Les batailles après le D-Day

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Les batailles après le D-Day

Message  Andreas1984 le Jeu 16 Aoû 2007, 12:40 pm

J'ai créé ce fil pour collécter d'information, des photos et plans de situation des batailles après le D-Day jusqu'à le fin du chaudron(?) de Falaise.

L'information de la bataille à Lingevres (la page est en anglais):

http://www.glcoupar.freeserve.co.uk/battleoflingevres1944/


Une page avec L'information de la 17e SS-Division "Götz von Berlichingen" (en anglais):

http://17thwssgvb.tripod.com/unit_history.htm

Mes amitiés!

Andreas


Dernière édition par Andreas1984 le Lun 01 Déc 2008, 9:34 pm, édité 1 fois

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Re: Les batailles après le D-Day

Message  patelie le Ven 07 Sep 2007, 10:07 am

bonjour
Si tu souhaites quelques cartes sur ces batailles je te suggère de vister cet endroit :
http://www.6juin1944.com/cartes/index.php
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http://www.6juin1944.com

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Re: Les batailles après le D-Day

Message  Invité le Ven 07 Sep 2007, 10:14 am

Bonjour,
Andreas1984 a écrit:jusqu'à le fin du chaudron(?) de Falaise.
Oui, chaudron, mais si tu dis "Kessel", tout le monde comprendra ici
(je ne trouvais pas de traduction pour "Panzergrenadier")
On peut dire "Grenadier blinde" mais le terme n'est pas utilise, tout le monde parle des panzergrenadiers sur les forums et dans les livres historiques.

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Re: Les batailles après le D-Day

Message  Catalina le Ven 07 Sep 2007, 11:52 am

Daniel Laurent a écrit:
(je ne trouvais pas de traduction pour "Panzergrenadier")
On peut dire "Grenadier blinde" mais le terme n'est pas utilise, tout le monde parle des panzergrenadiers sur les forums et dans les livres historiques.

Ou infanterie blindée, terme employé par l'armée française jusqu'à la réorganisation de 1959, où les bataillons d'infanterie blindée furent redésignés régiments d'infanterie mécanisée.
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Re: Les batailles après le D-Day

Message  Wigan le Sam 08 Juin 2013, 2:37 am

Si les Alliés ont cru que le jour J serait suivi d'une victoire rapide, ils ont dû vite déchanter par la suite.
La bataille de Normandie a duré 10 semaines. Pendant l'été 1944 le défaitisme s'exprimait à travers les journeaux américains.

On peut consulter l'article de Carl Pépin.
http://carlpepin.com/2010/10/26/la-campagne-de-normandie-1944/


En dépit des difficultés rencontrées à OMAHA, la première journée du débarquement en Normandie fut considérée comme un succès. Environ 150,000 soldats alliés étaient déployés et la contre-offensive tant attendue de la part des Allemands ne parvint pas à se matérialiser. La 21e Panzer, seule division blindée à la disposition immédiate de Rommel, se trouvait tout près du secteur SWORD et de la zone de parachutage près de l’Orne, mais elle ne fut engagée que de longues heures après le début du débarquement.

Pendant les jours qui suivirent, les Alliés firent la liaison entre les différentes têtes de pont à la suite du débarquement. Pour leur part, les Américains entreprirent la capture de la péninsule du Cotentin, tandis que les Britanniques tentèrent le premier d’une série d’assauts pour prendre Caen bien défendu. D’ailleurs, la célèbre 7e Division blindée britannique (les Rats du Désert), avec son expérience de l’Afrique, connut maintes difficultés à manœuvrer dans le difficile terrain du bocage, si bien qu’elle fut battue lors de la bataille de Villers-Bocage du 12 au 14 juin.

L’un des objectifs majeurs, le port de Cherbourg, tomba à la fin de juin, mais les installations étaient si endommagées qu’il fallut des mois pour les réparer. Ce n’était que le début de longues frustrations pour les Alliés. La pire d’entre elles était probablement la résistance qu’exerçaient les Allemands dans et autour de Caen. Les Britanniques avaient lancé du 24 au 30 juin l’opération EPSOM, qui visait essentiellement à prendre la capitale normande par le flanc ouest. Encore une fois, les progrès étaient bien lents et les combats d’une rare violence.


