La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

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Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 1:16 pm

Samedi 16 décembre 1944


Dès 05h30, une importante préparation d'artillerie est déclenchée.
Dès 06h00, des patrouilles de combat allemandes s'infiltrent entre les points d'appui américains afin de s'emparer de quelques passages obligés.
A 08h00, couverte par le brouillard, la véritable offensive allemande commence :

  • À la 6e SS Pz Armée

    • Au nord, l'avance est rapidement bloquée, suite, principalement, à l'action de la 2e Div Inf US et à la réaction de l'artillerie américaine.
    • Au sud, la progression de l'infanterie est freinée par l'ouverture des champs de mines et la résistance des points d'appui américains. Les blindés « piétinent » d'impatience, surtout la 1re SS Pz Div qui dispose de 164 chars dont 45 « Tigre royal » et 38 « Panther ».
      Sa colonne principale est commandée par le jeune lieutenant-colonel SS Peiper (29 ans). Fin d'après-midi, fatigué par l'attente, il traverse volontairement un champ de mines en perdant quelques blindés, et continue sa progression de nuit.

    </li>
  • Devant la 5e Pz Armée, quatre malheureuses divisions du VIIIe Corps US déployées sur un front de 120 km résistent mais elles sont attaquées par des forces largement supérieures.
  • Plus au sud, la 7e Armée pénètre dans Echternach mais ne réalise qu'une percée de 5 km ; la 4e Div Inf US, solidement appuyée par l'artillerie, parvient à se maintenir.

En fin d'après-midi, Eisenhower et Bradley qui sont en réunion à Versailles, sont informés de l'attaque. Ils n'en mesurent pas encore l'ampleur. Le mauvais temps empêche les reconnaissances aériennes.
Néanmoins, Bradley donne des ordres à la 9e et à la 3e Armée pour envoyer respectivement les 7e et 10e Div Bl vers la 1re Armée. Ces unités commenceront leur mouvement dans la nuit.

Dimanche 17 décembre 1944


Vers 03h00, des Junkers 52 larguent un millier de parachutistes sous le commandement du colonel von der Heydte sur le plateau des Fagnes au nord de Malmedy.
La dispersion est extrême ; les colis avec l'armement lourd sont rarement retrouvés. L'action sera peu efficace. Beaucoup d'hommes seront capturés assez rapidement. Non rejoints, les derniers se rendront aux Américains le 23 décembre.
Les hommes de l'unité Skorzeny (Allemands habillés et équipés à l'américaine) coupent les lignes téléphoniques et créent la confusion, surtout dans les mouvements US. Ils n'auront toutefois pas l'effet espéré.
Au nord de la pénétration, la colonne Peiper qui a déjà fait de nombreux prisonniers, s'empare vers 07h00 d'un dépôt US à Bullange et peut faire le plein de carburant. Elle reprend ensuite sa progression vers l'ouest. La 7e Div Bl US qui descend vers Saint-Vith
passe quelques kilomètres devant la tête de la colonne allemande. À
12h30, Peiper capture, à Baugnez près de Malmedy, une centaine d'artilleurs de la colonne de la Div US. Ceux-ci sont rassemblés dans une prairie mais, vers 14h00, avec les troupes SS qui suivent, un officier déclenche la tuerie des prisonniers. Plusieurs peuvent s'enfuir et pour certains même rejoindre leurs lignes. L'information du « massacre de Baugnez »
parviendra rapidement aux unités US qui, au lieu d'être terrorisées, penseront surtout à venger leur camarades. Le soir, la 1re SS Pz Div rejette vers le nord la jeune 99 Div Inf US et la colonne Peiper arrive devant Stavelot.
Au centre, soumis à l'attaque de la 5e Pz Armée :

  • à Saint-Vith, la 106 Div Inf US composée de jeunes recrues résiste comme elle peut. Presque encerclée, elle attend avec impatience le renfort de la 7e Div Bl US dont les premiers éléments arrivent vers 16h00. Il faut bien se rendre compte que le mouvement d'une Div Bl avec plus de 1000 véhicules dont des chenillés, dans les conditions qu'on imagine, constitue à lui seul une véritable opération.
  • En avant de Clervaux, la 28e Div Inf US, commandée par le major general Cota (célèbre depuis son action à Omaha Beach) est déployée sur un large front. Ce sont des vétérans mais ils sont attaqués par des forces cinq fois supérieures. Les points d'appui sont encerclés mais ils résistent et freinent ainsi la progression allemande.

