Je ne le savais pas...

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Re: Je ne le savais pas...

Message  LeGendarme2SaintTropez le Lun 30 Sep 2013, 9:41 pm

En lisant ce sujet, je constate que l'on dévie doucement mais sûrement sur le plan idéologique...
Je pense que le fond du débat n'est pas de défendre l'indéfendable mais simplement de faire remarquer qu'en tous temps, en tous lieux, exactions et exécutions sommaires ont été l'apanage de n'importe quel camp, qu'elles soient le fait d'individus isolés où de groupes constitués.
Durant la bataille de Normandie, les troupes Britanniques avaient d'ailleurs la réputation de faire très peu de prisonniers. A leur décharge, il est vrai qu'elles étaient confrontées aux unités Allemandes parmi les plus fanatisées du secteur...

Malheureusement aucun camp n'était épargné et côté Américain, je me permet de vous citer un extrait de "Combats sur la Seine" de Didier LODIEU :

Les faits se déroulent le 20 aout 1944 à Chavigny-Bailleul (Eure). Ils opposent des G.I.'s de la 2nd US Armored Division à des jäger de la 17. Feld-Division (L), en d'autres mots, des "rampants" de la Luftwaffe. Aux abords du hameau où une douzaine G.I.'s se sont retranchés, leur officier, le lieutenant Hengley, se sacrifie en détruisant un panzer et son infanterie d'accompagnement au bazooka. Pendant ce temps, des renforts Américains de la taille d'une section traversent les champs de blé pour venir au secours de leurs camarades retranchés qui résistent encore...

"Des jäger du "34e" (le II./Jg.Rgt.34 (L), composant de la 17. Feld-Division (L)), embusqués dans une ferme isolée dite la ferme de Beaulieu, observent cette section depuis une demi-heure en attendant qu'elle arrive à bonne portée de leurs armes. A ce moment là, les coups de feu claquent une nouvelle fois et les mitrailleuses crépitent inlassablement. Les pourvoyeurs maintiennent les chapelets de balles avalées par les mitrailleuses qui fauchent les G.I.'s, qui se collent à terre en espérant échapper à la mort, mais les pertes seront très lourdes. Les jäger doivent ralentir la cadence de leurs tirs, car les munitions sont en train de s'épuiser et l'effet de surprise n'est plus là. Ils doivent donc se montrer patient et attendre. Le silence retombe.
Soudain, un sous-officier américain plein d'énergie, gesticulant et vociférant, exhorte les G.I.'s à prendre d'assaut la ferme. Comme un seul homme, les fantassins s'élancèrent derrière lui en hurlant.
Les jäger comprennent immédiatement qu'ils doivent abattre le sous-officier en premier, car il se trouve à la tête d'effectifs importants susceptibles, de ce fait, d'emporter leurs positions. Il s'agit du sergent Kenneth R. Beason qui recevra une balle en pleine tête et un rapport américain fera connaître l'issue de cet engagement : "La section, rendue furieuse par la mort du sergent, capture la position ennemie. Elle tue cinq Allemands et fait 22 prisonniers".
Mon ami et collaborateur (c'est l'auteur qui parle...) Frédéric Normand, natif de Chavigny-Bailleul, a effectué une enquête auprès des villageois sur les combats de la ferme Beaulieu. Si le contenu de mon récit rédigé à l'aide de différents documents officiels correspond parfaitement à ce qu'a pu recueillir F. Normand auprès des habitants, sa conclusion sur les prisonniers, en revanche, diffère totalement. Il écrit : "(...) il n'y a pas de prisonniers. Les civils chargés d'enterrer les morts retrouvent certains soldats à leurs poste de combat. Parmi eux, le servant de la double mitrailleuse montée sur un affût. Ce dernier d'une cinquantaine d'années, les cheveux grisonnants, demeure sur son siège. Sa tête penchée repose sur la mitrailleuse. Sa pipe est restée dans sa bouche. Près de lui, se trouvent un grand nombre d'éclats métalliques provenant de grenades qui lui ont été fatales. Quelques soldats sont retrouvés morts, près des trous qu'ils ont fait dans les murs pour pouvoir tirer. Leurs mains sont encore crispées sur leur arme. Les habitants sont surpris de constater le grand nombre de corps de soldats allemands alignés et gisant dans leur sang au pied du mur extérieur d'un bâtiment de la ferme. Aucune arme de ceux-ci n'est apparente.
Intrigués, plusieurs habitants demandent aux Américains la raison pour laquelle ces soldats allemands ont été regroupés à l'extérieur de la ferme et ont été tué. Un G.I. leur répond que ces Allemands avaient tiré sur des véhicules sanitaires de l'armée américaine et qu'en conséquence, ils ont été fusillés.
Les Américains auraient-ils vengé leur chef ? 60 ans plus tard, il est bien difficile, faute de témoins, de savoir ce qui c'est réellement passé à la ferme Beaulieu. La seule certitude, c'est qu'il n'y a pas eu de prisonniers".

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Re: Je ne le savais pas...

Message  le ronin le Mar 01 Oct 2013, 11:13 am

De tout temps, et tous types de conflits, des faits semblables ont eu lieux ,pour diverses raisons . La seconde guerre mondiale, mais aussi la première ont été , pourvoyeuses de ce genre de récit ( des deux côtés) .Il ne faut pas en être surpris, le summum étant quand même le fait des allemands , et notamment sur le front de l'Est .Plus près de nous, lors des guerres coloniales, et certaines "petites" interventions extérieures, cela s'est parfois pratiqué , soit pour venger la mort d'un chef de section, soit pour raison d'état .



Amicalement,


le ronin.

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Semper fidelis .
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Re: Je ne le savais pas...

Message  Piermanu le Mar 01 Oct 2013, 4:13 pm

Crime de guerre ou pas, J'aurais trouvé tout naturel que les soldats américains collent au mur tous les gardiens SS trouvés dans un camp de concentration. (Quand je pense qu'on essaie enfin de les juger alors que la plupart de ceux qui restent ont passé 90 ans...)

Le plus étonnant dans l'histoire, ce n'est pas la réaction des soldats qui passent à l'entrée devant un train débordant de cadavres :" Ici on ne fera pas de prisonniers."

non, le plus étonnant c'est que des SS soient restés à garder un lieu aussi épouvantable au lieu de foutre le camp avant l'arrivée des Américains. Ils attendaient quoi ? Des félicitations ?

Je pense que les SS-Totenkopf étaient tellement habitués à l'horreur qu'une partie d'entre eux ne voyaient même plus le problème.

Sur le front de l'est, très fréquemment les Russes fusillaient les Waffen-SS, et cherchaient parmi les prisonniers tous ceux qui portaient leur tatouage de groupe sanguin sous l'épaule gauche.

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exaction

Message  piot1968 le Dim 24 Nov 2013, 10:20 am

Un membre de ma famille fut executé par les ss de la division totenkopf en mai 40. je ne pense pas avoir le droit de justifier ou comprendre l’exécution sommaire de SS. Mon opinion est celle d'un titre de livre écrit par Wiesenthal: justice n 'est pas vengeance.
Cordialement
Pierre
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