La méthode en histoire

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Re: La méthode en histoire

Message  Yak le Dim 19 Avr 2009, 7:37 pm

Narduccio a écrit:

Bon, au départ, j'étais plus intéressé par les forums scientifiques. L'histoire est une passion d'enfant avec la science, à un moment de ma vie j'ai privilégié la science, maintenant c'est l'histoire. Mais, j'ai retenu quelque chose, les scientifiques jugent souvent la pertinence d'une théorie scientifique à sa capacité de prédire des faits. Je suis étonné par la force prédictive de cette théorie, de nombreux faits qui clochent un peu dans l'explication première se trouvent logiquement confortés dans l'explication selon laquelle Seelöwe serait une opération d'intoxication. C'est le fait qui m'a le plus convaincu.


La tu es en plein dans mon metier: la science (je suis chercheur). Une theorie Scientifique ne predit pas les faits (observation experimentales) mais les expliques, et elle reste valable tant qu'aucune observation experimentale ne vient la contredire. Ainsi l'experimentation precede toujours l'explication, et non l'inverse.
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Re: La méthode en histoire

Message  ghjattuvolpa* le Dim 19 Avr 2009, 8:09 pm

Non, ça c'est en démarche exploratoire. Ensuite on bâtit une théorie qu'on teste (démarche hypothético-déductive). La théorie doit prévoir les résultats des expériences pour être validées. Ainsi la relativité a été prouvé très longtemps après lorsqu'on a pu vérifier que ses conclusions concernant la déviation de la lumière par les masses étaient valides.
C'est pareil en histoire, les théories historiques - pour l'histoire qui construit des théories, ce qui n'est qu'une infime partie encore de la discipline - doivent être vérifiées par les observations (et non par l'expérience) faites sur source.
Cette démarche joue à plein pour l'histoire économique, sociale, des mentalités, voire l'histoire politique grâce aux méthodes quantitatives.
Par contre l'histoire érudite est étrangère à ce type de démarche car son objet n'est pas de construire des théories.
Il ne faut pas croire que les deux postures soient ennemies. Dans la première je range Le Goff, Febvre, Duby, Wallon, Braudel. Et Braudel a été le maître de Ferro qui reste un représentant de l'école érudite comme le montre ses ouvrages "Pétain", "iLs étaient six hommes en guerre" etc...

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Re: La méthode en histoire

Message  Yak le Dim 19 Avr 2009, 8:21 pm

ghjattuvolpa* a écrit:Non, ça c'est en démarche exploratoire. Ensuite on bâtit une théorie qu'on teste (démarche hypothético-déductive). La théorie doit prévoir les résultats des expériences pour être validées. Ainsi la relativité a été prouvé très longtemps après lorsqu'on a pu vérifier que ses conclusions concernant la déviation de la lumière par les masses étaient valides.
.

Nous sommes bien hors sujet, mais je repete que dans mon metier,
1-on experimente
2-on observe
3-on interprete et on modélise en posantr un hypothese
4-on valide par contre-experimentation.

On ne fait pas de divination en science, on explique et jamais une theorie ne doit prevoir pour etre validé, elle doit expliquer.
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Re: La méthode en histoire

Message  ghjattuvolpa* le Dim 19 Avr 2009, 8:29 pm

Là c'est d'accord : on valide.
Sauf que chez nous, la construction d'hypothèse est centrale. A partir d'une problématique qui doit déceler des lacunes dans le corps de théorie existante et d'observations initiales, on doit construire des éléments théoriques censé expliquer ce qu'on observe. Ces éléments théoriques sont l'objet d'une construction logique sous forme d'hypothèses hiérarchisées. Ensuite on lance un corps d'observations (ou d'expériences) pour valider (ou non).
Je ne sais pas exactement ce qu'il en est en sciences physiques et de la nature (quoique en bio je m'en doute) mais en sciences humaines on privilégie fortement cette méthode au dépens de la méthode inductive (expériences -> théories). Sans doute parce que l'expérience n'est pas possible. On explore d'abord sur un chantier restreint (une petite région, un lot d'archives) pour essayer de tirer des hypothèses et pour tirer un modèle (ou plusieurs) plausible qu'ensuite on va tester sur un chantier exhaustif.
La question de la méthode en histoire est loin d'être anodine. Comme je le soulignais plus haut, seule l'histoire qui théorise se trouve confrontée aux mêmes situations que la sociologie, l'économie, l'ethnologie.... Pour le reste, la démarche scientifique se confond avec la méthode. C'est que la discipline histoire comme celle de la géographie n'a pas fait sa révolution copernicienne.

