Les Alliés des Japonais

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Les Alliés des Japonais

Message  Apprenti le Dim 10 Fév 2013, 6:42 pm

A l’exception de l’armée nationale indienne, les Japonais ne sont guère enclins à recruter des alliés.

La plupart des formations composées d’étrangers sont employées comme main d’œuvre pour travaux de constructions ou pour monter des opérations clandestines en lignes ennemies comme ce sera par exemple le cas pour les Russes blancs. ( Les noms de Russes blancs désignent la partie de la population russe n'ayant pas accepté la révolution russe, ou plus spécifiquement la prise de pouvoir par les bolcheviks. )


Mais le code de conduite militaire japonais est trop inflexible pour pouvoir être compatible avec d’autres nationalités.

Cependant des formations militaires existeront.


L'Indian National Army :







L'Indian National Army qui veut pour objectif de libérer l'Inde de la tutelle britannique , est levée en janvier 1942 à Kuala Lumpur avec des prisonniers de guerre Indiens , certains récemment capturés recrutés par le capitaine Mohan Singh qui deviendra par la suite général , ex oficier du 14th Punjab Regiment .

Avec la chute de Singapour en février 1942 , plus de 55 000 prisonniers indiens sont à sa disposition .
20 000 d'entre eux environs rejoindront l'Indian National Army , ils seront suivis par 20 000 autres à l'été 1942 .
Il est à noter que certains soldats indiens et Gurkhas ne s'enrôleront que pour pouvoir retourner au combat et rejoindre les lignes britanniques , d'autres quant à eux tenteront de saborder l'INA de l'intérieur .

En septembre 1942 , est formée une maigre division le No Hindi Field Force Group constituée à partir de 3 unités de guérilla :

- Régiment Gandhi
- Régiment Nehru
- Régiment Azad

Ainsi que de 3 bataillons d'infanteries ,des unités d'artilerie , des détachements motorisés , du génie des transmissions et du train ainsi qu'un groupe de renfort et un détachement sanitaire avec hôpital de campagne .

Une seconde division était sur le point d'être constituée en décembre 1942 mais une mésentente avec les Japonais conduit à une réduction de 80 % des forces de l'Indian National Army .

La plupart des membres de l'unité vont même jusqu'à demander le retour à leur ancien statut de prisonniers de guerre !

Seule l'arrivée d'Allemagne de Sbhas Chandra Bose le chef du gouvernement provisoire de l'Inde libre permettra à l'Indian National Army de démarer sur des bases solides .
Bose avait déja formé en Allemagne au camp d'Annaburg , près de Dresde la légion indienne libre à partir de 2500 prisonniers .

Le chef de l'Inde Libre arrive à persuader les Japonais de rendre opérationnelle la deuxième division de l'Indian National Army . Il obtient même l'autorisation de mettre sur pied une troisième division .

La 1ère division est déployée entre janvier et juin 1944 en soutien des offensives japonaises en Arakan ainsi que contre Kohima , elle est également déployée à Imphal .

Des 7 000 soldats indiens participant aux opérations de la plaine d'Imphal , seuls 2600 survivront au comvat et à la retraite qui s'en suivra .

Uniformes :

Les soldats de l'Indian National Army portent soit la tenue de treillis kaki de l'armée des ndes avec pour coiffure le pugree ( turban ) ou le bonnet de police de drap kaki soit l'uniforme japonais .

Au côté gauche du bonnet de police est porté l'insigne en cuivre afffectant la forme de l'Inde avec les lettres INA .





L’Armée Nationale Birmane :


L’organisation Minimi est fondée en Birmanie en février 1940 et ses 50 membres remplissent tout d’abord des missions clandestines au profit du mouvement pour l’indépendance de la Birmanie.

Avec le début des hostilités en Extrême Orient, ces hommes fournissent les cadres de l’armée de l’indépendance qui compte 50 000 hommes lorsque le pays est occupé par les Japonais pour atteindre bientôt 200 000 soldats.

Le 28 décembre 1941, à Bangkok, à la suite de l'entrée en guerre du Japon contre le Royaume-Uni, le Minami Kikan fut décrété dissous et remplacé par l'Armée pour l'indépendance birmane, une force paramilitaire destinée à participer aux combats contre les britanniques. Formée initialement de 227 combattants birmans aidés de 74 militaires japonais, cette force armée participa, sous forme de petites unités, aux combats lors de l'invasion de la Birmanie.


Avec la chute de Rangoon le 8 mars, l'Armée pour l'indépendance connut un afflux de "volontaires", dont beaucoup n'étaient pas des recrues officielles, mais parfois des bandits s'auto-proclamant membres de l'armée indépendantiste, et dont certains se livrèrent à des atrocités contre les minorités Karens et indiennes.
L'Armée pour l'indépendance fut déclarée dissoute au printemps 1942, avec la fin des opérations.

