La tragédie de Céphalonie

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La tragédie de Céphalonie

Message  laurentlemiltonien le Lun 04 Aoû 2008, 11:22 am

Le massacre de Céphalonie est une tuerie sur l’île grecque de Céphalonie perpétrés par les allemands à l’encontre des soldats italiens après le 8 septembre 1943, date à laquelle la signature de l’armistice italien fut rendu publique. La garnison de le l’île était confiée principalement à la division Acqui.

Après l’entrée en guerre de l’Italie en 1940 aux côtés de l’Allemagne, Mussolini opta pour l’expansion de la « glorieuse nation italienne » sans la péninsule balkanique. Son Objectif était de conquérir la Grèce pour s’assurer la domination économique et stratégique en Méditerranée et affronter ainsi l’ennemi britannique à armes égales. Pourtant, l’expédition en Grèce ne tourna pas à son avantage. L’armée grecque, plus habile et mieux préparée dans la guérilla d montagne, eu souvent l’avantage jusqu’à l’arrivée des troupes allemandes qui vinrent au secours de l’armée italienne, contraignant ainsi les Grecs à la reddition.
Les îles de Corfou, Zante et de Céphalonie étaient d’une grande importance stratégique car elles interdisaient l’accès à Patrasso et au golfe de Corinthe. C’est pourquoi les divisions des deux armées stationnaient sur ces îles, la plus tristement célèbre est la division Acqui, commandée par le général Antonio Gandin.
Jusque dans les premiers mois de 1943, la cohabitation entre les Italiens et les Allemands fut plutôt satisfaisante sur l’île. Les choses changèrent le 8 septembre quand le gouvernement Badoglio signa l’armistice. Les premières réactions de la division Acqui furent mêlées de stupeur et de joie, les soldats étaient conscients que la guerre se terminait pour eux. Toutefois, cette joie se transforma en peur quand, entre la nuit du 8 au 9 un radiogramme du général Vecchiarelli (le commandant en chef des troupes sur le territoire grec) annonça que les rapports italo-allemands n’étaient plus ceux que l’on a avec un partenaire et que l’ancien ami devait être considéré maintenant comme l’ennemi.

Le 9 septembre, la situation devient dramatique, un second télégramme, toujours de Vecchiarelli, qui exige que l’armée rende ses armes aux Allemands et de quitter ses postes avancés. Le général Gandin était ainsi dans une situation ambiguë : comment pouvait-il déposer les armes à ceux qui étaient considérés comme ennemis, et allant à l’encontre des décisions du gouvernement ? Il décida de temporiser et retira en premier lieu les troupes qui occupaient les avant-postes.

Le 10 septembre, les Allemands présentèrent aux troupes italiennes un ultimatum, leur imposant de consigner leurs armes sur la place centrale d’Argostoli devant toute la population, se qui signifiait une humiliation complète. Il est inutile de dire que la division Acqui, en apprenant les conditions de reddition, refusa catégoriquement l’ultimatum.

Le 11, les Allemands appelèrent au rapport le général Gandin pour lui exposer les nouvelles conditions et pour clarifier l’attitude des Italiens. Gandin devait choisir entre rester à disposition des Allemands, combattre les Allemands, rendre les armes. Le soir même, il convoqua une assemblée composée de soldats de la division avant de donner sa réponse aux Allemands. Pendant ce temps, ceux-ci désarmaient et faisaient prisonnier le personnel des batteries côtières qui de Lixuri, dans la péninsule de Palaki, contrôlaient la baie d’Argostoli.

Le 14 septembre, le général Gandin invita tous les soldats de la division à exprimer leur opinion sur les trois possibilités dont ils disposaient. La réponse fut unanime et quasi plébiscitaire : « Guerre à l’Allemand ! ». Au même moment arrivait de Rome un radiogramme qui invitait à prendre les armes contre l’ennemi. La division avait alors l’appui total du gouvernement. A 12h le général consigna au commandement allemand la réponse définitive : ainsi commença l’enfer de Céphalonie.

Le 15, les Allemands numériquement inférieurs, firent parvenir sur l’îles de nouveaux bataillons, appartenants à deux divisions : la 1ere GebirgsDivision Edelweiss et la 104e JaegerDivision aidées par la présence de l’aviation contre lesquelles les Italiens pouvaient seulement opposer le feu de quelques pièces de 20 mm et le tir antiaérien de l’unique groupe de 75/27 ainsi que quelques pièces d’artillerie de campagne. L’âpre et sanguinaire bataille se prolongea jusqu’au 22 septembre sous le feu ininterrompu des Stuka et des bombardements allemands qui décimèrent la division.
Malheureusement, la précédente décision prise par Gandin, abandonner les hauteurs du centre de l’île comme geste pacifique à l’égard des Allemands, se transforma en un crucial désavantage tactique, car de ces hauteurs les points de débarquement pouvaient être battus par le feu et entraver fortement les renforts allemands.