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Re: La méthode en histoire

Message  Kalendeer le Dim 19 Avr 2009, 8:49 pm

Je sais pas si ça peut faire avancer le schmilblik, mais je sais qu'en écriture et pour l'analyse de personnalités historiques, je procède par validation, dans le sens où je ne peux pas toujours attendre d'avoir toutes les données d'un personnage avant de le bâtir. Du coup, à part d'un ensemble de données de bases, je déduis un caractère de base qui est encore insuffisant pour écrire avec. Ensuite, à partir de ce caractère, j'en suppose un qui sera plus complet, un peu comme un passage de la 2D à la 3D.

Si j'ai bien fais mon job, normalement quand je trouve de nouvelles données, ça s'insère à peu près bien dedans et ça veut dire que j'ai correctement cerné le personnage. Si ça coince totalement, c'est que j'ai loupé mon coup et que la théorie de ce personnage était fausse. Dans ce cas, ben soit je vérifies l'origine de la donnée pour éventuellement l'écarter, soit je change la théorie. Qu'elle soit "vraie" ou non, tant qu'elle me permet d'expliquer des actes de cette personne, elle est valide.

Je pense que si ça peut marcher pour modéliser un personnage historique, ça doit pouvoir marcher à plus grande ampleur.
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Re: La méthode en histoire

Message  Reine le Dim 19 Avr 2009, 9:26 pm

Yak a écrit:
Nous sommes bien hors sujet, mais je repete que dans mon metier,
1-on experimente
2-on observe
3-on interprete et on modélise en posantr un hypothese
4-on valide par contre-experimentation.

On ne fait pas de divination en science, on explique et jamais une theorie ne doit prevoir pour etre validé, elle doit expliquer.

ça dépend de la science finalement..
Dans le labo de recherche dont je fais partie,

1. On observe
2. On interprète
3. On pose les solutions envisageables
4. Et on constate le résultat dans les faits.

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Re: La méthode en histoire

Message  Invité le Dim 19 Avr 2009, 9:38 pm

Yak a écrit:
Ainsi l'experimentation precede toujours l'explication, et non l'inverse.
C'est Einstein qui ne serait pas d'accord avec toi Au risque de dire une connerie, que tu corrigeras sans doute, il a procédé exactement de manière inverse pour élaborer sa fameuse théorie.
Je trouve la comparaison entre la méthode sciento-scientifique et la méthode de recherche historique pas très pertinente car ces deux sciences ont, il me semble, une approche de leur sujet assez différente. Tout n'est pas expérimentable en sciences sociales et particulièrement en histoire, et il faut souvent poser des hypothèses de travail, parfois démenties, parfois pas, mais toujours sujettes à caution car souvent INvérifiables.
Si un historien professionnel pouvait nous donner son point de vue.
EDIT: ah beh mince, c'est déjà fait on dirait

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Re: La méthode en histoire

Message  TomZanovich le Dim 19 Avr 2009, 9:48 pm

Lorsque vous parler d'histoire', parlez vous de la méthode de l'homme a progresser dans sa vie ou son penchant à vouloir toujours détruire sa vie ? Car cette dernière est impossible a expliquer scientifique, intellectuellement ou même naturellement, c'est pour ça que nous nous dirigeons vers la religion.

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Re: La méthode en histoire

Message  Reine le Dim 19 Avr 2009, 9:53 pm

TomZanovich a écrit:Lorsque vous parler d'histoire', parlez vous de la méthode de l'homme a progresser dans sa vie ou son penchant à vouloir toujours détruire sa vie ? Car cette dernière est impossible a expliquer scientifique, intellectuellement ou même naturellement, c'est pour ça que nous nous dirigeons vers la religion.