Au sud, le flanc de la pénétration allemande est contenu sur la ligne Echternach-Diekirch.
À Reims, vers 20h30, les 82e et 101e Div Abn reçoivent leurs ordres de mouvement et partent dans la nuit.

Les 18 et 19 décembre 1944


Au nord :
Avec les renforts qui arrivent, le commandant de la 1re Armée US organise sa ligne de défense de la région d'Elsenborn vers le sud-ouest.
Le 18, la colonne Peiper prend Stavelot mais ne peut s'emparer d'un dépôt US qui est incendié à son approche. Elle s'engage dans la vallée encaissée de l'Amblève, prend La Gleize et s'avance vers Stoumont.
Elle est immobilisée par une attaque aérienne, ce qui permet au génie US de faire sauter un pont devant les premiers chars, les obligeant à faire demi-tour. Dès le 19, des unités US dont la célèbre 82e Div Abn qui vient d'arriver, la stoppent à Stoumont et attaquent même ses arrières.
Au centre :
Dans la région de Saint-Vith, isolés, deux des trois régiments de la 106e Div Inf ont été faits prisonniers mais la 7e Div Bl tient fermement une position en forme de fer à cheval. Elle oblige les Allemands à adapter leurs plans et à engager prématurément des renforts.
Du nord de Clervaux à Diekirch, les points d'appui de la 28e Div US luttent jusqu'à l'extrême. Les rescapés des deux régiments nord s'exfiltreront vers Saint-Vith et Bastogne où ils continueront le combat.
A Bastogne, le 18 à 16h00, le groupement blindé B de la 10e Div Bl US et un bataillon antichar se sont déployés. À partir de 22h30, venant de Reims, la 101e Div Abn les rejoint. Le lendemain, ils subiront les premières attaques sérieuses.
Au sud :
Le 109e Régiment de la 28e Div, commandé par le colonel Rudder (le chef des rangers de la pointe du Hoc) mène le combat retardateur depuis Diekirch. Il tiendra jusqu'à l'arrivée des renforts.
Au haut commandement allié :
Le 19, Eisenhower (« Ike ») réunit les commandants de groupes d'armées et d'armées. Il prescrit à Devers d'étendre le front de son 6e Groupe d'armées vers le nord afin de permettre à Patton de regrouper des unités en vue d'une attaque sur le flanc sud du saillant. Il charge Bradley d'agir de manière similaire au nord. Ces directives du commandant en chef auront pour effet le déplacement de centaines de milliers d'hommes. Lorsque Ike demande à Patton le temps qui lui sera nécessaire pour tourner son armée de l'est vers le nord, ce dernier répond promptement 3 jours. Ce délai irréaliste fait sourire les généraux présents; surtout Monty qui prévoyait 6 jours pour une manœuvre similaire venant du nord . Ce qu'ils ignorent, c'est qu'avant de recevoir les instructions de Ike, Patton a déjà donné des ordres pour préparer le mouvement. Malgré les routes gelées, la célérité de la 3e Armée sera surprenante; l'attaque de Patton aura lieu dans les 3 jours annoncés !