Pour remplacer l'Armée pour l'indépendance, jugée peu contrôlable, les Japonais formèrent au printemps 1942 l'Armée de défense birmane, une force comptant environ 3000 hommes, encadrés par des instructeurs militaires japonais.

En août 1943, le Japon accorda une indépendance formelle à la Birmanie, créant l'État de Birmanie. L'Armée de défense birmane devint l'Armée nationale birmane et constitua la force armée du nouveau régime. Ses effectifs montèrent jusqu'à 11 000 hommes. Aung San, nommé ministre de la guerre, demeura son commandant en chef.
Malgré la proclamation d'indépendance, les Japonais n'accordaient que peu d'autonomie au gouvernement birman. Ne faisant plus confiance aux Japonais, Aung San décida de changer de camp et, à la fin 1944, prit contact avec les Alliés. Le 27 mars 1945, l'Armée nationale birmane se retourna ouvertement contre le gouvernement de l'État de Birmanie, qui disparut dans les faits, et déclara la guerre aux Japonais. Rebaptisée Forces patriotiques birmanes, l'Armée nationale contribua aux combats qui aboutirent à chasser les Japonais de Birmanie.
Après le conflit, les membres de l'Armée nationale birmane furent intégrés à l'armée régulière, ou bien aux milices armées de l'organisation politique d'Aung San.

Les formations birmanes combattant pour les japonais n’auront jamais une tenue très standardisée, mais un mélange confus d’effets britanniques japonais et de confection locale.

Les Trentes Camarades :

;

Les Trente Camarades désigne un groupe de jeunes birmans constituant l'embryon de l'Armée pour l'indépendance birmane pro-japonaise au cours de la Seconde Guerre mondiale. Formés à Hainan, la plupart d'entre eux regagnèrent leur pays avec l'armée japonaise au début de la campagne de Birmanie. Plusieurs ont joué un rôle politique important dans la Birmanie indépendante après 1948, notamment les socialistes. Les communistes, à commencer par Aung San, "père de l'indépendance", connurent généralement un sort moins heureux. En 1940, le jeune leader indépendantiste Aung San, membre du groupe nationaliste Dobama Asiayone (litt. Association Nous les Birmans) et premier secrétaire général du nouveau Parti Communiste de Birmanie (CPB), avait été obligé de s'exiler après avoir assisté au Congrès national de l'Inde dans l'actuel Jharkhand. Il se rendit en Chine, dans l'intention d'obtenir l'aide des communistes chinois. Cependant, parvenu à Amoy (aujourd'hui Xiamen), il fut arrêté par l'armée impériale japonaise et mis en contact avec le colonel Keiji Suzuki, un agent de renseignement japonais plus connu des birmans sous son nom de guerre Bo Mogyo (Commandant Foudre). Suzuki avait fait en septembre 1940 une visite secrête en Birmanie, où il avait rencontré certains membres du Dobama. Il partit avec Aung San pour Tokyo, où le gouvernement décida de créer une unité spéciale pour soutenir le soulèvement national en Birmanie, le Minami Kikan (南機関?), avec Suzuki à sa tête ;


En février 1941, Aung San revint secrètement en Birmanie pour faire part des propositions japonaises et recruter de jeunes membres du Dobama Asiayone. Ceux-ci quittèrent clandestinement le pays par petits groupes en avril. Ils furent conduits au Japon et plus tard sur l'île chinoise de Hainan, où les japonais leur dispensèrent une formation militaire sous l'autorité du colonel Suzuki. Ils furent ensuite transférés à Formose pour raison de sécurité, puis rentrèrent en Birmanie avec l'armée japonaise, par le Viêt Nam et la Thaïlande .

Le 26 décembre 1941, dans une maison de Bangkok, environ 25 des trente camarades se tirèrent du sang du bras avec des seringues et le mélangèrent dans un bol d'argent où chacun but à son tour, prêtant serment de loyauté éternelle entre eux et pour la cause de l'indépendance birmane (cérémonie militaire traditionnelle birmane appelée thway thauk). Ils avaient 24 ans de moyenne d'âge L'armée pour l'indépendance birmane fut formée le surlendemain.



Bo Let Ya, Bo Setkya et Bo Tayza (Aung San) à l'époque des Trente Camarades.



A partir de 1938, les Coréens sont autorisés à s’engager dans l’Armée Nippone cependant les Japonais les cantonnent a) un rôle de travailleurs dans les unités de construction.
En 1944, ils sont soumis à la conscription.

