinavie


En un mois, le commandement soviétique commence déjà à envisager
l'opération, et le gouvernement finlandais reçoit (via le gouvernement
suédois) le 29 janvier les premiers émissaires pour arranger un traité
de paix. Jusqu'alors, la Finlande était déjà engagée dans la lutte pour
son existence et son indépendance en tant que pays démocratique.
Lorsque les rumeurs de pourparlers entre les deux belligérants
arrivèrent aux gouvernements de Paris et de Londres, les initiatives
concernant un éventuel soutien militaire changèrent radicalement de
forme. À présent, la Finlande ne se battait donc « que » pour conserver
un maximum de territoires autour de Leningrad. Cependant, pour ne pas
atteindre le moral des troupes et la confiance de l'opinion publique,
aucune de ces informations ne fut publiée, que ce soit en Finlande ou
ailleurs. Il fallait que le conflit demeurât un combat à mort de la
Finlande dans l'opinion public.Les Franco-Britanniques offrirent leur aide
en contrepartie d'un droit de passage au travers de la Norvège et de la
Suède, alors neutres, plutôt que de passer par le port finlandais de
Petsamo. La raison pour cela réside dans leur vœu d'occuper la région
métallifère des districts de Kiruna et de Malmberget.

(Frontières de 1920-1940.)





En février 1940,
les Alliés offrirent leur aide : le plan approuvé le 5 février par le
Haut Commandement Allié prévoyait l'envoi de 100 000 Anglais et de
35 000 Français qui devaient débarquer dans le port norvégien de Narvik,
et aller soutenir la Finlande via la Suède tout en sécurisant des
corridors d'approvisionnement tout au long de leur parcours. Il fut
convenu que le plan serait lancé le 20 mars, à condition que les
Finlandais appelassent à l'aide. Le 2 mars, les forces alliées
demandèrent officiellement des droits de passage aux gouvernements
norvégiens et suédois. La France et l'Angleterre espéraient par cette
manœuvre faire basculer dans leur camp les deux pays nordiques encore
neutres, et les engager à renforcer leurs positions contre l'Allemagne
— Bien que Hitler ait, en décembre, déclaré au gouvernement suédois que
la présence sur son sol de troupes alliées entraînerait immédiatement
son invasion par l'Allemagne, ce qui signifiait en pratique que
l'Allemagne nazie s'installerait dans la partie peuplée au Sud de la
Suède, tandis que les Alliés iraient combattre dans le grand Nord.
Cependant, seule une petite partie de ces troupes était destinée à
la Finlande. On avait par exemple négligé les possibilités qu'offrait
le port de Petsamo,
libre de toute glace et permettant d'entrer directement en territoire
finlandais. On soupçonnait alors que l'objectif réel de cette opération
fut de capturer et d'occuper le port de Narvik ainsi que la région
montagneuse renfermant les champs métallifères du nord de la Suède,
d'où provenait la majorité du minerai de fer utilisé par le Troisième
Reich pour son effort de guerre. Si les troupes franco-britanniques
tentaient cette opération, la zone pouvait devenir un champ de bataille
pour les armées alliées et celles du Troisième Reich. En conséquence,
la Norvège et la Suède refusèrent le droit de passage. On apprit
seulement après la guerre qu'effectivement, les troupes alliées avaient
pour instruction d'éviter tout combat avec les troupes soviétiques.
Le plan franco-britannique prévoyait initialement de capturer la Scandinavie au nord d'une ligne StockholmGöteborg ou StockholmOslo, suivant le concept britannique de la ligne des Lacs, selon la ligne formée par les lacs de Mälaren, Hjälmaren et Vänern,
qui auraient constitué une bonne ligne de défense naturelle longue de
1700-1900 kilomètres au sud de Narvik. Cette ligne des Lacs ainsi
définie passe par les deux plus grandes villes suédoises, ce qui aurait
eu pour conséquence la présence dans la zone des combats éventuels de
la plus grande partie de la population suédoise, ou leur occupation
pure et simple par les troupes de l'Axe. Plus tard, les ambitions de
l'opération furent restreintes à la moitié nord de la Suède et la zone
côtière adjacente appartenant à la Norvège.
Le gouvernement suédois, dirigé par le premier ministre Per Albin Hansson,
refusa donc de permettre le transit de troupes armées au travers du
territoire suédois. Bien que la Suède ne se soit pas déclarée neutre
dans la Guerre d'Hiver, elle était neutre dans le conflit opposant la
France et l'Angleterre à l'Allemagne. À l'époque, permettre le passage
de troupes alliées sur son territoire aurait été considéré comme une
entorse trop grande aux lois sur la neutralité.
Le cabinet suédois décida également de rejeter les demandes répétées
de la Finlande de lui fournir des troupes régulières, et finit même par
faire comprendre que son soutien en armes et en munitions ne serait pas
éternel. En termes diplomatiques, la Finlande se trouvait donc coincée
entre les désirs des Alliés de voir le conflit se prolonger et les
craintes de ses voisins scandinaves de voir la guerre s'étendre à leurs
pays (ou l'afflux de réfugiés consécutifs à une défaite finlandaise).
Ainsi, la Wilhelmstrasse proposa ses conseils intéressés pour un traité
de paix et des concessions — les Allemands suggérant que des
concessions « peuvent toujours être réparées plus tard.»
Tandis que Berlin et Stockholm faisaient pression sur Helsinki pour
qu'elle accepte les termes du traité de paix, Paris et Londres avaient
des objectifs inverses. Successivement, plusieurs plans furent proposés
aux Finlandais. Tout d'abord, la France et la Grande-Bretagne promirent
l'envoi de 20 000 hommes avant la fin de février, à la condition
implicite que sur leur route vers la Finlande ils puissent avoir des
facilités pour occuper le nord de la péninsule scandinave.
Fin février, le commandant en chef des forces finlandaises, le maréchal Mannerheim,
était pessimiste au regard de la situation militaire. C'est pourquoi,
le 29 février, le gouvernement décida d'entamer des négociations de
paix. Le même jour, les Soviétiques débutaient leur attaque contre Viipuri.
Lorsque les puissances alliées réalisèrent que la Finlande pensait
sérieusement à un traité de paix, elles lui firent une nouvelle
proposition d'aide : 50 000 hommes seraient envoyés si la Finlande
lançait un appel à l'aide avant le 12 mars. Comme évoqué plus haut,
seuls 6000 d'entre eux lui étaient réellement destinés. Le reste devait
aller à la sécurisation des champs miniers de Suède.
Malgré la faiblesse du contingent qui devait atteindre la Finlande,
l'espionnage fit parvenir la nouvelle à Moscou, ce qui contribua
fortement à sa décision de signer le traité de paix. On prétend ainsi
que sans la menace d'une intervention des Alliés, rien n'aurait empêché
que les Russes conquissent intégralement la Finlande, au moyen de leur
réserve de troupes apparemment infinie.
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Re: Guerre d'Hiver .