Les 20, 21 et 22 décembre 1944









Depuis le 19 et jusqu'au 22, le temps bouché empêche toute action importante de l'aviation.
Au nord
Peiper est coupé de ses arrières. À Stoumont, le 20 et le 21, la bataille est féroce. La nuit, il y a des combats corps à corps entre les parachutistes et les SS. Peiper doit se replier sur La Gleize. La 6e SS Pz Armee est définitivement arrêtée et les Américains ont même repris Stavelot.
Au centre
A Saint-Vith, les Allemands attaquent en force et prennent la ville le 21 vers minuit. La 7e Div Bl se rétablit à l'ouest mais reçoit l'ordre de se replier. Sa remarquable défense de Saint-Vith a brisé la marée allemande et a surtout permis aux autres unités américaines de venir former la digue nord du saillant.
Entre Saint-Vith et Bastogne, les 116e et 2e Pz Div de la 5e Pz Armee, après avoir attendu un ravitaillement en carburant, atteignent le 22 respectivement Hotton et Marche. Elles se heurtent à la 84e Div US qui y a pris position la veille.
À Bastogne, dès le 20, les « Panzer » allemands contournent par le nord et par le sud. La nuit du 21 au 22, la ville est complètement encerclée. Les Allemands mènent successivement mais infructueusement plusieurs attaques pour s'emparer de ce nœud routier particulièrement important. La place est défendue par 18 000 Américains comprenant la 101e Div Abn, un groupement blindé de la 10e Div Bl, un bataillon antichars, deux bataillons d'artillerie et des rescapés de la 9e Div Bl et de la 28e Div. La 101e Div est normalement commandée par le général Taylor mais il est aux États-Unis. C'est le brigadier général Anthony Mac Auliffe qui assure l'intérim. On lui a confié le commandement de toutes les unités encerclées. Officier d'artillerie, il utilise de manière remarquable le feu des sept bataillons d'obusiers dont il dispose (cinq organiques, deux en renfort). Le 22 à 12h00, les Allemands exigent la reddition de la ville sous menace de destruction. La réponse de MacAuliffe est ferme et brève : « Nuts » (Version yankee du mot de "Merde" dans le sens "Allez voir ailleurs si j'y suis").
Au sud
Le 22, la Pz Lehr Div qui a contourné Bastogne par le sud, s'empare de Saint-Hubert.
Plus au sud
Depuis le 20, la 4e Div Bl US s'est déployée dans la région d'Arlon. Le 22 à 06h00, sans attendre l'arrivée de toutes ses unités, Patton démarre sa contre-attaque en direction de Bastogne.
Au haut commandement allié
Le 20 décembre, Eisenhower décide de confier le commandement temporaire des unités US nord du saillant, soit la 9e Armée et la 1re Armée (sauf son VIIIe Corps), à Montgomery. Vu la situation, Ike juge que ces forces échappent désormais au contrôle de Bradley. Il estime aussi que c'est la meilleure manière d'obtenir un engagement franc du XXXe Corps britannique, seule grande réserve tactique disponible.
Le XXXe Corps se porte en effet rapidement vers le sud afin de garantir d'abord la sûreté des passages sur la Meuse.
La décision de « Ike » sera mal accueillie par Bradley et d'autres généraux américains qui n'apprécient pas l'orgueilleux maréchal britannique.
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Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 1:17 pm

Les 23, 24 et 25 décembre









Dès le 23, le temps s'éclaircit et l'aviation alliée passe à
l'attaque. Le 24, il y a 5 000 sorties alliées contre seulement 1 000
sorties allemandes.
Au nord
La ligne de défense alliée est fermement installée.Le 24, avant l'aube, Peiper, abandonné, fait sauter ses véhicules et s'exfiltre à travers bois. Il laisse à La Gleize ses blessés et des prisonniers US. Tous ses chars sont perdus, la 1re SS Pz Div est brisée.
Au centre
Bastogne
subit de violentes attaques. Les défenseurs, qui disposent de moyens de
communication, guident les attaques aériennes rapprochées. Chaque jour,
plus de cent tonnes d'approvisionnement (surtout des médicaments et des
munitions d'artillerie) leur sont parachutées.
Plus à l'ouest, les blindés allemands ont progressé dans la trouée
entre Marche et Dinant mais avec lenteur car ils manquent de carburant
et subissent sur leur flanc nord le harcèlement d'une brigade blindée
britannique. Le 24, la 2e Pz Div prend Celles (8 km à l'est de Dinant) ; la Meuse est en vue. Hasard d'appellation, en face se trouve la célèbre 2e Div Bl US surnommée « Hell on wheels » (l'enfer sur roues) renforcée par une brigade blindée britannique.
Le jour de Noël, la percée atteint son point extrême ; elle n'ira
pas plus loin. La 2e Div Bl US débute une manœuvre en tenaille et, dans
les trois jours qui suivent, avec l'appui de l'artillerie et de
l'aviation, mettra fin au rêve de la 2e Pz Div d'atteindre la Meuse.
Au sud
Les unités de Patton attaquent et la 4e Div Bl pousse sur la route
Martelange - Bastogne. Le 24, elle est bloquée à 10 km au sud de
Bastogne et doit effectuer un débordement par l'ouest. Elle ne pourra
pas atteindre Bastogne pour la Noël comme espéré.
Tristesse
La veille de la Noël, une tragédie s'accomplit à Bande (commune de Nassogne,
à 10 km de Marche-en-Famenne). Chargée par Himmler de missions de
représailles, la Gestapo arrête 35 hommes (de 16 à 32 ans) et les abat
un par un ; un seul parvient à s'échapper.Les 23, 24 et 25 décembre, la ville de Malmedy
est bombardée, par erreur, par des avions alliés. Il y a plusieurs
centaines de tués parmi la population belge et les militaires
américains.