La guerre en Normandie: usure et immobilisme

Les caractéristiques de la bataille pour la Normandie, où l’intensité des combats ressemblait par moment à s’y méprendre à celle de la guerre de 1914-1918, n’étaient que trop évidentes. Il faut d’abord considérer que les Alliés avaient à leur disposition une quantité de ressources que les Allemands ne purent jamais égaler, ni même s’en approcher. Les Alliés étaient même parvenus à maintenir un minimum de ravitaillement des troupes, malgré une tempête qui détruisit le port artificiel américain et qui endommagea sévèrement celui des Britanniques.

Par ailleurs, l’aviation anglo-américaine fit des ravages dans les unités allemandes en partance pour le front, si bien qu’elle rendit leurs mouvements sur le champ de bataille presque impossible en plein jour. Malgré tout, cette supériorité matérielle des forces alliées ne pouvait immédiatement compenser pour leur manque relatif d’expérience du combat, qui eut un impact non négligeable par moment sur le moral des troupes dans la campagne normande. En effet, la particularité du bocage, présent surtout dans l’ouest de la Normandie, favorisait les défenseurs et on pouvait même se demander, à l’état-major d’Eisenhower, si les difficultés du terrain n’allaient pas compromettre l’ensemble des opérations.

Ces doutes quant à l’issue de la campagne étaient partagés à l’état-major allemand, mais pour d’autres raisons. En plus d’une carence évidente en ressources, il y avait assurément des problèmes au niveau du haut commandement. Par exemple, Hitler déplorait le manque d’énergie et le pessimisme de von Rundstedt, qui fut bientôt remplacé par Günther von Kluge, un officier qui arriva plein de confiance en théâtre d’opérations, mais qui désenchanta rapidement à son tour. De son côté, Rommel avait été grièvement blessé lors d’une attaque aérienne le 17 juillet, sans compter que trois jours plus tard, l’attentat à la bombe raté visant à tuer Hitler ne fit qu’accroître les tensions entre ce dernier et ses officiers supérieurs.

Toujours dans l’optique des problèmes de direction, les Alliés connurent leur lot d’ennuis. À titre d’exemple, le rôle de Montgomery lors de cette campagne se prête à la controverse. Le maréchal britannique croyait en l’importance de « fixer » les divisions blindées allemandes à l’est, tandis que les Américains feraient face à moins de résistance pour percer à l’ouest. En clair, les forces anglo-canadiennes allaient absorber, en principe, le principal choc des meilleures troupes ennemies. Un mois après le débarquement, Montgomery était confronté à une impasse militaire, à savoir que Caen était toujours aux mains des Allemands, et ce, plus d’un mois après le début du débarquement.

C’est alors que Montgomery se trouva sous pression et il dut lancer une opération de dégagement le 18 juillet sous le nom de code GOODWOOD. Trois divisions blindées allaient prendre Caen par l’est, le tout précédé par une offensive aérienne d’envergure. Bien que Montgomery ne sembla pas de cet avis, les historiens ont par la suite critiqué GOODWOOD, qualifiant même cette opération de « désastre ». En effet, les forces anglo-canadiennes perdirent en l’espace de quelques heures plus de 6,000 hommes et 400 blindés, sans qu’aucune percée du front ne soit obtenue. Montgomery n’accordait pas tant d’importance au résultat de l’offensive. Ce qui lui importait, c’était d’attirer sur son front les réserves allemandes, donnant ainsi au général Omar Bradley, le commandant de la 1ère Armée américaine, la marge de manœuvre nécessaire pour la percée.


La percée

Par conséquent, Bradley mit au point l’opération COBRA qui débuta le 25 juillet à l’ouest de Saint-Lô. Les objectifs initiaux étaient modestes, mais le lieutenant-général Joseph Collins, qui commandait le 7e Corps sous Bradley, réalisa la percée tant attendue et exploita la brèche jusqu’à Avranches. Ce déblocage du front à l’ouest de la Normandie permit également au commandement américain de se réorganiser. L’arrivée massive de renforts permit l’activation de la 3e Armée sous les ordres du général George Patton, tandis que le général Courtney Hodges remplacerait Bradley à la 1ère Armée, qui lui-même prendrait le commandement du nouveau 12e Groupe d’Armées.

