Les homosexuels et les camps de concentration

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Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Invité le Sam 27 Oct 2007, 2:01 pm

Pour faire pendant au post de Big (si j'ose dire), j'ai trouvé ce discours prononcé par Himmler en 1937:

http://www.triangles-roses.org/discours_himmler.htm

Le site:

http://www.triangles-roses.org/index.htm

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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  bigbasketeur le Sam 27 Oct 2007, 4:14 pm

- Merci Motpulk pour ces liens .
- J'ai connue un vieux monsieur ( ce fut un de mes patient a l'hopital ) , qui avait été interné dans un camps ( ne me demandé pas lequel ) , pour cette "cause" ( excusé moi le terme) , disons qu'il etait , et est toujours homosexuel , et est allé dans un camps pour ca , ignoble maleureu gri maleureu gri . A+ .
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http://www.histoquiz-contemporain.com/forum/index.php?sid=39a430

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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  lyautey le Sam 27 Oct 2007, 6:14 pm

tres interessant, un sujet tres difficile, tres emouvant, encore une partie de la population trop souvent mise a l'ecart.

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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  duanos le Dim 28 Oct 2007, 4:07 pm

cela n'ait jamais facile pour quelqu'un d'être homosexuel( surtout pour ceux qui veulent le caché) , mais quand quand un homo sait en plus ce qui risque de lui arrivé...

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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Colleville le Mar 07 Avr 2009, 8:06 pm

Les liens cités plus haut ne fonctionnant plus, je me permets de reposter des liens valides :

http://www.deportation-homosexuelle.org/

http://www.hexagonegay.com/TrianglesRoses/SitesInternet1.html


(NB : le sujet ne me semble pas bien placé dans cette section)
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Colleville le Mar 07 Avr 2009, 10:58 pm

EXTRAITS DU DOSSIER SUR LE DEPORTATION HOMOSEXUELLE (Franck Daloz - Xavier Jacquenet - 1997 : http://ken.ifrance.com/)


Avec la Révolution Française de 1789, la répression pénale de l'homosexualité avait été abandonnée. Le 6 Août 1942 Pétain signe un texte de loi, dont l'initiateur est l'amiral Darlan, réprimant l'homosexualité. Dans les faits, Vichy ne réprimera pas mais par des discours d'une violence extrême, contribue à l'accroissement de l'homophobie qui se traduit par une violence exercée par toute la société au quotidien sur les homosexuels.

Plus grave seront les décisions prises sous De Gaulle ; en 1960 l'amendement Mirguet classe l'homosexualité "fléau social" et donne au gouvernement le droit de légiférer par décret pour la combattre.


LA DEPORTATION DES HOMOSEXUELS : LA COLLABORATION FRANCAISE


Le témoignage le plus connu de ce que fut la vie dans les camps, est celui de Pierre SEEL (17 ans en 1941) qui fut arrêté par la Gestapo à l'aide des fichiers que la police française avait établi sur les homosexuels. Son témoignage sur les tortures, la barbarie nazie, et les relations entre déportés met à mal l'image officielle de la solidarité, de la résistance dans les camps.

Aimé Spitz, journaliste aux Dernières Nouvelles d'Alsace, militant homosexuel, confirme la déportation des homosexuels par la collaboration de la police Française.

« Après l'arrivée des troupes nazies, la Gestapo s'installe dans les villes alsaciennes. Leur premier objectif fut la chasse aux homosexuels. Leur travail fut facilité par la police française qui livra à la Gestapo les fichiers des homosexuels d'Alsace. Bon nombre d'entre nous furent ainsi arrêtés et transférés au camp de rééducation de Schirmeck... »

Il quitte l'Alsace mais est arrêté pour résistance.

" J'ai été transféré au camp d'extermination de Struthof. Les homophiles portaient un triangle rose sur leur veste, tandis que nous avions le triangle rouge. »


Dernière édition par Colleville le Mar 07 Avr 2009, 11:27 pm, édité 1 fois
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Colleville le Mar 07 Avr 2009, 11:06 pm

LA DEPORTATION DES HOMOSEXUELS : LES HOMOSEXUELS DANS LES CAMPS


La hiérarchisation des déportés :

" La population des détenus dans les camps de concentration est fortement hiérarchisée selon les catégories correspondant aux raisons d'internement et selon les fonctions remplies au sein du camp. " (M.POLLAK)

Hiérarchisation par les nazis :

- les adversaires politiques
- les membres des "races inférieures"
- les criminels
- les asociaux

Les homosexuels sont considérés comme des asociaux et placés par les bourreaux dans les catégories les plus basses du camp.