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 6:36 pm

L'armistice




À la fin de l'hiver, il devint clair que les forces russes étaient
épuisées, et les entremetteurs allemands suggérèrent à la Finlande que
le temps était venu de négocier avec l'URSS. Les pertes soviétiques
étaient lourdes et la situation militaire compromettait le régime
soviétique. Avec le dégel du printemps qui approchait, les forces de
l'Armée rouge risquaient de se trouver embourbées dans les forêts
finlandaises, et une première version du traité de paix fut soumis à la
Finlande le 12 février. Non seulement les Allemands, mais aussi les
Suédois furent soulagés d'entrevoir enfin une fin à la Guerre d'Hiver,
craignant tous un effondrement de leur voisin finlandais. Devant les
hésitations du gouvernement finlandais devant les conditions très dures
des Soviétiques, le roi Gustave V de Suède,
lors d'une allocution publique, précisa qu'il ne donnerait pas de suite
aux demandes finlandaises d'envoi de troupes régulières.
Fin février, les Finlandais avaient épuisé leurs réserves de
munitions. De ce fait, les Soviétiques étaient finalement parvenus à
percer la ligne Mannerheim, infranchissable jusqu'alors. Finalement, le
29 février, le gouvernement finlandais accepta de s'asseoir à la table des négociations. Au 5 mars,
les troupes soviétiques avaient avancé de 10 à 15 kilomètres au delà de
la ligne de défense, abordant la banlieue de Viipuri. Le gouvernement
proposa un armistice ce même jour, mais les Soviétiques, souhaitant
maintenir la pression, le rejetèrent le jour suivant. En fait, les
combats continuèrent jusqu'à la signature du traité de paix.
La situation de l'armée finlandaise dans l'isthme de Carélie lors de
la cessation des hostilités posa longtemps question, même après guerre.
Des ordres avaient en effet déjà été donnés afin de préparer la
retraite vers la deuxième ligne de défense, dans le secteur de Taipale. En mars 1940, à l'ouverture des vannes de canal de Saimaa,
l'augmentation du niveau d'eau permit à l'armée finlandaise d'isoler
les troupes soviétiques. Les estimations portant sur combien de temps
de telles opérations de retraite graduelle auraient pu retarder
l'avance des Soviétiques varient entre quelques jours et deux mois,
avec une valeur moyenne de quelques semaines, en tout cas trop peu de
temps pour permettre une intervention étrangère à même de retourner la
situation.
On suppose également que comme Staline avait pratiquement annihilé toutes les structures de renseignement
au cours de ses purges, cela avait compromis les contacts possibles
avec ses espions en Finlande et ailleurs, et que ses agents, apeurés,
avaient tendance à rédiger le type de rapports qu'ils supposaient
vouloir être lus à Moscou. Ainsi, il se peut que Staline n'ait pas été
au courant de la situation réelle au front et dans les pays alliés
durant le conflit.