Du 26 au 31 décembre 1944









Chaque jour l'aviation alliée fait des milliers de sorties. Le 26, Saint-Vith
considéré comme un objectif capital est complètement détruit. Les
sorties allemandes sont de moins en moins nombreuses ; elles dépassent
rarement quelques centaines.
Sur le bord nord du saillant
Dix divisions alliées sont en ligne et deux en réserve. Le XXXe
Corps britannique peut intervenir à bref délai et la 6e Div Abn UK est
arrivée à Dinant.
À Bastogne,
Les ravitaillements par air continuent. Plusieurs planeurs atterrissent dont un amenant une équipe de chirurgiens.
Le 26 à 16h45, l'avant-garde de la 4e Div Bl US parvient à réaliser
la jonction. Le couloir est extrêmement étroit et les combats seront
âpres pour l'élargir.
Le 27, un convoi d'ambulances peut évacuer des blessés. Le général
Taylor a rejoint sa division. Après avoir remercié et congratulé
MacAuliffe, il reprend le commandement.
Les jours suivants, munitions, équipements chauds, cigarettes et
même, avec un peu de retard, dindes de Noël arrivent à Bastogne.
À Celles,
La 2e Pz Div, encerclée par la 2e Div Bl US, laisse 1 500 prisonniers et de nombreux véhicules.
À l'OKW,
Le 28, Hitler finit par admettre qu'Anvers ne peut être atteint et change la mission : détruire les forces alliées dans les Ardennes.Le 30, la 5e armée de von Manteuffel lance une attaque importante pour essayer de couper le corridor vers Bastogne.

Janvier 1945


Le 1er janvier, la Luftwaffe exécute une riposte bien conçue et exécutée par surprise; il s'agit de l'opération Bodenplatte.
Volant en rase-mottes, l'aviation allemande attaque une trentaine de
bases alliées. Selon certaines sources, 800 avions sont détruits ou
endommagés ; 300 selon d'autres, mais pour ne pas inquiéter la
population, les services d'information alliés ont minimisé les faits.
La Luftwaffe perd toutefois dans ce raid 277 avions et beaucoup de ses
derniers pilotes chevronnés. Elle ne sera plus en mesure de combler ses
pertes et de jouer un rôle dans la fin de la guerre. Les Alliés qui
n'ont presque pas perdu de pilotes dans cette opération remplaceront
les avions perdus en deux semaines.
Le même jour, profitant du déforcement du groupe d'armées Devers,
les Allemands lancent une attaque de diversion en Alsace. Cela n'aura
toutefois aucune répercussion en Ardennes.
En ce mois de janvier 1945, les conditions atmosphériques sont
épouvantables. Dans les Ardennes, il y a beaucoup de neige et la
température est tellement basse qu'il faut faire tourner régulièrement
tous les moteurs pour que l'huile ne gèle pas. C'est dans ces
conditions que démarre le 3 janvier la contre-attaque de Montgomery. En
fait, il s'agit de l'attaque du VIIe corps US du général Collins qui a
été relevé sur ses positions par le XXXe Corps britannique. Elle
démarre de la région de Hotton en direction de Houffalize. Elle sera
appuyée sur sa droite, à partir du 6 janvier, par des unités
britanniques (Welsh Div et la 6e Abn Div). La jonction avec la
contre-attaque de Patton qui a commencé 12 jours plus tôt est prévue
dans la région d'Houffalize. Les opérations sont lentes car les
journées sont courtes et les Allemands se sont bien retranchés derrière
des canons antichars et de nombreux champs de mines. La jonction aura
lieu le 16 janvier. À la même date, le XXXe Corps britannique retourne
vers le front de Hollande.
Le 17 janvier, la 1re armée US est replacée sous le commandement de Bradley mais la 9e reste sous celui de Montgomery.
Le Commandement suprême allemand (OKW) ordonne le repli car, après trois mois d'arrêt, les Soviétiques ont repris l'offensive.
Le 24 janvier, Saint-Vith est repris et le 30, les Allemands sont rejetés au-delà de leur ligne de départ.