Hiérarchisation par les déportés :

Si les nazis haïssaient les homosexuels, ce sentiment était bien partagé par les autres détenus.

" Les détenus ne tenaient à l'écart que ceux que la SS avait marqués du triangle rose." (E.Kogon)

Les camps de concentration fonctionnent selon une structure autogestionnaire, ce qui conduit à créer des castes au sein des détenus. Les homosexuels occupent la plus basse.
La gestion du camp par les détenus reflète l'homophobie ambiante et explique la hiérarchisation faite dans les camps. Ce sont les détenus eux-mêmes, à travers ces postes de doyens et de kapos, qui décident des contingents affectés aux travaux et mêmes parfois de ceux destinés au four crématoire.

" Pour des transports vers des camps d'extermination tels que ceux de Nordhausen, Natzweiler et Gross Rosen, c'était ceux (les homosexuels) qui, sur leur nombre total, fournissaient le plus fort pourcentage. En effet, le camp avait cette tendance compréhensible de se séparer des éléments considérés comme moins importants, de peu de valeur ou sans valeur. " (E.Kogon).

Heinz Heger confirmera les propos de Kogon :

" Après la guerre j'eus l'occasion de lire un témoignage d'un ancien doyen de camp politique ; il expliquait ce qui avait motivé l'envoi en masse des déportés homosexuels dans les camps d'extermination. Ce qui importait, disait-il à l'époque, était de se séparer des prisonniers de moindre valeur et de peu de force physique. Une tendance compréhensible disait-il. Ce qui montre qu'effectivement nous étions considérés comme la caste la plus basse parmi ceux du camp et que même nos compagnons, embarqués sur ma même galère que nous, se permettaient de nous envoyer à la mort. "

Ainsi, la hiérarchisation des détenus par les nazis et par les déportés place les triangles roses en situation particulièrement difficile et explique le sort spécifique qui leur est réservé.
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Colleville le Mar 07 Avr 2009, 11:19 pm

Le sort réservé au triangle rose dans les camps :


Accueil :

" Pour commencer, ce dernier m'administra deux gifles sur les oreilles, d'une violence telle que je m'écroulai par terre. Je me relevai et restai debout, tremblant de peur. Il m'envoya de toutes ses forces son genou dans les testicules et je me roulai par terre tellement cela me faisait souffrir. Aussitôt, les détenus qui aidaient à l'appel me crièrent de me relever pour l'empêcher de me piétiner. Le visage hagard, je me relevai devant le chef de bloc qui me dit : "c'était pour faire connaissance. Ainsi, espèce de merde, tu sauras qui est ton chef de bloc." (Heinz HEGER)

Assassinat d'un jeune homme de 19 ans :

" Un jeune alsacien du Haut-Rhin fut disputé par deux Kapos : de l'un, il recevait une gamelle de soupe, de l'autre, un cigare chaque dimanche. Victime de la jalousie réciproque des deux kapos, il fut envoyé à l'infirmerie un soir pour désinfection. Le lendemain, on le trouva mort ; il avait reçu une piqûre d'essence dans les veines. Il n'avait que 19 ans. " (Aimé SPITZ, déporté politique).

Commandos de travail spéciaux :

Les homosexuels nouvellement arrivés sont immédiatement intégrés à des commandos de travail spéciaux chargés d'exécuter des tâches particulièrement dures et humiliantes.

" Nous devions le matin porter la neige devant notre bloc du côté gauche de la rue sur le côté droit ; L'après-midi, nous portions la même neige du côté droit sur le côté gauche. Pour faire ce travail, nous ne disposions ni de pelles ni de brouettes, car pour nous les pédés, cela aurait été trop facile. Non, les maîtres avaient trouvé mieux. Nous devions retourner notre manteau, le côté boutonné dans le dos, et porter la neige dans les pans retroussés. C'est avec nos mains nues, bien sûr, que nous creusions la neige et la chargions. (...) Nos mains étaient déchiquetées par la neige et la glace, et à moitié gelées. Nous étions devenus les esclaves hébétés et indifférents des SS. "

Heger décrit un commando spécial composé d'homosexuels et de quelques juifs. Son but était de construire une butte de terre destinée à retenir les balles derrière les cibles du champ de tir. Rapidement les SS préféraient tirer sur les déportés. Ce commando dura environ quinze jours mais il y eut plus de quinze morts. Proportionnellement au nombre de déportés, ce commando, pour le temps qu'il dura, fut bien plus meurtrier que celui de la carrière d'argile.
Travaux de forçats et tortures sont le lot de tous les déportés mais les triangles roses sont particulièrement exposés.

