Généraux et amiraux soviétiques moins connus

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Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Lun 03 Aoû 2009, 6:37 pm

RODION IAKOVLEVITCH MALINOVSKI
(1898 Odessa - 1967 Moscou)

Il travaille dès l'âge de 13 ans dans une ferme puis dans une mercerie, mais il se passionne alors pour l'histoire militaire. Engagé dans l'armée du Tsar en 1915, il sert au 256e Régiment (64e DI) et reçoit la Croix de Saint-Georges du 4e degré à l'issue des combats de Kalvari. Ensuite il se retrouve incorporé au sein de la 1re Brigade du Corps Expéditionnaire Russe en France qui se retrouve en juin 1916 dans la région de Reims et dans le secteur de Sillery. C'est sur un lit d'hôpital qu'il apprend la Révolution d'Octobre. Après la dissolution des unités russes en France, il s'engage dans la Légion Etrangère, sert à la 1re DIM, se bat en Picardie et est décoré de la Croix de Guerre.
En 1919, il rentre en Russie par Vladivostok et s'enrôle dans le 240e Régiment de la 27e DI près d'Omsk et participe à divers combats contre les Blancs. Malheureusement, il est terrassé par le typhus exanthématique et doit se faire soigner à l'hôpital. A sa sortie, il est envoyé à l'école de préparation des jeunes cadres. En 1920, il commande un détachement de mitrailleurs du 246e RI à Nijne-Oudinsk avant de devenir chef de bataillon.
Il entre au parti communiste en 1926, puis à l'Académie Frounze en 1927. De 1930 à 1937, il occupe successivement un poste de chef d'état-major au 67e Régiment de la 10e DC et un poste au nord-caucase. De 1937 à mai 1938, il sert en Espagne. A son retour, il est nommé directeur de la chaire d'enseignement du service d'EM à l'Académie Frounze.
Le 15 juin 1941, promu général, il prend la tête du XLVIIIe CA dans le secteur de Beliets. Aux ordres de Tcherevitchenko, il rompt l'encercement près de Nikolaïev. Peu après, il est commandant de la VIe Armée. Nommé général-lieutenant, il commande le Front Sud en décembre 1941. En janvier 1942, il passe à la contre-offensive dans la région de Barvenkovo-Lozovaïa et s'empare d'une tête de pont sur la rive droite du Nord-Donets. Au cours de l'été 1942, ils devient adjoint au chef du Front du Nord-Caucase. Puis, durant la bataille de Stalingrad, il dirige lors de l'Opération Uranus la IIe Armée de la Garde. Celle-ci, avec la LIe Armée et la Ve Armée de Choc, défait le groupement Manstein qui tentait de rompre l'encerclement de la 6. Armee de Paulus.
En février 1943, il prend le commandement du Front Sud-Ouest qui libère Novotcherkassk, Rostov-sur-le-Don et le Bassin du Donets. Du 10 au 14 octobre, il mène avec succès l'opération de Zaporojie, où est exécuté un assaut de nuit. Le groupement adverse de Melitopol est battu et les GU allemands de Crimée sont isolées. Malinovski est alors promu général d'armée car, grâce à lui, la situation stratégique au sud de l'Ukraine est modifiée en faveur des Soviétiques. Le Front Sud-Ouest devient le IIIe Front d'Ukraine en octobre 1943 et remporte un grand succès en "Ukraine de la rive droite" (du Dniepr) en libérant Nikopol et Krivoï Rog, en liaison avec le IVe Front d'Ukraine. Malinovski force alors le Boug Méridional, reconquiert Nikolaïev le 28 mars 1944 et Odessa sa ville natale, le 10 avril. Dans la foulée, le Dniestr est franchi et la Moldavie se retrouve menacée par la déferlante soviétique. Au printemps 1944, il dirige le IIe Front d'Ukraine. En août, de concert avec le général Fedor Tolboukhine, il exécute une des plus remarquables actions de la guerre à l'Est en enlevant au quasiment de vive force la Roumanie qui bascule immédiatement dans le camp soviétique. Les 10 et 12 septembre, Malinovski et Tolboukhine sont promus Maréchaux de l'Union Soviétique. Après la libération de la Roumanie, Malinovski chasse les Allemands de Transylvanie et de la rive gauche de la Tisza, en portant l'offensive vers Debrecen. Toujours en coopération avec Tolboukhine, il mène à bien les opérations de siège et d'assaut qui amènent aux prises de Budapest et de Vienne. Les deux cités sont prises aux prix de combats des plus féroces, en particulier à Budapest où malgré des pertes très élevées, les forces soviétiques anéantissent littéralement les défenseurs Hongrois et Allemands de la Wehrmacht et de la Waffen-SS.
En août 1945, son GU est déplacé en Extrême-Orient pour la conquête de la Mandchourie. En coopération avec Vassilevski et Meretskov, Malinovski joue un rôle majeur dans la défaite de l'Armée du Kwangtung.
Pour ses qualités de stratège lors de cette campagne, sa carrière est consacrée du fait que Staline l'élève à la dignité de "Héros de l'Union Soviétique".
Après la guerre, il commande successivement les troupes d'occupation en Hongrie et les forces soviétiques d'Extrême-Orient. En 1956, il devient vice-ministre de la défense et commandant des forces terrestres. En 1957, Nikita S. Khrouchtchev le nomme ministre de la défense.
Le général Malinovski meurt en 1967 et est inhumé dans le mur du Kremlin. Son nom est donné à l'Académie Militaire des Troupes Blindées. Il était titulaire de douze décorations soviétiques et de distinctions étrangères comme la plaque de grand-officier de la Légion d'Honneur.


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Lun 03 Aoû 2009, 7:04 pm



KIRILL AFANASIEVITCH MERETSKOV
(1897 Nazarievo - 1968)

/

Fils de paysan, il travaille à partir de 1910 à Moscou comme ajusteur, tout en suivant des cours du soir et le dimanche.
En 1917, il devient membre du Parti Bolchévique et entre dans la Garde Rouge pour combattre les koulaks et les Gardes Blancs. Il est blessé en 1918 dans la région de Kazan, mais est admis peu après à l'Académie de l'EMG pour toutefois retourner au combat pendant certaines périodes.
Après la Guerre Russo-Polonaise, il peut retourner à son stage en octobre 1921. Il sert surtout dans les états-majors pour prendre en 1924, la direction du service de mobilisation de la Région Militaire de Moscou. En 1931 il commande la 14e DI puis l'état-major de la RM de Moscou, puis celui de la RM de Moscou l'année suivante aux ordres d'I.P. Ouborevitch. Il prend une large part à l'élaboration de l'Instruction pour le combat profond et son consacre alors avec ardeur à la préparation militaire des troupes. Nommé au début de 1935 chef d'état-major de l'Armée Autonome du Drapeau Rouge d'Extrême Orient, sous les ordres de V.K. Blücher, il est rappelé à l'été 1936 pour être envoyé en Espagne en qualité de conseiller militaire de l'EMG Républicain, sous le nom de Petrovitch, puis auprès du président de la junte de défense. Il est l'un des artisans de la vistoire de Guadalajara sur des unités italiennes et franquistes. Dès juin, il devient l'adjoint de Boris M. Chapochnikov, chef de l'EMG ; en septembre 1938 il dirige la RM de la Volga puis celle de Leningrad. Durant la Guerre d'Hiver contre le Finlande, il est à la tête de la VIIe Armée et participe à la rupture de la Ligne Mannerheim, ce qui lui vaut le titre de "Héros de l'Union Soviétique" et en juin 1940, obtient le grade de génral d'armée. Adjoint du Narkom (Narodnyi Kommissariat ; Commissariat Populaire) à la défense, il se consacre à inspecter les régions frontières et les troupes qui y sont stationnées.
Représentant de la Stavka sur le Front de Carélie, il commande successivement les VIIe et IVe Armées. Le 9 décembre 1941 il reprend Tivkhine. Le 17 il est placé à la tête du nouveau Front de Volkhov, dissous le 23 avril 1942 mais reformé le 8 juin. Il mène vainement l'opération de Siniavino dès le 27 août et la renouvelle à partir du 26 septembre mais sans succès. La levée du blocus de Leningrad par voie terrestre n'est obtenue que le 18 janvier 1943.
Le 20 janviet 1944, Meretskov libère Novgorod et le 22, opère dans la région de Mga contre la 18. Armee l'obligeant à renoncer à toute action sur Leningrad.
Nommé par la suite chef du Front de Carélie et conservant son état-major, il attaque le 21 juin le groupement finnois "Olonets" avec le concours des flotilles des lacs Ladoga et Onega. Grâce à une percée importante, l'ancienne capitale est libérée de toute menace à la fois par le nord et par le nord-est.
Le 14 octobre, la XIVe Armée de Meretskov, en liaison avec la Flotte du Nord, occupe Petsamo et Kirkenes le 25. Conséquence, les bases maritimes de Norvège septentrionale doivent être abandonnées par les Allemands. Nommé maréchal le 26 octobre 1944, Meretskov commande ensuite le Ier Front d'Extrême Orient qui joue un rôle capital dans la campagne de Mandchourie.
La guerre terminée, Kirill Meretskov se consacre au commandement de régions militaires et à l'enseignement dans des cours centraux d'infanterie et de tactique avant de s'occuper des établissements supérieurs d'enseignement militaire. Il fait aussi partie de la commission centrale de révision lors du XXIe Congrès et du comité central de la république carélo-finnoise. Il siège aussi au Soviet Suprême.
Il meurt en 1968 et est inhumé dans le mur du Kremlin. Il est lui aussi titulaire de nombreuses décorations soviétiques et étrangères.
A la veille de sa mort il avait rédigé un ouvrage poilitique intitulé Au service du Peuple.