Conséquences et conclusions


Tout en reconnaissant la précarité des a posteriori, les historiens militaires estiment que les Américains ont commis deux erreurs :

  • sur le plan du renseignement, malgré le remarquable secret du plan
    allemand, les Alliés disposaient d'informations qui auraient dû les
    mettre en garde mais ils les ont parfois ignorées, parfois mal
    interprétées ;
  • sur le plan du dispositif, le déploiement en Ardennes constituait un fameux coup de poker.

Quant aux Allemands qui avaient connu un succès foudroyant sur le
même terrain en mai 1940, ils n'ont pas tenu compte (Hitler, du moins)
des conditions qui avaient changé :

  • un hiver rigoureux a remplacé un printemps radieux ;
  • la suprématie aérienne a changé de camp ;
  • la coordination char-artillerie-aviation de la blitzkrieg n'existe plus ;
  • le ravitaillement, particulièrement en carburant, n'est pas assuré ;
  • le commandement et les troupes allemandes et adverses sont tout autres.

La bataille des Ardennes aura des conséquences militaires majeures
pour les Allemands puisqu'ils y perdront leurs meilleures unités. Elle
aura aussi des conséquences politiques importantes car en attaquant sur
le front occidental, Hitler a fait le jeu de Staline. L'armée rouge
pourra ainsi franchir rapidement l'Oder et atteindre l'Elbe avec les suites que l'on connaît.
Le vainqueur de la Bataille des Ardennes, c'est le général
Eisenhower qui, de nouveau, a assumé avec compétence les énormes
responsabilités qui lui étaient confiées. Le véritable héros reste
néanmoins le soldat américain qui, dans des conditions extrêmement
difficiles, a rempli sa mission avec courage et avec la conséquence,
pour beaucoup d'entre eux, d'y perdre la vie. Pour témoigner leur
reconnaissance, les Belges ont érigé à Bastogne un énorme monument sur
la colline de la ville appelée Mardasson. Au cœur de ce mémorial, on
peut lire la phrase latine «Populus belgicus memor liberatoribus americanis».(Le peuple belge se souvient de ses libérateurs américains). Le 16 juillet 1950, lors de l'inauguration, le président de la cérémonie ajouta : « Puisse cette inscription dans la pierre, l'être également dans les mémoires ».
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 1:17 pm

Prisonniers américains massacrés à Baugnez (Malmedy) le 17 décembre 1944


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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 1:18 pm

Régions concernées


Les environs de Bastogne, Clervaux, Diekirch, Ettelbruck, Houffalize, Malmedy, Rochefort, Stavelot, Saint-Vith, Vianden, Wiltz ...

Bilan humain


Les pertes varient selon les sources.
Selon le SHAEF, les pertes américaines seraient de 75.685 hommes
dont 10.733 tués. Il est toutefois certain que les pertes ont été
supérieures à celles du débarquement de Normandie (10.000 dont 2.500
tués).Selon L'OKW, les Allemands auraient perdu 110.000 hommes en tenant compte du fait qu'ils ont laissé plus de 28.000 prisonniers.
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 1:20 pm

Bastogne


Bastogne (en néerlandais Bastenaken) est une ville et commune francophone de Belgique, située en Région wallonne dans la province de Luxembourg belge et à 2 km de la frontière luxembourgeoise.
Le premier janvier 2002, la commune de Bastogne possédait une
population de 13 739 personnes (6 805 hommes et 6 934 femmes). Sa
surface totale est de 174 km² pour une densité de population de 78,96 habitants par km². Bastogne est aussi situé sur la fameuse course cycliste Liège-Bastogne-Liège.



Vue sur la ville.










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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 1:20 pm

Histoire de Bastogne


La ville fut au centre de la bataille des Ardennes pendant l'hiver 44/45.
On y trouve un musée, le Bastogne Historical Center où on peut trouver une des plus importantes collections de la Seconde Guerre mondiale.
Ce musée est installé sur le site du Mémorial du Mardasson.

