Généraux allemands moins connus

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Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Ven 07 Aoû 2009, 18:40

En écho au topic du même type dans la rubrique "Alliés", j'ai aussi souhaité en créer un autre sur des officiers supérieurs allemands dont on entend assez rarement parler, hormis des personnalités comme Erwin Rommel, Heinz Guderian, Erich von Manstein, Hans von Kluge ou Geyr von Rundstedt. Bien sûr, vous pouvez participer.

Amicalement


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Ven 07 Aoû 2009, 19:12

FERDINAND SCHÖRNER

(1892 Munich - 1973 Munich)

[img][/img]

En 1911, il s'engage dans un régiment d'infanterie bavarois et débute la Grande Guerre comme sous-officier, puis est nommé sous-lieutenant de réserve. En 1915, il se bat dans les Dolomites, devant Verdun en 1916, puis en Roumanie en 1917 où il est blessé. Il reçoit l'Ordre pour le Mérite, est à nouveau blessé dans le secteur de Reims et se retrouve envoyé en Serbie en 1918 avec le grade de lieutenant.

Après la Grande Guerre, il sert au sein de la nouvelle Reichswehr dans la Wehrkreis VII (Région militaire) à Munich en 1922, puis, devenu capitaine, dans un bataillon de chasseurs à Landshut. De 1928 à 1931, il sert au 19e Bataillon de Chasseurs à Kempten. Après avoir effectué un temps dans l'armée italienne, il apprend la tactique à l'école d'infanterie de Dresde. Major, il est affecté en 1934 dans une section de l'EMG. En 1937, il est nommé lieutenant-colonel et commande le 98e RI de Montagne à Mittenwald.

Il est promu colonel en 1939, se bat devant Lemberg avec son régiment, est mis à la tête de la 6e DI de Montagne en 1940 se opère dans la région de Saint-Dié. Major-général le 1er août 1940, il participe l'année suivante à la campagne des Balkans et à la rupture de la ligne Métaxas. Récompensé par la Ritterkreutz, il est affecté à la GU de l'Armée de Norvège et reçoit le 15 janvier 1942 le commandement du XIX. Gebirgs-Korps. Le 27 janvier, il est Generalleutnant. Dès le 1er juin, il est General der Gebirgstruppe et garde ses fonctions jusqu'en septembre 1943.

Le 1er octobre 1943, l'OKH lui confie le XL. Panzer-Korps à l'Heeres-Gruppe Süd de von Manstein et participe à la bataille du Dniepr. Durant le mois de février 1944, il est responsable de l'EM de commandement national-socialiste à l'OKH. Il reçoit les feuilles de chêne en mars et assure pendant quatre semaines le commandement de la XVII. Armee en Crimée. Le 31, après les graves échecs de von Kleist à l'aile gauche du front, il le remplace comme chef de l'Heeres-Gruppe A, qui devient Heeres-Gruppe Süd-Ukraine, et est promu Generaloberst le 1er avril.

Schörner subit alors la pousuite de l'offensive des IIIe et IVe Fronts d'Ukraine qui libèrent complètement l'Ukraine et une part de la Moldavie à la mi-avril. Du 30 mai au 6 juin, il essaie vainement de rejeter son adversaire sur l'arrière du Prout. En juillet 1944, il passe le commandement de son HG au général Friessner pour prendre la conduite de l'Heeres-Gruppe Nord - car il devient pour Hitler l'homme des situations difficiles - succédant ainsi au général Lindemann. Il doit se replier en septembre entre le golfe de Riga et la Dvina, puis en septembre, sur la ligne défensive de Tukums-Liepaia ; mais le 19, les troupes du IIe Front Balte sont arrêtées sur la ligne Tukums-Gardene.

Le 18 janvier 1945, le Führer désigne Schörner comme commandant du HG Centre, puis du HG A, devenu le 26 janvier le nouveau HG Centre, qui fait face au Ier Front d'Ukraine de Joukov. Schörner se fait alors connaître par sa combativité, mais aussi son extrême dureté vis à vis des déserteurs et des soldats refusant de se battre. Il est aussi attesté qu'un jour, croisant un soldat à pied qui se dirigeait vers l'arrière du front, il fit arrêter l'homme pour le faire fusiller sommairement.

Malgré les renforts des Carpates, il ne peut empêcher l'arrivée des forces soviétiques sur l'Oder. Avec la IV. Panzer-Armee et la XVII. Armee, il essaie de contenir l'offensive de Koniev vers la région sud de Berlin. Nommé Feldmarschal le 5 avril, il redonne confiance à Hitler le 20 alors que la situation est dramatique. Il oppose une résistance acharnée mais ne peut empêcher la réunion des fronts de Joukov et Koniev. Dans son testament, Hitler confie à Schörner le commandement de l'armée de terre. Au cours de l'opération de Prague il doit s'opposer à trois fronts soviétiques avec les restes de ses armées et l'aide de l'Heeres-Gruppe Österreich du général Rendulic, (soit 900 000 hommes) mais qui manquent d'artillerie et d'aviation.

Après la capitulation du 8 mai, les troupes du HG A déposent les armes. Schörner abandonne ses troupes et tente de s'enfuir par avion pour rejoindre les Américains, mais ceux-ci le remettent aux Soviétiques. Schörner reste prisonnier en URSS jusqu'en 1955. Il avait reçu la Riterkreutz avec glaives et diamants.


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Hamilcar le Ven 07 Aoû 2009, 22:31

Bonsoir Yeoman 35,

Ferdinand Schorner est quand meme connu...

Mais j'aime beaucoup vos bio... d'autres, d'autres...

Salutations

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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Sam 08 Aoû 2009, 12:07

MAXIMILIAN REICHSFREIHERR VON WEICHS
(1881 Dessau - 1954 Burg Rösberg)

[img][/img]

Issu de l'aristocratie catholique bavaroise, il est porte-enseinge en 1900, il est sous-lieutenant en 1902 dans un régiment bavarois de cavalerie lourde. En 1908 il devient aide de camp et suit les cours de l'Académie de Guerre Bavaroise de 1910 à 1913. Capitaine en 1914, il exerce différentes fonctions au sein d'unités de cavalerie jusqu'en 1915 sur le front occidental. EN mai 1915, il devient officier d'EM au sein de la 5e DI Bavaroise. Après la guerre, il reste dans la Reichswehr et en 1925, est affecté à l'Ecole d'Infanterie de Dresde. En 1928 il commande le Kavalerie-Regiment 18 à Stuttgart. En 1930, il est chef d'EM de la 1. Kavalerie-Division à Francfort-sur-l'Oder.

En avril 1933, il est promu Generalmajor puis Generalleutnant deux ans plus tard. Le 1er octobre 1935, il est commandant de la 1. Panzer-Division. En 1936 il est fait General der Kavalerie et commandant de la Wehrkreis VII de Munich. Le 1er octobre 1937, il devient responsable du XIII. AK à Nüremberg avec lequel il participe à l'occupation des Sudètes, à l'invasion de la Tchécoslovaquie et à la campagne de Pologne. Le 20 ocotbre 1939, il commande la II. Armee avec laquelle il est engagé dans l'Aisne en juin 1940. Generaloberst le 19 juillet 1940, il participe en 1941 à l'Opération Marita en Yougoslavie et entre dans Belgrade.

En réserve de l'OKH, il est affecté en juin 1941 à l'EM du GA Centre de von Bock qui a pour axe de progression Minsk-Smolensk-Moscou. Pendant l'opération Typhon sur Moscou, il est au groupement sud et doit percer la défense du Front de Briansk sur la Desna, en coopération avec la GU blindée de Guderian, s'emparer de la zone industrielle et exploiter vers le sud. Au cours de la reprise de l'offensive sur la capitale soviétique, il ne peut aider Guderian en difficulté près de Toula. Pendant la contre-offensive soviétique devant Moscou, il doit se replier sur 100-150 km. Le 15 juillet 1942, von Weichs remplace von Bock à la direction de l'Heeres-Gruppe B, mais après l'échec de la VI. Armee à Stalingrad, il est attaqué à partir du 15 janvier par le Front de Voronej et les ailes contigues des Fronts de Briansk et du Sud-Ouest. La IIe Armée Hongroise et la VIIIe Armée Italienne, déjà très amoindries, doivent être retirées du champ de bataille.

Feldmarschall le 1er février 1943, von Weichs voit son EM dissous. Le 10 juillet, il est versé dans la réserve du Führer et connais quelques démêlés avec les militaires hitlériens dont Juilius Streicher.