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Kirill_GV001 le Lun 03 Aoû 2009, 7:09 pm

Ca c'est bien utile comme biographie, surtout pour des passionnés du front de l'Est comme moi.
C'est sûr qu'au vu des innombrables Fronts, Armées, Corps... soviétiques de la SGM, il reste toujours des généraux à découvrir.
Mais n'est-ce pas Rodion Malinovski?

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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Lun 03 Aoû 2009, 8:22 pm

PAVEL SEMENOVITCH RYBALKO
(1894 Région de Kharkov - 1948 Moscou)



Né dans une humble famille, il étudie à l'école primaire avant de travailler dans une rafinerie de sucre jusqu'au début de la Grande Guerre. Versé dans l'infanterie du Tsar, il combat sur le front de Galicie où il est blessé.
A l'issue de la Révolution d'Octobre, il s'engage dans la Garde Rouge et pendant la guerre civile il est successivement commissaire politique au sein d'une formation de partisans combattant les Allemands en Ukraine puis officier politique sur le front du Turkestan où il contribue à l'établissement du gouvernement soviétique dans la région de Bashkir. En 1920, il est versé dans la 1re Division de Cavalerie où il sert avec les futurs maréchaux Timochenko et Boudiennyi. A la fin de la Guerre Civile, il prend le commandement du 61e RC avec lequel il acquiert une solide expérience des opérations mobiles.
Conscient, malgré son expérience de combat, de son manque de formation en tant qu'officier, il se plonge de façon autodidacte dans l'étude des sciences militaires. Affecté à Moscou en 1924, il est sélectionné deux ans plus tard pour suivre le cours des officiers supérieurs de l'Armée Rouge (devenue plus tard Académie Frounze). Après avoir obtenu son diplôme, il est nommé conseiller militaire auprès de l'armée mongole. Puis, il commande un régiment de cavalerie cosaque pendant trois ans. Il est affecté à la toute nouvelle Académie Frounze où il se distingue par sa soif de connaissance et son érudition, ce qui est rare chez les officiers soviétiques de l'époque. Après avoir obtenu son diplôme avec distinction, il travaille à la réorganisation de l'armée blindée soviétique en s'appuyant sur les théories de Fuller et von Kleist.
Rybalko échappe aux purges staliniennes du fait qu'à ce moment là, il occupe un poste à Varsovie où il sympathise avec les Polonais. En 1940, il devient professeur de tactique à l'école des chars de Kazan.
Mais lors de l'opération "Barbarossa", il est pour le moins laissé sur le banc de touche. C'est son ancien ami Eremenko qui l'aide à obtenir en mai 1942, le commandement adjoint de la IIIe Armée Blindée qui fait partie de la réserve du haut commandement.
Très vite, Rybalko est conscient des carences des forces blindées : absence de coopération interarmes, peu d'intérêt porté à l'artillerie, chaos logisitque, erreurs dans la conception du char de combat comme arme. Finalement, à la suite d'une décision de Staline, il prend le commandement de la IIIe Armée Blindée.
Après avoir réorganisé son unité à la fin de 1942, Rybalko participe aux opérations du front de Voronej du début de 1943 jusqu'au 25 février. Il apprend beaucoup lors de la contre-attaque victorieuse de von Manstein sur Kharkov et réussit, à différents moments, à enrayer l'avance allemande, utilisant des groupes mobiles (à l'image des Kampfgruppen) selon les besoins. A la fin de février 1943, il obtient le grade de lieutenant-général et reçoit l'ordre de Souvorov 1re classe.
Après avoir réorganisé son unité décimée et épuisée par les précédents combats (qui devient IIIe Armée Blindée de la Garde en mai), Rybalko participe à la bataille de Koursk sous le commandement de Konstantin K. Rokossovski (Front du Centre). Il s'y distingue malgré les sempiternels défauts de logistique. A la fin de 1943, il participe de manière décisive à l'offensive en Ukraine pour libérer Kiev. Il réalise une manoeuvre modèle, de nuit et sur un terrain difficile, sur deux axes, utilisant le silence radio et la surprise pour masquer son avance.Après avoir franchi un énorme champ de mines, il parvient à établir une tête de pont sur la rive occidentale du Dniepr et à reconquérir Kiev le 6 novembre.
Tout au long des premiers mois de 1944, Rybalko prend part aux opérations de reconquête de l'Ukraine. Sa IIIe ABG joue alors un rôle important comme groupe mobile, perçant le front allemand et réalisant des avancées profondes en territoire ennemi. Le point culminant de ces combats est la prise de Lvov le 27 juillet 1944.
En janvier 1945, Rybalko participe à la grande opération de conquête de la Silésie. Le premier jour de l'opération, il perce le front allemand et établit une tête de pont sur l'Oder. Sa formation participe ensuite aux sanglants combats pour Berlin au sein du Ier Front d'Ukraine d'Ivan S. Koniev. La dernière opération à laquelle participe la IIIe ABG est la conquête de Prague, modèle d'opération mobile en terrain difficile.
A la fin de 1945, Rybalko est promu maréchal. Il a été deux fois élevé à la dignité de Héros de l'Union Soviétique. Il meurt naturellement en 1948 alors qu'il travaillait sur la refondation de l'Arme Blindée Soviétique.


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Message  Yeoman 35 le Mar 04 Aoû 2009, 9:06 pm

IVAN DANIILOVITCH TCHERNIAKHOVSKI
(1906 Ouman - 1945 Prusse Orientale)

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Juif, il est le fils d'un aiguilleur de voie ferrée. Il fait ses études dans une école de cheminots puis exerce divers métiers. En 1917, il entre dans l'Armée Rouge et suit des cours de l'Ecole d'Infanterie et de l'Ecole d'Artillerie de Kiev jusqu'en 1928, année où il adhère au Parti Communiste. Affecté au 17e Régiment d'Artillerie, il est admis en 1931 à l'Académie Dzerjinski.
Puis, il devient ingénieur au sein des troupes blindées et devient commandant adjoint de la 2e DB en juillet 1940. En mars 1941 il commande la 28e DB dans la RM de la Baltique et livre son premier combat à Choulaï aux premières heures de l'opération Barbarossa. Il protège aussi le repli des GU d'infanterie. N'ayant plus aucun char de combat, son unité devient 241e DI en novembre et se bat devant Novgorod.

Le 5 mai 1942, il promu major-général et est muté à la Direction principale de l'Arme Blindée. En juillet, il prend la tête du 18e CB à Voronej et confirme ses qualités de meneur d'hommes. Le 25, la Stavka lui confie la 60e Armée ; en janvier 1943 il commande l'opération de Voronej-Kastornoïe et libère la première ville le 25. Dans l'offensive vers Koursk, il reconquiert la cité le 8 février et atteint au début de mars de la ligne Rylsk-Koronevo. Il reçoit alors l'Ordre du Drapeau Rouge pour la troisième fois et celui de Souvorov, puis est nommé lieutenant-général.

Au printemps 1943, la 60e Armée rejoint le Front du Centre de Konstantin K. Rokossovski. Aux côtés de la 65e Armée de Batov, les forces de Tcherniakhovski contribuent au succès de la bataille défensive de Koursk. Le 29 août, la 60e Armée rompt le front au sud de Sviesk et progresse de 60 km. Le 30 septembre, elle franchit le Dniepr, ce qui vaut à Tcherniakhovski son second ordre de Souvorov et le titre de Héros de l'Union Soviétique.

A la fin de 1943, la 60e Armée est transférée au Ier Front d'Ukraine qui mène les opérations de Korsoun-Chevtchentovski et Rovno-Loutsk, durant lesquelles Tcherniakhovski libère Chepetovka le 11 février 1944. En mars, l'opération Proskourov-Tchernovtsi est exécutée victorieusement par le maréchal Joukov qui propose alors Tcherniakhovski pour le grade de colonel-général.
Le 12 avril 1944, sur avis favorable de Vassilevski et d'Antonov, Tcherniakhovski reçoit la direction du IIIe Front de Biélorussie qui doit participer à l'opération Bagration. Il est alors le seul officier juif russe à obtenir un commandement aussi élevé.

Pour son action de commandement pendant l'opération, Tcherniakhovski est décoré d'une nouvelle étoile d'or et promu général d'armée. Le 3 octobre 1944, la Stavka lui attribue la tâche d'anéantir le groupement allemand de Tilsit-Insterbourg et de s'emparer de la région de Königsberg. L'action débute le 16 mais la progression est lente dans cette zone très fortifiée et l'assaut décisif ne débute que le 13 janvier 1945.
Malheureusement, le 18 janvier, Tcherniakhovski reçoit un éclat d'obus en pleine poitrine et meurt à l'hôpital. Il est remplacé par Vassilevski qui achèvera la mission.
Il est considéré comme l'un des plus talentueux généraux de l'Armée Soviétique.