Bastogne n'est pas fort éloigné de la ligne de crête qui sépare les bassins versants du Rhin et de la Meuse.
Cette ligne constitue une des voies utilisées dès la préhistoire par les nomades, reprise ensuite par les Romains.
Bien que dans les alentours de Bastogne on retrouve des traces qui
remontent à l'époque celte et romaine le premier document écrit date de
l'an 634. Il s'agit d'un don fait par le diacre Grimon à l'abbaye Saint-Maximin de Trèves.
Bastogne était entouré de remparts comportant environ 15 tours dont une seule subsiste, la porte de Trêves.
La commune de Bastogne comporte un
petit hameau, Livarchamps, composé de quelques maison, d'une chapelle
et d'un chalet. Il y a un ruisseau qui coule en bas du village.
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  bigbasketeur le Dim 17 Juin 2007, 1:27 pm

Mes sources : http://worldwar2.free.fr/batailleardennes.html , ainsi que wikipedia . A+ . pouce
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  florentinus le Dim 17 Juin 2007, 2:33 pm

Est ce que a la fin de la bataille lorsque les allemands n'avaient plus de carburant ils ont duent partire a pieds ?
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Charlemagne le Dim 17 Juin 2007, 2:35 pm

En effet, les allemands abandonèrent une grande partie de leur matérielle afin de pouvoir regagner leurs lignes de départ. Ce fut le cas notament pour le Kampfgruppe Peiper
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Baugnez44 le Dim 17 Juin 2007, 7:41 pm

Exact, comme le signale à juste titre Charlemagne, le Kampfgruppe Peiper est (notamment) tombé à cours de carburant.

Alors que certaines de ses unités étaient passées à moins de 2 km d'un énorme dépôt d'essence allié!

Mais la pénurie de carburant du groupe Peiper est également due à une magistrale erreur tactique de celui qu'on présente pourtant comme un soldat génial. En effet, après avoir franchi l'Amblève à Stavelot, Peiper, pressé d'avancer oublia une précaution élémentaire: laisser un détachement pour garder le pont de Stavelot (et la ville elle-même). Ce qui fait que les Américains n'éprouvèrent pas (trop) de peine à reprendre la ville (et le pont) coupant ainsi Peiper de ses arrières.

Ce dernier se trouva immobilisé quelques kilomètres plus loin (une dizaine à vol d'oiseau) parce que :

- les troupes du génie américain avaient fait sauter tous le ponts qui lui auraient permis de s'extraire de la vallée de l'Amblève
- il s'est trouvé en face des renforts américains qui l'ont bloqué à Stoumont, l'obligeant à faire retraite sur La Gleize où il s'est retrouvé complètement encerclé.

La pénurie d'essence (et de munitions) l'a obligé dans un premier temps à poster ses chars (des Tigres II) à des positions fixes (comme des casemates) avant de les abandonner pour fuir à pied à travers les bois avec 800 hommes.

Par ailleurs, je crois que d'autres unités allemandes ont également été confrontées au même problème, notamment celle qui avait réalisé la percée la plus profonde dans le secteur de Celles, dont je n'ai pas le temps de rechercher le nom (je crois que c'est celle qui avait comme emblème un lévrier, mais je peux me tromper).

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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Andreas1984 le Mar 14 Aoû 2007, 3:25 pm

A la page numéro un, vous trouverez beaucoup de photos des Königstiger du régiment blindé "Leibstandarte SS Adolf Hitler" (SS-Panzer-Regiment 1 "LSSAH"):

http://www.forum.panzer-archiv.de/viewtopic.php?t=4128&start=0

Mes amitiés!

Andreas

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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Animatronic le Mer 12 Sep 2007, 1:19 pm

Bonjour,

je suis nouveau et je viens apporter qqlq précisions sur cette bataille

il ne faut pas oublier qu'après la bataille les engins abandonnés ont continué à tuer des civils pendant de nombreuses années et ce malgré les efforts de déminages (114000 mines ont été neutralisées et 5800 tonnes d'engins)