Le 26 août, il prend le commandement du Heeres-Gruppe F et des Territoires Occupés du Sud-Est. En septembre-octobre 1944, il essaie en vain de contenir l'offensive des IIe et IIIe Fronts d'Ukraine et celle de l'Armée Populaire Yougoslave de Tito sur Belgrade. Refoulé au sud de la Drave, il ne dispose que de forces minimes au début de 1945. Guderian souhaitait lui confier le Heeres-Gruppe Wechsel (Vistule), mais von Weichs, issu de l'aristocratie et fervent catholique, ne jouissait pas de la confiance de l'OKW. Le 25 mars, il est relevé de son commandement et versé dans la réserve du Führer.

Du 2 mai 1945 au 30 novembre 1948, il partage la captivité de ses soldats dans un camp américain après avoir été jugé entre-temps dans le "procès du Sud-Est". L'accusation portée contre lui tombe. Cependant, gravement malade, il est libéré.

Le Feldmarschall Maximilian von Weichs était titulaire de la Ritterkreutz avec feuilles de chêne.


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Dim 09 Aoû 2009, 18:01

JOHANNES FRIESSNER

(1892 Chemnitz - 1971 Chemnitz)

[img][/img]

Il entre dans l'armée en 1911 et devient sous-lieutenant l'année d'après. Après la Grande Guerre il continue de servir dans la Reichswehr et gravit les différents échelons pour parvenir au grade de Generalmajor en 1940. Le 1er mai 192 il commande la 102e DI et le XXIII. Armee-Korps du 19 janvier au 11 décembre 1943. Durant cette période, il est promu successivement Generalleutnant et General der Infanterie. A la tête d'un groupement le 2 février 1944, il fait la soudure entre la XVIII. Armee de Lindemann et la XVI. Armee de Hansen dans la région de Chimsk, contre l'offensive du Front du Volkhov et du IIe Front Balte afin de tenter de conserver la ligne de la Louga. Le 23 février, il commande le groupement opérationnel de Narva qui subit l'assaut de la IIe Armée de Choc soviétique et la 59e Armée du Front de Leningrad, près du littoral de la Baltique.

Début juillet, Friessner, devenu Generaloberst remplace Lindemann au commandement du Heeresgruppe Nord. Mais il doit bientôt céder sa place à Ferdinand Schörner pour prendre la direction du Heeresgruppe Südukraine en Roumanie. A ce poste, il ne peut résister à l'offensive des IIe et IIIe Fronts d'Ukraine de Malinovski et Tolboukhine, pendant l'opération "Iasi-Kichinev", ce qui entraîne le renversement d'Antonescu et le défection de la Roumanie. Renforcé par des unités des IIe et IIIe Armées Hongroises, le Heeresgruppe Süd (nouvelle appellation) va se heurter aux IIe et IVe Fronts d'Ukraine en Transylvanie. Les armées de ces deux fronts vont atteindre la rive gauche de la Tisza et Oujgorod en octobre.

Le 22 décembre, Friessner est remplacé par le général Wöhler qui commandait la VIII. Armee.

Il était titulaire de la Ritterkreutz avec feuilles de chêne.


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Dim 09 Aoû 2009, 18:15

GOTTHARD HEINRICI
(1886 Gumbinnen - 1971 Fribourg)

[img][/img]


Porte-enseigne en 1905, il devient sous-lieutenant au Infanterie-Regiment 95 l'année suivante. Après la Grande Guerre il sert dans la Reichswehr puis dans la Wehrmacht. En 1922, il sert à l'EM de la 1. Division à Königsberg et en 1928 à la section d'organisation du ministère. Oberstleutnant en 1930, il commande un bataillon au Infanterie-Regiment 3 à Osterode. Il est promu Oberst en 1933 et en 1934, chef de la section centrale de l'Allgemeine Heeres-Abteilung. Generalmajor le 1er mars 1938, alors qu'il est à la tête de la 16. Infanterie-Division depuis 1937, il va diriger successivement les VII. AK et XII. AK au début de 1940, puis, après sa promotion au grade de General der Infanterie, il dirige le XIII. AK.

Il devient chef de la IV. Armee du Heeres Gruppe Mitte du 20 janvier 1942 au 4 juin 1944. Entretemps, il a été nomme Generaloberst le 1er janvier 1943. En août de la même année, sa grande unité subit de lourdes pertes au cours de l'offensive des Fronts de Kalinine, Ouest et de Briansk. Commandant de la I. Panzer-Armee le 19 août 1944 lors de l'Opération Vistule-Oder, il dirige un détachement d'armée qui comprend sa grande unité et la Ire Armée Hongroise au sein du Heeres-Gruppe A et opérant sur le territoire tchécoslovaque contre le IVe Front d'Ukraine.

Reconnu pour ses capacités défensives, il remplace Himmler à la tête du Heeres-Gruppe "Vistula" du 20 mars 1945 au 29 avril. Bien que dépendant du General Krebs, chef de l'EMG de l'OKH, il est placé par Keitel directement sous le commandement de l'OKW. Sur l'ordre de Hitler, il est relevé de son commandement et remlacé par Kurt Student, mais comme ce dernier n'est pas disponible, c'est von Tippelkirsch qui assure l'intérim.

Gotthard Heinrici était titulaire de la Ritterkreutz avec feuilles de chêne et glaive.


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Dim 09 Aoû 2009, 18:39

HERMANN HOTH
(1885 Neuruppin - 1971 Goslar)

[img][/img]

Fils d'un officier du Corps Médical, il entre dans un école de cadets en 1904. Pendant la Grande Guerre il sert comme chef de compagnie, puis de bataillon, au sein d'une unité d'infanterie. Il termine la guerre avec le grade de capitaine. Après l'armistice, il sert comme officier d'EM dans la Reichswehr. En 1934 il est Generalmajor et prend le commandement de la 18. Infanterie-Division avant de laisser sa place à Erich von Manstein. En 1938, il est General der Infanterie.

Pendant la campagne de Pologne, il dirige le XV. Armee-Korps, une des composantes de la 10. Armee de Walter von Reichenau. Toujours à la tête de ce AK, il participe à la bataille de Sedan, pénètre ensuite en Bretagne et s'empare de Brest le 16 juin. A l'issue de la campagne de France, il reçoit le grade de Generaloberst et prend le commandement du Panzer-Gruppe 3 qui devient à la fin de 1941, 3. Panzer-Armee. Avec Guderian, il participe de manière décisive à l'offensive du Heeres-Gruppe "Mitte". Il rompt le front soviétique et réalise une pénétration profonde en territoire adverse. En juillet, il est décoré de la Ritterkreutz et de la Eisenkreutz.

En octobre 1941, il prend le commandement de la 17. Armee en Ukraine et participe aux durs combats de l'hiver 1941-1942 afin d'enrayer la contre-offensive soviétique. En juin 1942 il devient chef de la 4. Panzer-Armee et prend part à l'offensive sur le Don. En novembre-décembre, sous le commandement de von Manstein, il tente de rompre l'encerclement de la 6. Armee de Paulus à Stalingrad (Opération Donnerschlag), réussit à enfoncer les premières lignes soviétiques, mais échoue finalement face aux armées de Malinovski et de Batov qui lui barrent la route. Juste après, il est engagé dans les opérations du secteur de Kharkov . iIl y particpe avec une grande efficacité en participant à la destruction des unités soviétiques aventurées trop en avant et démontre ainsi son talent dans les opérations mobiles.

A l'été 1943, Hoth prend part à l'opération "Zitadelle". Avec l'Armee-Abteilung Kempf, sa 4. Panzer-Armee constitue la pince sud de la tenaille du saillant de Koursk. Bien qu'il ait partagé le pessimisme de Manstein sur les chances de réussite de l'opération, il agit avec fermeté et parvient presque à obtenir la rupture grâce qux bons résultats du I. SS-Panzer-Korps de Hausser lors de la bataille de la Prokhorovka. Mais après la défaite de Koursk, ses mauvais rapports avec Hitler provoquent son limogeage en novembre 1943.

A la fin de la guerre, Hermann Hoth est condamné à quinze ans de prison par les Alliés mais il est finalement libéré en 1954.

Hoth a été l'un des plus brillants chef de la Panzerwaffe de la Seconde Guerre mondiale et reconnu autant par ses amis que par ses ennemis. Il avait parfaitement compris le potentiel que l'on pouvait retirer des divisions blindées et s'est imposé comme un spécialiste des opérations mobiles combinant les différentes armes, montrant une extraordinaire capacité à concentrer ses forces sur un point exact et au moment décisif. Plusieurs fois il a obtenu des résultats disproportionnés par rapport aux moyens dont il disposait et dans des circonstances particulières.