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Mar 04 Aoû 2009, 9:33 pm



FEDOR IVANOVITCH TOLBOUKHINE
(1894 Andronika - 1949 Moscou)


Fils de paysans, il fait d'abord des études commerciales à Saint-Pétersbourg. Mais quand éclate la Grande Guerre, il doit rejoindre les rangs de l'armée du Tsar et se retrouve incorporé au front nord-ouest en tant que motocycliste. Ensuite, il étudie dans une école d'officiers d'où il ressort enseigne et est versé dans le 2e Régiment de garde-frontières au front sud-ouest. Lieutenant en 1916, il devient capitaine en 1917. Lors de la Révolution de février, il commande le 13e Régiment de garde-frontières dont il est membre du comité. Commissaire politique en août 1918, il participe à la guerre civile et se bat contre les troupes de Ioudenitch, puis pendant la guerre russo-polonaise et au conflit contre la Finlande. Chef d'état-major de la 56e DI à Moscou, il rejoint ensuite l'Académie Frounze jusqu'en 1930. L'année suivante il est candidat membre du Parti Communiste. Chef d'état-major de la RM de Transcaucasie, il est nommé major-général en 1940 puis exerce les mêmes fonctions sur le Front de Crimée.
Pendant la bataille de Stalingrad, il est à la tête de la 57e Armée, puis de la 68e Armée au Front Nord-Ouest.
A partir du printemps 1943, il dirige successivement le Front Sud, puis les IVe et IIIe Front d'Ukraine. Il se distingue en engageant une attaque dangereuse sur la Mious qui se solde par des pertes très élevées, mais qui a comme vertu de créer une diversionde fixer des forces allemandes qui auraient être davantage utiles dans le secteur de Koursk. Peu après, il commande des offensives couronnées de succès sur la Molotchaïa, le Donbass et la Crimée où il libère Sébastopol le 9 mai 1944. En août 1944, il se distingue pendant l'opération Iassy-Kichinev.
Ensuite, il mène avec réussite les foudroyantes opérations de libération de la Bulgarie durant laquelle les troupes bulgares se rangent du côté soviétique, et de la Yougoslavie en liaison avec les partisans de Tito. François Fejtö révèle que la 1re Brigade Prolétarienne Yougoslave a engagé une véritable course à la fois amicale et rivale avec les forces de Tolbouhkine pour se retrouver en premier à Belgrade.
Le 12 septembre 1944 il est nommé maréchal et dès novembre 1944, coopère avec Malinovski dans l'opération de la prise de Budapest : la ville est libérée le 13 février 1945 et l'action de Tolboukhine est prépondérante dans la terrible bataille du Lac Balaton (6-15 mars) et dans la prise de Vienne du (16 mars - 15 avril) en liaison avec le IIe Front Ukrainien et les GU bulgares. Au début du mois de mai, Tolboukhine entre en contact avec la IIIth US Army de Patton sut la ligne Linz-Klagenfurt.
A la sortie de la guerre, il est président de la commission de contrôle alliée en Bulgarie. De juillet 1945 à janvier 1947, il commande le Groupement Sud des troupes soviétiques puis la RM de Transcaucasie. En février 1946, il est choisi comme débuté suprême. Héros de l'Union Soviétique, il a été décoré deux fois de l'Ordre de Lénine, de trois du Drapeau Rouge, de deux de Souvorov du 1er degré, de celui de Koutouzov du 1er degré, des ordres de l'Etoile Rouge et de la Victoire.
Après sa mort, ses cendres son cellées dans le mur du Kremlin.


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Mer 05 Aoû 2009, 10:32 am


VASSILI DANILOVITCH SOKOLOVSKI
(1897 Kozliki - 1968 Moscou)


Fils de paysans pauvres, il travaille d'abord dans une tannerie afin d'aider sa famille à subvenir à ses besoins. En 1914, il entre à l'école normale d'instituteurs de Nevel où il se lie avec des étudiants révolutionnaires. Arrêté à la fin de 1916, il est libéré peu de temps après par des ouvriers insurgés et peut ainsi terminer ses études pendant l'année 1918.
En février 1918, il se porte volontaire dans l'Armée Rouge et est désigné pour le cours d'instructeurs à Moscou. Il commande une compagnie sur le front est puis remplit les fonctions d'officier adjoint de régiment puis de corps avant de commander un régiment. Détaché en novembre à l'Académie de l'EMG, il effectue de juin à décembre un séjour dans le secteur de Tsaritsyne (que dirige d'une main de fer un certain... Joseph Staline) à l'EM de la 39e DI, puis commande une brigade. De nouveau à l'Académie jusqu'en juin 1920, et envoyé sur le front du Caucase comme chef d'EM de la 32e DI, il achève son stage à l'automne 1921 et part pour le Turkestan. Chef de la section opérationnelle de l'EM du front, puis chef d'EM d'une division au groupement de Ferghana, il prend ensuite la tête de la division. Responsable du groupement et du district de Samarkand, il lutte contre Basmatch. De novembre 1924 à 1930, il exerce des fonctions de chef d'EM d'une division d'infanterie de la RM de Moscou, d'un CA au Nord-Caucase puis en Biélorussie avant de commander la 43e DI. Il adhère au Parti Communiste en 1931. De 1931 à 1935, il est successivement chef d'EM des RM de la Volga, de l'Oural et de Moscou. Lieutenant-général, il est nommé en février 1941, adjoint du chef de l'EMG.
En juillet 1941, il est chef d'EM du Front Ouest, aux ordres du maréchal S.K. Timochenko et, le 30, il devient chef d'EM de la direction stratégique ouest pendant la bataille de Smolensk. Le 10 octobre, le général Joukov, responsable du Front Ouest, le garde comme chef d'EM et il participe ainsi à l'élaboration du plan de la contre-offensive devant Moscou. Promu colonel-général en juin 1942, après avoir été détaché à l'EMG et à la direction stratégique ouest, il reprend ses fonctions au Front Ouest qu'il dirige en février 1943. De concert avec le Front de Kalinine, il conduit avec succès l'opération de liquidation de la tête de pont de Rjev-Viazma et progresse de 160 km vers l'ouest. Après la bataille défensive de Koursk, il mène victorieusement l'opération du saillant d'Orel, dite Koutouzov, en liaison avec les Front du Centre et de Briansk. Le 3 août 1943, il reçoit Staline à son PC et dirige l'opération de Smolensk le 7. Nommé général d'armée le 23 août, il libère Smolensk le 25 septembre. La 1ere Division Polonaise "Tadeusz Kosciuszko" participe brillamment à cette opération qui se termine en octobre (bataille de Lenino). Au cours de l'hiver 1943-1944, le Front Ouest exécute des actions partielles et localisées afin de fixer les forces duGroupe d'Armées Centre.
En avril 1944, Sokolovski est chef d'EM du 1er Front d'Ukraine que commande à partir du 15 mai I.S. Koniev et dans lequel N.S. Khrouchtchev est membre du Conseil Militaire. Sokolovski prépare l'opération de Lvov-Sandomir, qui aboutit à la libération des deux villes et au forcement de la Vistule au cours de l'été. Pendant l'hiver 1944-1945, il participe à l'opération Vistule-Oder, l'une des plus importantes de la guerre. En avril, il devient l'adjoint du maréchal Joukov à la tête du Ier Front de Biélorussie et prend part à l'opération de Berlin.
En 1946, Sokolovski commande le groupement des forces soviétiques en Allemagne. Chef de l'adminisration civile, il est membre de la commission de contrôle quadripartite de Berlin, au sein de laquelle son attitude est intransigeante pendant la crise de 1948-1949. En mars 1949, il devient adjoint au ministre de la Défense et de juillet 1952 à 1960 chef de l'EMG. Mais une grave maladie survenue en 1960 l'oblige à prendre du repos. Il est délégué permanent à partir du XIXe Congrès et candidat membre aux XXIIe et XXIIIe. Il termine finalement à la direction du Soviet suprême par l'Oblast de Volgograd.
Après sa mort, il est enterré dans l'enceinte du Kremlin. Vassilevski qui l'appréciait beaucoup a dit de lui : "C'était un chef talentueux, possédant une vaste expérience d'état-major et de commandement ayant une très solide préparation technique."