Cobayes des nazis :

Les nazis pratiquent aussi des expériences qui ne concernent que les homosexuels et qui ont pour objectif de guérir l'homosexualité.

" En injectant des hormones synthétiques dans l'aine droite, on devait obtenir une inversion des tendances de l'individu. Les médecins SS n'arrêtaient pas de faire des plaisanteries sur la chose. Vernaet procéda également à des essais sur des castrats. " (Eugène Kogon).

" Ces expériences ont entraîné la mort de nombreux prisonniers, sans avoir aucune valeur scientifique. Souvent, les médecins et les techniciens de laboratoires ne savaient même pas comment procéder. Ils ne dosaient pas les traitements et ne contrôlaient même pas la pureté des drogues administrées. " (Richard Plant)

" On nous promit que chaque homosexuel qui se ferait châtrer serait rapidement libéré pour bonne conduite. Quelques déportés au triangle rose crurent en la parole d'Himmler et pour sortir de l'étau mortel des camps se firent châtrer. Mais malgré leur bonne conduite, dont les chefs de bloc et les chefs de camps étaient seul juges, s'ils purent sortir des camps, ce n'était pas pour rentrer chez eux, mais pour être envoyés dans les rangs de la division disciplinaire Dirlewanger en Russie et y finir en héros pour Hitler et Himmler, dans la boucherie des guérillas. " (Heinz Heger).

Les lesbiennes dans les camps :
Les témoignages concernant les gais dans les camps sont rares mais concernant les lesbiennes, la situation est pire encore et pourrait laisser penser qu'elles ont été épargnées dans cette tentative d'extermination. Il n'en est rien.
Les lesbiennes sont plus discrètes et ne mettent pas en péril la pureté du sang allemand ; ce sont les raisons qui expliquent que les nazis n'aient pas mené, comme ils l'ont fait à l'égard des gais, une politique systématique d'extermination des lesbiennes.
Mais celles qui étaient connues des nazis n'ont pas échappé aux camps où elles portaient le triangle noir des asociaux.
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Colleville le Mar 07 Avr 2009, 11:26 pm

LA DEPORTATION DES HOMOSEXUELS : LE REFUS DE LA RECONNAISSANCE


Après la guerre ce n'est pas la libération pour tous.

En France, la loi de 1942 devient l'article 331 du code pénal. Le paragraphe 175 est maintenu en Allemagne. Les déportés homosexuels, comme les criminels, ne peuvent obtenir ni reconnaissance ni indemnisation.

En 1960 l'amendement Mirguet classe l'homosexualité "fléau social" et donne au gouvernement le droit de légiférer par décret pour la combattre. Après-guerre, le refus de l'état français de reconnaître la déportation des homosexuels et d'indemniser les victimes sonne comme une approbation de la déportation en elle-même. Combien pensent encore que les homosexuels sont des malades, des asociaux, des criminels potentiels ?
Le racisme ordinaire qui a conduit tant d'hommes et de femmes en déportation empêche toute reconnaissance aujourd'hui encore.

BIBLIOGRAPHIE

Eugène KOGON, L'état SS, le système des camps de concentration allemand, plusieurs
éditions (rapport demandé par les alliés et utilisé lors du procès de Nuremberg. ouvrage reconnu par tous)


Heinz HEGER, Les hommes au triangle rose, Journal d'un déporté homosexuel 1939-1945, Persona, Paris, 1981

Jean Le BITOUX, Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel, Calman-Lévy, Paris, 1994.

Les Flamands Roses, groupe d'expression Gaie et Lesbienne, Les triangles roses ou la mémoire interdite.