Je ne suis pas forcement d'accord, la sociologie permet d'expliquer en partie tes interrogations...

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Re: La méthode en histoire

Message  Kalendeer le Dim 19 Avr 2009, 10:00 pm

TomZanovich a écrit:Lorsque vous parler d'histoire', parlez vous de la méthode de l'homme a progresser dans sa vie ou son penchant à vouloir toujours détruire sa vie ? Car cette dernière est impossible a expliquer scientifique, intellectuellement ou même naturellement, c'est pour ça que nous nous dirigeons vers la religion.
Euh... là, tu me donnes envie de jeter un long regard vers mes anales de science po et en particulier celle sur la guerre, où on te résume en 90 pages toutes les raisons (et encore) pour faire une guerre.
Et oui, y'a des raisons "scientifiques", du style la complexion démographie, quelques analyses freudiennes ou des histoires de vieux qui veulent flinguer les jeunes pour les calmer.
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Re: La méthode en histoire

Message  ghjattuvolpa* le Dim 19 Avr 2009, 10:01 pm

LSR a écrit:
Yak a écrit:
Ainsi l'experimentation precede toujours l'explication, et non l'inverse.
C'est Einstein qui ne serait pas d'accord avec toi Au risque de dire une connerie, que tu corrigeras sans doute, il a procédé exactement de manière inverse pour élaborer sa fameuse théorie.
Je trouve la comparaison entre la méthode sciento-scientifique et la méthode de recherche historique pas très pertinente car ces deux sciences ont, il me semble, une approche de leur sujet assez différente. Tout n'est pas expérimentable en sciences sociales et particulièrement en histoire, et il faut souvent poser des hypothèses de travail, parfois démenties, parfois pas, mais toujours sujettes à caution car souvent INvérifiables.
Si un historien professionnel pouvait nous donner son point de vue.
EDIT: ah beh mince, c'est déjà fait on dirait


J'ai parlé pour ma discipline (la géographie). Mais je précise bien qu'avec l'histoire, ces deux disciplines ont peu théorisé. La nouvelle géographie (Claval, Brunet, Lacoste) a plus progressé sur ce plan là, notamment avec les méthodes quantitatives, mais aussi avec la modélisation spatiale. En histoire, pour moi l'exemple c'est quand même l'école des Annales (qui d'ailleurs bizarrement va rencontrer la géographie).
Par contre quand tu dis qu'en histoire on émet des hypothèses invérifiables, je dirais simplement que dans ce cas, c'est comme si on ne faisait rien. L'épistémologie nous apprend qu'en sciences (humaines ou pas) toute théorie doit être réfutable. Sinon on est dans le domaine du mythe, de la littérature.
Par contre, il faut bien faire la distinction avec l'histoire érudite. L'histoire érudite ne va pas traiter de grands sujets mais nourrir et développer une problématique factuelle. Là elle va plutôt se baser sur la méthode de critique des sources. Même si elle emprunte des éléments à la méthode inductive et à la problématique, elle aura une approche plus "enquête policière", cherchant les lacunes dans l'explication de faits (la solution finale, l'opération fortitude etc... pour les sujets qui nous touchent ici) et va chercher de nouvelles sources, les croiser, les critiquer, les comparer, et tenter de construire une vision de ce qui s'est passé réellement : qui a fait quoi, où quand, pourquoi, dans quel but, avec qui et quels moyens etc...

Pour les passionnés je vous conseille :
La série (un peu vieille je vous l'accorde) des Folio histoire de Nora et Le Goff: "Faire de l'histoire" : Nouveaux objets, nouveaux problèmes, nouvelles approches (3 tomes) et dans la collection point : Les écoles historiques de Martin et Bourdé.