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Mer 05 Aoû 2009, 11:46 am


HOVHANNES (IVAN) KRISTOFOREVITCH BAGRAMIAN
(1897 Elisabethpol - 1982 Moscou)


Arménien, fils de cheminot, il fréquente en 1907 l'Ecole Technique des Chemins de Fer d'Elisabethpol pui celle de Tiflis en Géorgie. En 1915, il travaille quelques mois sur les voies ferrées mais s'engage dans l'Armée du Tsar et est versé comme soldat au 2e Régiment de gardes-frontières. Avant la révolution de février, il est envoyé à l'école des enseignes de Tiflis.
En juillet 1917, il est officier au 3e Régiment Arménien d'Infanterie, puis muté au 1er Régiment de Cavalerie dans la région de Kars. Il participe notamment à l'écrasement d'un soulèvement de nationalistes arméniens. En 1923, il commande le 1er RC. En avril 1931, il est envoyé à l'Académie Frounze et est admis en 1936 à l'Académie de l'Etat-Major Général. De 1938 à 1940, il est titulaire de la chaire de tactique générale. Harrison Salisbury révèle que pendant les purges de 1938, Ivan Bagramian est inquiété par le NKVD qui le soupçonne d'activités antisoviétiques en liens avec les indépendantistes arméniens. Ce qui est faux bien sûr. Bagramian s'en défend mais ce sont ses supérieurs qui plaident en sa faveur, lui évitant ainsi un sort semblable à celui de nombreux de ses confrères.*
Entré au parti en 1939, il est à l'autmomne 1940 chef de la Section Opérationnelle à l'EM de la RM de Kiev. il se distingue à ce poste pendant les premiers mois de l'opération Barbarossa et est promu major-général. Adjoint du chef d'état-major du Front Sud-Ouest, il joue un grand rôle dans l'exécution de la contre-offensive sur Ielets, en décembre 1941. Nommé lieutenant-général, il devient au printemps 1942 chef d'EM. En juillet 1942, il commande la 16e Armée du Front Ouest et en février-mars 1943, il exécute la brillante attaque sur Briansk. Sa grande unité est alors dénommée 11e Armée de la Garde tandis qu'il reçoit l'Ordre de Koutouzov du 1er degré. Il participe ensuite à l'offensive sur le saillant d'Orel après avoir fait admettre par Staline lui-même ses propres contre-propositions ! L'opération se termine victorieusement et Bagramian, promu colonel-général, est décoré de l'Ordre de Souvorov du 1er degré. En août-septembre, son armée coopère à la libération de Briansk et de Bejitsa. En novembre, il commande le Ier Front Balte, rompt la défense adverse dans la région de Gorodka et dait échouer la menace d'encerclement d'un groupement soviétique.
Au printemps 1944, dans une action d'ensemble des trois Fronts de Biélorussie, il exécute l'Opération Bagration et pour ses éminents succès, obtient le titre de "Héros de l'Union Soviétique". A la mi-juillet, ses troupes atteignent les abords de Daugavpils et de Panevezys, s'emparent de Siauliaï et de Jelgava et, par un bond de 60 km, rejoingnent le golfe de Riga. Le 14 septembre commence l'opération contre les forces principales du GA Nord afin de le couper de la Prusse-Orientale. Le 5 octobre, la défense allemande est rompue et le 10, la région de Memel tombe aux mains du Ier Front Balte. Plus de 30 division adverses se retrouvent isolées en Courlande. En janvier 1945, c'est la grande offensive stratégique qui commence des rives de la Baltique aux Carpates.
Le 21 février, le maréchal Vassilevski prend le commandement du IIIe Front de Biélorussie et Bagramian devient son adjoint. Début avril, la forteresse de Königsberg tombe.
Devenu général d'Armée, Bagramian, homme talentueux et intelligent, reçoit à nouveau l'ordre de Souvorov.
Il est promu maréchal en 1955

* H. Salisbury, Les 900 jours de Leningrad


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Jeu 06 Aoû 2009, 12:05 pm


LEONID ALEXANDREVITCH GOVOROV
(1897 Boutyrka - 1955 Moscou)


Né dans une famille besogneuse, il fait cependant des études sérieuses et entre en 1916 à l'Institut Polytechnique de Petrograd. Appelé dans l'armée en septembre de la même année, il est dirigé vers l'Ecole d'Artillerie de Konstantinovo et se trouve en octobre 1917 à Tomsk comme sous-lieutenant dans une batterie de mortiers. Démobilisé en mars 1918, il rejoint Ielabourg qui tombe aux mains des blancs et se retrouve affecté de force comme artilleur à la 8e Division du IIe Corps d'Oufim. Il participe ainsi à la campagne de l'amiral Koltchak contre les bolcheviks, mais en octobre 1919, il quitte son poste avec une partie de sa batterie et atteint Tomsk. En décembre, il prend part à un soulèvement dans l'effectif d'une droujina (détachement d'ouvriers) et est admis dans l'Armée Rouge. Affecté à la 51e DI, il est blessé à deux reprises devant Kakhova et Perekop. Son courage et sa valeur sont récompensés par l'Ordre du Drapeau Rouge. Pendant cinq ans il demeure à la tête d'un régiment d'artillerie de la 51e DI, puis il commande l'artillerie d'un secteur fortifié de 1931 à 1932 et ensuite au XVe CA (1934-1935). Il suit ensuite des cours de perfectionnement pour officiers à l'Académie Frounze et s'y distingue par une capacité de travail peu ordinaire. En 1936 il devient Kombrig (commandant de brigade) et est auditeur à l'Académie de l'EMG, mais son loyalisme politique est mis en doute et il ne termine pas son stage. Il est cependant désigné comme professeur de tactique à l'Académie Dzerjinski en 1938.
En 1940, chef d'état-major de l'artillerie de la VIIe Armée, il participe à la Guerre d'Hiver contre la Finlande, ce qui lui vaut le grade de Komdiv (commandant de division) et l'Ordre de l'Etoile Rouge. Peu après, il est inspecteur général de la Direction Principale de l'Artillerie. Au printemps 1941, les services de Beria menacent de l'arrêté, mais il ne l'est pas grâce à l'intervention de Timochenko et de Kalinine. Il est ensuite désigné comme chef de l'Académie d'Artillerie.
En août 1941 il commande cette arme à la Direction Stratégique Ouest, puis au Front de Réserve. En octobre, il est placé à la tête de la Ve Armée du Front Ouest, car Joukov l'apprécie, puis il est nommé lieutenant-général d'artillerie le 19 novembre. Après la contre-offensive de Moscou et l'offensive de l'hiver 1941-1942, il reçoit pour la seconde fois l'Ordre de Lénine.
En avril 1942, il dirige un groupement de troupes du Front de Leningrad, puis en août, l'ensemble des unités de ce front. Au cours de l'été 1942, il est admis directement par le Comité Central au sein du Parti. En janvier 1943, en liaison avec K.A. Meretskov qui commande le Front du Volkhov, il rompt le blocus de l'ancienne capitale et est décoré de l'Ordre de SOuvorov du 1er degré. Un an plus tard, devenu général d'armée, il bat l'adversaire aux approches de Leningrad et atteint, le 28 février, la ligne Narva-Pskov, progressant ainsi de 200 km. Le 14 juin 1944, il enlève la deuxième zone de défense des Finnois dans l'Isthme de Carélie et reconquiert Vyborg le 20, ce qui lui vaut d'être promu au grade de maréchal de l'Union Soviétique. Toujours à la tête du même front, il libère pendant l'automne l'Estonie et les îles de l'archipel ouest. A partir du 1er octobre, il coordonne l'action des IIe et IIIe Fronts Baltes en tant que représentant de la Stavka.
En janvier 1945 il est fait Héros de l'Union Soviétique et reçoit en mai, l'Ordre de la Victoire.
Leonid A. Govorov restera dans l'armée tout le restant de sa vie occupant successivement les postes d'inspecteur général des troupes terrestres, commandant de la défense antiaérienne du territoire et adjoint au ministre de la défense. Il a été aussi membre de l'Académie des Sciences de Moscou.


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Message  Yeoman 35 le Jeu 06 Aoû 2009, 7:47 pm

IVAN IEFIMEVITCH PETROV
(1896 Troubtchevskoïe - 1958 Moscou)

Fils d'un cordonnier, il entre au Parti Communiste en 1918 et participe à la Guerre Civile, au cours de la quelle il lutte contre les Basmatchis en Asie Centrale. Il exerce ensuite des fonctions militaires et politiques au sein d'unités et d'établissements militaires, où il se recommande par son expérience, ses dons pédagogiques et son sens de l'organisation. Connaissant les langues ouzbèke, tadjike et turkmène, il sert le jeune Etat Soviétique avec efficacité.
Au début de la guerre il est commandant de la 25e DI de Tchapaïev à Odessa et le 5 octobre 1941, il commande l'Armée Autonome du Littoral qui est évacué en Crimée. Adjoint de l'Amiral Fedor S. Oktiabrski, chargé de la défense de Sébastopol, il subit les attaques de la XI. Armee d'Erich von Manstein et doit abandonner la ville par avion. La zone de défense de Sébastopol est occupée le 9 juillet 1942. En août, il est placé à la tête de la 44e Armée du groupement nord du Front de Transcaucasie (général I.I. Mastiennikov) qui, coopérant avec la Flotille de la Caspienne s'oppose à la percée de la I. Panzerarmee de von Kleist vers Groznyi et Bakou en septembre. En octobre, nommé lieutenant-général, il remplace Iakov T. Tcherevitchenko à la direction du groupement de la Mer Noire du Front du Nord-Caucase et arrête la XVII. Armee de Ruoff devant Touapsé. Il libère ensuite Maïkop et Krasnodar en janvier-février 1943.
Promu colonel-général et commandant du Front du Nord-Caucase, Petrov exécute avec succès l'opération de Novorossiisk-Taman (9 sept.-9 oct. 1943) et conquiert une tête de pont en Crimée en novembre 1943 en collaboration avec la Flotte de la Mer Noire de l'Amiral L.A. Vladimirski et la Flotille de la Mer d'Azov.
Le 30 juillet 1944, la Stavka confie à Petrov le IVe Front d'Ukraine qui vient d'être créé avec deux armées du Ier Front d'Ukraine. Le 27 octobre il libère Ouigorod. En janvier 1945, sa 38e Armée rompt la défense allemande dans le cadre de l'opération Vistule-Oder et atteint les abords de Nowy-Sacz sur la Dunajec. Progressant simultanément sur les territoires polonais et tchécoslovaque, ses armées avancent de 200 km et atteingnent le cours supérieur de la Vistule.
Mais le 26 mars 1945, Petrov est remplacé par Andreï I. Eremenko, car il n'a pas rempli complètement sa mission prescrite en direction de Moravska Ostrava qui sera libérée le 30 avril.
Après la guerre, devenu général d'armée, Ivan Petrov dirige la RM du Turkestan puis la préparation physique et militaire des troupes comme inspecteur principal du ministère de la défense.
Il est "Héros de l'Union Soviétique", titulaire de 5 Ordres de Lénine, 4 Ordres du Drapeau Rouge, des Ordres de Souvorov et de Koutouzov du 1er degré du Drapeau Rouge du Travail et de l'Etoile Rouge.