M POLLACK, L'expérience concentrationnaire, Essais sur le maintien de l'identité sociale, Métaillié, Paris, 1990
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Maquis Surcouf le Mer 08 Avr 2009, 5:42 pm

Merci Colleville pour ces infos concernant cette catégorie de déportés que l'on oublie souvent.
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Loïc le Sam 11 Avr 2009, 7:05 pm

Colleville a écrit:EXTRAITS DU DOSSIER SUR LE DEPORTATION HOMOSEXUELLE (Franck Daloz - Xavier Jacquenet - 1997 : http://ken.ifrance.com/)


Avec la Révolution Française de 1789, la répression pénale de l'homosexualité avait été abandonnée. Le 6 Août 1942 Pétain signe un texte de loi, dont l'initiateur est l'amiral Darlan, réprimant l'homosexualité. Dans les faits, Vichy ne réprimera pas mais par des discours d'une violence extrême, contribue à l'accroissement de l'homophobie qui se traduit par une violence exercée par toute la société au quotidien sur les homosexuels.

Plus grave seront les décisions prises sous De Gaulle ; en 1960 l'amendement Mirguet classe l'homosexualité "fléau social" et donne au gouvernement le droit de légiférer par décret pour la combattre.


LA DEPORTATION DES HOMOSEXUELS : LA COLLABORATION FRANCAISE


Le témoignage le plus connu de ce que fut la vie dans les camps, est celui de Pierre SEEL (17 ans en 1941) qui fut arrêté par la Gestapo à l'aide des fichiers que la police française avait établi sur les homosexuels. Son témoignage sur les tortures, la barbarie nazie, et les relations entre déportés met à mal l'image officielle de la solidarité, de la résistance dans les camps.

Aimé Spitz, journaliste aux Dernières Nouvelles d'Alsace, militant homosexuel, confirme la déportation des homosexuels par la collaboration de la police Française.

« Après l'arrivée des troupes nazies, la Gestapo s'installe dans les villes alsaciennes. Leur premier objectif fut la chasse aux homosexuels. Leur travail fut facilité par la police française qui livra à la Gestapo les fichiers des homosexuels d'Alsace. Bon nombre d'entre nous furent ainsi arrêtés et transférés au camp de rééducation de Schirmeck... »

Il quitte l'Alsace mais est arrêté pour résistance.

" J'ai été transféré au camp d'extermination de Struthof. Les homophiles portaient un triangle rose sur leur veste, tandis que nous avions le triangle rouge. »

un texte comme le fameux téléfilm diffusé par France2 qui avait reçu une volée de bois vert de la part des Historiens qui entretient curieusement l'ambiguité, on parle de "collaboration Française" (sic) dans une Alsace annexée par l'Allemagne mais en même temps en reconnaissant l'absence de repression de la part du Régime de Vichy...
Rappelons que les seuls homosexuels Français deportés le furent en Alsace-Moselle annexée qui echappait au gouvernement de Pétain
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Colleville le Mar 14 Avr 2009, 10:32 pm

Loïc a écrit:
Rappelons que les seuls homosexuels Français deportés le furent en Alsace-Moselle annexée qui echappait au gouvernement de Pétain

Ca n'excuse rien.


"Chaque assassinat d'un homosexuel par un nazi s'est doublé d'un assassinat (occultation, négation) de sa mémoire par les familles, les politiques, l'histoire officielle. Il y a bien eu pour chaque homme deux meurtres. Et je suis incapable de distinguer lequel l'emporte dans l'ignoble. " (André Sarq)
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Colleville le Mar 14 Avr 2009, 11:10 pm

LA PERSÉCUTION DES HOMOSEXUELS SOUS LE TROISIÈME REICH

Depuis le XIXe siècle, l'homosexualité masculine était officiellement interdite, en vertu des dispositions du paragraphe 175 du code pénal. Sous la République de Weimar, des activistes homosexuels de droite allemands tentèrent de faire évoluer l'attitude de la société allemande envers eux et d'obtenir l'abrogation du paragraphe 175. Si la période de Weimar fut celle d'une éclosion de la culture homosexuelle, le paragraphe 175 resta en place. De nombreux Nazis considéraient que la tolérance dont la République de Weimar avait fait preuve à l'égard des homosexuels était un signe de la décadence de l'Allemagne. Les nazis se posèrent en activistes d'une croisade morale dont le but était d'extirper d'Allemagne le "vice" de l'homosexualité, donnant une justification plus raciale à ce combat. Après l'arrivée au pouvoir en 1933, les nazis intensifièrent les persécutions contre les homosexuels allemands. Les persécutions allèrent de la dissolution des organisations d'homosexuels à l'internement dans les camps de concentration. Des dizaines de milliers furent emprisonnés, et environ 15 000 jetés dans un camp de concentration à l'issue de leur peine.