Agressif et parfaitement rompu aux tactiques de la guerre mobile, le général Patton semblait être l’homme de la situation. Sitôt la percée réalisée par Collins, Patton déploya ses troupes vers la Bretagne, tout en n’hésitant pas pour en disperser vers l’est si une opportunité de percée présentait. Cette guerre mobile dans laquelle combattaient les Américains ne semblait pas avoir d’égal sur le front anglo-canadien qui stagnait, toujours autour de Caen.

Les Britanniques avaient pris le point stratégique du Mont Pincon et les Canadiens montèrent deux assauts méthodiques, soit les opérations TOTALISE et TRACTABLE, le long de la route Caen-Falaise. Ce renouvellement d’assauts combinés anglo-canadiens permit enfin de prendre Caen et de percer momentanément le front à l’est de la Normandie. Face à la situation, Hitler ordonna que soit montée une contre-offensive afin de briser ce fragile équilibre, dans le secteur de Mortain, dans le but de disloquer le dispositif allié à la jonction du front anglo-américain. En dépit de progrès initiaux le 7 août, l’assaut tourna rapidement au désastre pour les Allemands, dont les forces croulèrent sous le poids des assauts venant du ciel.


La fin de la campagne

En ce mois d’août de 1944, les troupes allemandes se trouvèrent au piège dans une poche autour de Falaise. Les Américains avancèrent à partir du sud, alors que les Britanniques, les Canadiens et une division blindée polonaise en firent de même au nord. Malgré que les Alliés furent quelque peu lents à fermer la poche, ce qui permit à plusieurs milliers de soldats allemands déterminés de s’échapper, la bataille de Falaise fut le point culminant de la campagne de Normandie.

Les Allemands avaient perdu la majorité de leurs canons et véhicules blindés, essentiellement en raison de la supériorité aérienne de leurs ennemis. La chute de Falaise ouvrit la route vers Paris, qui fut libéré le 25 août, et le front se déplaça rapidement vers le Rhin. Ainsi s’acheva la campagne de Normandie. La défaite allemande était sérieuse en elle-même, et elle prenait davantage d’ampleur si on l’ajoute à une autre défaite majeure subie sur le front de l’Est, où le Groupe d’Armée Centre fut anéanti lors de l’offensive soviétique du nom de code BAGRATION.


La position stratégique de l’Allemagne devenait dès lors intenable à partir de la fin de l’été de 1944. Ce n’était désormais plus qu’une question de temps avant que ne s’effondre le Reich.

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Re: Les batailles après le D-Day

Message  Wigan le Dim 09 Juin 2013, 8:22 pm

Dans l'article de Carl Pépin :
Le rôle de Montgomery lors de cette campagne se prête à la controverse. Le maréchal britannique croyait en l’importance de « fixer » les divisions blindées allemandes à l’est, tandis que les Américains feraient face à moins de résistance pour percer à l’ouest. En clair, les forces anglo-canadiennes allaient absorber, en principe, le principal choc des meilleures troupes ennemies.
Montgomery n’accordait pas tant d’importance au résultat de l’offensive "Goodwood". Ce qui lui importait, c’était d’attirer sur son front les réserves allemandes, donnant ainsi au général Omar Bradley, le commandant de la 1ère Armée américaine, la marge de manœuvre nécessaire pour la percée.




Je me méfie des justifications a posteriori de Montgomery. L'objectif était-il de « fixer » les divisions blindées allemandes à l’est du front de Normandie ? Le doute est permis. Je suppose que Montgomery souhaitait réellement prendre Caen dans les plus brefs délais, mais il a été tenu en échec par l'armée allemande. L'échec de l'opération "Epsom" fut suivi de l'échec de l'opération "Goodwood". Ce fut une guerre d'attrition. Eisenhower était déçu par la lenteur de l'avancée des troupes commandées par Montgomery.