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Re: La méthode en histoire

Message  Narduccio le Dim 19 Avr 2009, 10:31 pm

LSR a écrit:Je trouve la comparaison entre la méthode sciento-scientifique et la méthode de recherche historique pas très pertinente car ces deux sciences ont, il me semble, une approche de leur sujet assez différente. Tout n'est pas expérimentable en sciences sociales et particulièrement en histoire, et il faut souvent poser des hypothèses de travail, parfois démenties, parfois pas, mais toujours sujettes à caution car souvent INvérifiables.
Si un historien professionnel pouvait nous donner son point de vue.
EDIT: ah beh mince, c'est déjà fait on dirait

Sur le premier point, je pense que tu te trompe. Il existe une méthode scientifique qui est plus ou moins applicable en fonction de la science en question. L'article wikipédia actuel sur la question est très bien fait. En fait, à le lire, il y a 2 méthodes scientifiques selon que l'on soit dans un contexte de découverte ou de justification.

Contexte de découverte, on utilise la déduction, suivie de l'induction, puis l'abduction.
Si on est dans un contexte de découverte; c'est un peu différent : on observe, on expérimente et ensuite on modélise ou l'on fait une simulation numérique.

Je vous conseille d'aller sur wiki, après chacun de ces mots, il y a un article complet.

Et il existe une méthode historique qui se veut basée sur la méthode scientifique et qui est censée donner des résultats aussi rigoureux.


En fait, il y a autant de méthodes scientifiques qu'il y à de sciences. Mais le point principal est une rigueur dans l'étude des phénomènes.

Bon, sur Passion-Histoire, il y a un très long sujet pour savoir si l'histoire est vraiment une science. En fait, quand on lit cette discussion (celle de PH, pas celle d'ici), on note qu'il suffit de modifier un peu l'interprétation de ce qui est une science pour dire que l'histoire est une science ou pas. Mais prenons l'astronomie, dans toute sa phase de description des phénomènes que l'on peut observer, elle est très proche de l'histoire. On a des phénomènes que l'on ne peut reproduire en laboratoire. Certains sont courants, d'autres uniques. Sans que l'on sache pour ces derniers s'ils sont uniques parce que l'on n'en a pas encore observés d'autres, ou s'ils sont vraiment uniques parce que des circonstances exceptionnelles sont à l'oeuvre. Et pourtant qui oserait prétendre que l'astronomie n'est pas une science.

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Re: La méthode en histoire

Message  tecumseh le Lun 20 Avr 2009, 10:40 am

Kalendeer a écrit:...Et oui, y'a des raisons "scientifiques", du style la complexion démographie, quelques analyses freudiennes ou des histoires de vieux qui veulent flinguer les jeunes pour les calmer.
(HS on) t'as quoi au juste contre les vieux, Kal mort de rir gri ?(HS off)
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Re: La méthode en histoire

Message  Invité le Lun 20 Avr 2009, 11:04 am

Je n'essaye pas d'avoir raison, c'était juste pour faire avancer le schmili, le chimli...
Ce que j'essayais de dire c'est qu'il existe certains pans de l'histoire, voire même des pans certains, qui ne sont basés que sur des hypothèses invérifiables. Hypothèses basées sur des faits (mais qu'est-ce qu'un fait en histoire?), des documents, des témoignages, etc qui se recoupent jusqu'à un certain point. Mais qui restent des hypothèses qui en affrontent d'autres, car pas vérifiables en laboratoire comme c'est le cas pour les sciences proprement dites. Il suffit de lire n'importe quelle biographie pour s'en convaincre. C'est presque une lapalissade et tout le monde doit être d'accord sur ce point.

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Re: La méthode en histoire

Message  Narduccio le Lun 20 Avr 2009, 1:38 pm

LSR a écrit:Ce que j'essayais de dire c'est qu'il existe certains pans de l'histoire, voire même des pans certains, qui ne sont basés que sur des hypothèses invérifiables. Hypothèses basées sur des faits (mais qu'est-ce qu'un fait en histoire?), des documents, des témoignages, etc qui se recoupent jusqu'à un certain point. Mais qui restent des hypothèses qui en affrontent d'autres, car pas vérifiables en laboratoire comme c'est le cas pour les sciences proprement dites. Il suffit de lire n'importe quelle biographie pour s'en convaincre. C'est presque une lapalissade et tout le monde doit être d'accord sur ce point.