Source : J.V. Garcia Batailles de blindés de la Seconde Guerre mondiale, 1941-1944, Heimdal, Bayeux, 2007


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Dim 09 Aoû 2009, 18:53

JOSEF HARPE
(1887 Bür - 1968 Nuremberg)

[img][/img]

Porte-enseigne en 1909, sous-lieutenant au Infanterie-Regiment 56 en 1911, il sert après la Grande Guerre dans la Reichswehr, puis dans la Wehrmacht. Promu Oberstleutnant le 1er août 1934, il commande le Panzer-Regiment 3 en octobre 1935, avant d'être nommé Oberst en 1937. Le 1er juin 1939, il est à la tête de la Panzer-Brigade 1 et passe Generalmajor le 1er août 1940, alors qu'il est affecté à l'Ecole des Troupes de Panzer depuis le 15 février 1940. Il dirige la 12. Panzer-Division en octobre 1940, est nommé Generalleutnant le 15 janvier 1942, puis prend le commandement du Panzer-Korps XLI jusqu'au 16 octobre 1943.

Nommé entre-temps General der Panzertruppe le 1er juin 1942, il est promu commandant de la 9. Armee du Heeres-Gruppe Mitte le 4 novembre 1943, en position à l'ouest du Dniepr entre Moghilev et Jlobine en faisant face au Front Ouest. Generaloberst en avril 1944, il est remplacé par le général Jordan au moment de l'offensive de l'Armée Soviétique en Biélorussie et en Ukraine de l'Ouest et désigné pour conduire la 4. Panzer-Armee le 18 mai 1944.

A la tête du Heeres-Gruppe Nordukraine, appuyé par la 4. Luftflotte, il occupe une position défensive de la Polésie aux Carpates. Le 28 septembre 1944, il est commandant du Heeres-Gruppe A qui défend une ligne Varsovie-Jaslo. Après la chute de Varsovie et son grave échec sur la Vistule, Harpe est remplacé par Schörner le 16 janvier 1945 et prend la direction de la 5. Panzer-Armee le 9 mars 1945.

Il est titulaire de la Ritterkreutz avec feuilles de chêne et glaive.


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Dim 09 Aoû 2009, 20:28

FRIDOLIN VON SENGER UND ETTERLIN
(1891 Waldshut - 1963 Freiburg)

[img][/img]

Issu d'une vieille famille aristocrate et catholique badoise, il fait d'abord des études de langues et d'art à Fribourg et même à Oxford, d'où une très grande culture. En 1910, tout en continuant ses études, entre dans l'armée de réserve au sein du V/Feld-Badische-Artillerie-Regiment 76. En 1914, il est mobilisé comme officier de réserve au sein du même régiment d'artillerie. Puis, il est affecté au XIV. Ersatz-Korps. Il est titulaire de plusieurs décorations dont les Croix de Fer Prussiennes de 1re et 2nde classe. En 1919, il s'engage dans le Landesjägerkorps, un corps francs, contre les bolcheviques. L'année d'après, il entre dans l'Ecole de Cavalerie de la Reichswehr, puis est promu Rittmeister en 1924.

En 1939, il est nommé Oberst et commande le Kavallerie-Regiment 22 de la 1. Kavallerie-Division puis la 2. Kavallerie-Brigade, avec laquelle il participe à la campagne de Hollande. Cette unité devient motorisée à Cambrai et il la mène de la Somme à Cherbourg où il pénètre en même temps que la 7. Panzer-Division de Rommel. En juillet 1940, il devient à Turin chef de liaison entre les commissions d'armistice franco-italienne et franco-allemande. Promu général en novembre 1941, il est affecté au front russe en septembre 1942 à la tête de la 17. Panzer-Division. Il participe notamment à l'opération Donnerschlag entreprise afin de dégager la 6. Armee de l'encerclement de Stalingrad. A partir de juillet 1943 et jusqu'à la capitulation du IIIe Reich, il sert en Italie. D'abord officier de liaison auprès de la VIe Armée italienne en Sicile, puis commandant des forces allemandes en Sardaigne et en Corse, il en organise l'évacuation avec succès. En octobre 1943 et jusqu'en mai 1945, il commande le XIV. Panzer-Korps avec lequel il mène l'action retardatrice du Volturno à la ligne Gustav. Pendant près de cinq mois, il devient l'un des principaux artisans de la bloquée de l'avancée alliée lors de la bataille du Monte Cassino. Il avéré aussi qu'il a organisé des échanges de prisonniers et de blessés pendant certaines trêves. C'est pendant cette épisode qu'il fait évacuer les moines de l'Abbaye du mont et nombre de trésors culturels peu après les premiers bombardements alliés. Il reste à la tête de son unité pendant tout le reste de la campagne d'Italie, combat notamment sur la ligne Gothique et défend Bologne. Le 3 mai 1945, il est chargé de régler les conditions de la capitulation avec le général Alexander commandant le XVth Army Group, puis il part en captivité.

Relâché en 1948, il devient successivement directeur de Spetzgart (branche d'une célèbre école du château de Salem à côté du Lac de Constance), correspondant militaire pour la radio sud-ouest allemande et membre du comité de sélection des officiers de la Bundeswehr.

En 1960 il publie ses réflexions et ses souvenirs sur la guerre dans Krieg in Europa (Panzer sur l'Europe en français) où il juge sévèrement la stratégie défensive allemande.


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Lun 10 Aoû 2009, 11:23

EBERHARD VON MACKENSEN
(1889 Bromberg - 1969)

[img][/img]
Porte-enseigne en 1908, sous-lieutenant au 1er Régiment de Hussars l'année suivante, il sert dans la Reichswehr après la Grande Guerre. Lieutenant-colonel en 1932, chef d'EM du Corps de Cavalerie, le 1er novembre 1933, Oberst le 1er septembre 1934, chef d'EM du X. Armee-Korps le 16 mai 1935, il commande la Kavallerie-Brigade 1 en octobre 1937 jusqu'en novembre 1938. Il est promu Generalmajor en janvier 1939. Il est chef d'EM du Gruppenkommando 5 le 1er mai, puis de la 14. Armee le 1er septembre. Il s'agit d'une grande unité aux ordres de von List rattachée au Heeresgruppe Süd de von Rundstedt qui sert lors de la campagne de Pologne et effectue une manoeuvre de débordement le long des Carpates vers le San supérieur et Lvov.

En novembre 1939, von Mackensen est chef d'EM de la 12. Armee (von List) incorporée au sein du Heeresgruppe A (von Rundstedt) dans la campagne de France. Après la percée de Sedan en mai 1940, la 12. Armee prend l'offensive en direction de Mulhouse, Pontarlier et Valence, poussant également vers Chambéry et Annecy. Ayant été nommé Generalleutnant le 1er janvier 1941, Mackensen est General der Kavallerie en août et on le retrouve à la tête du III. Panzer-Korps le 15 janvier 1942.

Cette grande unité fait ainsi partie de la 1. Panzer-Armee de von Kleist qui engage l'offensive vers le Caucase vers l'axe Salsk-Tikhoriets-Krasnodar, franchit le Don le 26 juillet, attaque ensuite dans la direction de Groznyi-Makhatchkala-Bakou et atteint les rives du Terek et du Baksan. Après avoir franchi le premier cours d'eau, la 1. Panzer-Armee doit se mettre sur la défensive. Ayant été renforcée, elle s'engage le 25 octobre en direction de Naltchik, s'en empare et progresse vers Ordjonikidze. Le 22 novembre, Mackensen prend le commandement de la 1. Panzer-Armee, von Kleist ayant remplacé von List pour la conduite du Heeres-Gruppe A depuis le 10 septembre. Les blindés doivent ralentir la contre-offensive soviétique au début de 1943 et se replient sur Rostov-sur-le-Don. En février, l'unité est coupée en deux groupements par la IIe Armée de la Garde de Malinovski : l'un réussit à percer, l'autre rejoint la 17. Armee de Ruoff au Kouban. Promu Generaloberst le 6 juillet 1943, Mackensen est relevé de ses fonctions le 29 octobre et expédié en réserve de l'OKH. Le 5 novembre, il est cependant nommé commandant de la 14. Armee, élément organique du Heeresgruppe C de von Kesselring. Au moment de la bataille pour Rome, von Mackensen bloque la tête de pont du Nettuno et réussit même à enfoncer une partie du VIth US Corps de Truscott dans le secteur d'Anzio. Cependant, après l'effondrement de la Ligne Gustav, le même CA américain rejette une partie de la 14. Armee qui est alors privée de ses forces blindées. Recevant le renfort de 3 divisions, von Mackensen peut établir la liaison avec la 10. Armee de von Vietinghoff-Scheel et s'achappe à travers les montagnes au nord de la capitale italienne. Il quitte l'armée le 6 juillet 1944 pour rejoindre l'Allemagne.

Il était titulaire de la Ritterkreutz avec feuilles de chêne.