Les nazis considéraient les hommes homosexuels comme faibles et efféminés, qui ne pouvaient pas combattre pour la nation allemande. Ils considéraient que les homosexuels étaient peu susceptibles d'avoir des enfants et d'augmenter le taux de natalité allemand. Les nazis pensaient que les races inférieures produisaient plus d'enfants que les "Aryens", si bien que tout ce qui était de nature à réduire le potentiel reproductif de l'Allemagne était considéré comme constituant un danger pour la race aryenne.


Le chef SS Heinrich Himmler dirigea des persécutions de plus en plus sévères contre les homosexuels sous le Troisième Reich. Les lesbiennes n'étant pas considérées comme une menace pour la politique raciale nazie, elles ne furent généralement pas visées. De même, les nazis s'attaquèrent aux homosexuels d'autres nationalités, à moins qu'ils n'aient des relations sexuelles avec des partenaires allemands. Dans la plupart des cas, les nazis étaient disposés à réintégrer les anciens homosexuels dans la "communauté de race" à condition qu'ils deviennent "racialement corrects" et abandonnent leur style de vie.

Le 6 mai 1933, des étudiants conduits par les Sections d'assaut (Sturmabteilung ; SA) firent irruption dans l'Institut pour les sciences sexuelles à Berlin et confisquèrent le précieux contenu de sa bibliothèque. Quatre jours plus tard, l'essentiel de cette collection de plus de 12 000 livres et 35 000 photos irremplaçables, fut détruit avec des milliers d'autres œuvres littéraires taxées de "dégénérées", lors d'un autodafé qui eut lieu dans le centre-ville de Berlin. Les autres documents ne furent jamais récupérés. Magnus Hirschfeld, un médecin et un activiste juif, fondateur de l'Institut et pionnier de l'étude scientifique de la sexualité humaine, enseignait en France à ce moment-là et choisit de ne pas retourner en Allemagne. Il mourut en exil en France.

La destruction de l'Institut fut le premier pas vers la destruction de la culture homosexuelle en Allemagne. La police ferma des bars et des clubs tels que l'"Eldorado" et interdisit des publications tels que Die Freundschaft (Amitié). Les homosexuels furent contraints de se cacher et détruisirent les réseaux de soutien créés. En 1934, la Gestapo (la police secrète d'Etat) donna l'ordre aux forces de police locales de dresser la liste de tous les hommes impliqués dans des activités homosexuelles. Dans de nombreuses régions d'Allemagne, la police tenait déjà ces listes depuis des années. Au cours d'opérations de police, les nazis les utilisèrent pour pourchasser les homosexuels.


Le 28 juin 1935, le ministère de la Justice révisa l'Article 175, donnant une base légale à l'extension des persécutions nazies contre les homosexuels. Les fonctionnaires de ce ministère étendirent la catégorie des "activités criminelles indécentes entre hommes" de façon à y inclure tout acte qui pouvait être considéré comme homosexuel. Plus tard, les tribunaux considérèrent que la simple intention ou la seule pensée suffisaient. Le 26 octobre 1936, Himmler créa au sein de la Police de sécurité, l'Office central du Reich pour la lutte contre l'avortement et l'homosexualité. Josef Meisinger, qui sera condamné à mort et exécuté en 1947 pour les brutalités dont il se rendit coupable en Pologne, prit la tête de ce nouvel organisme. La police avait des pouvoirs lui permettant de mettre en détention préventive ou d'interpeller ceux qui étaient considérés comme représentant un danger pour la morale allemande, et de maintenir indéfiniment -sans procès - en détention. En outre, les prisonniers homosexuels libérés de prison étaient immédiatement arrêtés à nouveau et envoyés en camp de concentration si la police considérait qu'ils étaient susceptibles de continuer à avoir une conduite homosexuelle.

