Generalleutnant Eugen Meindl.

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Message  Yeoman 35 le Lun 30 Mar 2009, 15:20

Generalleutnant Eugen Meindl
(1892 – 1951)




Vétéran de la Grande Guerre, patriote convaincu, il accueille favorablement l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler et les préoccupations militaires de ce dernier.

En 1939 il commande le régiment d’artillerie de la 3. Gebirgsjägerdivision du général Eduard Dietl. C’est avec cette unité qu’il participe à la conquête de la Norvège et à la bataille de Narvik. En 1940 il rejoint les unités parachutistes. En 1941 il saute sur la Crête contre les Britanniques. Ces brillants états de service lui attirent l’estime de Goering et l’attention du Führer et il reçoit, par le même coup, la croix de chevalier. En 1942 il reçoit le commandement de la 21. Luftwaffe-Feld-Division engagée en Russie. Il se distingue en infligeant des pertes sévères aux unités Soviétiques En 1942-1943 il est placé à la tête du XIII. LFK, toujours en Russie.



En 1944 il reçoit le commandement du II. FJK qui fait partie intégrante de la 1. Fallschirm-Armee créée dès le 11 mai 1943 sur accord de Hitler, et basée à Nancy.

En avril 1944, II. FJK est stationné dans l’ouest de la Bretagne (PC à Quintin), composé des 3. FJD (Schimpf) et 5. FJD (Wilke). Meindl, tout en perfectionnant l’entraînement de ses unités par un « service rude et instructif » entretient des rapports plutôt tendus avec les commandants de divisions sédentaires stationnées en Bretagne. Il considère les éléments de ses unités comme des « embusqués qui sont restés en garnison dans les villes et les villages et qui ne méritaient pas le titre de soldats. » Sarcastique et sans doute excessif, Meindl, pense en son for intérieur : « D’après les observations que j’avais faites au cours de mes tournées, on aurait pu obtenir un meilleur rendement. De façon générale dans tous les états-majors, chez les officiers et dans ce qu’on appelait les divisions fixes, c’était leur présence trop longue en France, en Belgique ou en Hollande, qui était à l’origine de leur ignorance des choses du front. Ils ne savaient plus ce qu’était la guerre, étaient amollis et déshabitués du feu. »



Après Overlord son corps d’armée est envoyé en urgence en Normandie pour stopper l’avancée alliée. Après une progression retardée par l’aviation ennemie, les Fallschirmjäger de Meindl sont placés sous les ordres de la 7. Armee(Dollmann puis Hausser).

Le II. FJK est placé à hauteur de Saint-Lô sur la route Saint-Lô - Perriers. Du 5 au 19 juillet les paras font subir aux fantassins américains des pertes énormes pendant la « bataille des haies ». Les parachutistes allemands se révèlent de très redoutables adversaires dans une véritable guerre de positions où ils démontrent toutes leurs qualités défensives. La 3. FJD défend les ruines de Saint-Lô avec détermination mais doit céder en raison de ses pertes énormes (elle est la deuxième division la plus durement touchée dans l’ordre des unités ayant eu le plus de morts et de blessés), du martèlement allié face à un adversaire de plus en plus supérieur en nombre.

Après la percée américaine le corps de Meindl doit opérer une retraite pas à pas vers l’est mais se retrouve à l’intérieur de la Poche de Falaise. Le II. FJK est alors formé de la 3.FJD (à qui il ne reste que 3 000 hommes en état de combattre) et de la 353. ID de Mahlmann. Meindl réussit à négocier avec les alliés la fin d’un bombardement d’artillerie afin de laisser passer les éléments médicaux qui évacuent des blessés. Il s’agit d’une trêve de 20 minutes qui sera respectée des deux côtés. Meindl sera gré à ses adversaires pour se comportement chevaleresque. Il reçoit alors l’ordre de contre attaquer contre les positions Polonaises à Coudehard au nord de Chambois. Prenant lui-même, pistolet mitrailleur au poing, la tête de la 3.FJD, le général Schimpf étant blessé, il mène ses hommes dans un assaut désespéré mais furieux. Après des combats d’une extrême violence, souvent au corps à corps contre les chasseurs à pied Polonais, ils réussissent à se dégager du « Chaudron » et opèrent leur jonction avec les restes de la V. Panzerarmee d’Eberbach. Meindl franchit alors la Seine avec toutes les unités en retraite.

Mais en septembre le II. FJK hâtivement reconstitué, participe à l’écrasement des parachutistes britanniques à Arnhem. En 1945 c’est encore contre les parachutistes de la 6ème division aéroportée britannique auxquels il s’oppose et delà, combat jusqu’à la capitulation.



Incarcéré par les alliés, le général Meindl est remis en liberté en 1947. Il s’éteint en 1951.





Sources



- Didier Lodieu "Jäger sur le front de l'Est", Batailles, 2007

- Didier Lodieu, Mourir pour Saint-Lô, Histoire et Collections, Paris, 2007

- Philippe Richardot, Hitler ses généraux et ses armées, Economica, Paris, 2008

- Alain Le Grand, Alain Le Berre, La Bretagne à l'épreuve, Doualaon, Quimper, 1992
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