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Lun 10 Aoû 2009, 11:36

HEINRICH VON VIETINGHOFF-SCHEEL
(1887 Mayence - 1952 Pfronten)

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Issu d'une vieille famille de militaires, il entre dans la Kaisersheer en 1906. En 1914, il sert comme officier pendant la Grande Guerre. De 1916 à 1918 il est officier à l'état-major général que dirigent Hindenburg et Ludendorff. Durant l'entre-deux-guerres, il collabore avec les généraux von Seckt et Schleicher qui reconstituent secrètement les forces allemandes en Union Soviétique. En 1938, il est promu Generalleutnant et devient inspecteur des forces blindées. En 1939-1940, il commande la XIII. Armee-Korps en France. L'année suivante, il commande le XLVI. Armee-Korps, chargé d'opérer dans les Balkans puis sur le Front Russe.

Von Vietinghoff prend ensuite le commandement de la 9. Armee devenant ainsi l'adjoint de Model. Après avoir dirigé la 15. Armee en France et en Belgique, il est affecté ensuite en Italie où, chef de la 10. Armee, il doit faire face au débarquement allié de Salerne. En octobre 1944, il succède à Kesselring à la tête du Heeres-Gruppe Süd et assure brillamment la défense allemande en dirigeant les batailles du Garigliano et de Cassino. Après quelques semaines de repos en Courlande, il retrouve le commandement en chef du front d'Italie.

Le 29 avril 1945, il signe à Caserte la capitulation des forces allemandes en Italie et en Autriche. Bien qu'il eût manqué d'initiative, von Viettinghoff-Scheel n'en est pas moins un bon officier ayant accompli une carrière plus qu'honorable. Il s'est révélé davantage adapté au commandement d'une armée que d'un groupe d'armée.


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Mar 11 Aoû 2009, 11:34

WALTHER NEHRING
(1892 Stretzin - 1983)

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Originaire de Prusse-Occidentale et fils d'un propriétaire foncier, il choisit la carrière des armes en 1911. Sous-lieutenant en 1913, il participe à la Première Guerre mondiale comme fantassin. Il termine comme capitaine. Dans l'entre-deux guerres, après un stage à l'Ecole de Guerre de 1923 à 1926, il sert à différents postes d'état-major et dans la troupe. Mais il devient très vite l'un des principaux collaborateurs de Heinz Guderian lors de la création de la Panzerwaffe. Oberstleutnant en 1934, il commande le Panzer-Regiment 5 à Wünsdorf de 1937 à 1939. Oberst en 1939, il est chef d'EM de Guderian qui se trouve alors à la tête du XIX. Armee-Korps qui perce à Sedan. Nommé Generalleutnant en août 1940, Walther Nehring prend peu après le commandement de la 18. Panzer-Division. En juillet 1942, il est promu General der Panzertruppen. Il remplace temporairement Rommel au commandement de l'Afrikakorps mais est grièvement blessé en août 1942 lors des combats d'Alam el Hafa en Cyrénaïque.

Le 15 novembre 1942, Nehring est gouverneur de Tunisie et commande le XC. Armee-Corps qui réunit les forces de l'Axe. Il intervient notamment en Tunisie lors du déclenchement de l'opération Torch. Le 10 février 1943, il est envoyé sur le front de l'est comme commandant du XXIV. Panzer-Korps. Il y combat valeureusement, notamment en janvier 1945 face à la pression du Ier Front de Biélorussie, il accomplit une brillante manoeuvre retardatrice en liaison avec le Panzer-Korps "Grossdeutschland" du General von Sauken.

Walther Nehring termine la guerre comme commandant de la 1. Panzer-Armee.

Il était l'un des officiers à l'origine de la création de la puissance blindée allemande. Fougeux mais réaliste, parfait technicien, remarquable tacticien sur le terrain, c'était un soldat cultivé qui a oeuvré pour la prééminence du char sur le champ de bataille. Il a aussi publié deux ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale intitulés Histoire de l'Armée Allemande de 1916 à 1945 et Histoire de la campagne en Afrique du Nord de 1941 à 1943.


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Mar 11 Aoû 2009, 18:19

WILHELM LIST
(1880 Oberkirchberg bei Ulm - 1971 Garmisch-Partenkirchen)

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Porte-enseigne au Pionier-Abteilung 3 de Munich en 1898, il suit ensuite les cours de l'Ecole d'Ingénieurs de l'Artillerie. Après trois ans à l'Académie de Guerre, il reste un an à l'EM de Munich. Il participe à la Première Guerre mondiale en temps qu'officier d'EM dans de grandes unités bavaroises. Après différentes fonctions de 1918 à 1930, surtout en Bavière, il commande l'Ecole d'Infanterie de Dresde jusqu'en 1933. Son avancement est rapide : Oberstleutnant en 1923, Oberst en 1927, Generalmajor en 1930 et Generalleutnant en 1932. Il commande la 4. Division à partir d'octobre 1933 et la Wehrkreis IV en octobre 1935 comme General der Infanterie. Quoique suspect au national-socialisme, il est à la tête du Gruppenkommando 2 en février 1938 et du Gruppenkommando 5 en Autriche en avril de la même année.

Promu Generaloberst en 1939, il commande la 14. Armee en Pologne et reçoit la Ritterkreutz le 30 septembre ainsi que le commandement de la 12. Armee, le 25 octobre, sur le TO Ouest. Feldmarschall en 1940, il commande encore la 12. Armee lors de l'opération Marita dans les Balkans, à la frontière bulgare et en Grèce contre le contingent britannique. En mars 1942, Hitler lui confie une inspection en Norvège.

Dans le cadre du Fall Blau, il conduit le Heeres-Gruppe A comprenant une partie de la 11. Armee, la 1. Panzer-Armee et la 17. Armee, dont la mission est de prendre l'offensive au nord de Rostov, puis vers le Caucase, en exécution du plan Edelweiss à partir du 26 juillet. Son commandement cesse le 10 septembre 1942, après une convocation au QG du Führer à Vinitsa. Il est remplacé par le Generaloberst von Kleist. List part pour Partenkirchen où il reste durant toute le restant du conflit. Arrêté par les Américains, il est jugé devant le tribunal de Nuremberg. Très malade, il est finalement libéré en 1952.



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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Serge41 le Mar 01 Juin 2010, 13:36

Hans-Valentin Hube


Naumbourg - Allemagne, 29 octobre 1880 || Salzbourg - Autriche, 21 avril 1944



Était un général allemand qui a servi dans l'armée allemande durant la Première et Seconde Guerre mondiale. Hube état surnommé der Mensch (l"l'homme") par ses troupes durant la Seconde Guerre mondiale.

Hube rejoignit l'armée allemande le 27 février 1909. Avec le déclenchement en août 1914 de la 1er guerre mondiale, Hube, devenu chef de peloton, est envoyé au front. Durant la première période de la guerre, il est promu adjudant. Le 20 septembre 1914, il est gravement blessé à Fontenoy et doit etre amputé du bras gauche.

Après un an de convalescence, Hube retourne au front comme commandant de compagnie. Au début de 1918, il nommé général officier d'état-major auprès de la 7e division d'infanterie. Le 10 avril 1918, Hube subit une grave intoxication de gaz. Il passe l'année suivante en convalescence, voyant la fin de la guerre dans son lit d'hôpital.

À sa sortie d'hôpital, Hube continue son rôle comme commandant de compagnie dans plusieurs régiments.
En avril 1925, il est promu capitaine et transféré à l'école d'infanterie de Dresde, pour servir comme instructeur aux candidats officiers.
Après avoir passé deux ans à la formation de jeunes officiers, Hube est transféré à l'unité de l'état-major général et est envoyé aux États-Unis pour son service.
Après son retour des États-Unis, Hube a repris son poste d'instructeur à Dresde. En 1933, après avoir achevé des cours de formation aux armes lourdes à Döberitz, Hube est promu lieutenant colonel et devient commandant du 3e bataillon du 3e régiment d'infanterie.

Le 1er janvier 1935 il part pour l'état-major de la formation d'infanterie à Döberitz. Durant ce temps, il écrit le volume 2 du manuel "Der infanterist" (Le fantassin).

Hube participe, en septembre 1939, a l'invasion de la Pologne.

Le 1er juin 1940, il est promu major général et reçoit le commandement de la 16e division d'infanterie sur le front ouest.
Au début du mois d'août 1940, la 16e Div.Inf est divisée en deux divisions, la 16èmè Div.Inf.Mot et la 16èmè Div.Pz, son unité est affectée au Groupe d'Armées Sud de von Rundstedt durant l'opération Barbarossa.

Le 7 juillet 1941, près de Starokonstantinov (ouest de l'Ukraine), Hube stoppe une contre-attaque soviètique.
Pour cette acion il recoit la croix de chevalier de la croix de fer.
Le 16 janvier 1942, il reçoit les feuilles de chêne à sa croix de chevalier pour ses actes près de Nikolajew durant la bataille autour de Kiev.
Hube participe a l'attaque pour prendre Stalingrad. En septembre 1942, Hube reçoit le commandement du 14e Panzerkorps, qu'il commandat lors du désastre de Stalingrad.
Le 21 décembre 1942 il recoit le glaive à sa croix de chevalier des mains de Hitler qui le nomme Lieutenat-Général.
Hube tentera, sans réussite, d"amener Hitler a autoriser la 6èm Armée a ce retirer de Stalingrad avant qu'iol ne soit trop tard.
Retourné a Stalingrad, Hube recoit le 18 janvier 1943 l'ordre d'Hitler de quitter la poche de Stalingrad.
En dépit de ses protestations, il est évacuer le 19 janvier 1943.