Tu a raison, et c'est ce qui fait en partie le lit du négationnisme. Pour certaines époques, nos connaissances reposent sur 1 ou 2 témoignages. Voire quelques listes de noms. Parfois des indices indirects permettent de penser qu'il y a une réalité derrière. Une question toute simple, en Angleterre, vers l'an 500-600, y'a t-il eu un personnage qui s'appelait Arthur ? Il existe des légendes assez tardives par rapport aux évènements, légendes dont la plupart furent compilées assez tardivement à partir du XIIème-XIIIème siécles. Même s'il existe deux livres du IVème et du Xème siécles qui l'écoquent. Mais, il y a un indice raporté par plusieurs archéologues : tout d'un coup, aux environs de l'an 550-600 l'on nomme de très nombreux nouveaux-nés ainsi. Pour comparer avec des phénomènes actuels, il semble qu'il y a eu un personnage très apprécié à cette époque qui se prénommait ou se nommait Arthur et que de nombreux parents aient décidé de nommer leurs enfants ainsi. Mais, aucun de ses archéologues ne mettrait sa main au feu pour jurer qu'Arthur à réellement existé, ni aucun historiens. Contrairement aux très nombreux romanciers qui ont écrit des histoires basés sur ces faits "réels" tels qu'ils sont relatés dans les romans de gestes.

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Re: La méthode en histoire

Message  Vincent le Lun 20 Avr 2009, 3:00 pm

Bonjour à tous !

Pour ma part, je pense que toutes les théories se valent... en effet, un élément historique, s'il est ignoré, mettons au Moyen-Age, ne peut être découvert qu'en archéologie, donc de manière scientifique, par la découverte.
L'Histoire est une science car quelque soit la méthode employée il s'agit d'une enquête où tous les moyens sont bons in fine. Dans le domaine évenementiel ou biographique (érudition), on va chercher à faire diverger les points de vue, mettre des nuances, apporter de nouvelles théories, et je suis d'accord, là il faut avoir une petite idée de ce vers quoi on se dirige, une théorie que l'on va infirmer ou confirmer.

Mais dans le domaine de l'histoire sociale, qui peut d'ailleurs s'apparenter à la sociologie, c'est en découvrant un carnet, des témoignages, des rapports de fouilles, etc... que l'on va pouvoir entrevoir la réalité et former une théorie qui s'étaye sur ces découvertes, en sachant que de toute manière, nous ne disposons en réalité que d'un aperçu et que c'est à nous de l'aborder de manière critique.

En métho en 1ère année, on nous a fait l'apologie de Bloch et des Annales et je le renie pas, mais nous dire qu'il faut définir la problématique avant de répondre à une question n'est pas toujours possible car l'on a pas toujours toutes les cartes en main...dans mes recherches, avant de définir les axes de réflexion qui ont motivé l'orientation des chapitres, il m'a fallut explorer les sources archivistiques ou imprimées. Une fois les recherches faites, on se fait une opinion plus affinée qui débouche sur la réflexion, opinion qui n'était pas toujours la même au départ.

L'autre jour, un de mes profs nous a parlé des combattants morts dans le no man's land durant la 1e GM, et bien il n'y a que l'archéologie pour définir le type de mort qu'ils ont reçu car la vision que l'on a d'eux s'arrête aux échelles des tranchées et aux témoignage rapporté par les combattants des deux cotés. Par l'archéo on peut mieux entrevoir le type de mort, l'agonie, on en a retrouvé avec leur portefeuille dans la main, ou leur fusil, mieux comprendre le combattant en train de mourir. Pour cela donc, il n'y a que la méthode scientifique car autrement nous sommes dans le flou pour formuler une théorie, c'est ce qui fait les points vides de l'Histoire

Bref selon moi l'Histoire est une matière qui a besoin d'une méthode scientifique quand c'est nécessaire mais pas toujours, cela dépend des périodes et des sujets.

Amicalement pouce
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Re: La méthode en histoire

Message  Kalendeer le Lun 20 Avr 2009, 9:27 pm

Je dirai même plus : "quand la méthode scientifique est chiante ou fait chier, faisons de l'Histoire en freelance, en moins c'est marrant".