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Re: Les batailles après le D-Day

Message  Piermanu le Dim 09 Juin 2013, 8:33 pm

Dans les plans initiaux, la prise de Caen était prévue à J+3. Bien sûr que Montgomery voulait Caen. Il y a d'ailleurs mis les moyens.

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Juillet 1944

Message  Wigan le Dim 09 Juin 2013, 8:41 pm

Si les Alliés ont cru que le jour J serait suivi d'une victoire rapide, ils ont dû vite déchanter par la suite. Selon un historien britannique :
Au moment de la tentative de soulèvement du 20 juillet, la progression des armées américaines et britanniques en Normandie était désespérément lente et difficile aux yeux même des Alliés. Elles n'avaient pas encore réussi à aller au-delà d'une zone relativement limitée du nord-ouest de la France. Quant aux Allemands, ils pouvaient encore croire, mi-juillet, à la possibilité de tenir les Alliés en respect. En gagnant du temps, de nouvelles perspectives pouvaient s'ouvrir. Tout était loin d'être perdu.

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Re: Les batailles après le D-Day

Message  Yeoman 35 le Lun 10 Juin 2013, 12:02 pm

Je confirme que Montgomery souhaitait s'emparer de Caen AU PLUS TARD le 9 juin, afin de s'assurer le contrôle du carrefour routier et ferroviaire que représentait Caen entre Saint-Lô, Lisieux et Falaise. Sauf que plusieurs imprévus vont contribuer à l'échec de cet objectif.

1 - La 21. Panzer-Division monte une contre-attaque improvisée et menée par l'Oberst Hermann von Oppeln-Bronikowski (Feuchtinger, commandant la la Division s'étant absenté à Paris) qui, malgré les attaques de la RAF et les contre-ordres successifs, réussit à entraver la marche de la 185th Brigade de K.P. Smith (3rd Division - Rennie) qui doit s'arrêter net à plusieurs kilomètres au nord de Caen. En outre, les chars Sherman de la 27th Armoured Brigade de Prior-Palmer - la plus forte formation blindée dont disposent les britanniques dans ce secteur - sont davantage occupés à couvrir les flancs de la 3rd Division et des Royal Marines de la 1st Special Service Brigade de Lovat pour relever les parachutistes de Gale (6th Airborne Division) entre Bénouville et Ranville. Ajoutons à cela que devant la contre-attaque de von Oppeln-Bronikowski, le Lieutenant-General John Crocker, commandant le Ist Army Corps se montre hésitant. Doit-il se mettre sur la défensive ? Doit-il foncer sur Caen en talonnant l'audacieux allemand ? Finalement, jouant la prudence, il préfère se placer en défensive en attendant que ces unités fassent définitivement la jonction avec les parachutistes tout en sécurisant les rives de l'Orne. D'ailleurs, le second élément permet de comprendre (un peu plus) la décision - ou non décision - de Crocker.


2 - Le débarquement sur Sword Beach fut celui qui se déroula le mieux pendant Overlord. Il se déroula tellement bien que les unités de transports navals et les Beachmasters firent débarquer les unités d'appui du Ist Corps (artillerie tractée, canon automoteurs, véhicules de transports et de ravitaillement, hôpitaux de campagne...) et quasiment toute la 3rd Division dans un flot continu (le débarquement de la 51st Highlander débutera même en fin d'après-midi...), ce qui provoqua un embouteillage monstre au sortir de Lion-sur-Mer, Luc-sur-Mer et Ouistreham, au point que Crocker, Rennie et leurs subordonnés eurent de grandes difficultés à coordonner la progression à l'intérieur. Cela accrut ainsi le retard pris et par effet de ricochet, permit à Speidel - qui remplaçait Rommel - et à Friedrich Dollmann commandant de la 7. Armee de constituer une ligne de défense à la hâte au nord de Caen.


Ces deux éléments n'étant sûr pas les seuls à expliquer pourquoi Caen resta aux mains des Allemands au soir du 6 juin. Il faudrait discourir sur l'emploi des forces chez les Britanniques...


Cordialement
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