Après la destruction de la 6e armée a Stalingrad, Hube a est chargé de la reformation complète de la 14e. Après l'achèvement de cette tâche, il est envoyé sur le front méditerranéen.
En Sicile, il met en place des défenses et cré le groupe Hube, une armée formée pour défendre la Sicile.
Il a établi une solide ligne défensive, la "ligne Etna" autour de Messine pour permettre aux Allemands de battre en retraite progressivement. En dépit des débarquements amphibies alliés, les Allemands ont réussi à conserver l'essentiel de leurs forces et à maintenir leurs plans d'évacuations. Le sauvetage d'un aussi grand nombre de troupes de la Sicile représente un succès important pour l'Axe.

Hube est rappelé en Allemagne pour prendre le commandement de la réserve l'OKH.
Le 23 octobre 1943, Hube recoit le commandement des 200 000 hommes de 1er Armée Panzer, reprit dans le Groupe d'Armée Sud de von Manstein.
En février 1944, les forces de Hube sont quasiment encerclées dans une poche près de Kamenets-Podolsky (ukraine occidentale), mais Hube parvient a faire sortir ses troupes a temps. Entre le 27 mars et le 15 avril 1944, durant cette retraite, les troupes d'Hube mettent hors de combat 350 chars et 40 canons.

Le 20 avril 1944, Hube retourne en Allemagne ou Hitler lui remet personnellement la Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne, glaives et brillants, il est promu colonel général pour ses actions en Sicile, Salerne et dans la poche de Kmenets-Podolsky.
Le lendemains, l'avion qui devait le ramener vers le front, s'écrasse peu après le décollage, Hans-Valentin Hube est mort.
Seule sa prothèse en acier a été récupérée de l'épave.
Il a reçu des funérailles d'États.
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Message  Joseph_Porta le Ven 04 Juin 2010, 00:42

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Message  Yeoman 35 le Lun 07 Juin 2010, 10:23

Merci de participer !

Très bon topic sur H-V. Hube d'ailleurs, Serge

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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Mer 17 Nov 2010, 22:43

KURT VON TIPPELSKIRCH
(1891 Charlottenburg - 1957 Lüneburg)

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Issu d'une vieille famille prussienne, Kurt von Tippelskirch entre auc Cadets le 3 mars 1910 et sort Porte-Enseigne au Königin-Elizabeth-Grenadier-Garde-Regiment n°3. Engagé sur le Front de l'Ouest en 1914, il participe comme Leutnant là la bataille de la Marne mais est capturé. Il reste ainsi prisonnier en France jusqu'à l'Armistice de 1918. Rentré en Allemagne, il est incorporé à la Reichswehr et est promu Hauptmann (Capitaine) en 1920 et commande le 4 Kompanie du Infanterie-Regiment 9. Entre 1923 et 1934, comme beaucoup de ses collègues officiers subalternes, il occupe divers postes au sein de l'Armée de la République de Weimar sans obtenir une promotion probante. C'est avec l'arrivée au pouvoir d'Hitler qu'il peut gravir les échelons de la nouvelle Wehrmacht. Promu Oberst (Colonel) 1934, il prend le commandement du Infanterie-Regiment 27 avant d'occuper un poste au sein du Ministère de la Défense. En 1938, il devient Adjoint au Chef d'Etat-major pour le Renseignement (Quatermeister IV) et joue un grand rôle dans l'analyse du renseignement permettant le succès des campagnes de 1939 et 1940 et surtout celui de l'Opération Barbarossa. Il peut alors compter sur l'aide efficace de son adjoint l'Oberst Ulrich von Liss.
Le 22 juin 1940, l'Oberst von Tippelskirch est chargé d'escorter la délégation française qui vient signer l'Armistice de 1940 à Rethondes. Il est promu Generalleutnant quelques mois plus tard.
Le 5 janvier 1941, il prend le commandement de la 30. Infanterie-Division en remplaçant le General der Infanterie Kurt von Briesen. La 30. ID est intégrée au sein de la 16. Armee du Generaloberst Ernst Busch (Groupe d'Armées Nord - Région de Leningrad) et participe efficacement à repousser une contre-attaque soviétique contre le flanc sud du X. Korps de Hansen. La division de von Tippelkirsch repousse ensuite la 34e Armée derière la rivière Pola pour se lancer ensuite sur la ligne Litchno-Lytstchkova-Knievizy. En novembre 1941, Kurt von Tippelkirsch reçoit la Ritterkreutz (Croix de Chevalier) en reconnaissance de son action. Mais de fin 1941 à début-1942, la 30. ID fait partie des unités enfermées dans la Poche de Demiansk. Elle y subit de lourdes pertes mais est finalement dégagée au début de mars. Kurt von Tippelskirch laisse alors le commandement de la division au Generalmajor Thomas-Emil von Wickede.
Le 27 juillet 1942, von Tippelskirch est assigné comme officier de liaison allemand au sein de la 8e Armée Italienne qui participe au Plan Bleu (Fall Blau). Il reste à ce poste jusqu'en février 1943 après avoir rempli son rôle lors du désastre de Stalingrad. Il faut dire que l'exercice diplomatique était très risqué entre militaires allemands et italiens.
Le 18 février, Kurt von Tippelskirch succède au General der Infanterie Walther Grässner au commandement du XII. Korps de la 4. Armee du Groupe d'Armée Centre (von Kluge). En juillet 1944, la 4. Armee subit de plein fouet l'assaut soviétique de l'Opération Bagration et von Tippelskirch doit assurer le commandement de cette Grande Unité en toute urgence. La 4. Armee défend Mogilev tant bien que mal, mais ne peut empêcher les forces d'assaut soviétiques de déborder son dispositif nord. Mais, malgré les pertes effroyables, von Tippelskirch réussit à faire franchir aux éléments restant de son armée, le Dniepr, le Prout, la Berezina et le Niemen. Son propre fils, Adolf-Hilmar von Tippelskirch qui avait été décoré de la Ritterkreutz en 1941, est alors tué dans les opérations de dégagement. Le 18 juillet 1944, Kurt von Tippelskirch est blessé dans un accident d'avion et doit être évacué après avoir laissé le commandement de la 4. Armee au General der Infanterie Friedrich Hossbach.
Remis de ses blessures, Kurt von Tippelskirch prend le commandement de la 1. Armee en Lorraine pour tenter d'enrayer l'avancée franco-américaine, mais sans succès. Du 12 décembre 1944 au 22 février 1945, il commande la 14. Armee sur le Front Italien, mais ce Théâtre d'Opérations reste calme pendant l'hiver. Enfin, le 27 avril 1945, il commande la 21. Armee reconstituée (la première formation était en Norvège durant tout le conflit), en fait un amalgame d'unités du Volksturm levées en hâte et quelques débris d'autres unités combattantes. La 21. Armee mène quelques derniers combats en Brandebourg et Mecklembourg. Le 2 mai, sur ordre de Heinrici, il prend le commandement du Groupe d'Arme Vistule après que Hasso von Manteuffel en eut refusé la direction. Capturé par les Britanniques dans le secteur de Lübeck-Schwerin-Wismar le 9 mai 1945, il passe deux ans en captivité. Libéré en 1949, il publie en 1951 un ouvrage reconnu sous le titre Geschichte des Zweiten Weltkrieg.
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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Jeu 18 Nov 2010, 12:53

GEORG-HANS REINHARDT
(1er mars 1887 Bautzen - 23 novembre 1963 Munich)

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Entré chez les Cadets en 1905, il sort Porte-Enseigne en 1907 et est intégré comme Leutnant dans le Infanterie-Regiment 107 l'année suivante. Il sert comme officier dans un régiment d'infanterie durant la Première Guerre mondiale. Incorporé dans la Reichswehr, il gravit peu à peu les échelons et devient Oberstleutnant (Lieutenant-Colonel) en 1931. En 1934, il est promu Oberst et Generalmajor le 1er avril 1937. Il commande alors la 1. Schnelle-Brigade à partir du 12 octobre 1937 puis la 4. Panzerdivision l'année suivante.
Il commande toujours cette formation lors de la campagne de Pologne sous les ordres du XVI. Korps de Hoepner. S'illustrant, il reçoit la Ritterkreutz et est promu Generalleutnant. Le 15 février 1940, en raison de ses compétences tactiques mécanisées, il est placé à la tête du XXXXI. Panzer-Korps qui est incorporé au Panzer-Gruppe von Kleist et qui doit agir de concert avec la Grande Unité de Guderian lors de la percée contre l'Armée Française. Reinhardt franchit alors la Meuse le 14 mai et participe brillamment à la percée dans la région de Sedan. Après les opérations dans le nord de la France, le XXXXI. PZK est affecté au Gruppe Guderian qui exploite la percée complète en juin pour aboutir à Belfort et Pontarlier. Entretemps, il a été promu General der Panzertruppe le 1er juin.

