Opération ERNTEFEST

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Opération ERNTEFEST

Message  eddy marz le Lun 08 Fév 2010, 3:24 pm

Bonjour à tous;

Quelques notes sur une opération importante, et pourtant moins connue, marquant la fin d'Aktion Reinhard en Pologne orientale... (sources en fin d'article).

Fin juillet 1943, Belzec, le 1er camp d’extermination « expérimental » de l’Aktion Reinhard est démantelé… En 17 mois, 500.000 personnes environ y ont péri ; le reliquat est transféré au 2e camp d’extermination du Palatinat de Lublin, Sobibor. Le Hauptsturmführer-SS Gottfried Hering, 2e commandant de Belzec, grand ami et successeur de Christian Wirth à ce poste, est nommé commandant du camp de travail de Poniatowa.


Gottfried Hering

Le 2 août, une révolte éclate dans le 3e camp de l’Aktion, Treblinka. Sur les 350 ou 400 déportés qui parviennent à sortir du camp, seuls 200 réussissent à échapper aux recherches pendant 48h avant d’êtres rattrapés ; 100 recouvrent la liberté. La révolte s’achève dans un bain de sang. Deux mois et demi plus tard, le 14 octobre, les déportés de Sobibor se soulèvent à leur tour… Neuf membres de la SS sont tués ainsi que deux auxiliaires Ukrainiens. Quarante-sept déportés (essentiellement des prisonniers russes) prennent le large. Pour les autres, ici aussi, la tentative d’évasion s’achève en massacre…

Ces deux évènements « imprévus », et leurs inévitables répercussions, ont un effet dévastateur sur les autorités Allemandes du Generalgouvernement, et sur l’ensemble de l’échelon supérieur SS. Tout à coup, les ordonnateurs de la Solution Finale réalisent que ce qui s’est passé à Sobibor, grâce à seulement 1.000 Juifs, peut se répéter dans les autres camps du Palatinat de Lublin où environ 45.000 Juifs sont encore employés comme esclaves au sein des entreprises industrielles allemandes. En effet, ces camps de travail, administrés par le staff d’Aktion Reinhard, sont situés à Trawniki, à Poniatowa, et dans des dizaines d’autres lieux dangereusement proches de Lublin.

Le 19 octobre 1943, lors d’une conférence à Cracovie, cinq jours après la révolte de Sobibor, Hans Frank, Gouverneur du Generalgouvernement, déclare :

« Le General-Major der Polizei Hans Grünwald [Commandant de l’Ordnungspolizei pour le Generalgouvernement] a confirmé les données concernant la situation de la sécurité fournies par l’Oberführer-SS Bierkamp [Commandant de la Schutzpolizei pour le Generalgouvernement]… Les camps du Generalgouvernement contenant des Juifs constituent un grand danger, et l’évasion de plusieurs Juifs de l’un de ces camps vient de le prouver. […] Par conséquent, l’Inspecteur des Armements, le Général Schindler, l’Oberführer-SS Bierkamp, et le General-Major Grünwald ont reçu l’ordre de la part du Gouverneur Général d’inspecter tous les camps contenant des Juifs de façon à déterminer combien de ces Juifs servent comme force de travail. Les autres doivent êtres expulsés du Generalgouvernement ».

Mais Heinrich Himmler ne l’entend pas de cette oreille. Le Reichsführer-SS n’a aucune intention d’attendre les résultats de cette tournée d’inspection ; au contraire. Il s’agit d’agir vite – avant que le regrettable incident survenu à Sobibor n’inspire les déportés dans d’autres camps. Il faut donc les exterminer jusqu’au dernier… Tout de suite. Malheureusement, les spécialistes en matière d’assassinats de masses ont été déplacés. Odilo Globocnik, SSPF de Lublin et Chef de l’Aktion Reinhard ainsi que Christian Wirth, Inspecteur des Camps de l'Aktion, ont été mutés à Trieste depuis la fin août pour diriger OZAK (Voir : http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/crimes-de-guerre-et-contre-l-humanite-f18/ozak-derniere-mission-des-tueurs-daktion-reinhard-t9297.htm ); Globocnik a été immédiatement remplacé par le SSPF Jakob Sporrenberg.