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Ven 07 Aoû 2009, 3:16 pm

PAVEL IVANOVITCH BATOV
(1897 Filisovo - 1985 Moscou)


Engagé dans l'armée du Tsar en 1915, il est envoyé sur le front contre les Allemands dans un régiment d'infanterie de la garde. Sa bravoure lui fait obtenir par deux fois l'Ordre de Saint Georges. En 1917, il est blessé et envoyé en perfectionnement à l'Ecole des Officiers de Petrograd. Peu après, il s'engage dans l'Armée Rouge et lutte contre les blancs et devient commandant d'une compagnie en 1926. La même année, il rejoint l'Académie pour Officiers de Vystrel, non loin de Moscou, où il se lie notamment avec d'autres jeunes officiers comme Vassilievski ou encore Katoukov. En 1927, il commande un bataillon de la prestigieuse 1re Division Prolétarienne de Fusiliers de Moscou. En 1929, il est chef d'état-major du 3e Régiment de cette même division. En 1933, il passe commandant du 3e RI. En 1935, il est admis à l'Académie Frounze pour achever son stage, puis l'année suivante, il est choisi en tant que conseiller auprès des forces républicaines espagnoles. Durant cette période, il est blessé par trois fois et reçoit l'Ordre de Lénine et l'Ordre du Drapeau Rouge. Après son retour en Russie, il est promu Komkor (commandant de CA) et obtient le commandemet du Xe Corps de Fusiliers à Voronej. En 1938, il passe au commandement du IIIe Corps de Fusiliers à Ivanovo. En septembre 1939, son IIIe Corps est déployé en Biélorussie et participe à l'occupation de l'est de la Pologne. En décembre, l'unité de Batov est expédiée sur le front de Finlande. Pour sa contribution à la Guerre d'Hiver, Batov est promu lieutenant-général et obtient un second Ordre de Lénine.
En juin 1941, il commande le IXe Corps de Fusiliers en Crimée où il participe à l'élaboration de la défense de la péninsule et à l'appui fourni aux forces assiégées d'Odessa. En août, il passe commandant adjoint de la 51e Armée et en septembre il dirige un groupement opérationnel rassemblant 3 divisions chargées de défendre les approches de la Crimée dans les secteurs de Shivach et Tchongar. Le groupement de Batov éprouve de nombreuses difficultés à faire face à l'attaque allemande sur la Crimée, qui réussit à franchir l'isthme de Perekop. Après avoir livré une bataille défensive dérisoire, le groupement de Batov livre des combats retardateurs à l'intérieur de la forteresse de Sebastopol. En novembre, Batov quitte la ville pour reprendre le commandement du IXe Corps de Fusiliers qui doit défendre la presqu'île de Kertch. En dépit de tous ses efforts, le IXe CF est forcé d'abandonner la presqu'île pour se replier dans la région du Kouban.
Le 27 décembre, il est convoqué à Moscou pour faire un rapport à Staline sur la situation en Crimée. En dépit de la faible performance stratégique de l'Armée Soviétique dans ce secteur, Batov est lavé de toute accusation et reçoit même le commandement de la IIIe Armée rattachée alors au Front de Briansk. A la fin du mois de février 1942, il est désigné comme commandant adjoint du Front. Rokossovski qui était son supérieur direct disait de lui qu'il était "un remarquable organisateur, mais que toutefois, la vie d'un officier d'état-major ne convenait pas à un homme aussi énergique que lui."
En octobre 1942 il reçoit le commandement de la IVe Armée de Chars, après que celle-ci se soit faite battre sur les rives du Don. Pour Rokossovski, qui de mieux que Batov pour redonner de l'impulsion aux forces de cette Grande Unité ? Avec la IVe AC, Batov participe aux combats aux approches de Stalingrad à la fin du mois d'Octobr,e avant que l'unité ne devienne une unité de fusiliers et soit rebaptisée 65e Armée.
Lors de l'Opération Uranus, la 65e Armée constitue le principal groupe de choc du Front du Don. Batov joua un grand rôle dans l'élaboration des plans et contribua fortement à la destruction des éléments de la IV. Panzerarmee retenus dans la poche de Stalingrad. Après la reddition de Paulus, la 65e Armée est dirigée sur le Front du Centre (Rokossovski) qu'elle renforce en vue des opérations défensives du Saillant de Koursk. A l'issue de la victoire de Koursk, la 65e Armée se retrouve en fer de lance du Front du Centre pendant l'opération de Tchernigov-Pripet, s'empare de Sevsk et constitue une tête de pont sur la rive ouest de la Sev, exploitée aussitôt par la IIe Armée de Chars. L'Armée de Batov avance alors de 125 km, franchit la Desna, repousse plusieures contre-attaques allemandes, atteint Gomel et y franchit la Soj.
En octobre 1943, la 65e Armée s'empare d'une tête de pont sur le Dniepr aux environs de Love et en novembre, prend part à l'opération de Gomel-Retchista comme élement du Front Biélorussie. Pour ses efforts pendant les opérations du Dniepr, Pavel I. Batov est fait "Héros de l'Union Soviétique".
En juin 1944, la 65e Armée participe à l'opération Bagration au sein du Ier Front de Bélorussie. Pendant l'opération de Brobouisk, la GU de Batov réussit à traverser un terrain boisé et marécageux afin de permettre l'encerclement et la destruction de la IX. Armee dans la ville. Pour cela, Batov est promu colonel-général. En juin, en tant qu'élement de l'opération Lublin-Brest Litovsk, la 65e Armée s'empare de points de passage du Boug à Bialystok et les tient malgré de violentes contre-attaques allemandes. En août, elle reprend son avance pour atteindre la Narew au début de septembre et tenir encore une fois, les points de passages vitaux face aux contre-attaques allemandes.
En janvier 1945, la 65e Armée est transférée au IIe Front de Biélorussie afin de participer aux opérations de Prusse-Orientale, atteingant et sécurisant la Vistule à la fin de février. La dernière opération de la GU de Batov placée en fer de lance, est de traverser l'Oder et de coopérer avec le IIIe Front de Biélorussie afin d'anéantir les forces allemandes de Poméranie.
Après la capitulation allemande, Batov est placée à la tête de la 7e Armée Mécanisée placée en Pologne. En 1947, il est commandant de la 11e Armée de la Garde. En 1950, il est nommé commandant adjoint des forces soviétiques en Allemagne. En 1955 il commande le district militaire des Carpates et participe l'année suivante à la répression de l'insurrection de Budapest. En 1958 il commande le district de la Baltique et en 1961, retourne en Hongrie à la tête des forces soviétiques. En 1963, il est fait commandant adjoint des forces armées soviétiques puis, en 1964 chef d'état-major des forces du Pacte de Varsovie.
A sa mort, Pavel I. Batov est inhumé au cimetière de Novodevitch.


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Message  Yeoman 35 le Ven 07 Aoû 2009, 6:29 pm


MARKIAN MIKHAÏLOVITCH POPOV
(1902 Oust-Medveditsa - 1969 Moscou)