Le 5 octobre 1941, il succède à Hermann Hoth sur le Front de l'Est au commandement du Panzergruppe-3 lors de l'Opération Typhon contre Moscou. Sa mission est d'intercepter les voies ferrées Rjev-Viazma et Viazma-Moscou. Cette mission est menée à bien malgré les difficultés du terrain et les durs combats et permet la capture de nombreux prisonniers soviétiques. L'année suivante le Panzergruppe 3 devient 3. Panzer-Armee.
Promu Generaloberst le 1er janvier 1942, il subit la contre-offensive soviétique d'Hiver et doit opérer une retraite avec de lourdes pertes dans la zone de Velij. En août 1943, il doit faire face à l'action des Fronts de Kalinine (Eremenko) et de l'Ouest (Sokolovski) qui déclenchent une offensive générale afin de dégager définitivement la capitale russe. Reinhardt, qui a reçu l'ordre de tenir à tout prix les positions conquises, s'acquite de ses tâches en organisant la défense d'une zone fortifiée en profondeur, mais sa Grande Unité subit de lourdes pertes et doit se replier de 275 km àl'Ouest de Moscou. Mais les opérations soviétiques ne s'arrêtent pas là et Reinhardt doit sans cesse opérer une retraite qui abandonne la Russie à l'Armée Soviétique. A la fin de décembre, la 3. Panzer-Armee est rejetée sur une ligne au nord-ouest de Vitebsk, non loin de la Dvina.
En juin 1944, l'Armée Soviétique déclenche l'Opération Bagration qui vise à anéantir le Heeres-Gruppe Mitte (Busch) et à libérer la Biélorussie. Reinhardt doit alors faire défendre la région de Vitebsk face aux efforts coordonnés de deux des meilleurs généraux de Staline ; Hovhanes K. Bagramian (1er Front de la Baltique) et Ivan D. Tcherniakhovski (3e Front de Biélorussie). Il doit encore se replier avec des unités extrêmement réduites pour éviter l'encerclement. Il doit ensuite défendre Vilnius en juillet avec 6 divisions de renfort, mais une fois de plus, les Soviétiques prennent la capitale de la Lituanie le 13 du même mois. Toutefois, Hitler le nomme en août commandant du Heeres-Gruppe Mitte en remplacement de Busch. Il doit alors défendre la Prusse-Orientale avec trois Grandes Unités ayant été sévèrement étrillées ; la 2. Armée (Weiss), la 4. Armee (Hossbach) et la 3. Panzer-Armee (Raus). D'accord avec Guderian chef de l'Etat-Major Général (EMG), il propose à Hitler l'installation de la 4. Armee de Hossbach derrière les lacs de Mazurie en prévision d'opérations défensives contre les Soviétiques. Cette demande est acceptée mais Hossbach continue de se replier afin de rejoindre l'Armée de Raus en vue de mener un retour offensif contre le flanc droit du 2e Front de Biélorussie (Konstantin K. Rokossovski). Ayant alors approuvé cette manoeuvre, Reinhardt est relevé des ses fonctions par Hitler le 25 janvier 1945. Il n'exerce alors plus de commandement.

Capturé par les Américains, il reste prisonnier et comparaît à Nuremberg pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité ; en particulier sur le Front de l'Est. Condamné à quinze ans de prison, il est toutefois relâché en 1952. Il sera même décore de la Grande Croix du Mérite de la République Fédérale d'Allemagne en 1962.

Source : CONSTANTINI A. : "G-H Reinhardt" in MASSON Ph. (dir.) : Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, t 2, éd. Larousse, Paris 1980.
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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Jeu 18 Nov 2010, 13:07

WALTER-OTTO WEISS
(5 septembre 1890 Tilsit - 21 décembre 1967 Aschaffenburg)

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Entré chez les Cadets en 1907, il sort Enseigne le 19 mars 1908 et est Leutnant au Infanterie-Regiment 59 en 1909. Il participe à la Grande Guerre et sert même à Gallipoli aurpès de l'Armée Ottomane. Il est incorporé dans la Reichswehr à partir de 1919. Le 1er septembre 1934 il devient Oberstleutnant et Oberst le 1er mars 1938. Le 1er mai de la même année, il commande le Grenadier-Regiment 1. Au tout début de la Campagne de Pologne il est nommé Chef d'Etat-Major du I. Korps le 1er septembre 1939. Promu Generalmajor peu après la capitulation polonaise, il commande successivement la 97. Leichte-Division (qui deviendra 97. Jäger-Division) fin 1940, la 26. Infanterie-Division dès janvier 1941 et participe, avec cette formation, à l'Opération Barbarossa au sein du Heeres-Gruppe Mitte. En juillet 1942, il prend le commandement du XXVII. Korps . Promu Generalleutnant le 1er août, puis General der Infanterie le 1er septembre, il est propulsé au commandement de la 2. Armee du Heeres-Gruppe Mitte à partir du 3 février 1943 en remplacement de Hans von Salmuth.
Pendant la bataille de Koursk, il est chargé de tenir le côté ouest du saillant, soit un rôle d'appoint à la 9. Armee de Model. Mais lorsque Rokosovski déclenche sa contre-attaque, il ne parvient pas à se maintenir sur la Desna et doit se replier derrière le Dniepr en novembre. Promu Generaloberst le 1er février 1944, il est maintenu au commandement de la 2. Armee.
Le 23 juin 1944, au déclenchement de l'Opération Bagration par les Soviétiques, Walter Weiss est contraint de se replier vers le nord-ouest devant les 1er Front de Biélorussie de Konstantin K. Rokossovski qui attaque en force et de manière savante. Au début d'août le Maréchal soviétique réussit à faire passer ses troupes sur la rive gauche de la Vistule.
A la fin de l'année, Weiss se voit rattaché au commandement de Reinhardt afin de défendre la Prusse-Orientale et le territoire polonais au nord de Varsovie. Le 10 février 1945 la 2. Armee passe sous le commandement du Heeres-Gruppe Wechsel (Vistule) que commande Heinrich Himmler. Mais lorsque Joukov (2e Front de Biélorussie) et Rokossovksi (1er BF) déclenche leur opération de franchissement de la Vistule et de l'Oder, Weiss ne peut les arrêter et voit sa grande unité se faire impitoyablement martelée puis hachée.
Malgré cette défaite, Hitler lui confie le 12 mars 1945 le commandement du Heeres-Gruppe Nord qui est acculé à la Baltique dans la Poche de Courlande et en Prusse-Orientale, mais qui peut s'appuyer sur la solide position fortifiée de Heilsberg. Maix ceci-dit, Staline a ordonné à Joukov de concentrer le maximum de forces à l'assaut sur Berlin et les Soviétiques se contente d'abord - à raison - de bloquer purement et simplement de HG Nord sur ces positions avant que le 1er Front de la Baltique de Bagramian ne se charge du nettoyage. C'est alors que Bagramian et Vassilievski (3e BF) sont chargés de faire tomber Königsberg. Après une préparation sérieuse et méthodique (dixit J. Lopez), les deux généraux soviétiques infligent à la capitale de Prusse-Orientale un châtiment durant lequel l'artillerie et la VVS (Forces Aériennes) se déchaînent réduisant la ville et ses monuments en un amas de cendres et de débris (il faut dire que Staline avait ordonné à ses deux maréchaux d'anéantir la ville "symbole du nationalisme, de l'expansionnisme et du militarisme allemand"). Puis, les Soviétiques lâchent leurs fusiliers agissant en petits groupes avec l'appui de canons et d'unités blindées et mécanisées. Pendant près d'une semaine, les combats sont marqués d'une férocité sans nom. Le 5 avril, constatant son impuissance, Weiss décide d'abandonner son commandement le 5 avril avant que Königsberg ne tombe le 9. Les survivants du HG Nord se replient alors sur la presqu'île du Zemland.
Walter Weiss réussit alors à passer en zone Alliée et est capturé par les Américains. Il reste prisonnier jusqu'en 1948. Il se retire alors de toute activité militaire. Il était titulaire de la Ritterkreutz avec Feuilles de Chêne ainsi que de la Geld-Kreutz reçue pendant la Grande Guerre.

Source : CONSTANTINI A. : "Walter Weiss" in MASSON Ph. (Dir.) "Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale", t 2, éd. Larousse, Paris, 1980.