En mai 1939, les Japonais recrutent un certain nombre de cavaliers mongols qui servent aux côtés des unités de cavalerie japonaise et sous commandement nippon.
L’armée manchoue en tant que telle compte quelque 75 000 fantassins et cavaliers. La marine mongole patrouillant sur les fleuves Amour et Sungari, dispose de 8 grandes canonnières fluviales et 6 petites.

A Sumatra , est formée une force de défense côtière d’environ 5 000 à 6 000 hommes pour la plupart d’anciens soldats de l’armée des Indes néerlandaises et 17 Indonésiens se retrouveront sur les bancs de l’Ecole impériale militaire japonaise .
Début 1944, les Japonais autorisent les Malais à recruter un corps de volontaires d’environ 2 000 hommes certains habillés et armés grâce à des prises sur l’armée britannique.

Fort de 5 000 hommes au mois de Mars 1944, ce corps de volontaires est utilisé pour la défense côtière et le maintien de l’ordre.
Un élève officié malais sortira de l’Ecole impériale militaire japonaise.

Le 8 décembre 1943, le : « Général » Artemio Ricarte forme la Ligue patriotique des Philippines dont les quelque 4 000 membres seront occupés à des travaux de construction et de garde avec un manque crucial d’armes et d’instructeurs.

Ricarte disposera également d’une garde personnelle de 300 hommes.
Sur les territoires occupés par l’Armée japonaise diverses forces sont levées :
Par exemple, en 1944 dans le Nord de Bornéo on comptera une troupe de 1300 Dyaks .
En Indochine en Mars 1944, un Grutai d’environ 3 000 hommes.

L’armée volontaire de défense de Java est formée par les Japonais pour renforcer les faibles effectifs qu’ils sont en mesure d’opposer à l’invasion imminente de l’île.
En novembre 1944, cette armée compte 66 bataillons avec environ 33 000 hommes à Java ainsi que 3 bataillons (1500 hommes) à Bali .


Les Japonais lèvent également une organisation d’entrainement paramilitaire islamique (Hizbullah) comptant environ 50 000 hommes mais dont l’armement dépassera rarement le niveau du bambou effilé.
Nous pouvons mentionner également l’existence de près d’un million et demi de membres de diverses formations ou groupes paramilitaires dont l’influence sur le déroulement de la guerre sera pour ainsi dire nulle.


Sources et bibliographies :

Les Forces Armées de la Seconde Guerre Mondiale

Wikipedia
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Re: Les Alliés des Japonais

Message  Stonne le Mer 13 Fév 2013, 4:22 pm

Bel article sur un sujet méconnu, bravo pouce
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Re: Les Alliés des Japonais

Message  ghjattuvolpa* le Mer 13 Fév 2013, 7:07 pm

Ne pas oublier un allié "officiel" (à savoir un état reconnu officiellement à l'époque) : le Siam

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Re: Les Alliés des Japonais

Message  alderome le Dim 24 Mar 2013, 9:40 pm

Je suis surtout intéressé par la cavalerie mongole, utilisée en Mandchourie, je crois.
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Re: Les Alliés des Japonais

Message  Apprenti le Mer 12 Juin 2013, 9:34 pm

Evocation d'un soldat de l'Indian National Army  équipé à la japonaise on fait avec ce qu'on a  :











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Re: Les Alliés des Japonais

Message  Apprenti le Jeu 18 Juil 2013, 11:05 pm



Troupes féminines de l'Indian National Army .





Elements supplémentaires glanés sur le site http://a2o.nas.sg .

En anglais :

On 17 February 1942, two days after the Fall of Singapore, some 45,000 Indian Prisoners-Of-War (POWs), were gathered at Farrer Park. There, the British handed them over to the Japanese.

To their surprise, the Japanese welcomed them and pledged their support for India’s Independence. Following this, Mohan Singh, a captain in the 1/14th Punjab Regiment in the British Army, called upon the Indians to form an army to free India. Almost 20,000 soldiers immediately came forward to join what became the INA.

Earlier on, the Japanese Military Administration had encouraged various Indian nationalist groups in East Asia to form an anti-British alliance. These Indian nationalist groups then established the Indian Independence League (IIL), with its headquarters in Singapore. At the same time, the IIL looked after the welfare of Indian communities in East Asia.

In early March 1942, the Japanese proposed that the INA become the military arm of the IIL, and that Rash Behari Bose, an Indian revolutionary who had earlier fled to Japan, lead the movement. This was formally announced in June 1942 in Bangkok.

By late 1942, however, the Indians increasingly felt that the Japanese were making use of them and they distrusted Rash Behari Bose. In December, Mohan Singh and other INA leaders ordered the INA to disband after severe disagreements with the Japanese. Mohan Singh was subsequently arrested by the Japanese and exiled to Pulau Ubin.
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