Entre 1937 et 1939, années qui marquent l'apogée des persécutions contre les homosexuels, la police mena de plus en plus d'opérations contre les lieux de rencontre, saisit les carnets d'adresses, et mit en place des réseaux d'informateurs et des agents infiltrés pour identifier et arrêter ceux qui étaient suspectés d'homosexualité. Le 4 avril 1938, la Gestapo produisit une directive ordonnant que les hommes convaincus d'homosexualité seraient incarcérés dans les camps de concentration. Entre 1933 et 1945, la police arrêta environ 100 000 hommes considérés comme homosexuels. La plupart des 50 000 hommes condamnés par des tribunaux accomplirent leur peine dans des prisons normales, et entre 5 000 et 15 000 furent internés dans des camps de concentration.

Les nazis internèrent certains homosexuels dans des camps de concentration dès leur arrivée au pouvoir en janvier 1933. Les prisonniers venaient de toutes les couches de la société allemande, et n'avaient souvent en commun que la raison pour laquelle ils étaient emprisonnés. Certains homosexuels furent internés sous d'autres catégories par erreur, et les nazis classèrent à dessein certains prisonniers politiques dans la catégorie des homosexuels. Les prisonniers porteurs du triangle rose sur leur uniforme étaient durement traités dans les camps. Selon les témoignages de survivants, les homosexuels comptaient dans les camps parmi les groupes les plus exposés.

Comme certains "experts" nazis considéraient que l'homosexualité était une maladie pouvant être soignée, ils mirent au point une politique de "soins" pour les guérir par le biais d'un travail dur et humiliant. Les gardes ridiculisaient et frappaient les prisonniers homosexuels à leur arrivée, et les séparaient souvent des autres détenus. Rudolf Hess, commandant d'Auschwitz, écrivit dans ses mémoires que les homosexuels étaient séparés des autres prisonniers afin d'éviter que l'homosexualité ne se propage aux autres détenus et aux gardes. Le personnel en charge des affectations aux postes de travail dans l'usine souterraine de fusées de Dora-Mittelbau ou dans les carrières de pierres de Flossenbürg et de Buchenwald, assignait souvent les homosexuels aux postes les plus dangereux.

La survie dans les camps prit de nombreuses formes. Certains détenus homosexuels purent prendre des emplois administratifs et de bureau. Pour d'autres prisonniers, la sexualité devint un moyen de survie. En échange de faveurs sexuelles, certains Kapos protégeaient un prisonnier choisi, en général jeune, en lui donnant de la nourriture supplémentaire et en lui évitant les mauvais traitements infligés par les autres prisonniers. Les homosexuels eux-mêmes devenaient rarement Kapos car ils manquaient d'un réseau de soutien. Les Kapos ne pouvaient bien entendu apporter aucune protection contre la brutalités des gardes. Souvent, quand un Kapo était fatigué d'un prisonnier, il le tuait et lui cherchait un remplaçant dans le transport suivant. Même si, individuellement, certains détenus homosexuels purent s'assurer une protection d'une façon ou d'une autre, les homosexuels en tant que groupe manquaient du réseau de soutien que tentèrent de créer les autres catégories de détenus. Dans ces conditions de brutalité permanente, sans aide, il y avait peu de chance que les prisonniers homosexuels puissent survivre longtemps. Leur taux de mortalité fut particulièrement élevé.

L'une des voies de survie possible pour certains homosexuels fut la castration, que certains officiels de justice criminelle considéraient comme un moyen de "guérir" la déviance sexuelle. Les accusés homosexuels dans des dossiers d'affaires criminelles, ou dans les camps de concentration, l'acceptèrent parfois à la place de sentences plus lourdes. Plus tard, les juges et les officiels des camps SS purent ordonner la castration d'un prisonnier homosexuel sans son consentement.

Les nazis, qui voulaient trouver un "traitement" contre l'homosexualité, développèrent leur programme pour y intégrer des expériences médicales faites sur les prisonniers homosexuels des camps de concentration. Ces expériences furent la cause de maladies, de mutilations, et même de décès, sans pour autant apporter quoi que ce soit à la connaissance scientifique.

On ne dispose d'aucune donnée statistique concernant le nombre des homosexuels qui moururent dans les camps.