Entré dans l'Armée Rouge en 1920, il adhère au Parti Communiste en 1921. En 1922 et 1926, il suit des cours de perfectionnement et en 1936, termine son stage à l'Académie Frounze. En 1939, il dirige la Ire Armée Autonome du Drapeau Rouge en Extrême-Orient. Lieutenant-général en mai 1941, il commande alors la Région Militaire de Leningrad qui devient le Front Nord le 4 juillet.
Sa mission est alors de défendre la ligne de la Louga du golfe de Finlande au lac Ilmen. A la tête du Front de Leningrad fin août, il est remplacé le mois suivant par le maréchal Klimenti. E. Vorochilov. En décembre on le retrouve chef de la 41e Armée du Front Sud-Ouest, qui passe à l'offensive sur Ielets. En juillet 1942, il dirige la 40e Armée du Front de Voronej mais n'obtient qu'un succès tactique limité contre l'aile gauche du GA B. Adjoint du commandant au Front de Stalingrad en octobre, il remplit les mêmes fonctions au Front Sud-Ouest en décembre. A la fin de ce mois, il commande la Ve Armée de Choc qui s'oppose victorieusement, aux côtés de la IIe Armée de la Garde de Malinovski, à la contre-attaque de la IV. Panzer-Armee de Hoth visant à briser l'encerclement de Stalingrad. Le général Nikolaï F. Vatoutine, responsable du Front Sud-Ouest, lui confie en février 1943 un groupement mobile aux moyens très réduits (137 chars), pour couper le repli du GA "Don". Finalement, von Manstein se maintiendra sur la rive gauche du Mious jusqu'à l'été.
Dans le cadre de la contre-offensive soviétique succédant à l'opération Zitadelle, le colonel-général M.M. Popov, fraîchement promu chef du Front de Briansk en juin, engage l'action contre le groupement Model du GA Centre, le 12 juillet, en débouchant de la région de Novosil afin d'enveloppper Orel au nord et au sud. Son offensive s'achève avec un plein succès à Karatchev le 15 août. Il reçoit alors de la Stavka la mission de conquérir les têtes de pont de la Desna au nord-ouest et au sud de Briansk et après la libération de cette ville, d'exploiter en direction de Gomel.
Le 17 septembre, Briansk est délivrée par la XIe Armée du général I.I. Fediouninski. En octobre 1943, Popov dirige le Front de la Baltique qui prend la dénomination de IIe Front Balte ; il mène alors l'offensive vers la région nord de Vitebsk en coopération avec le Front de Kalinine pour envelopper au nord le groupement adverse défendant la Biélorussie. Au début de janvier 1944, général d'armée, il opère contre la XVI. Armee du General Hansen, en liaison avec les Fronts de Leningrad et du Volkhov et s'empare de Novosokolniki le 29. par conséquent, la voie ferrée qui relie Moscou à Leningrad est complètement dégagée. A la fin du mois, les armées de Govorov et Popov arrivent au contact de la zone fortifiée Pskov-Ostrov et de la ligne Novorjev-Poustochka. Peu après, Popov doit laisser son commandement à Andreï I. Eremenko. Après la guerre, il est à la tête des troupes à Lvov et en Crimée et entre à l'administration centrale du ministère de la Défense.
Il reste dans l'armée après la guerre et exerce diverses fonctions dont chef d'EM des forces terrestres.
Il est aussi fait "Héros de l'Union Soviétique".

Source principale : Dir. P. Masson, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, Larousse, 1980

Cordialement beret


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Message  Yeoman 35 le Ven 14 Aoû 2009, 12:04 pm


NIKOLAÏ GERASIMOVITCH KOUZNETSOV
(1904 - 1974)


Nikolaï G. Kouznetsov débute sa carrière comme simple matelot en 1919 dans le flotille de la Dvina Septentrionale et termine ses cours à l'Ecole Navale en 1925. Il exerce divers commandements de navires en Mer Noire puis devient chef de la Flotte du Pacifique. Amiral et Commissaire du Peuple à la Marine, il dispose au total de 3 cuirassés, 7 croiseurs, 59 leaders et contre-torpilleurs, 218 sous-marins, 269 vedettes lance-torpilles et 2 581 avions. L'artillerie côtière compte 1 000 canons de calibres différents et l'effectif total en hommes s'élève à 344 000 marins en 1941.
Membre de la Stavka dès sa création, il fait partie d'une commission formée de membres du Comité Central et du GKO pour examiner, en août 1941 à Leningrad, les moyens mis en oeuvres afin d'améliorer la direction des troupes, la défense anti-aérienne et la coopération entre l'artillerie du front avec celle de la Flotte de la Baltique. A partir de la fin de l'année 1942, il augmente le nombre d'avions, de vedettes lance-torpilles et de surveillance ainsi que les moyens de défense côtière et de DCA. De plus, les brigades aériennes sont transformées en divisions et des grandes unités pour l'emploi des mines, des torpilles et de l'aviation d'assaut sont créées. AU cours de la même année, il planifie les opérations et règles les problèmes de coopération entre les forces soviétiques et alliées avec la mission navale britannique de Mourmansk.
En raison de la progression vers l'ouest de l'Armée Rouge, après la victoire de Koursk et la libération des régions côtières, les zones d'opération des flottes s'élargissent considérablement. Aussi, l'Amiral Kouznetsov transforme les flotilles militaires et les bases navales. Sur le territoire reconquis, il crée de nouvelles flotilles et de nouvelles bases. En février 1944, dans une directive à la flotte de la Baltique, il exige une active coopération avec les armées progressant sur le littoral.
Au cours de la guerre contre le Japon, il coordonne les actions de la Flotte du Pacifique avec celle du IIe Front d'Extrême-Orient pour les opérations de Sakhaline-Sud et des Kouriles.
Le conflit terminé Nikolaï G. Kouznetsov continue de diriger la marine soviétique et, de 1950 à 1953, il est ministre de la marine et vice-ministre de la défense. Commandant en chef de la Flotte jusqu'en 1955, il est mis à la retraite l'année suivante et remplacé par l'Amiral S.G. Gorchkov.


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Message  Yeoman 35 le Ven 14 Aoû 2009, 8:51 pm

SERGUEÏ GUEORGIEVITCH GORCHKOV
(1910 Kamenets Podolsk - 1988)

Diplômé de l'Académie Navale en 1931, il est affecté à la Flotte de la Baltique et commande de 1934 à 1936 le patrouilleur Boroum. Après avoir suivi les cours de commandants de destroyers, il est nommé chef d'état-major d'une division de cette catégorie de bâtiments. En 1939, on le retrouve à la tête d'une formation de destroyers de la Mer Noire. En 1941, il suit les cours de l'Académie Vorochilov, dirige plusieurs navires puis une division de croiseurs en Mer Noire. Contre-amiral le 16 septembre, il prend part à la défense de Sébastopol et a un débarquement près d'Odessa. En octobre, il est nommé commandant de la Flotille de la Mer d'Azov et participe, avec le Flotte de la Mer Noire, à l'opération de débarquement Kertch-Feodosia (25 décembre 1941 - 2 janver 1942). Au cours de l'été, de concert avec les troupes terrestres, il défend le rivage de la Mer d'Azov. En août, il est adjoint du général G.P. Kotov, chef de la 48e Armée et de la zone de Novorossiisk. En février 1943, sa flotille est reconstituée et, le 30 août, il contribue à la libération de Tangarog. Il jour un rôle imporant dans le débarquement de Kertch-Eltigen (28 octobre-4 novembre 1943).
Avec la flotte de la Mer Noire, il prend part à la libération de la Crimée réalisée par le IVe Front Ukrainien et l'Armée Autonome du Littoral, en protégeant le flanc droit de cette grande unité. Devenu commandant de la Flotille du Danube, il participe à la libération de Iasi-Kichinev en août 1944 et à celle de Belgrade en septembre-octobre. Il est remplacé par l'Amiral G.I. Kholostiakov et il dirige en 1945 une escadre en Mer Noire.
Après la guerre, il exerce successivement de 1948 à 1955 les fonction de chef d'état-major adjoint et de commandant de la Flotte de la Mer Noire. En 1956, il remplace Nikolaï G. Kouznetsov au poste de commandant de la Flotte Soviétique. Il était titulaire de nombreuses décorations dont les Ordres d'Ouchakov et de Nakhimov et de la dignité de "Héros de l'Union Soviétique".
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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Ven 14 Aoû 2009, 9:23 pm

VLADIMIR PHILIPPOVITCH TRIBOUTS
(1900 Leningrad - 1977)

Vladimir P. Tribouts entre précocement dans le milieu militaire, soit en 1914, année où il entre dans une école militaire, puis sur le front en tant qu'aide-médecin. Puis il rejoint Petrograd en 1917 dans une Ecole de cette dernière spécialité. Il se bat à Narva en 1918 contre les Allemands et est affecté en mai à la flotille d'Astrakhan. Rejoignant les rangs de l'Armée Rouge, il combat contre les cosaques blancs et les mencheviks après quoi il est blessé.
Embarqué sur un torpilleur, il prend part aux actions devant Makhatch-Kala et Enzeli. De 1922 à 1926, il entre à l'Ecole Supérieure Navale, est adjoint du commandant de tourelle sur le vaisseau de ligne Commune de Paris, dont il devient ensuite le commandant. Entré au Parti en 1928, il est auditeur en 1929 à l'Académie Navale et effectue un périple en Baltique et en Mer Noire. Il est ensuite premier adjoint sur le cuirassé Marat, et dirige ensuite le torpilleur Iakov Sverdlov. En 1938, chef d'état-major de la Flotte de la Baltique du Drapeau Rouge, il rencontre Staline à Moscou. Amiral de 2e rang en 1939, il commande la Flotte de la Baltique et participe à la Guerre d'Hiver contre la Finlande.
En juin 1941, il organise la défense de Tallinn et, sur ordre, se replie fin août à Kronstadt et Leningrad. Durant l'offensive de von Leeb, il effectue des transports difficiles à partir d'Oranienbaum jusqu'en octobre. Il évacue également les défenseurs de la presqu'île de Hangko en décembre. Avec l'artillerie des navires, il pillonne les troupes adverses retranchées devant Leningrad et interdit avec son aviation toute attaque de la mer. La responsabilité de la protection de la "route de vie" sur le lac Ladoga, depuis le port d'Osinoviets jusqu'aux ports de Kobona et de Lavrovo, incombe au conseil militaire de la flotte. Avec ses sous-marins, Tribouts déjoue les calculs de la Kriegsmarine pour forcer les lignes réputées infranchissables. En août 1942, les pertes allemandes en Baltique s'élèvent à 20 % des transports. Au printemps 1943, vice-amiral, Tribouts dispose, avec la Flotille du Ladoga, de 1 navire de ligne, 2 croiseurs, 2 leaders, 11 contre-torpilleurs, 29 sous-marins, 24 vedettes lance-torpilles, 385 petits bateaux et 232 avions. Pour répondre au bombardement de Leningrad, il crée des groupes de contre-batterie. A la fin de 1943, amiral, il dirige le transport d'une armée entière sur Oranienbaum.
Au cours de l'offensive de l'Armée Soviétique dans l'Isthme de Carélie et les pays baltes, Tribouts appuie le transport de 100 000 hommes à travers le lac Tchoudskoïe. A partir de l'automne 1944, il aide le Front de Leningrad et les IIe et IIIe Fronts de la Baltique à libérer Tallinn, Riga, Memel, Königsberg et les presqu'île de Zemland. Depuis juin 1944, il dispose de 53 vedettes lance-torpilles et de 583 avions. Il termine la guerre à Swinemünde.
Commandant en chef de la Flotte de la Baltique jusqu'en 1947, il entre ensuite au ministère de la Défense qu'il quitte en 1961.
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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Hamilcar le Sam 15 Aoû 2009, 12:31 am