Pour ceux qui s'intéressent à la situation des civiles, je conseille le livre
"Dans le périmètre de Bastogne" de Joss Heinz et préfacé par le Général Mac Auliffe

voici un petit extrait


A Sainlez (village à la périphérie de Bastogne), lorsqu'on évoque aujourd'hui encore l'offensive, on songe surtout à cette tragédie qui se déroula le jour de Noël: 29 personnes tuées par une seule bombe. Vingt-neuf victimes parmi lesquelles un père et ses sept filles.
Dès que tombèrent les premiers obus et que s'allumèrent les premiers incendies, les fermes Bihain et Goosse se transformèrent en refuges. Quelques septante personnes emplissaient la première, une quarantaine d'autres occupaient la seconde. Un peu en dessous de l'église, la forge Grégoire fut le point de ralliement d'une troisième communauté qui abritait trente personnes suite à l'arrivée de réfugiés. Les derniers d'entre eux avaient à peine atteint l'étable que l'aviation américaine s'en vint pilloner le village et plus spécialement les blindés qui s'y cachaient. Un de ceux-ci s'était faufilé entre la forge et l'étable de M.Grégoire. Le tank à croix noire fut pris pour cible par un chasseur-bombardier à étoile blacnhe. Le traditionnel sifflement précéda une formidable explosion. Le souffle de la bombe et des munitions qui emplissaient le char, balaya l'étable et la forge. Une seule personne échappa au carnage: Mme Valentin-Gossiaux, native de Rochefort mais domiciliée à Marvie. Après l'explosion de la bombe, elle se retrouva en bordure de la route, auprès d'un trou. Tout autour d'elle, jailllissaient des flammes. Brûlée aux mains, au visage et à la jambe gauche, Mme Valenti fut secourue par des allemands puis recueillie par la famille Goosse. Après l'arrivée de Américains, on la dirigea sur perlé et enfin sur l'hopital d'Arlon ou elle resta quatre mois en traitement.....Fin février, des équipes déblayèrent les ruines et tentèrent d'identifier les corps qui y étaient ensevelis. la déflagration avait été telle que la coupole du char avait été projetée sur le batiment Barthélemy. Le corps de M. Eloi Grégoire fut retrouvé dans les champs, à cent mètres de l'étable. Un père veuf, M. Didier et sept de ses enfants avaient trouvé la mort dans ce bombardement. Son aîné, réfugié à Carlsbourg, se retrouva seul à son retour. Pour le petit Noël, Benjamin de la famille, ce 25 décembre aurait dû être un jour doublement heureux.
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Baugnez44 le Mer 12 Sep 2007, 1:28 pm

Excellente entrée en matière Animatronic!

C'est vrai que comme bien ailleurs, les civils ont payé un lourd tribut lors de la bataille des Ardennes. Et même après car nombre d'entre eux sont morts ou ont été gravement blessés par des mines ou d'autres munitions qui trainaient.

Il faudra qu'un jour je raconte les "jeux" qu'avaient inventé mon pères et ses petits camarades...

Cela dit, Animatronic puis-je te demander debien vouloir sacrifier à la tradition du forum et de te présenter sur la page ad hoc (rubrique cantine - présentation). Merci d'avance. beret

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La Bataille d'Elsenborn (Bataille des Ardennes)

Message  H Rogister le Mar 18 Sep 2007, 11:06 pm

Bonjour, bonsoir,

Pour les membres de ce forum qui s'intéressent à la Bataille des Ardennes et plus particulièrement à la Bataille d'Elsenborn, je viens de poster sur mon site, avec l'autorisation de l'auteur, 42 pages en cinq parties sur les combats qui se sont déroulés dans cette région en décembre 1944.

L'adresse de mon site est: http://www.criba.be

Bonne lecture

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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Baugnez44 le Mer 19 Sep 2007, 8:46 am

H Rogister a écrit:Bonjour, bonsoir,

Pour les membres de ce forum qui s'intéressent à la Bataille des Ardennes et plus particulièrement à la Bataille d'Elsenborn, je viens de poster sur mon site, avec l'autorisation de l'auteur, 42 pages en cinq parties sur les combats qui se sont déroulés dans cette région en décembre 1944.

L'adresse de mon site est: http://www.criba.be

Bonne lecture

A+

Excellente idée! Je trouve les évévements du secteur d'Elsenborn ne sont pas assez mis en valeur souvent au profit de la percée de Peiper ou de ce qui s'est passé à Bastogne.

Je vais aller voir à la première occasion.