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Re: Généraux allemands moins connus

Message  eddy marz le Jeu 18 Nov 2010, 13:16

Thanks Yeoman;
Avec le listing des Généraux Soviétiques c'est une belle bibliothèque de références que tu nous offre. Merci pouce gri
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eddy marz
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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Jeu 18 Nov 2010, 15:14


Naturellement Eddy. C'est un grand plaisir pour moi.

Je vais continuer sous peu.

pouce beret
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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Jeu 18 Nov 2010, 17:14

ERNST BUSCH
(6 juillet 1885 Essen-Steele - 17 juillet 1945 Nottinghamshire)


[img][/img]

Entré à l'Ecole des Cadets en 1902, il en sort le 10 mars 1904 avec le grade de Leutnant. Il participe à la Première Guerre mondiale sur le Front de l'Ouest et s'y distingue tout en gravissant les échelons d'officier supérieur. En 1918 il reçoit la Croix Pour le Mérite. Incorporé à la Reichswehr en 1919, il est nommé Inspecteur du Transport des Troupes en 1925. Promu Oberstleutnant en 1930, il commande l'Infanterie-Regiment 9. Du 15 octobre 1935 au 1er mars 1938, il commande la 23. Infanterie-Division. Et le 4 février 1938 il est placé à la tête du VIII. Korps.

Toujours à la tête du VIII. Korps et placé sous les ordres de la 6. Armee du General Wilhelm List en 1939, il participe à la campagne de Pologne. En février 1940, il commande la 16. Armee du Heeres-Gruppe A que dirige von Rundstedt, dont la zone d'action s'étend d'Aix-la-Chapelle à la Sarre. En juin 1940, Busch et 16. Armee passent sur la rive gauche de la Moselle en même temps que la 12. Armee de List, afin de couvrir l'avancée des Panzer entre Verdun et Paris. Pour ses efforts, Hitler lui décerne la Ritterkreutz. Ernst Busch est aussi promu Generaloberst le 19 juillet 1940.

Le 22 juin 1941, toujours au commandement de la 16. Armee - incorporée au Heeres-Gruppe Nord du Feldmarschall von Leeb - il prend par à la grande offensive d'été sur Leningrad en suivant deux objectifs parallèles : Staria Roussa sur son aile gauche et le Lac Ilmen sur son aile droite. Durant les deux premiers mois de l'été 1941, la 16. Armee repousse toutes les forces soviétiques sur son passage. Le 10 août, Ernst Busch attaque vers Novgorod et Louga avec l'appui des bombardiers aériens du VIII. Fliegerkorps de Wolfram Freiherr von Richtoffen et atteint la Neva dans la région d'Ivanskoïe le 30 août.
Malheureusement, les Soviétiques se sont ressaisi et défendent mieux les accès de Leningrad que prévu. Par conséquent le Heeres-Gruppe Nord ne peut entrer dans l'ancienne capitale de la Russie des Tsars et doit en faire le siège tout en se cantonnant à affamer la ville. La 16. Armee reste alors sur ces positions jusqu'à fin 1943, tout en cédant une partie de ces unités aux forces allemandes dirigées contre Moscou ou contre l'Ukraine.

Le 12 octobre 1943, Ernst Busch promu Feldmarschall depuis le 1er février prend le commandement du Heeres-Gruppe Mitte à la place de von Kluge et dispose des 2., 4. et 9. Armeen ainsi que de la 3. Panzer-Armee commandées respectivement par Weiss, Heinrici, Model (puis Harpe) et Reinhardt. Mais le HG Mitte subit de plein fouet l'Opération Bagration déclenchée par Joukov qui aligne quatre Fronts dans l'affaire. En moins d'un mois, la défense allemande qui s'étend de la Dvina aux marais du Pripet s'effondre complètement. Pour Heusinger, chef de la section "Opérations" à l'OKH, le front était trop étendu pour que le HG Mitte puisse le défendre efficacement. Ceci-dit Ernst Busch est remplacé par Walter Model et placé dans la réserve.

Le 20 mars 1945, Hitler désigne Ernst Busch au commandement du Heeres-Gruppe Nord-West, afin de faire face au XXIst Army Group de Montgomery dont les unités Anglo-Canadiennes viennent de franchir le Rhin dans la région de Wesel. Mais Busch ne peut absolument rien faire avec des unités épuisées, levées à la hâte et en pleine dislocation.

Le 6 mai, Busch rejoint à Flesenburg le Grand Amiral Karl Dönitz devenu Reichskanzler après le suicide de Hitler. Fait prisonnier par les Britanniques, le Generalfeldmarschall Ernst Busch décède en captivité en Angleterre.

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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Mar 23 Nov 2010, 13:58

GEORG VON KÜCHLER

(30 mai 1881 Philippsruh - 25 mai 1968 Garmisch-Partenkirchen)

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Issu d'une famille de vieille souche prussienne, il entre aux Cadets de Potsdam en 1898 et sort d'être promu Leutnant en 1900. A l'issue de sa formation, il sert au Artillerie-Regiment 25 de la Kaisersheer. Promu Oberleutnant, il passe trois ans à l'Académie de Guerre et est incorporé à l'Etat-Major Général à Berlin.
Au début de la Première Guerre mondiale, il commande une batterie d'artillerie sur le Front Français. En 1916, il prend part à l'offensive de Verdu et à la défense de la Somme. La même année, il devient officier d'Etat-major à la 206. Infanterie-Division avec laquelle il sert jusqu'à la fin du conflit.

En 1919, il rejoint les Freikorps et combat en Pologne. Peu après, il rejoint l'Etat-Major de l'Artilleriesschule de Jüterborg. Promu Oberst, il est commandant adjoint de la 1. Infanterie-Division en Prusse. En 1937, il succède à von Brauchitsch à la tête de la Wehrkreis I (Prusse-Orientale). La même année, il soutient la projet d'Hitler d'évincer von Blomberg et von Fritsch de la direction de la Wehrmacht. En mars 1939, il rejoint Heinrich Himmler dans l'occupation de Memel.
Pour sa fidélité, Hitler le promeut Generaloberst et lui attribue le commandement de la 3. Armee peu avant l'invasion de la Pologne.

Lors du déclenchement du conflit, il lance sa 3. Armee à l'assaut du nord de la Pologne et s'empare de Dantzig de manière très rapide. Après la capitulation polonaise, il prend le commandement la 17. Armee incorporée au Heeres-Gruppe West du Generaloberst von Bock. Lancé à l'assaut de la Hollande, la 17. Armee prend Moerdijk, Rotterdam et la Haye. Attaquant ensuite la Belgique par la côte, von Küchler s'empare d'Anvers le 18 mai 1940.

Pour les préparatifs de Barbarossa, Georg von Küchler prend le commandement de la 18. Armee aux ordres de Wilhelm Ritter von Leeb commandant du Heeres-Gruppe Nord. Cette Grande Unité est alors en charge de l'offensive vers Leningrad. Il faut alors noter que Küchler - comme beaucoup de ses collègues, - Reichenau et Manstein en tête - obéit à l'Ordre sur les Commissaires qui enjoint aux commandants d'unités d'exécuter sans jugement les Commissaires Politiques soviétiques, mais aussi les Juifs de Russie et les Partisans.
La 18. Armee participe donc à l'offensive contre Leningrad, mais ne peut prendre la ville en raison des difficultés logistiques et du durcissement de la résistance sovéitique. En septembre 1941, Küchler est forcé de cantonner sa formation à une guerre de siège.

Le 17 janvier 1942, Georg von Küchler succède à von Leeb en tant que commandant du Heeres-Gruppe Nord. Il occupe ce poste pendant près de deux ans, tout en maintenant les opérations de bloquage de Leningrad étant donné que les Soviétiques réussissent à ravitailler la ville assiégée grâce aux voies de ravitaillement du Lac Ladoga.
En janvier 1944, les généraux soviétiques Kiril A. Meretskov (Front du Volkhov) et Leonid A. Govorov - deux des meilleurs subordonnés de Staline - déclenchent une grande offensive visant à dégager Leningrad. Les deux armées de von Küchler - 16. Armee (Busch) et 18. Armee (Lindemann) - sont brutalement repoussées par les forces soviétiques. Von Küchler ordonne alors à ses formations de se replier derrière la Louga pour éviter le désastre. Furieux que von Küchler ait désobéi à son ordre de "tenir à tout prix", Hitler le relève de son commandement et le remplace par Walther Model réputé dur, capable et obéissant aux ordres du Führer.

Rentré en Allemagne, von Küchler est approché par Carl Gorderler, chef du complot visant à assassiner Hitler. Bien que compréhensif envers l'initiative, il refuse de se joindre aux conjurés.