Jakob Sporrenberg

Depuis son arrivée à Lublin, deux mois auparavant, Sporrenberg s’est concentré sur des problèmes de sécurité qu’il considère plus préoccupants que les esclaves Juifs du Palatinat : plus les troupes allemandes reculent, plus les forces clandestines Polonaises grandissent et redoublent d’efficacité. Sporrenberg se rend également compte que les troupes sous son commandement sont insuffisantes pour garantir la sécurité de la région et maintenir le contrôle et l’ordre en même temps. Si certains groupes de résistants Polonais ne combattent pas les Allemands, pour se dévouer au ravitaillement, aux communications, et à l’entre aide, d’autres, au contraire, négligent même les actions contre la Wehrmacht pour se concentrer uniquement sur la Polizei et la SS. Enfin, un troisième groupe de Partisans se bat contre tout ce qui est Allemand. La plupart des Partisans qui s’en prennent aux Allemands sont de nationalité Russe ; la population Polonaise étant plus craintive, et exprimant ce que Sporrenberg appelle « un comportement plus loyal ». Parfois, des groupes d’extrême droite Polonais se joignent aux SS dans l’espoir d’expulser les partisans russes, mais Sporrenberg se rend parfaitement compte de la gravité de la situation : les raids russes sont en fait des missions de reconnaissance de l’Armée Rouge, en vue d’une opération de grande envergure…

Du coup, il ne ménage aucun effort pour écraser les Partisans. En même temps, il se range à l’avis du KdS (Kommandeur der Sicherheitspolizei und des SicherheitsDienst) Karl Pütz qui estime qu’il serait possible pour les Allemands de trouver un terrain d’entente avec l’extrême droite Polonaise et les clandestins et d’obtenir ainsi un minimum de coopération. Certes, le KdS Pütz est subordonné au HSSPF Russie-Sud Hans Prützmann, lui-même sous ordres directs d’Himmler. Mais Pütz jouit tout de même d’une confortable marge de manœuvre personnelle ; il travaille de près avec l’administration civile, et a donc son nez dans les affaires Juives, particulièrement en matière de ravitaillement – un élément crucial dans la programmation des exterminations… Malgré cela, les pouvoirs de Pütz et de Sporrenberg sont limités ; ils ne peuvent en aucune façon engager de discussions ou passer d’accords politiques.


Le HSSPF Russie-Sud Hans Prützmann

Puis vient la fin octobre, et l’ordre d’Himmler de procéder à la liquidation des déportés Juifs. Le Reichsführer-SS confie la responsabilité de cette mission peu séduisante à Friedrich Krüger, HSSPF du Generalgouvernement. Très ennuyé, Krüger contacte Sporrenberg et l’Oberführer-SS Bierkamp et exige de savoir si l’un d’eux aurait fourni un rapport à Himmler concernant un hypothétique « Péril Juif ». Sporrenberg et Bierkamp affirment n’êtres même pas au courant. Bien que certain qu’aucun de ses subordonnés ne se serait permis – de sa propre initiative – de fournir un tel rapport au Reichsführer-SS, le KdS Pütz lance quand même une enquête dans ses services. Elle n’aboutira à rien. Bierkamp tente alors de convaincre Krüger de persuader Himmler que les Juifs du district de Lublin ne représentent aucune menace. En attendant, à Lublin, Sporrenberg décide de ne rien faire… Mais, cinq ou six jours plus tard, il reçoit un appel de Krüger lui annonçant qu’Himmler n’a aucune intention de changer de programme. Ni Sporrenberg ni le KdS Pütz ne sont enthousiastes ; ils ne voient même pas comment ils pourraient êtres d’une aide quelconque dans cette opération. Bon gré mal gré, ils se plient aux exigences du Reichsführer-SS.


Friedrich Krüger; HSSPF du Generalgouvernement

Fidèles à leur penchant pour les noms de code imagés, les responsables de l’aktion nomment l’opération Erntefest (« Fête de la Moisson »). Erntefest est planifiée exactement comme une opération militaire classique. Afin de préserver le secret, et pour éviter que des rumeurs ne se propagent, il convient d’exécuter l’opération simultanément dans les trois camps principaux : Poniatowa, Trawniki, et Majdanek. Plusieurs milliers de policiers (dont le célèbre 101e Bataillon de Réserve) et de SS (y compris Waffen-SS) sont nécessaires à la tâche, et sont recrutés dans divers lieux du Generalgouvernement et de la Prusse orientale. Pour Sporrenberg, l’unique chance de succès réside en un déploiement-surprise massif, destiné, non seulement à éliminer toute tentative de résistance, mais également à l’écraser si cette dernière devait avoir lieu… Les évènements de Sobibor ne se répèteront pas ! Des groupes de Juifs sont maintenant recrutés à Poniatowa pour creuser deux tranchées à l’extérieur du camp ; on leur raconte que ce sont des défenses anti-chars, et qu’il faut les creuser en zig-zag…

Suite...