Soldats de l'Armée rouge gelés





Les renseignements soviétiques parvinrent cependant à informer leur
commandement des plans d'intervention dans le conflit que préparaient
les Alliés, mais pas de leurs détails ni du manque de préparation de
ceux-ci. De ce fait, les Soviétiques se sentirent contraints de
rechercher un moyen prématuré de sortir de la guerre avant que les
Alliés n'intervinssent et ne déclarent la guerre à l'Union soviétique.
En quatre mois de combats, l'Armée rouge connut des pertes énormes.
Les pertes varient énormément d'une estimation à une autre — depuis
48 000 tués, morts des suites de leurs blessures et disparus, comme
indiqué par les officiels soviétiques immédiatement après la guerre,
jusqu'à 391 800 selon des recherches récentes. L'estimation courante la
plus fiable chiffre les pertes soviétiques à 126 875 hommes. Les pertes
finlandaises se limitent quant à elles à environ 22 830 hommes.

Le traité de Moscou



La guerre d'Hiver : concessions territoriales finlandaises




Article détaillé : Traité de Moscou (1940).

Selon le traité de paix établi à Moscou le 12 mars 1940,
la Finlande devait céder à l'URSS la partie finnoise de la Carélie,
dont la ville de Viipuri, deuxième du pays. Les exigences du traité
représentaient environ 10 % des zones industrialisées de Finlande, dont
certains territoires toujours tenus par l'armée finlandaise. Quelque
422 000 Caréliens, soit 12 % de la population finlandaise avant guerre,
se trouvèrent donc du jour au lendemain sans logement. Selon les termes
du traité, les civils et les militaires qui stationnaient dans les
zones cédées devaient partir au plus vite, ils fuirent en colonnes pour
rejoindre le territoire finlandais amputé. Seul un faible nombre de
villageois restèrent sur leurs terres désormais sous la houlette des
Soviétiques.
La Finlande devait également donner une partie de la région de Salla, la péninsule de Kalastajansaarento sur la mer de Barents et quatre îles du golfe de Finlande. La péninsule d'Hanko
était quant à elle louée à l'Union soviétique pour 30 ans, afin d'y
établir une base navale. Enfin, bien qu'ils l'aient capturée au cours
de la guerre, les Soviétiques durent restituer la ville de Petsamo à la Finlande.
Au final, les termes du traité furent très désavantageux pour la
Finlande. L'URSS put obtenir la totalité de ses revendications d'avant
guerre, avec en plus la ville de Vyborg
(Viipuri). Lors de ce conflit, on put donc remarquer que la sympathie
de la SDN, des Alliés et de la Suède ne servirent pas à grand chose. Et
un an plus tard, les combats reprirent lors de la Guerre de Continuation.