Une vrai encyclopédie : bravo !!!

Et maintenant les généraux roumains, slovaques, hongrois, italiens...

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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Sam 15 Aoû 2009, 7:52 pm

Salut Hamilcar. Bon je dois avouer que j'ai une source assez fournie sous la main. Ceci-dit, autant vous la faire partager clin doeil gri . Sinon, il est possible que je fasse un jour un topic sur des généraux italiens (j'envisage les Chinois, parce que malgré certaines idées reçues il y en a eu de très compétents). En revanche les généraux hongrois, slovaques et roumains n'ont guère noirci les livres d'histoire militaire. Mais bon, peut
-être un jour.

Sinon, voici un nouveau soviétique.
ALEKSANDR ALEKSANDREVITCH NOVIKOV
(1900 Krioukovo - 1976 Moscou)

[img][/img]

Fils de paysans, d'abord instituteur, il entre dans l'Armée Rouge en 1919 au 27e RI à Novgorod. Membre du Parti Communiste en 1920, il suit les cours d'officier de Nijegorod et, affecté au 384e RI de la 43e DI de la 7e Armée au sein de laquelle il se bat contre les Finlandais. En 1921, il participe à l'écrasement de l'émeute de Kronstadt et, l'année suivante, à la liquidation de bandes dans le Caucase. Après un stage aux cours de tir, il commande une compagnie, puis un bataillon, à l'Ecole politico-militaire de ce territoire. Auditeur à l'Académie M.V. Frounze de 1927 à 1930, il remplit ensuite différentes fonctions dans des états-majors. Volontaire pour l'aviation en 1933, il devient observateur et en 1934, chef de la 42e escadrille de bombardiers légers à Smolensk. Chef d'état-major des forces militaires aériennes (VVS) de la RM de Leningrad, puis du Front Nord-Ouest durant la Guerre d'Hiver, il reçoit l'Ordre de Lénine.
En 1940, il dirige les VVS de la RM de Leningrad et en 1941, successivement, celles des Fronts Nord et de Leningrad. En avril 1942, il remplace P.F. Jigarev à la tête des VVS de l'Armée Soviétique et adjoint au Narkom à la défense. Comme représentant de la Stavka, il visite fréquemment les fronts et coordonne l'action des aviations tactiques et stratégiques. Il prend une part active aux batailles de Stalingrad, du Kouban, de l'arc de Koursk et aux opérations de Biélorussie. Entre-temps il a été promu maréchal de l'aviation soviétique et maréchal principal de cette arme le 21 février 1944, après l'heureux achèvement de l'opération de Korsoun-Chevtchenkovski. En avril 1945, à la suite des actions des VVS en Prusse-Orientale et la victoire de Königsberg où se distingue le régiment "Normandie-Niémen", il est élevé à la dignité de "Héros de l'Union Soviétique". Pour sa conduite habile des forces aériennes lors de la campagne de Mandchourie, il reçoit une seconde médaille de l'Etoile d'Or.
Après la guerre, il est chef de l'aviation stratégique et adjoit au commandant en chef des VVS. Il est élu au Soviet Suprême en 1946 et en 1956, il devient directeur de l'Ecole Supérieure d'Aviation de la Flotte Aérienne Civile de Leningrad.


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Lun 31 Aoû 2009, 12:28 pm


PAVEL ALEXEÏEVITCH ROTMISTROV
(1901 Skovorovo - 1982)


Elève dans une école primaire jusqu'en 1916, il rejoint les rangs de l'Armée Rouge en 1919 et combat au sein du régiment ouvrier de Samara contre les troupes de l'amiral Koltchak. Affecté ensuite à la XVIe Armée du Front de l'Ouest, il participe à la répression de l'insurrection de Kronstadt et est décoré de l'Ordre du Drapeau Rouge. En 1924, il achève les cours de l'école militaire combinée et en 1931, ceux de l'Académie Frounze. Après avoir exercé différentes fonctions de commandement et d'état-major, il participe à la guerre civile en Espagne, puis prépare une licence ès Sciences Historiques qu'il obtient en 1939. En 1938, il est nommé professeur à l'Académie de Motorisation et de Mécanisation.
Il prend ensuite part à la Guerre d'Hiver dans les troupes blindées où il reçoit un second Ordre du Drapeau Rouge.
Chef d'état-major du 3e CM dans la région de la Baltique au moment de l'agression allemande, il est placé à la tête de la 8e Brigade de Chars qui lutte dans la région de Kline et de Dmitrov contre le Panzer-Gruppe 3 au nord de Moscou. Au début de 1942, sa GU devient la 3e Brigade Blindée de la Garde et il est décoré de l'Ordre de Lénine. D'avril à juin 1942, devenu major-général, il forme de le 7e CB dans le secteur de Kalinine. Transférée au Front de Briansk, son unité passe à l'attaque le 6 juillet près de Khrasnaïa Poliana contre la 11. Panzer-Division qui est repoussée. D'août à septembre 1942, le 7e CB participe à la bataille défensive devant Stalingrad et Rotmistrov est affecté ensuite à la IIe Armée de la Garde de Malinovski, avec laquelle il sebat efficacement en décembre 1942, à Kotelnikovo contre l'Armee-Abteilung Hoth qui s'efforce de débloquer la 6. Armee de Paulus. Peu après, il est promu lieutenant-général et son unité devient le 3e Corps Blindé de la Garde.
En janvier 1943, le 3e CBG réalise un raid de plus de 200 km vers Metchetinska et Bataïsk, sur les arrières du Heeres-Gruppe A, ce qui vaut à Rotmistrov l'Ordre de Souvorov du 2e degré. En mars 1943, il prend la direction de la Ve Armée de Chars de la Garde, nouvellement formée. C'est son unité qui soutien le choc de la percée de Hoth à Prokhorovka pendant la bataille de Koursk. Le 13 juillet, la GU de Rotmistrov subit des pertes extrêmement élevées face au I. SS Panzer-Korps de Hausser, mais celui-ci ne peut avancer plus loin et est obligé de se retirer. Ensuite, Rotmistrov est engagé dans l'opération de Bielgorod-Kharkov contre le Heeres-Gruppe Süd de von Manstein, opération pour laquelle il reçoit l'Ordre de Koutouzov du 1er degré. Il force le Dniepr et défait un mouvement adverse entre Piatikhatka et Krivoï-Rog. Il est alors promu Colonel-Général. Le 8 janvier 1944, avec d'autres GU du IInd Front d'Ukraine (I.S. Koniev), il s'empare de Krivorograd, ce qui lui vaut l'Ordre de Souvorov du 1er degré. Dans l'opération Korsoun-Chevtchenkovski de janvier-février, il participe à la rupture des positions allemandes du Heeres-Gruppe Süd. Il est ensuite nommé maréchal des troupes blindées le 21 février 1944. En juin, son unité est affectée au IIIe Front de Biélorussie (I.D. Tcherniakhovski) et dans le cadre de l'Opération Bagration, il engage l'offensive contre Tolotchine-Borissov avec un fort appui aérien et reçoit l'Ordre de Lénine pour la seconde fois. Le 18 août, il est remplacé par le général V.T. Volski au commandement de la Ve ABG et désigné comme adjoint du chef des troupes blindées et mécanisées de l'Armée Rouge.
De 1945 à 1947, il dirige l'ensemble de l'armée blindée soviétique en Allemagne et de 1947 à 1948, exerce les mêmes fonctions en Extrême-Orient. Après cette date, il reprend son activité pédagogique et scientifique, enseigne à l'Académie de l'EMG et soutient avec succès une thèse en sciences historiques. En janvier 1958, il est directeur de l'Académie des Troupes Blindées et obtient le titre de professeur.
En 1962, il est promu maréchal des Troupes Blindées et est adjoint au ministère de la Défense. Il devient enfin Inspecteur Général en 1971.