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Re: Opération ERNTEFEST

Message  eddy marz le Lun 08 Fév 2010, 3:36 pm

Suite :

Obsédé par la nécessité d’une réussite totale de l’opération, Himmler ordonne au Hauptsturmführer-SS et Kriminalkommissar Christian Wirth, « pionnier » des chambres à gaz, d’abandonner momentanément son poste à San Sabba (Trieste), et de remonter en Pologne pour coordonner le travail. En effet, dans l’esprit du Reichsführer, la haine pathologique de Wirth, son mépris total de la vie humaine (y compris la sienne), et son sens inné de l’organisation, représentent la meilleure garantie de réussite… Wirth arrive sur place le 1er novembre, 48h avant le lancement de l’opération. Persuadé qu’Odilo Globocnik va remonter lui aussi, Sporrenberg ne prend pas contact avec Wirth (qu’il craint et méprise), et se borne à demander au KdS de le tenir informé des développements éventuels. Pour seule réponse, il est informé par message que le Feldkommando Stelle RFSS (QG de campagne d’Himmler) lui expédie des unités de Polizei et de Waffen-SS de Prusse orientale – 20.000 hommes au total.


Christian Wirth, en tenue de Commissaire de Police

Le message stipule également, sans autres détails, qu’il doit prévoir un « logement adéquat » pour ces unités, et les y cantonner. Sporrenberg s’empresse d’informer le KdS du contenu du message ; Pütz l’informe à son tour qu’un commando SS de 150 hommes provenant d’Auschwitz est déjà en place à Majdanek. Ce sont finalement l’officier administratif, l’Oberstleutnant Rheindorf et le Stabsführer-Surmbannführer-SS Hermann Höfle – un des cadres supérieurs d’Aktion Reinhard – qui sont chargés du cantonnement d’une partie des troupes arrivant ce même jour, soit environ 2.000 hommes.

Le 2 novembre, vers 22h, Christian Wirth rend visite à Sporrenberg, et lui montre un ordre d’Himmler adressé à Globocnik dans lequel il est précisé que « l’unité Globocnik » est chargée de l’extermination totale des Juifs du district de Lublin. Le « fauve à visage humain » précise que l’opération doit débuter dès le lendemain. Sporrenberg objecte que l’ordre est adressé à Globocnik ; Wirth sort de sa poche un document signé par Globocnik lui conférant tout pouvoir dans l’opération en cours. Puis il montre à Sporrenberg le plan détaillé des 3 camps de travail à « traiter » (Poniatowa, Trawniki, Majdanek - et leurs camps annexes) ainsi que le déploiement prévu des cordons de Polizei. Wirth lui montre également un ordre adressé aux commandants de ces cordons, et le détail de leurs positions prévues pendant l’action. Sporrenberg s’énerve, rétorquant que les hommes en question sont sous ses ordres… Mais rien n’y fait ; il capitule. Car personne, même pas un supérieur hiérarchique, n’oserait s’opposer à un ordre de Christian Wirth. Avant de partir, et afin de ne rien laisser au hasard, Wirth s’assure que Sporrenberg signe un nouvel ordre – basé sur le sien – destiné aux cordons policiers. L’ordre est finalement dicté par Sporrenberg lui-même à son officier administratif dans les bureaux du KdS.

Sporrenberg ronge son frein, mais n’a pas dit son dernier mot. Il téléphone au HSSPF Krüger et lui explique que plusieurs centaines de prisonniers de guerre détenus dans les camps en question sont sous protection de la Convention de Genève. Sporrenberg demande à Krüger de contacter Himmler, mais Krüger décline, et conseille à Sporrenberg de le faire lui-même. Un télégramme express est donc expédié au Reichsführer-SS : « Plusieurs centaines prisonniers de guerre sous protection Convention Genève parmi les Juifs dans camps de Lublin. Opération peut-elle être retardée ? »

La réponse ne se fait pas attendre ; un télégramme arrive une heure plus tard :

« Message à SSPF confirmé – Tous sans exception doivent participer à opération – RFSS demande à Sporrenberg de s’abstenir de poser des questions ».