La question carélienne après-guerre


Après la guerre, les autorités locales caréliennes, les paroisses et les organisations provinciales fondèrent l'association Karjalan Liitto
pour défendre les droits et les intérêts des Caréliens évacués et pour
trouver un moyen de les faire rentrer en Carélie. Pendant la Guerre froide, le président Urho Kekkonen
tenta à plusieurs reprises de négocier avec les autorités soviétiques
le retour de la Carélie dans le giron finlandais, mais sans succès.
Puis, personne n'en fit plus la demande officielle.
Après la chute de l'Union soviétique, la controverse revint sur le
devant de la scène. Certains groupes minoritaires finnois demandaient
depuis longtemps la rétrocession pacifique des territoires perdus à la
Finlande. Le groupe le plus actif dans ce domaine est sans doute ProKarelia.
Lors des dernières élections, ses revendications rassemblèrent entre
26 % et 36 % des suffrages en Finlande. Et bien que le retour pacifique
des territoires cédés par la Finlande fasse partie de ses idées, Karjalan Liitto est pour l'instant restée en retrait sur cette question.
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Re: Guerre d'Hiver .

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 6:36 pm

Principales batailles




La guerre d'Hiver dans la culture


En 1989 est sorti le film finlandais Talvisota (en). Le film raconte l'histoire d'un peloton de réservistes finalndais originaire de Kauhava. Le peloton dépend du régiment d'infaterie « Jr23 », qui est formé quasi exclusivement d'hommes originaires de la région de Pohjanmaa.
Le groupe de black metal finlandais Impaled Nazarene enregistra le titre « Total War - Winter War » en référence aux combats de ce conflit.

Conséquences


Pour les deux camps, le résultat de la guerre a été mitigé. Bien que
les forces soviétiques ne soient pas parvenues à traverser la défense
finlandaise, ni l'Union soviétique ni la Finlande ne sont sortis du
conflit indemnes. Les pertes soviétiques sur le front étaient énormes,
et le prestige international du pays en a souffert. Plus mauvais
encore, les capacités de combat de l'Armée rouge ont été remises en question, cela a contribué fortement à la prise de décision par Hitler de déclencher l'opération Barbarossa.
En conclusion, les forces soviétiques n'ont pas atteint leur premier
objectif qui était la conquête de la Finlande, mais ont gagné une
cession de territoire le long du lac Ladoga.
Les Finlandais ont, quant à eux, maintenu leur souveraineté et ont
gagné un intérêt international considérable, malgré les fortes pertes
de territoires.
Les préparatifs franco-britanniques voués à venir en aide à la Finlande par le Nord de la Scandinavie (campagne de Norvège), en occupant par la même occasion la région et ses mines de fer, précipita l'invasion du Danemark et de la Norvège (opération Weserübung) par l'Allemagne nazie moins d'un mois après la guerre.
La Guerre d'hiver est considérée par certains comme un désastre militaire pour l'Union soviétique
et a été interprétée comme un indice de faiblesse inhérent au système
soviétique. Il faut tenir compte qu'aucune des grandes armées
occidentales, pas même la puissante Wehrmacht comme on allait pouvoir le constater en 1941, n'était préparée au combat hivernal offensif. Staline a appris de ce fiasco et s'est rendu compte que le contrôle politique de l'Armée rouge
n'était plus faisable. Après la Guerre d'hiver, le Kremlin lança un
processus de recrutement d'officiers qualifiés et de modernisation de
ses forces; une décision importante qui permit aux Soviétiques de
résister à la menace allemande.
Le désir de récupérer ses territoires conduisit la Finlande à s'allier à l'Allemagne dans sa tentative d'invasion de l'URSS.
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Re: Guerre d'Hiver .

Message  le serpent mexicain le Dim 17 Juin 2007, 7:35 pm

Hé bé quel boulot pouce
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Re: Guerre d'Hiver .

Message  Invité le Lun 18 Juin 2007, 10:02 am

le serpent mexicain a écrit:Hé bé quel boulot pouce
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Re: Guerre d'Hiver .

Message  bigbasketeur le Lun 18 Juin 2007, 12:23 pm

- maleureu gri maleureu gri , merci Daniel , j'avait un temps soit peu oublié . pouce . A+ .pouce
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Re: Guerre d'Hiver .

Message  le serpent mexicain le Lun 18 Juin 2007, 2:30 pm

Ok, c'est quand même du boulot pouce
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