Le 22 septembre, le général Gandin décida de convoquer un nouveau conseil de guerre durant lequel on décida de se rendre aux Allemands. La nappe blanche, sur laquelle les officiers mangeaient tous les soirs, était hissée en signe de reddition sur le balcon de la maison qui était le siège du commandement tactique. Les soldats italiens qui avaient été capturés et prisonniers précédemment, furent fusillés sur l’ordre personnel de Hitler, qui considérait les Italiens comme des traîtres.

Les ratissages et les exécutions continuèrent toute la journée suivante causant la mort de 4500 soldats et 155 officiers ; le bilan devait encore augmenter. En fait, entre le 23 et le 28 septembre, les Allemands continuèrent leur opération de « nettoyage », tuant ainsi plus de 5000 soldats et 129 officiers dont le général Gandin. L’horrible crime accompli, il fallait faire disparaître toutes traces : à l’exception de quelques corps laissés sans sépulture, la plus grande partie des dépouilles furent brûlés et les restes jetés à la mer. Des 163 survivants, certains furent déportés en Allemagne ou en Russie, d’où la plupart ne revint jamais. Parmi les quelques évadés, il y eu l’héroïque aumônier militaire, le père Romualdo Formato, qui écrivit dans les années cinquante un livre intitulé « l’eccidio di Cefalonia » (le massacre de Céphalonie) ainsi que l’écrivain Luigi Silori.


Le ministère de la défense n’a jamais fait d’estimation des pertes. L’historien Rochat avance le chiffre de 6500 victimes, dont seulement 1300 tombés au combat, alors que Caruso ajoute les victimes des naufrages et arrive au chiffre de 9400 morts.

En souvenir à la division Acqui, un monument a été élevé à Vérone, et chaque année le 21 septembre, le massacre est commémoré en présence des autorités civiles et militaires. Le 1er mars 2001, le Président de la République Italienne Carlo Ciampi a visité Céphalonie, prononçant un discours soulignant « leur choix conscient fut le premier acte de résistance d’une Italie libérée du fascisme ». Le 25 avril 2007, le Président de la République Italienne Giorgio Napoletano dit « s’inspirer de son prédécesseur », a voulu fêter le 62e anniversaire de la libération aussi à Céphalonie. Plus qu’un hommage de forte valeur symbolique, c’est aussi la toute première fois que le souvenir du 25 avril (fête de la libération) est fêté par un Président de la République en charge en dehors du territoire national.
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AIDE MOI TROUVER UN SOLDAT DISPARU EN GRECE 1943

Message  conchetta le Ven 23 Avr 2010, 5:51 am

Salut, j`aimerais si quelqu`un peut m`aider a trouver de pistes ou de signes a propos de un soldat disparu en grece en 1943 il s`appel ou s`appelait par ce que on na jamais su plus de lui seulement que il a ete porte disparu, Soldat liberato taddeo, soldat italien, partie a la guerre en grece, il etait le grand pere de mon copain et sa femme s`appelait concheta taddeo ils on eu un fils michel taddeo quelque temps plus tard ils on quite l`italie, un village appelle cantalupo. concheta avec son fils sont venu s`¸instaler au canada. concheta na jamais eu plus de nouvelle de son mari liberato taddeo, il a ete declare disparu en guerra, plusieurs annes plus tard un frere de soldat liberato taddeo fait aparition il vivait en argentine, il est venu a canada pour et conaitre son neveu qui s`appelle comme son frere, mais les seuls nouvelles que lui a aportee etaient que son frere etait en grece et que il ne savait plus rien. Alors si quelqu`un survivant a des nouvels ou quel`un que un membre de sa famille a ete en grece pendant cette epoque svp aide moi, concheta est decede il y a 2 ans et elle ne peut jamais se faire a l`idee que son mari liberato taddeo avait disparu, cet une triste histoire mais j`aimerais essayer encore si on peut ou moins trouver sa tombe et que au moins son fisl michel taddeo puisse faire son douil et visiter sa tombe. Merci. si jamais il y a quel`un que puisse avoir des informations je pourrais donner encore plus de renseignements de lui, comme quel bataillon quel unite il apartenait....merci et j`attends de vos nouvelles.

conchetta
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