Je sais où est la porte pouce


PS : tecumseh : C'pas moi qui le dit, s't'une espèce de syndrome d'Oedipe inversé ou un autre truc tordu qu'on a trouvé pour expliquer les guerres. Mais c'est vrai que ça pourrait se tenir. Je ne sais pas si tu as vu A L'Ouest Rien de Nouveau, mais quand on voit le père du héros et ses amis en train de lui raconter joyeusement, au resto, en pleine guerre, qu'il faut attaquer ici ou là, et avec de l'ardeur et que ça doit être génial d'être au front, je me demande si inconsciemment ils veulent pas le buter, le gamin -_-
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Re: La méthode en histoire

Message  eddy marz le Lun 20 Avr 2009, 9:43 pm

Lors de mes longues recherches sur Gerstein, j'ai pu constater que nombre d'historiens ont une sainte aversion pour tout ce qui sort du domaine strictement factuel. Mais comment écrire l'histoire en l'absence de témoignages ? Comment tenter de comprendre les actes d'un personnage secret, silencieux, ou acteur avéré d'un événement mal documenté ? Arrive un moment ou l'interprétation ne peut être que psychologique, voire "sensible"; là où nos connaissances ou hypothèses sur le caractère humain et les probabilités doivent prendre le pas sur les méthodes carrés des "professionnels". Une hérésie à leurs yeux. Mais je persiste (et signe) à croire que l'historien amateur (donc non formaté - ce qui ne veux pas dire ignare ou non-professionnel dans la démarche) peut s'insérer dans les inserstices de l'Histoire, là ou l'historien classique ne pénètre pas, de peur d'apposer son nom à un point de vue obtenu selon des critères "non orthodoxes" et donc "sentimentaux"... Oubliant que leur Histoire à eux n'est aussi (ne peut être) qu'interprétation

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Re: La méthode en histoire

Message  Narduccio le Lun 20 Avr 2009, 10:11 pm

eddy marz a écrit:Lors de mes longues recherches sur Gerstein, j'ai pu constater que nombre d'historiens ont une sainte aversion pour tout ce qui sort du domaine strictement factuel.

Disons que le témoignage personnel et unique est souvent difficile à interpréter. De nombreuses études menées aussi bien en criminologie qu'en prévention des accidents montrent qu'il n'y a rien de moins scientifiquement établi que le témoignage humain. EN plus, il a souvent une très grande force persuasive, on est plus convaincu par quelqu'un qui nous dit : "Je l'ai vu de mes yeux" que par des scientifiques qui répondent : "c'est impossible". L'affaire du bombardement italien sur la Loire que nous avons déjà traité sur ce forum est un très bon exemple de la question : de très nombreux témoins pour dire : "Nous avons été bombardé par des avions italiens" et pourtant, les historiens connaissent l'escadrille allemande qui a réalisé cette attaque, sans compter que l'Italie n'avait pas les cocardes tricolores que les témoins déclarent avoir vu.

Donc, quand ils ont des pièces, des rapports, des documents, les historiens préfèrent se référer à ceux-ci, même si des témoignages contredisent ces documents. Or, on sait malgré tout les témoignages sont souvent riches d'enseignements, mais il faut savoir les analyser, éliminer les embellissements qu'apporteront les rapporteurs, ou au contraire extraire le non-dit. De plus, quand on interroge un témoin, il y a toujours un échange entre l'interrogateur et l'intérrogé. Ce qui fait que le témoignage dépend aussi de la personne qui interroge ... gênant, n'est-ce pas ?

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Re: La méthode en histoire

Message  Vincent le Lun 20 Avr 2009, 10:42 pm

Voilà pourquoi en définitive toute méthode est bonne du moment qu'on l'oppose à une autre pour chercher le résultat le plus proche de la réalité...
Je bosse sur l'Armée de Vichy et sur la résistance dans l'Armée en ce moment, tout les livres et témoignages (type ORA) se mettent d'accord pour dire qu'elle fut réelle, mais parce qu'occultée par le mythe Résistance avec un grand R, et apparentée au régime de Vichy, on me rétorque partout que ce n'est pas en cachant trois camions qu'on résiste !
Voilà pourquoi je prends soin de faire attention et de vérifier chaque dire en confrontant les témoignages de toute provenance, en amont et en aval des faits sur le plan chronologique, en les recoupant avec les archives disponibles, pour avoir une version la plus proche de la réalité possible...
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Re: La méthode en histoire

