Le cercle des Intimes

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Le cercle des Intimes

Message  Yeoman 35 le Jeu 28 Mai 2009, 7:02 pm

LE CERCLE DES INTIMES

Je vous prie tout d'abord de bien vouloir m'excuser mais je me suis efforcé de rassembler quelques souvenirs sur ce film à caractère historique que j'ai plutôt apprécié il y a quelques années.

Réalisation : Andreï Konchalovski
Année : 1991
Distribution : Tom Hulce (Ivan Sanchine), Feodor Chaliapine (Pr. Bartnev), Alexandre Zbruev (Staline),
Lolita Davidovitch (Anastasia Sanchine), Bo Hoskins (Laventi Beria)

L'histoire
Ivan Sanchine, petit projectionniste à Moscou, communiste convaincu, vit modestement mais paisiblement avec son épouse Anastasia. Seulement, un soir, il est appelé d'urgence au Kremlin pour réparer l'appareil de projection privé de... Joseph Staline en personne. En effet, celui-ci aime se réunir tard avec ses plus proches collaborateurs (devrai-je dire vassaux oui gri ), Kalinine, Molotov, Beria et d'autres, afin de visionner quelques film du choix du dictateur (authentique*), dont un western américain d'ailleurs. Sanchine, déjà auparavant plus que fidèle au régime, devient alors un protégé de Staline qui exerce alors une diabolique fascination sur lui. L'engrenage se révèle si diabolique pour le petit projectionniste qu'il finit par n'avoir plus aucune considération pour tout ce qui l'entoure. Il perd progressivement le sens des réalités, mais aussi sa femme Anastasia qui finit par se suicider du fait du manque de considération de son mari.

Mes impressions

Le jeu de Tom Hulce (Mozart dans le film eponyme de Milos Forman) nous montre presque à la perfection comment un homme peu de devenir prisonnier d'une façon perverse d'un dictateur. Autrement, tout le contexte historique est très bien travaillée entre les impressions de la terreur constante (une scène d'arrestation menée par le NKVD est plutôt réussie), le culte de la personnalité (le portrait de Staline affichée sur un dirigeable au-dessus de la Place Rouge et constamment éclairé la nuit) et les personnages historiques. Alexandre Zbruev est très convaincant en Staline rusé et manipulateur. Idem pour Bo Hoskins en Beria, valet docile et zélé. Enfin, une scène plutôt bien réussie qui montre bien ce que pouvait être l'atmosphère au Kremlin pendant les moments de détente; celle où l'on voit tous les proches convives de Staline complètement ivres (Kalinine très réussi) lorsque Sanchine arrive pour réparer la machine de projection.

* voir Vladimir Volnogokov, Staline

Stalinement caskete clin doeil gri
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