La veille d’Erntefest, 15.000 Juifs (y compris femmes et enfants) se trouvent encore dans le camp de travail de Poniatowa ; la plupart d’entre eux ont été transférés là dès le début du soulèvement du Ghetto de Varsovie (avril 1943), et travaillent à la manufacture de vêtements Walther C. Többens. L’Oberscharführer-SS Heinrich Gley, qui a déjà servi dans les centres « T4 » de Grafeneck et Sonnenstein avant de se distinguer dans le camp d’extermination de Belzec où il a longtemps côtoyé Wirth, raconte :

« En novembre 1943 – je ne me souviens plus très bien de la date, j’ai été appelé par Hering, le commandant de Poniatowa. Lorsque je suis entré dans son bureau, il y avait deux officiers de police avec lui. Ils ont informé Hering qu’une unité de police encerclait le camp. Cette unité avait ordre de liquider tous les Juifs du camp sans exception. Pendant la conversation, les officiers de police ont exprimé l’opinion que la liquidation des Juifs était inévitable car sinon la sécurité ne pouvait être assurée. Que cette opinion ait été basée sur les rapports d’une révolte victorieuse à Sobibor, je ne saurais le dire… […] De ma fenêtre, je pouvais voir les Juifs, totalement nus, amenés jusqu’aux tranchées, à 300-400 mètres des bâtiments principaux. Une chaîne compacte de policiers armés montait la garde. Je ne pus voir les exécutions, mais j’ai entendu les coups de feu. Lorsque l’action fut achevée, j’ai vu les cadavres… (Procès Belzec/Oberhauser ; bande 8, p. 1538-1539).


Heinrich Gley (probablement à Belzec)

Il existe bien un petit groupe de résistants Juifs armés dans le camp de Poniatowa. Dans le courant de l’après-midi, quelque temps avant la fin des tueries, ils boutent le feu à une réserve de vêtements, s’enferment dans un baraquement, refusent de se rendre au lieu d’exécution, et ouvrent le feu sur les SS. Ces derniers se contenteront d’incendier le baraquement. Il n’y aura aucun survivant. Cent cinquante Juifs sont chargés de nettoyer la zone et de brûler les cadavres, mais refusent. Ils sont liquidés sur le champ.

Encerclé par la Waffen-SS et la Polizei, le camp de Trawniki, où sont encore détenus entre 8.000 et 10.000 déportés (hommes, femmes et enfants) issus pour la plupart du Ghetto de Varsovie, est liquidé ce même 3 novembre. Les Juifs sont conduits par lots vers les tranchées hors du camp, forcés de se déshabiller et d’entreposer leurs vêtements avant de s’allonger sur les corps encore chauds des victimes précédentes, et d’être liquidés d’une rafale de mitrailleuse. Afin de couvrir les pleurs et hurlements, les SS installent des hauts parleurs et passent de la musique à tue-tête pendant la tuerie. En fin d’après-midi, l’opération est bouclée… Aucun survivant.

C’est ensuite le tour de Majdanek. Dans le camp lourdement gardé et encerclé, les Juifs et malades souffrant du typhus sont séparés des autres détenus, puis séparés par sexe, et conduits à l’extérieur du camp où se déroulent les mêmes scènes de cauchemar. L’action se termine à 17h. Mis à part les malades, 10.000 Juifs ont été assassinés. Dans le camp annexe 5 de Majdanek, certains se suicident. Selon la « procédure habituelle », des commandos Juifs sont organisés pour brûler les victimes, puis sont liquidés eux aussi…

L’opération Erntefest n’aura duré qu’une journée, au terme de laquelle 42.000 Juifs ont été exterminés. Ne restent dans le district de Lublin que quelques sous-camps sous autorité de la Luftwaffe, et contenant un total de 2.000 Juifs. L’opération Erntefest fut la dernière opération d’assassinat de masse dans le Generalgouvernement, et coincide avec la fermeture définitive des 3 camps de l’Aktion Reinhard.

Merci de votre attention
Eddy

Sources :

- Arad, Yitzhak. Belzec, Sobibor, Treblinka ; The Operation Reinhard Death Camps – Indiana University Press, 1987.

- Browning, Christopher R. Ordinary Men ; Reserve Police Battalion 101 and the Final Solution in Poland – Harper Collins Inc., 1992

- Breitman, Richard. The Architect of Genocide ; Himmler and the Final Solution – Pimlico 2004

- Padfield, Peter. Himmler ; Reichsführer SS – Papermac, 1995

- Sereny, Gitta. Into that Darkness : from Mercy Killing to Mass Murder – Random House, London, 1974

- Wiener Library

- Ghetto Fighters House

- USHMM

- Bundesarchiv


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Re: Opération ERNTEFEST

Message  Phil642 le Lun 08 Fév 2010, 4:31 pm

Comme d'hab!