Message  ghjattuvolpa* le Lun 20 Avr 2009, 10:47 pm

eddy marz a écrit:Lors de mes longues recherches sur Gerstein, j'ai pu constater que nombre d'historiens ont une sainte aversion pour tout ce qui sort du domaine strictement factuel. Mais comment écrire l'histoire en l'absence de témoignages ? Comment tenter de comprendre les actes d'un personnage secret, silencieux, ou acteur avéré d'un événement mal documenté ? Arrive un moment ou l'interprétation ne peut être que psychologique, voire "sensible"; là où nos connaissances ou hypothèses sur le caractère humain et les probabilités doivent prendre le pas sur les méthodes carrés des "professionnels". Une hérésie à leurs yeux. Mais je persiste (et signe) à croire que l'historien amateur (donc non formaté - ce qui ne veux pas dire ignare ou non-professionnel dans la démarche) peut s'insérer dans les inserstices de l'Histoire, là ou l'historien classique ne pénètre pas, de peur d'apposer son nom à un point de vue obtenue selon des méthodes "non orthodoxe" et donc "sentimentale"... Oubliant que leur Histoire à eux n'est aussi (ne peut être) qu'interprétation

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Ta citation des interstices de l'histoire me frappe car c'est exactement ce dont parlent les auteurs du bouquin "Faire de l'histoire, nouveaux objets". Il s'agit souvent d'histoire anthropologique (Vidal Naquet) ou psychanalytique (Besancon, Detienne, Peter, ....). Après tu as des gens qui vont ouvrir vers des faits plus "de masse" mais vont sortir des thèmes bizarres comme le menu ou le corps ou les rites de passage. Mais tout se joue dans les lacunes des approches antérieures.
Il faut bien dire que l'histoire biographique a souffert d'un discrédit notoire après le passage de l'Ecole des Annales. Mais un historien très classique comme Ferro s'interroge sur l'exercice dans son Pétain, inversement un Braudel le poussera à écrire cette biographie. On trouvera des réflexions sur l'outil dans Steinert (Hitler) voire des interrogations sur le rôle et la position épistémologique de la biographie.
Disons aussi que la psychologie peut être abordée mais dans un cadre rigoureux prédéfinie car ce que l'historien a en horreur c'est bien les grands développement basés sur rien. Surement une scorie du passage de l'histoire dans le genre littéraire....
En tout cas, Eddy, en recourant à la psychologie, tu n'inventes pas une nouvelle attitude, simplement tu renoues avec les historiens antiques notamment Salluste (pas des moindres).

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Re: La méthode en histoire

Message  ghjattuvolpa* le Lun 20 Avr 2009, 10:52 pm

Vincent a écrit:Voilà pourquoi en définitive toute méthode est bonne du moment qu'on l'oppose à une autre pour chercher le résultat le plus proche de la réalité...
Je bosse sur l'Armée de Vichy et sur la résistance dans l'Armée en ce moment, tout les livres et témoignages (type ORA) se mettent d'accord pour dire qu'elle fut réelle, mais parce qu'occultée par le mythe Résistance avec un grand R, et apparentée au régime de Vichy, on me rétorque partout que ce n'est pas en cachant trois camions qu'on résiste !
Voilà pourquoi je prends soin de faire attention et de vérifier chaque dire en confrontant les témoignages de toute provenance, en amont et en aval des faits sur le plan chronologique, en les recoupant avec les archives disponibles, pour avoir une version la plus proche de la réalité possible...

Et bien je vais te souffler un truc. Il n'y pas une réalité, il y en a autant que de perceptions des phénomènes matériels... Il y a des éléments matériels comptables, répérables (tant de camions, telle action, tant d'homme), des motivations derrière et puis il y a surtout les représentations des acteurs du moment ... et des historiens actuels ou passés.
Ton étude ne saurait être donc complète sans une analyse de ce que toi tu vois comme un obstacle : l'occultation dans la mémoire collective de la résistance légale aux Allemands. Vaste champ de recherche pour comprendre comment un lieu de mémoire se construit et comment finalement certains partis, certains mouvements finissent par construire la représentation admise par tous et finalement la version officielle.