Capturé par les Américains, il comparaît à Nuremberg et est accusé de crimes de guerre sur le Front de l'Est. Condamné à vingt ans d'emprisonnement, il est finalement relâché en 1955. Ne pouvant évidemment pas rentrer dans sa Prusse natale, il quitte toute vie publique et se fixe en Bavière où il s'éteint en 1968

Source : spartacus.schoolnet.co.uk
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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Mar 23 Nov 2010, 14:37

Dr. LOTHAR RENDULIC
(23 novembre 1887, Wiener Neustadt - 18 novembre 1971, Eferding, Autriche)

[img][/img]

Fils d'un officier de l'Empereur d'origine croate, Lothar Rendulic passe son baccalauréant à Vienne et suit des cours universitaires de Droit et de Sciences Politiques à Vienne puis à Lausanne. En 1907, il est admis à l'Acadamie Militaire Marie-Thérèse (Theresianische Militärakademie) à Wiener Neustadt. Promu Leutnant dans l'Armée Austro-Hongroise en 1910, il est incorporé au Infanterie-Regiment 99 "Georg I König der Hellenen" à Vienne. Il sert au sein de ce régiment au début de la Première Guerre mondiale avant de rejoindre la 31. Infanterie-Division en 1915, puis le XXI. Korps en 1918. Il est aussi promu Hauptmann (Capitaine) en 1917. Entretemps, il a épousé Nella Zöbl en 1916.

Après la défaite de 1918 qui voit le démembrement de l'Empire millénaire, Lothar Rendulic retourne à l'Université de Vienne pour achever ses études de droits qui le mènent jusqu'au Doctorat en 1920. Il rejoint l'Armée Autrichienne en 1932, mais nationaliste convaincu, il adhère au Parti Nazi Autrichien (ONSDAP). En 1934, il sert au sein du Corps Diplomatique Autrichien détaché en France et en Grande-Bretagne. Seulement, sa carrière militaire est marqué d'un coup d'arrêt pendant le mandant du Chancelier Dolfuss (patriote autrichien très hostile à Hitler) du fait de son appartenance à l'ONSDAP, qui le catégorise comme "indésirable en tant qu'officier et diplomate autrichien".

Mais l'Anschluss de 1938, permet à Rendulic de retrouver sa place dans l'Armée autrichienne qui est alors complètement absorbée par la Wehrmacht. En 1940, promu Generalmajor, il prend le commandement de la 14. Infanterie-Division jusqu'en octobre 1940, date à laquelle il rejoint la tête de la 52. Inanterie-Division qu'il mène sur le Front Russe et notamment à la bataille de Rogatchev. De 1942 à 1943, il commande le XXXV. Armee-Korps incorporé à la 2. Panzer-Armee de Clössner qui sert sur le Front de l'Est. Sauf qu'après la bataille de Koursk, Lothar Rendulic est versé dans la réserve et se retrouve en juin 1944 à commander la 2. Panzer-Armee en Yougoslavie. En juin 1944, il monte un plan en vue de capturer Tito avec l'aide de la SS-Division "Brandeburg", mais l'opération échoue et le chef des Partisans yougoslaves quoique blessé, parvient à s'enfuir. En juin 1944, Lothar Rendulic commande 20. Gebirgs-Armee stationnée en Finlande et qui fait face aux forces soviétiques dans une guerre larvée de positions. Mais lors de l'offensive soviétique et du basculement de la Finlande dans le camp adverse, il ordonne de brûler la ville de Rovaiemi en représailles. Il réussit à ramener sa Grande Unité en Norvège malgré le harcèlement des Finlandais. A noter aussi qu'il pratique une féroce politique de la terre brûlée qui affecte brutalement les populations finlandaise et norvégienne.

Au début de 1945, Rendulic prend le commandement du Heeres-Gruppe Kurland, en fait un agrégat d'unités étrillées qui sont complètement isolées dans la poche de Courlande à cheval sur la Prusse-Orientale la Lituanie et la Lituanie. Mais après un bref passage au commandement du Heeres-Gruppe Nord, il retourne à la direction du HG Kurland, mais ne peut empêcher la défaite. Il exerce finalement son dernier commandement à la tête Heeres-Gruppe Süd (rebaptisé Heeres-Gruppe Ostmark) en Autriche et en Tchécoslovaquie. Mais les restes sa Grande Unité sont violemment ébranlés par les forces de Eremenko et Tolboukhine.

Le 7 mai 1945, Lothar Rendulic se rend aux Soviétiques à Prague. Traduit à Nuremberg pour crimes de guerre en Yougoslavie et en Finlande, il est condamné à 20 ans de prison en 1948. Il est finalement relâché en 1951 de la prison militaire de Landsberg am Lech en Autriche.
Après sa libération, il entre dans la vie politique locale de Seewalchen am Attersse dans le Salzkammergut, tout en travaillant comme auteur.
Il était titulaire de nombreuses décorations autrichiennes ainsi que les décorations allemandes de la Ritterkreutz (décernée en 1942) et de la Eisenenkreutz.



Dernière édition par Yeoman 35 le Mar 23 Nov 2010, 16:49, édité 1 fois
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Re: Généraux allemands moins connus

Message  Yeoman 35 le Mar 23 Nov 2010, 16:47

THEODOR BUSSE
(15 décembre 1897, Francfort-sur-Oder - 21 octobre 1986 Wallerstein)

[img][/img]

- Entré chez les Cadets en 1914, il sort Enseigne en 1915 et est incorporé au 2. Brandeburgisches Grenadier-Regiment "Prinz Karl von Preussen." En 1916, il combat sur le Front de la Somme face aux Britanniques. Promu Leutnant en 1917, puis blessé, il est décoré de la Croix de Chevalier de la l'Ordre Royal des Hohenzollern, de la Croix de Fer et deux autres décorations pour ce compartement.
Après l'Armistice, il est versé dans la Reichswehr au sein du Infanterie-Regiment 10 puis du Infanterie-Regiment 8 (Preussische). En 1923, il commande la 4. Kompanie de cette même formation. En 1925, il commande la 5. Kompanie et en 1928, alors que son unité à été transférée à Leignitz (aujourd'hui Legnica en Pologne), il devient commandant-adjoint du 2. Bataillon/8. IR. En octobre 1929, il rejoint l'Etat-Major de la 5. Division der Reichswehr à Stuttgart. Là, il approfondi sa formation de commandant d'unité. En 1931, il rejoint l'Etat-Major du Ritter-Regiment 10 (Preuss) à Züllichau. Le 1er avril 1933, il est muté à Berlin au Ministère de la Guerre. Promu Major en 1936, il devient officier d'Etat-Major de la 22. Infanterie-Division l'année d'après. Le 1er mars 1939 il est muté à l'Etat-Major de l'OKH, ce qui l'introduit dans les cercles d'opérations et de décisions. Il rencontre alors Hitler à plusieurs reprises. Il devient Oberstleutnant en avril.

Le 25 octobre 1940, il devient Chef d'Opérations de la 11. Armee que commande le Generaloberst Eugen Ritter von Schobert. Il participe alors à l'attaque contre le sud de la Russie dès le 22 juin 1941 en restant à ce poste. Il est promu Oberst à la fin 1941. En mai 1942, la 11. Armee passe sous le commandement du Generaloberst Erich von Manstein qui a reçu l'ordre de nettoyer la Crimée et prendre Sébastopol en prévision de l'offensive vers le Caucase. Theodor Busse participe activement à l'opération et se voit décerné la Geldenkreutz pour son action.
Il devient ensuite Officiers d'Opérations du Heeres-Gruppe Don, puis en 1943 Officiers d'Opérations du Heeres-Gruppe Süd. Le 1er septembre 1943, il est promu Generalleutnant et reçoit la Ritterkreutz en janvier 1944, pour sa participation aux opérations défensives en Ukraine face aux grandes offensives soviétiques. Fin mars, il est chef d'Etat-Major du Heeres-Gruppe Nord-Ukraine que commande Model. En juillet 1944, il prend le commandement de la 121. Infanterie-Division sur le Front de l'Est. En novembre 1944, promu General der Infanterie, il commande le I. Korps toujours sur l'Ostfront.
A la mi-janvier 1945, en raison de sa maîtrise des opérations défensives, Hitler le nomme commandant de la 9. Armee pour la défense de Berlin. Il essaie alors sans succès d'empêcher les forces soviétiques de Joukov et Koniev de franchir l'Oder. Il réussit néanmoins à faire sortir les rescapés de son armée du Kessel de Halbe et à rejoindre la 12. Armee de Wenck.

Capturé par les Américains, il est interné à la prison de Landsberg. Il est relâché en 1947. Lors du procès de Nuremberg, quand on lui demande pourquoi s'est il obstiné à résister, il répond que c'est "à cause de la vision horrifiante des réfugiés venus des territoires de l'Est." Il se retire de toute vie militaire et s'installe en Allemagne de l'Est jusqu'à son décès.

Source : http://www.lexicon-der-wehrmacht.de
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