Merci d'encore lever un voile sombre de la SGM avec autant de précisions.
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Re: Opération ERNTEFEST

Message  eddy marz le Lun 08 Fév 2010, 5:08 pm

Phil642 a écrit:Comme d'hab!
Merci d'encore lever un voile sombre de la SGM avec autant de précisions.

Thans Phil... une histoire sombre, mais dense et compliquée aussi...
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Re: Opération ERNTEFEST

Message  le ronin le Lun 08 Fév 2010, 7:50 pm

Bonsoir Eddy, et un grand merci pour l'histoire de cette tragédie détaillée .



Amicalement.




Le ronin.




....Comment dois je vous appeler Sensei ? < Je vous en prie, appelez moi Maître .>....





Semper fidelis.
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Re: Opération ERNTEFEST

Message  eddy marz le Lun 08 Fév 2010, 8:12 pm

Bonsoir Ronin;

You're welcome clin doeil gri

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Re: Opération ERNTEFEST

Message  Jules le Mar 09 Fév 2010, 9:58 am

Merci Eddy.
La barbarie nazie n'avait vraiment aucune limite. Ce qui me frappe surtout, c'est la présence de Wirth : il participait toujours aux opérations les plus meurtrières.
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Re: Opération ERNTEFEST

Message  eddy marz le Mar 09 Fév 2010, 10:52 am

Jules a écrit:Ce qui me frappe surtout, c'est la présence de Wirth : il participait toujours aux opérations les plus meurtrières.

Normal qu'il soit là... c'est l'expert. Pour moi, il est le pire de tous, et il est surprenant qu'il soit si peu connu, ou même si peu mentionné dans l'historiographie générale - il faut pratiquement toujours entrer dans le spécialisé pour entendre parler de lui.
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Re: Opération ERNTEFEST

Message  Soudard le Mar 09 Fév 2010, 12:22 pm

L'histoire de l'extermination des juifs est beaucoup plus complexe qu'on le croit.
merci Eddy
Pierre

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Re: Opération ERNTEFEST

Message  eddy marz le Mar 09 Fév 2010, 12:50 pm

Soudard a écrit:L'histoire de l'extermination des juifs est beaucoup plus complexe qu'on le croit.
merci Eddy
Pierre

Bonjour Pierre;

Oui, c'est vrai... Essentiellement parce qu'elle s'est articulée de façon fluctuante, au gré des développements politiques et militaires; parce qu'il était de toute façon impossible de réaliser un programme aussi radical d'une telle envergure sans buter contre les écueils bien réels de l'organisation, de l'administration, des réactions humaines; parce que chaque responsable - des Einzatsgruppen au chambres à gaz en passant par l'anéantissement par le travail - "gérait" ses responsabilités à sa façon, et celà pour raisons d'attitude, de technique, ou d'emplacement géographique (lié donc à la politique immédiate des lieux en questions)... Nous ne saurons jamais la "vraie vérité" dans le détail, mais il est important que les gens prennent conscience que ce ne fut ni une opération globalement organisée ni parfaitement huilée, mais le fruit de tatônnements, d'improvisations, et d'adaptation à tel ou tel contexte. Le seul élément constant fut la volonté de le faire...


Dernière édition par eddy marz le Mer 10 Fév 2010, 6:59 pm, édité 2 fois
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Re: Opération ERNTEFEST

Message  Jules le Mar 09 Fév 2010, 1:02 pm

eddy marz a écrit:
Le seul élément constant fut la volonté de le faire...

Ce qui reste, de surcroît, quelque chose de déterminant dans la réussite d'une telle "entreprise".
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Opération Erntefest

Message  Jim Calander le Jeu 11 Mar 2010, 6:08 pm

[quote="eddy marz"][/quote]
Nous ne saurons jamais la "vraie vérité" dans le détail, mais il est important que les gens prennent conscience que ce ne fut ni une opération globalement organisée ni parfaitement huilée, mais le fruit de tatônnements, d'improvisations, et d'adaptation à tel ou tel contexte. Le seul élément constant fut la volonté de le faire...[/quote]

Le livre d'Edouard Husson sur Heydrich montre assez bien, pour ce que j'en sais, la mécanique de l'Aktion Reinhard. Et en plus il se laisse lire...

Reste que des questions subsistent sur les multiples relations parallèles entre Hitler- Göring- Himmler- Heydrich- Eichmann- Globocknik- Wirth-...
Sans parler de Bormann et combien d'autres encore.

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