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Re: La méthode en histoire

Message  Vincent le Lun 20 Avr 2009, 11:00 pm

C'est bien pour cela que j'étudie toutes les facettes du sujet, en confrontant les réalités de chacun... quand je dis "réalité la plus proche" je parle d'essayer d'avoir une vision qui est commune sur certains points à la mémoire faite de chaque coté et dans le cas contraire, montrer cette opposition...
On apprend également très vite que l'absence de source est une source en soit également clin doeil gri

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Re: La méthode en histoire

Message  Narduccio le Lun 20 Avr 2009, 11:05 pm

Vincent a écrit:On apprend également très vite que l'absence de source est une source en soit également clin doeil gri

pouce

Oui, mais l'absence de preuves n'est pas une preuve de l'absence. Sur Passion-Histoire, j'ai longtemps été modérateur que de la partie Préhistoire et c'est une des bases. Entre les gens qui disent : "on n'a aucunes preuves, donc ça n'a pas existé" et ceux qui disent: "on n'a aucunes preuves que ça n'a pas existé, donc cela à existé" ... pas facile à gérer.

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Re: La méthode en histoire

Message  Kaiser Sauce le Mar 21 Avr 2009, 12:37 am

Pour paraphraser les Dupont (avec un D ou un T c'est une autre question) je dirai même plus l'absence de preuves n'est pas une preuve tout court. Comme en mathématiques il existe des variables et plusieurs inconnues.

Spécifiquement en matière de préhistoire, puisqu'il arrive que l'on trouve certains ossements qui viennent bouleverser ou remettre en question certaines théories ou idées que l'on croyaient jusqu'alors comme justes, en dehors de l'obstination de certains à démontrer ce qui ressemble plus à une bonne blague plutôt qu'autre chose (pour mémoire et en vrac : les fameux rayons N du physicien René Blondot aussi existants que la troisième patte d'un canard, le crâne de l'homme de Piltdown qui remit en cause 50 ans d'anthropologie sur base d'une énorme farce qui est allée trop loin, réalisée de main de maître par Teilhard de Chardin, ou encore les crapauds mutants du biologiste Paul Kammerer qui n'avaient de mutant que les taches d'encre de chine censées faire croire à des calosités adhésives destinées à prouver l'hérédité des caractères acquis, et je vous passe la fumeuse histoire des tablettes de Glozel) [Monsieur Léandri, je salue bien bas votre culture].

Et si l'on sort de ce cadre, pour aller trifouiller le domaine technique pour ne prendre que ce dernier, pendant des années certains se sont évertués à démontrer preuves à l'appui l'infaisabilité du vol à ailes battantes (raté, un prototype d'ornythoptère a décollé de ses seules ailes battantes au Canada il y a déjà quelques années de cela) du passage du mur du son (1947, Charles Yeager) de la conquête de la lune (il y a encore des rigolos qui en doutent et qui sont persuadés dur comme fer que tout a été tourné dans un studio de cinéma), de l'impossibilité de plonger à de très grandes profondeurs (Auguste Piccard et son bathyscaphe dans la fosse des Mariannes).
Dans le sens inverse et dans un tout autre domaine, je souris fréquemment en relisant de vieux numéros d'historia (courant 1960-1968) ou il est fréquemment question du prétendu fils d'Hitler. Comme quoi, personne n'est à l'abri, pas mêmes les revues considérées comme étant crédibles.
Aussi devrait-on dire selon une formule habituellement oui dans les prétoires "en l'absence de preuves démontrant ou affirmant telle ou telle théorie, dans le cas présent nous ne pouvons que constater ce qui suit, blahblah, blah, blah blah", applaudissez tous en coeur, levez-vous voici vos palmes d'académicien.
Ceci dit j'aurais tendance à penser en ce qui me concerne que la méthode scientifique appliquée à l'histoire me fait sourire. Dans bien des cas cela s'apparente plus à une sorte d'enquête policière puisqu'il est rare que l'historien reste dans son "laboratoire", il ne dispose pas d'instruments d'analyse à proprement parler, etc.
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