(Source : http://www.ushmm.org/)
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Témoignage

Message  Colleville le Mar 14 Avr 2009, 11:19 pm

Témoignage de Friedrich-Paul von Groszheim



Friedrich-Paul naquit dans la vieille ville marchande de Lübeck située au nord de l'Allemagne. Il avait onze ans quand son père fut tué au cours de la Première Guerre Mondiale. Après la mort de sa mère, sa soeur, Ina, et lui furent élevés par deux tantes âgées. Après avoir obtenu son diplôme, Friedrich-Paul suivit une formation de commerçant.
1933-39: En janvier 1937, les SS ont arrêté deux cent trente hommes à Lübeck, en vertu du paragraphe 175 du code pénal révisé par les Nazis, qui prohibait l'homosexualité, et j'ai été emprisonné pendant dix mois. Les Nazis utilisaient le paragraphe 175 comme prétexte pour procéder à des arrestations massives d'homosexuels. En 1938, on m'a arrêté à nouveau, humilié et torturé. Les Nazis m'ont finalement libéré mais à la seule condition que je sois castré. J'ai subi cette intervention.

1940-44: De par la nature de mon opération, je fus déclaré "physiquement inapte" au service militaire en 1940. En 1943, on m'a encore arrêté, cette fois j'étais accusé d'être un monarchiste, un partisan du Kaiser Guillaume II. Les Nazis m'ont incarcéré comme prisonnier politique dans une annexe du camp de concentration de Neuengamme, à Lübeck.

Après la guerre, Friedrich-Paul s'installa à Hambourg.

(Source : http://www.ushmm.org)
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  bandofbrother le Jeu 16 Avr 2009, 10:07 pm

Même les nazis n'y ont pas échappé : j'ai lu que certains officiers SA avaient été victimes des purges lors de la nuit des longs couteaux car ils ont été retrouvés au lit en compagnie de jeunes homosexuels chapo
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  ghjattuvolpa* le Jeu 16 Avr 2009, 11:46 pm

Euh c'est pas tout à fait ça...
Il est tard et je vais réfléchir pour faire un sujet sur les SA et Röhm ainsi que ses démêlés avec Hitler pour le contrôle du nazisme et du NSDAP voire leurs vues divergentes sur le cours de la "révolution" nazie.
Mais je suis sûr qu'en allant sur wiki tu trouveras tout seul que le fait qu'ils aient été homosexuels ou qu'ils se soient faits surprendre n'est que très accessoire dans l'histoire de la nuit des longs couteaux
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  bandofbrother le Ven 17 Avr 2009, 12:23 pm

c'est sûr je suis d'accord avec toi ce n'est qu'un détail j'ai sans soute mal formulé ma phrase. (j'étais fatigué hier!!!!) La nuit des log couteaux à d'autres causes plus importantes. Je suis en train de lire "le dossier hitler" et c'est dans cette ouvrage que je l'ai vu. Il faut savoir que le dossier hitler a été réalisé par la police d'état russe sur l'ordre de staline et que certains éléments ont été enjolivés ou décrit d'une manière différente de la réalité par soucis de satisfaire la lecture de staline et certaines de ses convictions. caskete
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  bandofbrother le Ven 17 Avr 2009, 12:45 pm

Ce n'est certainement la cause première mais à la page 35 "du dossier hitler", on y indique que ce dernier à "surpris röhm, l'obergruppenfuher sa de Silésie, heines, et plusieurs grands chefs de la sa au lit avec de jeunes homosexuels" en fin de page il est indiqué que" röhm fut officiellement exécuté pour son homosexualité, et qu'hitler cacha en fait au peuple allemand que l'homsexualité était largement répandue et tolérée dans les milieux dirigeants du parti national-socialiste et de la jeunesse hitlérienne."

extrait tirés du "Dossier Hitler" présenté par henrik eberle et mathias uhl.

J'étais fatigué hier mais je n'étais pas si hors sujet que cela en tout cas c'est ce qu'y figure dans les archives du kremlin. Tirés des procès- verbaux des interrogatoires de otto günsche et heinz linge, respectivement aide camp personnel d'hitler et serviteur particulier d'hitler. beret
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  eddy marz le Sam 18 Avr 2009, 11:30 am

Bonjour à tous ;

À noter que Heinrich Himmler fit arrêter et condamner à mort son neveu, l’Obersturmführer SS Hans Himmler, sous l’accusation d’avoir révélé des secrets SS alors qu’il était ivre. La condamnation fut commuée en service actif sur le front de l’Est. Il fut de nouveau arrêté pour avoir proféré des insultes à l’égard du régime. Expédié à Dachau, il fut exécuté en qualité d’homosexuel. Il faut également se souvenir que plusieurs membres de l'Allgemeine SS furent renvoyés entre1934 et 1936 pour homosexualité (ainsi que pour alcoolisme et "physique inadéquat").