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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Baugnez44 le Mer 19 Sep 2007, 1:33 pm

J'ai profité de mon heure de table pour lire l'article et je le trouve excellent.

Vraiment "to the point" comme disent nos amis anglo-saxons!

Merci pour cette contribution M. Rogister.

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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Target le Jeu 27 Sep 2007, 3:37 pm

Je viens de le lire, très intéressant, je vais me le procurer en version papier.

Amicalement
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Clem le Mer 12 Nov 2008, 5:02 pm

Cette bataille a retardéb l'offensive générale des Alliés sur l'Allemagne. Pensez vous néanmoins, qu'avec les blindés et troupes gaspillés, cette bataille a accéléré l'écroulement du IIIème Reich ?
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  H Rogister le Mer 12 Nov 2008, 6:59 pm

Clem a écrit:Cette bataille a retardé l'offensive générale des Alliés sur l'Allemagne. Pensez vous néanmoins, qu'avec les blindés et troupes gaspillés, cette bataille a accéléré l'écroulement du IIIème Reich ?

Cela a été d'une grande importance pour la poursuite de la guerre contre le IIIe Reich.
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Clem le Mer 12 Nov 2008, 7:07 pm

Car les blindés laissés sur place, et les amres lourdes, ont fait défaut lors de la bataille du reich. Néanmoins, l'offensive prévue sur l'allemagne a été retardée
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  alex-rb le Jeu 18 Déc 2008, 9:55 pm

Et les fortifications le long de la frontiére Allemand à l'Ouest.
Si l'artillerie n'avait pas été enlevée je pense que le Reich aurait tenue bon à l'Ouest.
Par contre à l'Est le gouffre énorme que demandait ce front je me demande si il y avait une solution pour arreter ou ralentir vraiment les Russes.
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Baugnez44 le Ven 19 Déc 2008, 9:59 am

Désolé, mais je suis loin d'en être convaincu.

La ligne Siegfried (ou Westwall en allemand) fut bien efficace sur le plan de la propagande que sur le plan stratégique et tactique. Du point de vue militaire, elle juste bonne à y... pendre son linge (OK, j'exagère un peu).

Il ne faut pas perdre de vue que dès le 20 septembre les Américains se trouvent en face de la ligne Siegfried dans le secteur d'Aix-la-Chapelle. C'est là que va se dérouler la bataille de Hürtgen, qui sera âpre et difficile, mais peut-être plus en raison du terrain (un comparable à celui de l'Ardenne) qu'en raison des fortifications du Westwall (composées essentiellement de bunkers abritant des mitrailleuses), mais si celles-ci aidèrent bien évidemment les défenseurs.

Je ne pense toutefois pas que ces fortifications auraient pu arrêter longtemps les troupes alliées. Le Westwall n'était en rien comparable à la ligne Maginot, même si la propagande allemande a pu le faire croire.


Dernière édition par Baugnez44 le Mer 16 Déc 2009, 9:18 am, édité 1 fois

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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  H Rogister le Ven 19 Déc 2008, 12:24 pm

Baugnez44 a écrit: C'est là que va se dérouler la bataille de Hürtgen, qui ser âpre et difficile, mais peut-être plus en raison du terrain (un comparable à celui de l'Ardenne) qu'en raison des fortifications du Westwall (composées essentiellement de bunkers abritant des mitrailleuses), mais si celles-ci aidèrent bien évidemment les défenseurs.

Je ne pense toutefois pas que ces fortifications auraient pu arrêter longtemps les troupes alliées. Le Westwall n'était en rien comparable à la ligne Maginot, même si la propagande allemande a pu le faire croire.

Une partie de ces fortificatons étaient déjà occupées par les troupes alliées.

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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  alex-rb le Ven 19 Déc 2008, 7:47 pm

Je pense que l'Allemagne aurait du penser à cette fortification plus en profondeur avec l'idée en tête que si le débarquement fonctionne il y aurait encore une chance de mieux les contenir.

Il y avait-il des Italiens je veu dire avec les forces de l'Axe.
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Re: La bataille des Ardennes (16 décembre 1944-18 janvier 1945)

Message  Baugnez44 le Mer 16 Déc 2009, 9:21 am

Ce jour marquant le 65ème anniversaire du déclenchement de l'opération "Wacht am Rhein", je remonte ce fil relatif à la bataille des Ardennes.

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