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Jeu 15 Avr 2010, 12:25 pm

MIKHAÏL IEFIMOVITCH KATOUKOV
(1900, Bolchoïe Ouvarovo - 1979, Moscou)


- Fils de paysans russes, Mikhaïl E. Katoukov entre dans l'Armée Rouge en 1919. Après la Guerre Civile, il gravit peu à peu les échelons de l'armée et devient officier. En 1935, il est diplômé de l'Académie Militaire où il s'est spécialisé dans l'arme blindée.
Au début de la Grande Guerre Patriotique il commande la 4e Brigade Blindée du 1er Corps de Fusiliers de la Garde. Lors de l'opération Typhon en novembre 1941, il est le premier commandant soviétique à enrayer la progression du 2. Panzergruppe de Guderian dans le secteur de Toula. Pour ce fait d'arme, il reçoit le commandement de la 1re Brigade Blindée de la Garde. Un an plus tard en décembre 1942, lors de l'Opération Mars, Mikhaïl E. Katoukov alors à la tête du 1er Corps Blindé de la Garde, réussit à opérer une pénétration en profondeur dans les lignes allemandes dans le saillant de Rjev.
Au début de 1943, il reçoit le commandement de la Ire Armée de Chars. Cette unité est engagée dans la bataille de Koursk, dans le secteur sud (Front de Voronej, Vatoutine) et, malgré l'infériorité matérielle de ses blindés, il assure une défense brillante face aux forces de Hoth (4. Panzerarmee), en concédant de grands sacrifices. La Iere Armée de Chars devient alors la Iere Armée Blindée de la Garde. Katoukov ne lâchera jamais son commandement.
En 1944, à la tête de cette prestigieuse unité, il participe à la libération de l'Ukraine et à l'Opération Bagration pendant laquelle il réussit à opérer une très bonne manoeuvre en crochet dans le secteur de Lvov (opération Lvov-Sandomierz). Katoukov dirige ensuite ses blindés dans l'opération Vistule-Oder, pendant laquelle il déplore l'ordre de Joukov d'engager les chars de son armée contre la colline bien défendue de Seelow. Enfin, la Iere Armée Blindée de la Garde contribue puissamment à la liquidation de la résistance allemande à Berlin.
Katoukov est fait Héros de l'Union Soviétique deux fois par Staline (1944 et 1945) et son unité blindée reçoit l'Ordre du Drapeau Rouge.
Après la guerre Mikhaïl Katoukov commande l'ensemble des forces mécanisées soviétiques en Allemagne et ensuite Inspecteur Général de l'Armée Soviétique.
Jean Lopez écrit que "Katoukov était un très bon tacticien méthodique et calculateur.


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Ven 16 Avr 2010, 7:09 pm

VASSILI MIKHAÏLOVITCH BADANOV
(1895, Verkhnïaïa Iakouchka - 1971 Moscou)


Vassili M. Badanov début sa carrière de soldat dans l'Armée du Tsar en 1915 et sort diplômé de l'Ecole des Officiers l'année suivante. En 1917 il prend parti pour la Révolution. Il sert comme commissaire politique et officier d'état-major et rejoint le Parti Bolchévique en 1919.
Major-général en 1942, il reçoit le commandement du 24e Corps Blindé qu'il dirige très efficacement lors du raid sur l'aérodrome de Tatsinskaïa alors tenu par les Allemands pendant la bataille de Stalingrad. Pour ce fait d'arme, il est fait Lieutenant-général et reçoit l'Ordre de Souvorov de Deuxième Classe. Peu de temps après, il prend le commandement de la 4e Armée de Chars qu'il mène pendant la bataille de Koursk et jusqu'en 1944, avant d'être sérieusement blessé lors de l'opération Lvov-Sandomierz.
A la fin de la guerre, il est chargé de l'entraînement et de la formation des forces blindées et mécanisées de l'Armée Soviétique pour l'ensemble du Front. Il sert comme commandant des unités blindées du Groupe Central de 1946 à 1950.
Vassili M. Badanov se retire de la vie militaire en 1953.


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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  naze le Dim 18 Avr 2010, 1:16 am

Félicitations Yéoman , je voudrais savoir s'il était utile de parler du Maréchal Joukov qui a quand même gagné la bataille de Berlin puis c'était un grand guerrier soviétique qui a vite monté en grade dans l'armée rouge voila merci a toi.

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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  LeSieur le Dim 18 Avr 2010, 2:24 am

oui sauf que contrairement au titre ... joukov est connu ... très connus même ...
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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  naze le Dim 18 Avr 2010, 3:14 am

LeSieur a écrit:oui sauf que contrairement au titre ... joukov est connu ... très connus même ...

Ok parfait alors

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Message  Yeoman 35 le Mer 21 Avr 2010, 4:25 pm

SEMEN ILLITCH BOGDANOV
(1894 - 1960)

/

[Aucune donnée pour l'instant pour la période 1914-1934]
En 1935, Semen I. Bogdanov commande le 134e Régiment de Fusiliers avant de prendre celui de la 9e Brigade Mécanisée de 1937 à 1938. C'est à ce moment là, qu'il est initié aux méthodes d'emploi des troupes mobiles.
Victime des purges lancées par Staline contre l'Armée Soviétique, il est arrêté par le NKVD en 1938 pour être relâché l'année suivante. Après un passage à la direction du personnel, il prend le commandement de la 29e Division Mécanisée en 1940. Lors du déclenchement de l'opération Barbarossa, il commande successivement la 32e Brigade Blindée Légère, la 30e Brigade de Chars puis les forces blindées et mécanisées du district de Moscou. En 1942 il commande la région fortifiée de Mojaïsk puis devient commandant-adjoint successif de la 5e Armée et de la 10e Armée (pour les forces blindées). Son expérience dans le domaine des troupes mécanisées le place à la tête du 12e Corps de Chars, du 6e Corps Mécanisée, du 5e Corps Mécanisé de la Garde et enfin du 9e Corps de Chars.
En 1944 il prend le commandement de la 2e Armée de Chars qu'il va mener jusqu'à Berlin. Grièvement blessé et hospitalisé en 1945 il commande la 2e Armée de Chars de la Garde en 1947 avant le Groupement des Forces Blindées et Mécanisées soviétiques en Allemagne. En 1948 il devient commandant adjoint des Forces Blindées et Mécanisées. Il en devient commandant en chef en 1953. Après avoir commandé la 7e Armée Mécanisée et avoir dirigé l'Académie Militaire des Forces Blindées et Mécanisées en 1954-1956, il se retire de la vie militaire.
Pour Jean Lopez dans La bataille de Berlin. Les offensives géantes de l'Armée Soviétique, Semen I. Bogdanov était un officier courageux, tenace, très bon manoeuvrier, qui n'hésitait pas à donner ses ordres en première ligne et qui était apprécié des soldats pour son humeur cordiale.
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Re: Généraux et amiraux soviétiques moins connus

Message  Yeoman 35 le Lun 01 Nov 2010, 9:36 pm

ALEXEÏ SEMENOVITCH JADOV
(1901 Nikolovskoïe - Moscou 1977)

[img][/img]


Issu d'une famille de paysans, il entre dans l'Armée Rouge en 1919 et participe aux combats contre les Blancs et les Basmatchis au Turkestan. En 1921, il devient membre du Parti Communiste d'Union Soviétique et entre à l'Académie Frounzé qu'il quitte diplômé en 1934. En 1940, il commande la 21e Division de Cavalerie de Montagne et le 4e Corps de Parachutistes au déclenchement de l'Opération Barbarossa. Il devient ensuite Chef d'Etat-major de la 3e Armée avant de commander le 7e Corps de Cavalerie en 1942. Blessé au cours de la même année, il commande le 8e Corps de Cavalerie. En janvier 1943, devenu Lieutenant-général, il commande la 66e Armée du Front du Don (Rokossovski) qui participe au bouclage de l'encerclement de la 6. Armee allemande à Stalingrad. La formation de Jadov devient ensuite 5e Armée de la Garde. Placée sous le commandement du Front de la Steppe (Koniev) - réserve opérationnelle de la STAVKA à Koursk - , la 5e AG prend part le 12 juillet au puissant retour offensif lancé par Vatoutine contre le GA Süd de von Manstein. En janvier 1944, au sein du 2nd Front d'Ukraine (Koniev), Alexeï Jadov fait partie de l'opération ayant pour objectif de reconquérir une portion de la rive droite du Dniepr. En juin 1944, dans le cadre de l'Opération Bagration il force la Vistule dans la région de Sandomierz. Promu Colonel-Général, il commande toujours la 5e AG pendant la campagne de Pologne jusqu'en janvier 1945 sous les ordres de Koniev. En avril, il participe au forcement de l'Oder et de la Neisse ainsi qu'à l'opération contre Berlin. En mai, il lance une attaque sur Drese et atteint l'Elbe dans le cadre de l'offensive sur Prague.
En 1946, Alexeï Jadov devient adjoint au commandant en chef des troupes terrestres pour la préparation au combat. En 1950, il est nommé chef de l'Académie Frounzé jusqu'en 1954 ; année où il devient premier adjoint de l'inspecteur principal du Ministère de la Défense. Elu délégué au XXIIe Congrès du PCUS en 1964, il quitte la vie militaire quelques années plus tard. Il était titulaire de nombreuses décorations soviétiques et étrangères.



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