L’Obersturmführer SS Otto Rahn, "païen" auto-proclamé,archéologue, historien, auteur (en 1933, de Croisade contre le Graal et, en 1937, de La Cour de Lucifer), membre du personalstab d’Himmler, et en étroite relation avec Karl Wolff (adjudant personnel d’Himmler) et avec Karl Maria Weisthor (Wewelsburg), fut dénoncé pour homosexualité et contraint à démissionner de la SS. En 1939, il fut retrouvé mort, congelé, dans un glacier de montagne près de Söll, en Autriche.

Selon Patrick Agte, le Haupsturmführer SS Hans Peiper (SS-Aaufkl.Abt 3 Totenkopf), frère de Jochen Peiper, fut exécuté pour homosexualité en juin 1941.

(voir : Patrick Agte : Jochen Peiper: Kommandeur, Panzerregiment, Leibstandarte – 1998 (ISBN-10 : 392 1655 897)

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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  bandofbrother le Mar 08 Sep 2009, 4:08 pm

bandofbrother a écrit:Ce n'est certainement la cause première mais à la page 35 "du dossier hitler", on y indique que ce dernier à "surpris röhm, l'obergruppenfuher sa de Silésie, heines, et plusieurs grands chefs de la sa au lit avec de jeunes homosexuels" en fin de page il est indiqué que" röhm fut officiellement exécuté pour son homosexualité, et qu'hitler cacha en fait au peuple allemand que l'homsexualité était largement répandue et tolérée dans les milieux dirigeants du parti national-socialiste et de la jeunesse hitlérienne."

extrait tirés du "Dossier Hitler" présenté par henrik eberle et mathias uhl.

J'étais fatigué hier mais je n'étais pas si hors sujet que cela en tout cas c'est ce qu'y figure dans les archives du kremlin. Tirés des procès- verbaux des interrogatoires de otto günsche et heinz linge, respectivement aide camp personnel d'hitler et serviteur particulier d'hitler. beret
Et dans le film, "hitler la naissance du mal" ont voit bien hitler en personne arrêter rôhm au lit en compagnie d'un jeune!!!
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  Psychopompos le Mar 08 Sep 2009, 4:41 pm

bandofbrother a écrit:Et dans le film, "hitler la naissance du mal" ont voit bien hitler en personne arrêter rôhm au lit en compagnie d'un jeune!!!

Dans La Nuit des Longs Couteaux (Max Gallo), il n'est dit nul part que Röhm a été surpris au lit avec un autre homme lors de son arrestation, mais il est fait mention un peu plus tôt de l'appréhension par Hitler et les SS de Edmund Heines ( un SA ami proche de Röhm), "surpris avec le jeune SA qu'il a gardé contre lui toute la nuit dans son lit" (GALLO, Max. La Nuit des Longs Couteaux : Ed. Tallandier, 2007 - p. 293)
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Re: Les homosexuels et les camps de concentration

Message  eddy marz le Mar 08 Sep 2009, 6:41 pm

Ernst Röhm était homosexuel, et ce n'était un secret pour personne à l'époque, et surtout pas pour Hitler, ni Himmler qui avait été secrétaire/assistant de Röhm au début du mouvement. Elle était tolérée par Hitler en raison des vertus guerrières indéniables de Röhm, et surtout parce que ses contacts au sein de la REichswehr et des Freikorps lui était indispensable. Röhm était le seul à pouvoir procurer des armes au NSDAP. L'homosexualité de Röhm, et de nombre de soudard de la SA, n'était pas une homosexualité "gay" ou "efféminée", mais plutôt "butch", à savoir : beuverie, fraternité militaro-masculine, transpiration, et sexe à la hussard (même si Röhm vivait dans un luxe relatif). La fameuse "nuit des longs couteaux", immortalisée par Visconti dans "Les Damnés" ne fut probablement pas la bachanale un peu outrée qui est restée gravée dans la tête du grand public, même s'il est vrai que 2 ou 3 gradés SA (dont Heines) furent retrouvés au lit avec leurs petits amis...
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